Emeutes en Tunisie – décembre 2010/janvier 2011

    thalasolidaire.over-blog.com

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    nawaat.org

     

    Nouveaux affrontements, arrestations, disparitions, tués par balles : la Tunisie s’enfonce dans le cauchemar

    La Voix du Nord

    vendredi 14.01.2011

    Une vingtaine de membres des services de sécurité ont débarqué, mercredi vers 10 h 30, chez Hamma Hammami …

    Responsable du Parti communiste tunisien (PCOT), Hammami, l’un des opposants politiques les plus détestés de Ben Ali, est depuis recherché par sa famille. « La police a cassé la chaîne de sécurité, explique Radhia Nasraoui, son épouse, jointe hier par La Voix du Nord . Ces hommes étaient en costume. Comme ceux de la police présidentielle. » Avocate, militante des droits de l’homme, Radhia Nasraoui impute cette (nouvelle) arrestation aux propos de son mari : « C’est le seul opposant, en Tunisie, à avoir appelé ouvertement au départ de Ben Ali. »

    Armée passive

    À quoi ressemble le climat dans le pays ? « Dans toutes les manifestations, tout le monde demande le départ de Ben Ali, souligne Radhia Nasraoui. Le peuple veut un nouveau régime démocratique. » Le mouvement continue-t-il de s’étendre ? « Il monte de plus en plus du sud vers le nord du pays, constate l’avocate. La capitale est atteinte depuis deux jours. Une grève générale pourrait frapper Tunis ce vendredi. » Dans la rue, la situation est très dangereuse. Des militaires occupent les rues. Cependant…. « L’armée est passive, commente Radhia Nasraoui. Elle n’intervient pas, même quand il y a du grabuge ou des tirs. » Le bras armé surpuissant de la répression demeure la police. « Mais malgré les tirs, malgré les morts, les protestations continuent », reprend la militante des droits de l’homme pour qui les annonces de libération d’émeutiers ne signifient pas grand-chose : « Il y a de nombreuses personnes disparues. Personne n’est en sécurité. » Lire la suite…

    Au moins 66 morts en Tunisie

    Europe1.fr

    13 janvier 2011

    Catherine Boullay, envoyée spéciale en Tunisie

    Une nuit de contestation a laissé des traces à Tunis. © REUTERS

    Le mouvement de colère a gagné jeudi des villes plus touristiques, comme Hammamet.

    La Tunisie a vécu jeudi une nouvelle journée de violence, marquée par des manifestations dans plusieurs villes du pays, notamment à Tunis, la capitale, mais aussi à Hammamet, une cité balnéaire très touristique. Les Etats-Unis conseillent d’ailleurs depuis jeudi soir à leurs ressortissants de reporter leur voyage dans ce pays du Maghreb.

    A Soliman, une ville côtière située à une quarantaine de kilomètres au sud-est de Tunis, des témoins ont fait état de la mort de deux jeunes gens tués par des policiers lors d’affrontements devant un commissariat de police. Dans la ville de Sidi Bouzid, d’où sont partis les troubles, plusieurs milliers de personnes auraient défilé dans les rues.

    Huit victimes en une nuit

    A Tunis, des tirs ont été signalés jeudi dans le centre de la ville et la police avait fermé les accès à un secteur de la capitale d’où s’élève une fumée noire. Des blindés de la police ont remplacé ceux de l’armée sur l’avenue centrale Habib Bourguiba et sur la place Barcelone. Des dispositifs de sécurité renforcés ont été positionnés sur la route conduisant au palais présidentiel à Carthage, interdite à la circulation automobile.

    La présidente de la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme a affirmé depuis Paris détenir une liste nominative de 66 personnes tuées depuis le début des troubles mi-décembre, dont huit dans la seule nuit de mercredi à jeudi dans la banlieue de Tunis. L’Organisation Mondiale Contre la Torture a indiqué pour sa part avoir reçu des informations faisant état « d’exécutions sommaires lors de raids nocturnes » dans plusieurs villes de Tunisie. Lire la suite…

     

    Nouveaux affrontements en Tunisie, une station balnéaire touchée

    leparisien.

    13.01.2011

    La Tunisie a connu de nouveaux affrontements violents jeudi, journée à l’issue de laquelle le président Ben Ali a promis l’arrêt des tirs et la liberté aux médias. Selon des témoignages rapportés par l’AFP,  un manifestant a été tué en plein centre de Tunis dans le quartier Lafayette à proximité de l’avenue Bourguiba.

    Fait nouveau : les violences gagnent désormais les secteurs touristiques prisés par les touristes occidentaux. Ainsi, la station balnéaire de Hammamet était livrée aux pilleurs jeudi en fin d’après-midi, selon des journalistes de l’AFP arrivés dans cette cité située à 60 km au sud de Tunis.

    Un poste de police, une permanence du parti au pouvoir ont été détruits ainsi que des résidences cossues, dont l’une appartiendrait, selon des habitants, à un proche du chef de l’Etat. Dans la rue, les passant ont érigé de nombreux barrages alors que d’autres pillaient des magasins emportant tout ce qui leur tombait sous la main.

    Une des destinations préférées des Français

    La Tunisie est l’une des destinations préférées des Français «avec plus 1,5 million de personnes chaque année», explique Georges Colson, président du Syndicat national des agents de voyages (Snav), qui se veut rassurant malgré des premières annulations de touristes inquiets.

    A Tunis, les forces de l’ordre se sont interposées pour empêcher des manifestants, venus des abords de l’avenue Bourguiba, de se diriger vers le quartier où se trouvent un supermarché de la chaîne Carrefour et la Maison de la radio publique. C’est dans ce contexte qu’une personne aurait été tuée. Lire la suite…

     

    La capitale quadrillée par la police

    leparisien.fr

    13.01.2011

    Après une nuit de couvre-feu qui n’a pas empêché les affrontements dans la banlieue de Tunis, la capitale tunisienne restait quadrillée jeudi par les forces spéciales.

    Jeudi matin, l’armée s’est retirée des rues de Tunis, où elle s’était déployée 24 heures auparavant.

    Elle a été aussitôt remplacée par des blindés et des unités d’intervention de la police, sur l’avenue centrale Habib Bourguiba et sur la place Barcelone. Seuls deux véhicules militaires avec des soldats en armes étaient encore postés devant l’ambassade de France jeudi, tandis que des cars remplis de policiers anti-émeutes stationnaient dans les rues latérales menant à l’avenue principale.

    Violences malgré le couvre-feu

    Le retrait de l’armée intervient après de violents affrontements entre forces de sécurité et manifestants dans la nuit de mercredi à jeudi dans les villes d’Ettadhamen et Intilaka, à environ 15 km du centre de la capitale. Jeudi, aucun bilan officiel n’était disponible suite à ces violences, mais selon un témoin, un jeune homme de 25 ans a été tué par des tirs de police à Ettadhamen. Selon ce témoin, habitant de la cité, la victime a «essuyé des tirs quand il se pressait pour regagner son domicile situé près du poste de police» «une heure environ avant le couvre-feu».

    «Toute la nuit, on a entendu des tirs, des cris et des bruits de casse», a déclaré une infirmière, expliquant que «les incidents avaient démarré mercredi «pendant un rassemblement qui a ensuite dégénéré en affrontements violents entre forces de sécurité et des jeunes». Des habitants se sont par ailleurs dits «ahuris» par l’ampleur des dégâts dans cette banlieue de Tunis où des commerces ont été saccagés, des locaux municipaux endommagés, des abris de bus détruits, et un bus incendié.

    66 morts selon un bilan officieux

    Depuis quatre semaines, le pays est plongé dans une contestation inédite du régime. Selon la Fédération internationale des ligues de droits de l’homme (FIDH), au moins 66 personnes ont été tuées depuis le début de ces troubles, dont huit dans la banlieue de Tunis. L’organisation a dénoncé jeudi «un massacre qui continue».

    Mercredi, manifestants et forces de l’ordre se sont violemment affrontés pour la première fois dans le centre de la capitale. En province, des civils ont été tués mercredi, dont un professeur d’université franco-tunisien exerçant dans l’Oise, mort à Douz. Jeudi, des enseignants se sont rassemblés sur le campus Universitaire de Tunis pour protester contre cet «assassinat». Lire la suite…

    Tunisie, deux morts dans le Sud du pays et encore des affrontements

    francesoir.fr

    M.-E. W.-J. 12/01/

    Des centaines de jeunes manifestants sur la place de la porte de France ont essayé d’avancer vers l’avenue Habib Bourguiba, à Tunis. Par ailleurs deux civils ont été tués à Douz, dans le sud du pays.

    Les heurts se sont poursuivis ce mercredi dans tout le pays © SIPA À Tunis, des centaines de jeunes criant des slogans contre le régime sur la place de la porte de France ont essayé d’avancer vers l’avenue Habib Bourguiba, et les forces de sécurité leur ont barré la route en tirant des grenades lacrymogènes.

    Par ailleurs, deux civils ont été tués mercredi par des tirs de la police à Douz, dans le sud de la Tunisie, lors d’une manifestation ayant dégénéré. 
C’est la première fois depuis le début des émeutes, il y a un mois en Tunisie, que cette ville de 30.000 habitants, située à 550 km au sud de Tunis, connaît de telles violences. « Les victimes sont Hatem Bettaher, un enseignant universitaire et Riad Ben Oun, un électricien », a précisé un témoin, ajoutant qu’« entre quatre et cinq autres habitants ont été blessés, dont certains grièvement ». Lire la suite…

    Le vrai visage du régime Ben Ali

    elwatan.com

    12.01.11

    La situation en Tunisie tourne au carnage. En raison du black-out imposé par la police politique tunisienne, il existe très peu d’images relatant l’effroyable drame quotidien vécu par la jeunesse de ce pays.

    Alors que le régime de Ben Ali tente de désamorcer la contestation sociale qui dure depuis trois semaines en maniant la carotte et le bâton, le bilan de la répression policière s’est encore alourdi, hier, à au moins 35 morts identifiés. «Le chiffre de 35 morts s’appuie sur une liste nominative. Mais le nombre total des victimes est plus important. Il tourne autour de la cinquantaine mais c’est n’est là qu’une évaluation», a indiqué la présidente de la Fédération internationale des ligues de droits de l’homme (FIDH), Souhayr Belhassen. L’estimation faite par la présidente de la FIDH rejoint en tous points celle établie le même jour par Sadok Mahmoudi, membre de l’UGTT, le syndicat tunisien des travailleurs.

    Dans une déclaration à l’AFP, M. Belhassen a fait savoir que la situation qui prévaut dans la localité de Kasserine, épicentre de la constatation contre le chômage et la faim, est «chaotique» et a parlé également de 50 morts. «C’est le chaos à Kasserine après une nuit de violences, de tirs de snipers, de pillages et de vols de commerces et de domiciles par des effectifs de police en civil qui se sont ensuite retirés. Le nombre de tués a dépassé les cinquante», a-t-il indiqué, citant un bilan recueilli auprès du personnel médical de l’hôpital régional de Kasserine où ont été transportés les corps. Il faut savoir que le personnel médical de l’hôpital de Kasserine a débrayé durant une heure pour protester contre le nombre élevé de victimes et la gravité des blessures, a relaté un fonctionnaire, décrivant des «cadavres éventrés, à la cervelle éclatée». Lire la suite…

    Zine Cherfaoui

    Tunisie: au moins 35 morts après les violences du week-end

    AFP

    11 01 2011

    PARIS — Le nombre de morts dans les émeutes en Tunisie s’élève à au moins 35, après les violences du week-end dans des localités du centre-ouest du pays, a indiqué mardi à l’AFP la présidente de la Fédération internationale des ligues de droits de l’homme (FIDH), Souhayr Belhassen.

    « Le chiffre de 35 morts s’appuie sur une liste nominative », a-t-elle déclaré. « Mais le nombre total des victimes est plus important. Ca tourne autour de la cinquantaine, mais c’est une évaluation », a-t-elle dit.

    Le bilan humain de cette révolte sociale, enclenchée le 17 décembre après l’immolation par le feu d’un jeune Tunisien de 26 ans, a « tragiquement augmenté » après les manifestations pendant le week-end dans les localités de Regueb, Thala et Kasserine, a-t-elle ajouté. Lire la suite…

    Tunisie : week-end sanglant dans des affrontements dans le centre-ouest

    AFP

    9 01 2011

    TUNIS — La révolte sans précédent que connaît la Tunisie depuis la mi-décembre contre le chômage a dégénéré ce week-end en émeutes sanglantes, faisant quatorze morts à Thala et Kasserine selon le gouvernement, et au moins 20 selon l’opposition.

    Selon le ministère de l’Intérieur, deux personnes ont été tuées dimanche parmi les « assaillants » à Kasserine et trois autres blessées plus ou moins grièvement, portant à cinq le nombre des morts dans cette ville depuis samedi.

    Des agents de police ont été blessés dont un grièvement, à Kasserine, ville de plus de 77.000 habitants, à 290 km au sud de Tunis et seulement 65 km de la frontière algérienne. Le bilan de cinq morts annoncés auparavant à Thala est resté inchangé, selon le ministère, qui a évoqué pour la première fois des affrontements survenus à Regueb.

    Quatre morts et deux blessés graves ont été signalés dans cette localité proche de Sidi Bouzid (265 km de Tunis), où plusieurs agents des forces de l’ordre ont été blessés, dont deux sont dans un état « critique », a indiqué le ministère.

    Des manifestations y ont dégénéré dimanche à la suite d’une altercation entre un chauffeur de camion et un officier de police qui lui avait confisqué ses papiers et son téléphone portable, ont raconté à l’AFP des témoins.

    Cependant, selon des témoignages concordants recoupés par l’AFP, au moins quatre personnes ont été tuées dimanche par balle à Kasserine, et quatre autres au moins la veille à Thala. Lire la suite…

    ~ par Alain Bertho sur 9 janvier 2011.

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