Lycéens : échauffourées lors de la mobilisation pour Rémi Fraisse à Saint-Denis – 10 novembre 2014

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~ par Alain Bertho sur 11 novembre 2014.

Une Réponse to “Lycéens : échauffourées lors de la mobilisation pour Rémi Fraisse à Saint-Denis – 10 novembre 2014”

  1. « Communiqué du Mouvement Inter Luttes Indépendant. N’hésitez pas à la le partager !

    Droit de réponse à un article mensonger, après des violences commises par le service d’ordre de SOS Racisme et des « parents d’élèves » au lycée Montaigne.

    Suite à l ‘article des Inrocks, du jeudi 13/11 et aux événements de la journée, nous souhaitons réagir.
    Tout d’abord, par rapport au service d’ordre. Il est important de rappeler le contexte : l’AG constituée de lycéens avait voté un trajet Nation République, alors que la FIDL voulait absolument défiler de Nation à Place d’Italie.

    En arrivant à une manif lycéenne gérée par une AG constituée de lycéens, quelle ne fut pas notre surprise quand nous avons vu une équipe de 25 gros bras au physique de videurs de boite de nuit, avec un brassard orange se présentant comme le « service d’ordre de SOS Racisme .» Sachant que SOS Racisme ne fait pas partie des organisations organisant la manifestation du 13 novembre, LEGITIMEMENT il faut s’interroger sur la raison de leur présence à la manifestation.

    Il s’avère qu’ils venaient aider la FIDL à imposer son parcours et sa vision de la manif à tous les lycéens présents, un procédé vraiment pas très démocratique. Avec leur équipe de gros bras, ils encadraient donc la manif, en agitant encore et toujours le spectre du casseur.

    Ensuite, et c’est là que commence le mensonge de l’article des Inrocks, oui, des gens ont lancé des pétards sur le Service d’Ordre imposé, et d’autres ont scandé « cassez-vous ! » Mais ces slogans comme d’autres (« flics, S-O, on en veut pas »…) étaient adressés au Service d’Ordre et à lui seul. Et non, le jeune au mégaphone n’a pas incité à « s’en prendre aux policiers », mais simplement à se rendre à République comme l’Assemblée Générale l’avait décidé. C’est à ce moment que nous avons bifurqué du trajet prévu.

    Mais ce ne sont pas des « antifas » (le grand mot qui fait peur) que les membres du Service d’Ordre ont frappé et gazé, mais bel et bien les lycéens qui tiennent cette lutte depuis ses prémices.

    Le mouvement lycéen en cours, est bel et bien, contre les violences policières. Si nous manifestons contre ces violences, ce n’est pas pour qu’un service d’ordre privé et armé se substitue à la police et nous frappe. Les militants de la FIDL expliquent la présence de ce service d’ordre, car des individus auraient tenté des les agresser, mais dans ce cas, comment justifier que des « gardes du corps » (si telle est leur fonction) encadrent la manif et usent de violence quand les manifestants tentent de suivre un autre itinéraire que celui décidé par certaines organisations ? Cette action ne présentait pas de menace pour l’intégrité physique des militants de la FIDL.

    Mais jouer au policier n’est apparemment pas réservé aux gros bras de SOS Racisme. Le vendredi 15 novembre, des lycéens de Montaigne (Paris 6) tentent de mettre en place un blocage. Des «parents d’élèves» se déplacent pour empêcher le blocage. L’un d’entre eux n’hésitera pas à asséner un violent coup d’extincteur dans la tête d’un lycéen, lequel sera hospitalisé aux urgences.

    Notre mouvement agit contre les violences policières et la répression : pourtant, nous sommes confrontés à une nouvelle forme de répression actuellement. D’un coté, des syndicats tentent de nuancer l’appel d’une manifestation, pour le faire paraître plus acceptable (sur le tract de la fidl, les revendications contre les violences policières apparaissent comme secondaires), d’autre part des «services d’ordre », des « parents d’élèves » font usage de violences sur les lycéens en lutte.

    Face à ces tentatives de « coups de pression », face à la répression, quelle soit policière, syndicale, administrative ou parentale, soyons solidaires !

    Vous pourrez tenter de récupérer nos luttes comme vous l’avez toujours fait.
    Vous pourrez nous gazer et jouer aux flics autant que vous le voudrez.
    Vous, journalistes, pourrez mentir dans vos articles.
    NOUS resterons déterminés, car pour NOUS, MILITER C’EST ASSUMER SES ACTES.

    Tous dans la rue le 22 novembre pour pique-niquer-la-police ! Place de la réunion ! »

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