Affrontements à Bondoukou : un mort – 1 février 2011
Bondoukou- Des Fds ouvrent le feu sur des manifestants – Un mort et 10 blessés
Nord-Sud
mercredi 2 fvrier 201
Beaucoup de sang a coulé, hier, à Bondoukou. Des éléments des Forces de défense et de sécurité (Fds) ont froidement ouvert le feu sur des manifestants composés en partie d`élèves qui manifestaient pour la reprise effective de l`école à Bondoukou. Le bilan est effroyable : un mort et 10 blessés dont quatre dans un état critique. Selon le directeur du centre hospitalier régional (Chr) de Bondoukou, Dr Julien Kouassi, l`un des défunts qui répond au nom de Siriki Ouattara a reçu une balle en pleine poitrine, au niveau du sternum. La mort est survenue tout de suite, malgré les efforts des Casques bleus de l`Onuci qui l`ont transporté d`urgence au Chr, à bord d`un cargo-ambulance. Selon Dr Kouassi, sa mort est survenue vers 9h30 et non à 5h du matin, comme veulent le faire croire des éléments des Fds. En fin de journée, deux blessés graves ont été évacués d`urgence au Centre hospitalier universitaire (Chu) d`Abidjan-Treichville, respectivement en chirurgies traumatologique et ophtalmologique. Le Dr chirurgien, Kouassi Kouadio, a révélé que l`un des blessés souffre d`une fracture ouverte avec délabrement, très hémorragique à la jambe droite. Quant à l`autre, il souffre d`une plaie profonde sus-orbitaire droite d`une profondeur de 8 cm de long. Son pronostic vital est réservé. En somme, l`œil de ce patient a été délogé de sa cavité par un projectile.
Deux autres blessés sont hospitalisés au Chr de Bondoukou. L`un souffre d`une blessure par balles avec porte d`entrée et de sortie au niveau de la cuisse qui a entraîné une fracture. Et l`autre est également blessé par balles au niveau des orteils avec fracture. Selon Timité Moustapha, président de l`Union générale des élèves et étudiants du Zanzan, tout a commencé lundi, lorsque des membres de son organisation ont tenté de déloger des élèves des cours, aux Lycées modernes I et II de la ville afin d`organiser une marche pour demander la reprise effective de travail de tous les enseignants de la ville. A l`en croire, suite au mot d`ordre de désobéissance civile décrétée par les autorités légitimes du pays, les enseignants du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (Rhdp) ont cessé toute activité. Seuls quelques enseignants de La majorité présidentielle (Lmp) ont décidé de dispenser des cours. Toujours selon lui, dans les établissements scolaires secondaires de la ville, des élèves aux patronymes à consonance nordique sont opprimés par des enseignants de Lmp qui érigent les salles de cours en réunion de propagande au profit du président sortant, Laurent Gbagbo. Les élèves qui s`opposent à cette nouvelle forme d`éducation scolaire sont immédiatement traduits en conseil de discipline ou sont priés de se rendre au Golf hôtel pour protester.
Jean-Michel Ouattara à Bondoukou
Violence policière à Bondoukou/Un mort et plusieurs blessés
Le Nouveau Réveil
mercredi 2 février 2011
Bondoukou, la ville aux mille mosquées, a été endeuillée, hier par les Fds. Ouatara Siriki tué par balle et 8 autres blessés par balle également dont deux dans un état critique ont été évacués d’urgence sur Abidjan. Il s’agit de Timité Dalla, couturier, jambe droite broyée par des rafales, et Sonaré Salif qui a eu l’œil droit touché. Un gendarme a aussi été grièvement blessé. C’est le triste bilan de la chaude journée vécue par les populations de la capitale du Zanzan le mardi 1er février 2011. Comment en est on arrivé là? Selon plusieurs témoignages, tout a commencé la veille avec l’Union générale des élèves du Zanzan dirigée par Timité Moustapha qui a décidé d’organiser une manifestation de protestation pour exiger la reprise effective des cours à Bondoukou. Cette manifestation n’a pas été du goût d’un autre groupe d’élèves se réclamant de la Fesci. Selon nos sources, il s’en est suivi un affrontement entre les deux groupes. Toute chose qui a occasionné des blessés de chaque camp. Hier, les hommes de Timité venus en grande nombre ont eu en face d’eux des policiers. Qui ont chargé les manifestants avec des gaz lacrymogènes et des tirs de sommation. C’est dans cette vive tension que le nommé Ouatara Siriki, âgé de 26 ans, mécanicien de son état, a reçu une balle des policiers dans les environs du marché et est mort sur le champ .Cette action, selon nos sources, a irrité la population qui a estimé que les Fds ont pris fait et cause pour les éléments de la Fesci. Hommes, femmes, jeunes sont alors sortis pour manifester leur désapprobation. La police débordée a été appuyée par les gendarmes. Cette révolte de la population sera, selon nos sources, réprimée par les Fds entrainant plusieurs blessés par balles dont deux graves et un gendarme grièvement blessé par les jets de pierres. Nos tentatives pour avoir les responsables de la police de Bondoukou tout comme le préfet de région se sont avérées infreuctueuses. C’est une ville de Bondoukou tout en émoi qui explique difficilement la violence inouïe des Fds sur les populations aux mains nues. Aux environs de 19h, face à l’attitude des Fds qui molestaient les populations, les affrontements ont repris. Des domiciles de policiers et de gendarmes ont été saccagés, leurs familles brutalisées. Un véhicule des Fds a été endommagé. La nuit s’annonçait longue.
JOEL ABALO
Bondoukou/ Affrontement jeunes du Rhdp et les Fds – Un mort et sept blessés
Soir Info
mercredi 2 février 2011
La ville de Bondoukou a connu hier mardi 1 février 2011, dans la matinée, de violents affrontements qui ont opposé des jeunes se réclamant du Rhdp et les Forces de défense et de sécurité (Fds) venus lever les barricades posées par ces manifestants sur les principales artères de la ville. Le bilan de ces heurts est lourd: un mort- c’est le premier manifestant qui trouve la mort à Bondoukou- et sept blessés dont un élément des Fds. C’est par dizaine que les manifestants se sont rendus tôt le matin au collège moderne et dans les deux lycées publics de la ville pour y déloger les élèves. Ces manifestants n’ont pas eu de mal à parvenir à leurs fins, car la veille, les élèves avaient subi des actes de violence de la part des mêmes manifestants. Cette fois, la jeunesse Rhdp a été prise en chasse par les Fds. Mais ces jeunes qui tiennent, coûte que coûte à faire respecter le mot d’ordre de désobéissance civile lancé par leurs leaders (Alassane Ouattara et Soro Guillaume), ont posé des barricades sur les principales artères de la ville. Les éléments des Fds ont procédé à leur enlèvement puisque ces barricades « ne pouvaient demeurer sur la voie publique », ont fait observer les forces de l’ordre. Mais c’était sans compter avec la détermination des manifestants, qui ont opposé une résistance farouche, contraignant les Fds à utiliser les bombes lacrymogènes pour disperser la foule. Peine perdue, car parmi les manifestants du jour, se trouvaient de ‘vrais caïds’, dont des jeunes mécaniciens et ferronniers, habitués aux « durs travaux »,dit-on. Il s’en est alors suivi un affrontement violent, qui a entrainé la mort par balle du jeune Ouattara Sidiki, âgé de 20 ans. Six autres blessés dont trois par balles. Parmi ceux-ci, deux cas jugés graves par les services hospitaliers, mais dont la vie est hors de danger. Ils ont été évacués
sur Abidjan pour des soins. L’un des blessés a d’ailleurs perdu un œil atteint par un fragment de bombe lacrymogène tandis que le second a une double fracture au pied, causée par balle. Le septième blessé est un élément des Fds, qui a reçu un coup de machette sur la tête. Notons que les manifestants ont rassemblé puis brûlé les affaires trouvées aux domiciles de deux éléments des Fds. Le secrétaire général du conseil départemental de Bondoukou dirigé par le FPI, Yébarth Marcel, a lui aussi vu son domicile visité-sans dommage- par des manifestants déchaînés. Depuis 14 h, le calme est revenu dans la ville de Bondoukou. Rappelons que l’école a rouvert il n’y a deux semaines, après sept semaines de fermeture.
Yosan Ange Ménélik
Correspondant régional










