Emeutes anglaises : Alain Bertho dans le journal libanais Albalad – 3 septembre 2011

Les émeutes de Londres : l’Europe face à elle-même

Alain Bertho, Professeur d’anthropologie à l’Université de Paris 8

 A/Poussées par un traditionnel populisme et une politique de réaction, les autorités anglaises semblent ne pas vouloir étudier en profondeur les réelles causes des émeutes inédites qui ont frappé Londres. David Cameron aurait affirmé sa détermination pour «s’attaquer à l’effondrement moral à petit feu de la société». Le champ politique n’est plus l’espace adéquat dans lequel les citoyens peuvent s’exprimer ?

Nous assistons à l’échelle mondiale à l’effondrement des dispositifs de représentation politiques tels que nous avons pu les connaître et les vivre au cours du 20° siècle. Cette effondrement tpouche des situations nationales et des régimes très divers et pas seulement les démocraties occidentales. Les partis ont été absorbés par l’Etat et ne peuvent plus prétendre représenter la société dans sa diversité et ses conflits. Les Etat eux-mêmes sont en difficulté pour représenter la nation et ses  intérêts, surtout lorsqu’ils sont comme aujourd’hui, mis sous la tutelle des marchés financier. En mal de légitimité, nombre d’Etats se cherchent une légitimité alternative dans le discours de la morale et de la peur. Ce qui me frappe dans le discours actuel de Cameron c’est sa grande proximité avec le discours de Nicolas Sarkozy à Grenoble (après des émeutes) le 30 juillet 2010 : même analyse de l’effondrement moral de la nation, même obsession sécuritaire et policière, même boucs émissaires…

B/Comment interprétez-vous le mode opératoire des émeutiers, qualifiés de gangs par certains observateurs ?

Les émeutes anglaises marquent à l’évidence une étape importante dans l’histoire récente des émeutes. Nous sommes entrés dans un cycle qui a commencé au début du siècle et qui ne fait que s’amplifier. L’ai compté plus de 1000 émeutes ou affrontements civils depuis le premier janvier. Souvent les modes opératoires se ressemblent d’un pays, d’un continent à l’autre. Il est rare que le pillage fasse partie des modes opératoires, notamment en Europe. Il signifie quelque chose : l’émeute est le langage des sans voix disait Martin Luther King. Ce langage du pillage renoue avec une dimension très ancienne des révoltes populaire. Il faut sans doute le rapprocher de l’accroissement considérable des inégalités qu’ont connu les pays d’Europe et d’Amérique du Nord cette dernière décennie. Nous sommes revenus un ou deux siècles en arrière…

C/Peut-on établir un parallèle entre les émeutes de Londres et celles qui ont secoué la France en 2005 ?

Oui bien sûr. L’élément déclencheur est le même : la mort d’un jeune dans laquelle la responsabilité de la police est engagée. C’est un déclencheur récurrent : 44 émeutes ont commencé comme cela en 2010 dans le Monde, y compris en Tunisie avec le suicide de Mohammed Bouazizi le 17 décembre à Sidi Bouzid. L’autre point commun c’est l’isolement des émeutiers issus de la jeunesse urbaine et populaire et l’absence de lien avec la jeunesse étudiante. Cette disjonction ne s’observe pas partout. Ainsi ces deux jeunesses ont été ensemble au Sénégal le 23 juin 2011, comme elles l’ont été en Grèce et surtout en Tunisie.

Mais les années ont passé. Les émeutes françaises sont les premières émeutes qui, dans cette nouvelle séquence, avaient connu une dimension nationale. Ce ne sont pas les seules : il y a eu par exemple la Grèce en décembre 2008 après la mort d’Alexandre Grigopoulos. Mais, en France, le niveau de l’affrontement avec les forces de l’ordre avait été somme toute plus limité : beaucoup de voitures brûlées, peu d’affrontements directs, peu de pillage. Chez les émeutiers anglais, outre le pillage, il y a une volonté d’en découdre qui est impressionnante.

D/Ces mobilisations relèvent-elles d’une coupure entre les élites et le peuple ?

Cette volonté d’en découdre montre que le fossé entre la jeunesse et les Etats ne s’est pas comblé, loin s’en faut. Je n’aime pas le mot élite. Parlons d’hommes et de femmes au pouvoir ou aspirant être au pouvoir : « l’establishment » politique et économique. C’est à eux que s’en prennent explicitement les Indignados en Espagne quand ils disent : « nous ne sommes pas des marchandises entre les mains des politiciens et des banquiers ». Que ce soit par des actes ou par des mots, les jeunes expriment de façon explicite ce que leurs ainés manifestent de façon plus implicite, au travers de la croissance de l’abstention électorale par exemple. La contrainte financière que les marchés financiers font peser sur les Etat est une contrainte de fer. ON le voit bien : quel que soit le parti au pouvoir, c’est d’abord à ces marchés que le gouvernement doit rendre des comptes et non à son peuple. Y a-t-il encore de vrais choix possibles en politique ? C’est sur cette question que le doute s’installe.

E/Quel est le malaise des jeunes ?  Quel rôle joue la crise financière et le taux de chômage dans ces mobilisations ?

Le monde dans lequel nous vivons n’a plus de vision de son avenir. L’espoir révolutionnaire du XX° siècle a sombré dans la tragédie. L’idée de progrès est sérieusement mise à mal par les menaces écologiques qui pèsent sur la planète. Enfin le capitalisme financier contrairement au capitalisme industriel qui nous avons connu, n’investit pas pour l’avenir, même pour son propre profit : il est dans la rentabilité immédiate au risque de faire sombrer le système. Si ce monde ne peut plus imaginer son avenir, que peut-il proposer à sa jeunesse ? En même temps les moins de 25 ans forment la moitié de la population mondiale. Il y a là une contradiction énorme. Elle est gérée par les Etats en considérant la jeunesse comme un problème, comme la source de désordres et non comme une promesse d’avenir. La montée du chômage notamment des jeunes, la course folle des marchés financiers, les mesures d’austérité budgétaire et sociale font partie de ce paysage d’ensemble. Mais ce qui est sans doute déterminant c’est ce paysage lui même et l’image que donnent les dirigeants d’être à la tête d’un navire en perdition et de ne savoir manier que le discours de la répression. Le malaise des jeunes c’est le malaise de notre monde, ce monde qu’ils ont devant eux.

F/En Espagne, les Indignés ont manifesté pacifiquement leur mécontentement en exprimant leur rejet du plan d’austérité et de la politique fiscale. Pourquoi les jeunes anglais se sont engagés dans un bras de fer avec la police ? Du jamais vu depuis les années 80.

Quand des dispositifs de représentation s’effondrent, c’est la possibilité de la parole politique, de la parole militante, de la parole politique populaire qui s’effondre avec. Il y a des colères, des souffrances qui ne trouvent plus de lieu pour s’exprimer et qui ne trouvent personne pour parler en leur nom. C’est quand « il n’y a plus de mots pour le dire » que le passage à l’acte devient possible. Il n’est pas automatique. Les émeutiers, dans tous les pays, prennent en connaissance de cause des risques importants : des risques physiques dans l’immédiat, des risques judiciaires ensuite. Pour que cet « oubli du danger » se produise collectivement il faut un déclencheur fort, dramatique, comme la mort d’un jeune. La violence des actes est à la hauteur du silence politique qui a été imposé, du mépris des dirigeants, des persécutions vécues au quotidien ? Ce qui s’est passé durant le printemps arabe puis avec les Indignés en Espagne c’est un retour de la parole politique, d’une nouvelle parole qui s’est imposée et qui a permis la convergence de plusieurs jeunesses. C’est un événement important qu’il faut suivre ave attention. Mais ce retour de la parole n’exonère pas toujours de l’affrontement. On l’a vu en Espagne.

G/Le premier ministre britannique a promis de tripler le nombre de policiers à Londres. Est-ce que la réponse sécuritaire est la société la plus adéquate ?

La logique sécuritaire est une logique sans fin. Comme la répression ne restaure pas la légitimité de l’Etat, il y a toujours besoin de plus de policiers… Mais la logique sécuritaire, pour une part, n’a pas besoin de « résultats » : c’est un discours politique qui renvoie toutes les questions sociales à des questions policières ou d’autorité morale : les pauvres seraient des voleurs, les jeunes des individus sans morale, les étrangers ceux qui répandent cette crise de la morale dans la société… C’est une logique de division : il y aurait les bons citoyens qui obéissent à la loi et aident la police et les autres. La logique sécuritaire est au fond une logique de guerre sociale qui peut, ponctuellement se transformer en guerre tout court. C’est elle qui conduit à l’émeute et à l’affrontement. C’est vrai partout dans le monde.

H/La police pourrait-elle être à l’origine des émeutes qui ont secoué le pays ? Vous-avez estimé lors d’un entretien sur l’antenne de France24 que «une des dimensions de l’émeute s’est de régler des comptes avec la police». Cet organe sécuritaire est-il discrédité/ Quel est concrètement son rôle ?

Il y a bien sûr discrédit. La logique d’une légitimité gouvernementale sécuritaire met la figure de la police au centre de l’Etat. En France, le président en a presque fait le symbole de l’unité nationale. Les lois sécuritaires qui se sont répandues dans le monde après les attentats du 11 septembre 2001 n’ont fait qu’aggraver les choses. Les pouvoirs de la police ont été étendus sans garantie juridique pour les citoyens. Les comportements des polices s’en ressentent et le sentiment d’injustice se répand. Partout. Ce sont les comportements de la police qui ont provoqué les émeutes les plus violentes en France, en Chine, en Grèce, en Tunisie, en Jordanie, en Amérique Latine…

I/Quelle conclusion doit-on tirer à la suite de cette escalade ?

Il faut, impérativement, partout, inventer un nouvel espace de parole et de débat politique. Il faut que les classes populaires retrouvent une voix politique légitime. J’ai beaucoup d’espoir dans la génération qui vient. Il faut l’écouter. Et l’entendre.

>>Article de albalad en pdf<<

I disordini di Londra: l’Europa contro se stessa

Traduction italienne

intervista ad Alain Bertho, docente di Antropologia presso l’Università di Parigi al giornale libanese AlBalad

A / Spinti da un populismo tradizionale e da una politica reazionaria, le autorità inglesi non sembrano voler approfondire le vere cause dei disordini che hanno colpito Londra. David Cameron ha dichiarato la sua volontà di « affrontare il lento crollo morale della società ». L’arena politica non è più uno spazio adeguato in cui i cittadini possono esprimersi?

Stiamo assistendo al crollo nel mondo dei sistemi politici di rappresentanza tale come li abbiamo potuti conoscere e vivere nel 20 ° secolo. Questo crollo arriva a toccare delle situazioni nazionali e una varietà di schemi e non solo nelle democrazie occidentali. I partiti sono state assorbiti dallo Stato e non possono più pretendere di rappresentare la società nella sua diversità e nei suoi conflitti. Gli Stati stessi faticano a rappresentare la nazione e i suoi interessi, specialmente quando, come ora, lo stato è posto sotto la tutela dei mercati finanziari. In cerca di legittimazione, molti stati stanno cercando un’alternativa legittima nel discorso sulla moralità e nella paura. Ciò che mi colpisce nel discorso corrente di Cameron è la sua vicinanza al discorso di Nicolas Sarkozy a Grenoble (dopo le sommosse) il 30 Luglio 2010: stessa analisi del collasso morale della nazione, e anche l’ossessione per la sicurezza e per la polizia e poi i capri espiatori …

B / Come interpreta la condotta dei rivoltosi, descritti da alcuni osservatori come gang?

I disordini inglesi contrassegno chiaramente un passo importante nella recente storia  delle sommosse. Siamo entrati in un ciclo che è iniziato all’inizio del secolo e che può solo crescere. Si sono contate oltre 1000 sommosse o guerre civili dal 1 ° gennaio. Spesso le procedure sono simili tra un paese, o tra un continente e un altro. E ‘raro che il saccheggio sia parte della sommossa, soprattutto in Europa. Vuol dire qualcosa: la rivolta è la lingua di chi non ha voce diceva Martin Luther King. Questo linguaggio di rivolta richiama una dimensione antica delle rivolte popolari. Probabilmente è più vicino al forte aumento delle disuguaglianze sperimentato nei paesi dell’Europa e del Nord America negli ultimi dieci anni. Siamo tornati un paio di secoli indietro …

C / Possiamo tracciare un parallelo tra i disordini di Londra e quelli che hanno scosso la Francia nel 2005?

Sì, certo. L’elemento scatenante è la stesso: la morte di un giovane in cui è ravvisata la responsabilità della polizia. Si tratta di un elemento ricorrente: 44 scontri come questo iniziarono in tutto il mondo nel 2010, anche in Tunisia con il suicidio di Mohammed Bouazizi il 17 dicembre a Sidi Bouzid. L’altra caratteristica comune è l’isolamento dei rivoltosi della gioventù popolare e urbana e la mancanza di collegamento con i giovani studenti. Questa separazione non si osserva ovunque. Così questi due movimenti di giovani erano tutti in Senegal il 23 Giugno 2011, come lo erano in Grecia e in particolare in Tunisia.

Ma gli anni sono passati. Le rivolte francesi sono state i primi scontri che, in questa nuova sequenza, avevano una dimensione nazionale. Questi non sono stati gli unici: ce ne sono stati altri, ad esempio in Grecia nel dicembre 2008 dopo la morte di Alessandro Grigopoulos. Ma in Francia il livello di scontro con la polizia è stata dopo tutto più limitato: diverse auto bruciate, pochi scontri  diretti, nessun saccheggio. Nei rivoltosi inglesi, oltre al saccheggio, c’è una volontà di ingaggiare battaglia che è impressionante.

D / Queste mobilitazioni sono una frattura tra le élite e il popolo?

Questa volontà di dare battaglia dimostra che il divario tra i giovani e gli stati non è stato colmato, fino ad allontanarsi da esso. Non mi piace la parola d’elite. Parlando di uomini e donne al potere o che aspirano a essere al potere: l ‘ »establishment » politico ed economico. Sono loro cui si richiamano esplicitamente gli Indignados in Spagna, quando dicono « non siamo merce nelle mani di politici e banchieri ». Che sia fatto con gesti o con parole, i giovani esprimono esplicitamente quello che i più anziani mostrano in un modo più implicito, attraverso la crescita dell’astensione elettorale, per esempio. Il vincolo finanziario che i mercati rappresentano è per lo stato un vincolo di ferro. Ciò può essere visto chiaramente: qualunque sia il partito al governo,  è prima di tutto verso quei mercati che il governo stesso è responsabile e non verso il suo popolo. Ci sono ancora alcune scelte reali in politica? Su questo tema la questione è aperta.

I / Qual è il malessere dei giovani? Che ruolo ha la crisi finanziaria e il tasso di disoccupazione in queste proteste?

Il mondo in cui viviamo non ha una visione del futuro. La speranza rivoluzionaria del XX secolo, è caduta in tragedia. L’idea del progresso è gravemente compromessa dalle minacce ambientali che affliggono il pianeta. Infine, il capitale finanziario in contrasto con il capitalismo industriale che abbiamo visto, non investe per il futuro, anche per il proprio profitto: tutto sta nella in redditività immediata con il rischio di far affondare il sistema. Se il mondo non può più immaginare il suo futuro, cosa può offrire ai suoi giovani? Allo stesso tempo, i giovani sotto i 25 anni rappresentano la metà della popolazione mondiale. C’è una contraddizione enorme. E la gestione di essa da parte degli Stati consiste nel considerare i giovani come un problema, come fonte di disordine, non come una promessa per il futuro. L’aumento della disoccupazione tra i giovani, la folle corsa dei mercati finanziari, l’austerità fiscale fanno parte sociale di questo processo nel suo complesso. Ma ciò che è decisivo nel processo stesso è probabilmente l’immagine dei leader che conducono una nave che affonda e non sanno come gestire il problema della repressione. Il disagio dei giovani è il malessere del nostro mondo, questo mondo che essi hanno davanti.

F / In Spagna, “los indignados”  manifestano pacificamente la loro insoddisfazione, il loro rifiuto del piano di austerità e di politica fiscale. Perché i giovani inglesi si sono invece impegnati in uno scontro con la polizia? Non si vedeva dagli anni ’80.

Quando le figure di rappresentanza sono al collasso, è la possibilità di un linguaggio attivista, di un linguaggio militante, del linguaggio politico popolare stesso a crollare. C’è solo la rabbia, la sofferenza non si può più trovare un posto dove esprimersi e non si riesce a trovare nessuno disposto a parlare in  loro nome. In quel momento « non ci sono più parole per dire » e l’azione è possibile. Non è automatico. I rivoltosi, in tutti i paesi, consapevolmente si assumono grandi rischi: rischi nell’immediato di incolumità personale, e di riflesso il rischio legale. Questa « dimenticanza del rischio » che si verifica collettivamente deve essere innescata da un evento forte, drammatico, come la morte di un giovane. La violenza dell’atto spetta al silenzio politico che è stato imposto, il disprezzo dei leader, la persecuzione vissuta nella vita quotidiana? Quello che è successo durante la primavera del mondo arabo e con gli indignados in Spagna è un ritorno del dibattito politico, una parola nuova che è emersa e ha permesso la convergenza di alcuni giovani. Si tratta di un evento importante che deve essere seguito con attenzione . Ma questo ritorno della parola ancora non esime lo scontro. Lo abbiamo visto in Spagna.

G / Il Primo Ministro britannico ha promesso di triplicare il numero di agenti di polizia a Londra. È per la società una risposta sicura e la più appropriata?

La logica della sicurezza è una logica senza fine. Così non si ripristina la repressione della legittimità dello stato, c’è sempre più bisogno di polizia … Ma la sicurezza logica, in parte, non ha bisogno di « risultati »: è un discorso politico che riduce tutte le questioni sociali a questioni di polizia o di autorità morale: i poveri sarebbero i ladri, i giovani senza morale, gli stranieri che diffondono la crisi della morale nella società … E ‘una divisione logica: ci sarebbero da una parte i buoni cittadini che obbediscono alla legge e la polizia che li protegge e poi gli altri. La logica della sicurezza è fondamentalmente una logica sociale di guerra che può occasionalmente può trasformarsi in guerra. E ‘questo che ha portato a disordini e scontri. Ed è vero ovunque.

H / La Polizia potrebbe essere la causa dei disordini che hanno scosso il paese? Lei ha detto in un’intervista a France24 che « una delle dimensioni della rivolta è quella di regolare i conti con la polizia ». Questo organo di sicurezza è screditato / Qual è il suo ruolo concretamente?

E’ in corso di certo un discredito. La logica di un governo legittimo pone la figura della polizia di sicurezza al centro dello stato. In Francia, il presidente è stato quasi un simbolo di unità nazionale. le leggi sulla sicurezza che si sono diffuse in tutto il mondo dopo gli attacchi dell’11 settembre 2001 hanno peggiorato la situazione. I poteri di polizia sono stati estesi senza garanzie legali per i cittadini. I comportamenti della stessa polizia ne risentono e la sensazione di ingiustizia si diffonde sempre più. Ovunque. E ‘il comportamento della polizia che ha causato gli scontri più violenti in Francia, Cina, Grecia, Tunisia, Giordania, America Latina …

I / Quali conclusioni dobbiamo trarre come conseguenza di questa escalation?

Dobbiamo, assolutamente, inventare ovunque un nuovo spazio di parola e di dibattito politico. Abbiamo bisogno che i ceti popolari ritrovino una voce politica legittima. Ho grande speranza nella prossima generazione. Dobbiamo ascoltara. E sentirla.

>>autres interventions sur les émeutes anglaises<<

~ par Alain Bertho sur 4 septembre 2011.

Une Réponse to “Emeutes anglaises : Alain Bertho dans le journal libanais Albalad – 3 septembre 2011”

  1. « L’émeute est le langage des sans voix disait Martin Luther King » sauf qu’il a dit que ‘Riot is the language of the unheard’. Ce qui ne veut pas franchement dire la même chose.

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