Logement : émeute à Oued Koreich (Alger) – 23 mars 2011

>>les vidéos<<

 

Des affrontements font des dizaines de blessés

elwatan.com

24.03.11

Des émeutes ont éclaté, hier matin, au Bt21 de la cité Climat de France, dans la commune de Oued Koriche. Pneus enflammés, route coupée et jets de pierres en direction des policiers venus en renfort pour assurer l’opération de démolition du bidonville érigé il y a près de deux mois sur le jardin de la cité, ont été enregistrés. Plusieurs dizaines de blessés déplorées de part et d’autre.

Les vitres d’un véhicule de police ont volé en éclats et des voitures de riverains ont subi quelques dommages. Une dizaine de blessés sont à déplorer parmi les habitants. Une fillette de 7 mois est décédée. La cause serait liée à l’inhalation de gaz lacrymogènes. Son père, bijoutier, habitant le quartier, était impossible à joindre vu le dispositif de sécurité qui entourait le périmètre.
La police réfute en bloc ces informations.

«Mon fils a été touché par des balles en caoutchouc et a eu la jambe fracturée», assure un père de famille. Les affrontements ont duré toute la matinée d’hier. Les policiers, qui ont utilisé des bombes lacrymogènes pour disperser les protestataires, ont interpellé trois jeunes du quartier. Les représentants des habitants de la cité ont dénoncé la réaction «disproportionnée» de la police : «Des agents ont procédé à des perquisitions sans mandat, dans des domiciles, à la recherche de jeunes manifestants, sans aucune considération pour les lois de la République.» Ces affrontements font suite aux événements qui se sont déroulés au même endroit il y a deux semaines. Lire plus…

Fatima Arab

Suite à la démolition des constructions illicites, violentes émeutes à Climat-de-France

liberte-algerie.com

23 03 2011

Selon les habitants, le maire aurait autorisé, comme solution provisoire, ces constructions illicites. L’élu dément formellement en arguant qu’il s’est conformé aux instructions de la wilaya d’Alger.

Le quartier de Climat-de-France a vécu, hier, une autre page de contestation. La cité populaire, limitrophe de Bab El-Oued, a renoué avec la violence, née il y a quelques mois de l’opération relogement à La Baucheraye. Cette fois, il s’agit de la démolition de 33 baraques, construites à proximité de la cité. “L’assaut de démolition”, pour reprendre l’expression d’un citoyen, a été donné vers 5 heures, pendant que le quartier était plongé dans le sommeil. L’imposant dispositif antiémeute, quadrillant les lieux, est assez éloquent. À notre arrivée dans la matinée, une centaine de policiers en décousent avec les jeunes lanceurs de pierres. On nous signale tout de suite qu’il y a des blessés parmi la population, dont certains seraient dans un état grave. Certains d’entre eux viennent nous montrer leurs blessures, qui au visage, qui à la tête, aux mains, aux jambes. D’autres nous font voir les douilles et les grosses billes, tirées par les forces de l’ordre. De chez elles, deux femmes tiennent chacune un volet de fenêtre aux vitres brisées, preuve que les tirs ont pénétré jusque dans les foyers. “On a fait évacuer trois voisins sérieusement blessés dont l’un a perdu un œil”, raconte un des émeutiers. Mais qu’en est-il au juste de cette émeute. On nous désigne un terrain, théâtre des opérations, puisque c’est de là qu’est partie la révolte. L’endroit, labouré par un bulldozer deux heures auparavant, n’est plus qu’un amas de gravats. Un terrain de jeu qui a servi d’assiette à la réalisation d’une douzaine de constructions illicites, autorisées, selon les habitants, en attendant une solution aux familles qui en auraient exprimé la demande. “Si je n’avais pas reçu d’accord, je n’aurais jamais investi treize millions de centimes pour ériger une baraque. À présent, je me retrouve endetté pour quelque chose dont je ne profiterai même pas”, dira l’un d’eux. Même déception chez son voisin. D’autres plaignants se joignent au groupe qui nous entoure pour manifester leur mécontentement. “Nous avons fait des demandes de logement social, AADL et autres, mais aucune suite ne nous a été réservée. Venez voir comment nous vivons dans ces cagibis où nous sommes entassés à douze et quatorze dans un F2, alors que des logements sont inoccupés un peu partout à Alger. Sommes-nous des demi-citoyens pour nous traiter de la sorte ?”, lancent-ils. De l’autre côté de la cité, la bataille s’amplifie entre les jeunes et les policiers. Les bombes lacrymogènes font du vide d’un moment à l’autre, mais les frondeurs ne lâchent pas prise. La mairie est presque vide. La plupart des élus sont sur le terrain. Le P/APC d’Oued Koriche en casque de protection ressemble à un travailleur de chantier. Il refuse à maintes reprises de faire des déclarations. Nous revenons à la charge pour lui rappeler que les habitants l’accusent de les avoir “roulés” après son accord sur les constructions en question. “Je n’ai jamais avalisé l’informel”, répond le jeune maire, avant d’ajouter qu’il “ne fait qu’exécuter les instructions de la wilaya en matière de constructions illicites”. Plus loin, il dira que “ceux qui ont pris cette initiative d’ériger des constructions illicites sur un espace vert et même sur la cour d’une école n’ont qu’à assumer leurs responsabilités”. C’est plus facile à dire qu’à faire. La question qui reste cependant posée est de savoir où étaient les autorités locales quand ces constructions s’érigeaient en plein jour ? Et comme le dira un citoyen : “Au moment où nous avons fait la demande au maire, il nous a été clairement répondu que personne ne nous toucherait.” Sans commentaire.

Une opération de démolition met face à face habitants et policiers : Révolte à Climat de France

biladi.fr

24 mars 24

La situation est des plus inextricables : les autorités locales qualifient de bidonville le site, et ses habitants affirment avoir construit après autorisation de l’APC. La démolition sous surveillance policière a donné lieu à de violents affrontements. Bilan : des blessés dans les deux camps.

Les affrontements ont fait plus d’une centaine de blessés entre manifestants et policiers. Ces émeutes ont éclaté après l’arrivée, vers cinq heures, d’une équipe de Sonalgaz sur les lieux pour couper l’électricité et le gaz à la cité qui compte plus d’une centaine d’habitations illicites.

Les habitants sont sortis de chez eux et des affrontements ont eu lieu avec la police. Celle-ci a riposté avec des balles en caoutchouc et des bombes lacrymogènes pour disperser les manifestants.

Selon les habitants rencontrés sur place, hier en milieu de journée, il s’agit d’une cité qui existe depuis bien longtemps. Ils ont déploré le fait qu’aucune famille n’a bénéficié de logements sociaux. «C’est le président de l’APC qui nous a autorisés à construire ici. Pourquoi viennent-ils aujourd’hui pour détruire nos demeures», s’interroge un père de famille qui habite dans cette cité depuis plus de 20 ans.

Un autre habitant s’est indigné : «C’est vraiment une honte. J’ai personnellement dépensé plus de 20 millions pour la construction de cette baraque et, en fin de compte, elle est réduite en ruines en quelques secondes».

Ces habitants voudraient que le P/APC trouve une solution. «On veut juste des logements pour nos familles qui sont dans la rue», indiquent ces habitants.

Selon des témoins oculaires rencontrés sur place, quelque cent blessés sont à déplorer et au moins 7 véhicules et deux motos ont été incendiés. «Un manifestant a perdu la vue, après avoir été atteint à l’œil», indiquent les habitants de cette cité surpeuplée. Lire la suite…

Mohammed Zerrouki « Le Jeune Indépendant »

Plus d’informations

Emeutes à Climat de France (Bab El-Oued)

el-annabi.com

23 mars 2011

Jets de pierres, pneus brûlés, gaz lacrymogènes : ce quartier sur les hauteurs de Bab El-Oued a vécu ce matin de violents affrontements entre les habitants et les forces de sécurité, venues déloger les occupants de constructions illicites. Plusieurs blessés, surtout dans le rang des policiers, sont à dénombrer.

La destruction des constructions illicites est à l’origine de cette colère qui a débuté vers 5h 30. De violents affrontements ont ainsi opposé environ 600 manifestants, des jeunes pour la plupart, aux forces de sécurité. Pour laisser passer les engins venus détruire ces habitations illicites, les forces antiémeutes ont dû s’ériger en barrière face aux émeutiers. Barres de fer, pierres et autres objets sont lancés sur les forces de police, alors que ces dernières tentaient vainement de les disperser par le biais de bombes lacrymogènes et balles en caoutchouc.

À l’heure où nous mettons sous presse, la confrontation a fait 4 blessés du côté des policiers, dont 1 grave, et 1 blessé du côté des chauffeurs d’engins chargés de la démolition, alors que les manifestants, hors d’eux, étaient quasiment inapprochables. L’impressionnant dispositif sécuritaire mobilisé à cet effet continuait tant bien que mal à repousser les émeutiers afin de permettre à ces engins d’achever leur tâche. Lire la suite…

 

s.

Affrontements à Alger : Une fillette de 7 mois asphyxiée par les gaz lacrymogènes et des dizaines de blesses

elwatan.com

23.03.11

Une fillette de 7 mois est morte mercredi après midi, asphyxiée par les gaz lacrymogènes au niveau de la cité B21 à Climat de France, dans la commune de Oued Koriche, qui connait depuis la matinée de violentes émeutes, entre les habitants du quartier et la police.

Selon une source policiére contactée par El Watan, au moins 50 policiers ont été blessés depuis les premières heures de la matinée de mercredi. D’autre part, au moins 3 arrestations ont été enregistrées parmi les jeunes émeutiers qui protestent contre les opérations de démolition des constructions illicites érigées au coeur de leur cité.

Autour de 15 H 00, les affrontements ont gagné un autre secteur de la cité « Climat de France », a appris elwatan.com de la part d’un habitant de cette cité populaire située à Oued Koreich. Selon ce témoin oculaire, au moins dix habitants ont été blessés par des balles en caoutchouc tirés par les policiers anti-émeutes au niveau de la zone dite « B21 ». Les forces de l’ordre ont enregistré une vingtaine de blessés dans leur rang, indique une source proche de l’APC d’Oued Koreich. 

En effet, selon notre interlocuteur, plusieurs policiers ont été blessés dans les affrontements qui les ont opposés aux jeunes de « Climat de France ». « Des familles balançaient des pierres et des objets métalliques sur les forces de l’ordre des balcons et des terrasses », indique notre interlocuteur.

Vers 14 H 30, les deux bulldozers et les dizaines de camions mobilisés par la wilaya d’Alger continuent de progresser, sous escorte policière, vers les secteurs des « 200 colonnes » et « Bâtiment carré » pour procèder à la démolition de plusieurs dizaines d’habitations illicites.

Pour rappel, de violents affrontements ont opposé, mercredi, depuis 6 H du matin des dizaines de jeunes habitants de la cité « Climat de France » aux forces de l’ordre dans la commune populaire d’Oued Kreich. Selon des témoins oculaires contactés mercredi matin par elwatan.com, il y aurait déjà une quarantaine de blessés et au moins cinq véhicules ont été incendiés dont un camion de la Police attaqué par des jeunes en furie.

A coup de bombes lacrymogènes, les policiers anti-émeutes tentent depuis ce matin de disperser les jeunes émeutiers de la cité « Climat de France » qui ont empêché le déroulement d’une opération d’éradication de bidonvilles érigés au centre de cette cité populaire laquelle abrite pas moins de 5000 habitants, a appris mercredi elwatan.com.Lire la suite…

Abderrahmane Semmar


Une quarantaine de blessés dans des émeutes à Alger

LEMONDE.FR avec AFP

23.03.11

Au moins une quarantaine de personnes ont été blessées dans des affrontements entre jeunes d’une cité populaire et forces de l’ordre mercredi 23 mars à Alger, selon des témoins cités par le quotidien El Watan dans son édition en ligne. Les jeunes s’opposaient à une opération de destruction de bidonvilles dans la cité Climat de France, du quartier d’Oued Koreich, proche de celui de Bab el-Oued, fer de lance de la contestation en Algérie.

« La première zone visée mercredi par les autorités (…) abrite de nombreuses constructions en tôle installées il y a de cela quelques mois par des habitants qui ont fui l’exiguïté des appartements de leurs immeubles datant de l’époque coloniale » explique El Watan.  « Opposés à ces opérations d’éradication et réclamant depuis fort longtemps des logements sociaux, les jeunes de Climat de France sont entrés, dès lors, en confrontation avec les éléments des forces de sécurité présents sur les lieux » continue le journal qui indique que les affrontements, qui ont commencé vers 6 heures du matin, avaient gagné « en violence et en intensité » vers 15 heures tandis que les bulldozers commençaient la destruction sous escorte policière. Lire la suite…

 

 

~ par Alain Bertho sur 23 mars 2011.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

 
%d blogueurs aiment cette page :