Affrontements meurtriers à Duékoué – 3 janvier 2011

Affrontement Dioula-Wê à Duékoué – 4 morts – Des magasins incendiés et pillés; miliciens et dozos en renfort – Plus de 2000 nouveaux déplacés à la mission catholique

Soir Info

mardi 4 janvier 2011

L’insécurité dans le département de Duékoué a provoqué un affrontement entre les communautés autochtone et allogènes et Gueré qui vivaient en parfaite harmonie avant les évènements du 16 décembre 2010.En effet, hier, lundi 3 janvier 2011, vers 8 heures, un véhicule de transport en commun en partance pour la ville de Man fait son plein de passagers. Parmi lesquels se trouvaient des commerçantes dont dame Touré qui a été tuée par une balle assassine des coupeurs de route. Les chauffeurs, apprentis et autres cocksers de la gare, informés, érigent un barrage au niveau de la grande gare précisément en face du domicile du Général K. Charles, du mouvement  »la force armée de l’ouest (FAO) » pour interpeller les autorités. Ils s’insurgent également contre le fait que l’attaque se soit déroulée sous les yeux des Forces loyalistes. Aussi interdisent-ils toute circulation en direction de Man. Cette attitude des jeunes chauffeurs et apprentis indispose un autre groupe de jeunes autochtones qui disent ne pas comprendre que des coupeurs de route tuent un passager dans un véhicule de transport, et que ce acte criminels leur soit attribués. Ceux-ci demandent aux jeunes allogènes de libérer la voie afin que la vie reprenne son cours normal à Duékoué. Il s’en suit une altercation au cours de laquelle chaque camp a fait appel à du renfort. Du côté allogènes on parle de Dozo et du côté adverse, de miliciens. C’est ainsi que les armes ont commencé à crépiter. Selon des déplacés partis se réfugier à la mission catholique, au quartier Guéré ce sont des jeunes en tenu Dozo qui les ont pourchassés dans le quartier. Ces affrontements ont fait au moins 4 morts et plusieurs blessés évacués à l’hôpital général de la ville. Par ailleurs, les manifestants ont incendié plusieurs magasins au centre commercial. Aussi, des sacs de cacao ont-ils été brûlés. Quant à la population, elle s’est déplacée massivement des quartiers pour se réfugier à la mission catholique de la ville. Selon certaines estimations, ce sont environ 2.000 nouveaux déplacés qui ont déposé leurs sacs à la mission catholique. Au moment où nous mettions sous presse, le capitaine Yabayo, le commissaire Gokou Bail et le commandent Kouadio Yao César ont réussi à ramener le calme.

K.K. Théodore à Duékoué

Affrontements à Duékoué – Plusieurs morts et de nombreux dégâts matériels

Le Patriote

mardi 4 janvier 2011

La ville de Duékoué, Ouest de la Côte d’Ivoire, a connu une folle journée hier. Des affrontements entre populations a engendré neuf morts (selon alerte info) et l’incendie de nombreuses boutiques et magasins.

Tout est parti de la mort de dame Diomandé Sally, commerçante de son état, qui se rendait à Man pour exercer son activité. Dans une embuscade, dans le village de Fengolo, le véhicule à bord duquel se trouvait la dame essuie des tirs de coupeurs de route. Suite au décès de Diomandé Sally dont l’époux est transporteur, tous les véhicules de transport arrêtent tout trafic. Connaissant « les coupeurs de route  » qui opèrent habituellement en ce lieu, qui ne sont personnes d’autres que des jeunes Guérés (autochtones), les jeunes allogènes malinké décident d’en découdre avec les assassins présumés de Diomandé Sally. Les rixes qui s’en suivent se déportent dans la ville de Duékoué. Pendant que les jeunes Guérés mettent le feu aux boutiques et magasins appartenant, pour la plupart aux Malinkés, ces derniers font pareil dans le quartier guéré. De sources médicales, l’on comptabilise cinq blessés du côté des autochtones guérés; trois chez les allogènes malinkés et un Guinéen du nom de Abou. Le Chef du détachement des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) le Commandant Yabayo et ses hommes interviennent, mais sont débordés. Vu l’ampleur des affrontements et des dégâts, un couvre-feu a été décrété, de 19H à 06H, et des renforts sont attendus.

Les populations sont surtout dans la crainte, de l’entrée en action des mercenaires libériens et angolais recrutés par Gbagbo, qui pourraient profiter du couvre-feu pour s’adonner à des assassinats et des exécutions sommaires comme cela a été le cas à Abidjan récemment. Gooré Bi Tra (Correspondant)

~ par Alain Bertho sur 4 janvier 2011.

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