Lycées : échauffourées et violence policière à Montreuil et Saint-Denis – 14 octobre 2010

Réforme des retraites: Des incidents en marge des manifestations de lycéen

20minutes.fr

14.10.10

Plusieurs échauffourées violentes ont eu lieu entre jeunes et policiers…

Des affrontements entre jeunes et policiers se sont produits ce jeudi devant des lycées, notamment en région parisienne, alors que des milliers de lycéens manifestaient dans toute la France contre la réforme des retraites. A la mi-journée, 900 lycées étaient «mobilisés», dont «près de 550 bloqués» selon l’Union nationale lycéenne (UNL).

Aux lycées Jean-Jaurès de Montreuil et Paul-Eluard de Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis, des affrontements ont opposé jeunes et policiers et ces derniers ont été la cible de jets de projectiles, a indiqué la préfecture. A Montreuil, un jeune de 16 ans a été évacué à l’hôpital après avoir été «légèrement blessé au visage par un tir de flash-ball intervenu suite aux jets de projectile contre les forces de l’ordre», a ajouté la préfecture.

«Certains blocages risquent de dégénérer en début d’émeutes urbaines»

La maire (Verts) de Montreuil, Dominique Voynet, a condamné «avec une extrême fermeté» ce qu’elle qualifie de «violences policières contre les lycéens», mais également de «provocation dont on peut penser qu’elle vise à provoquer des incidents et à transformer le nécessaire débat démocratique en spirale de violences et d’affrontements». Dans la même veine, le NPA a réagi dans un communiqué, dénonçant les forces de l’ordre qui «sont intervenues avec beaucoup de brutalité et de violence contre des lycéens». Le parti d’Olivier Besancenot condamne «le recours à la violence policière par le gouvernement, violence utilisée pour faire taire et museler les jeunes». «Le gouvernement a peur de la mobilisation de la jeunesse», selon le NPA.

«A partir du moment où des lycéens bloquent des établissements, nous ne pouvons plus répondre de leur sécurité, car certains blocages risquent de dégénérer en début d’émeutes urbaines», a déclaré l’inspecteur d’académie, Daniel Auverlot, précisant qu’une douzaine de lycées étaient bloqués en Seine-Saint-Denis. Celui-ci a demandé aux chefs d’établissements de prévenir les familles des lycéens. «Des éléments incontrôlables, qui n’appartiennent d’ailleurs souvent pas à l’établissement, profitent des blocages pour jeter des projectiles et commettre des dégradations. Et c’est regrettable», a-t-il poursuivi.

Des manifestants aux «attitudes de casseurs»

A Argenteuil (Val d’Oise), les forces de l’ordre ont dispersé plusieurs manifestations alors que du matériel urbain a été dégradé par ce qu’une source proche de l’enquête a décrit comme des manifestants aux «attitudes de casseurs». Dans le Val-de-Marne, il a été procédé à une quinzaine d’interpellations. Des feux de poubelle et des jets de projectiles «commis par des groupes violents soit issus des lycées soit extérieurs» ont eu lieu devant l’Ecole Nationale Supérieure de Cachan, dans le centre de Champigny-sur-Marne et à Villeneuve-le-Roi.

Les incidents ont également touché le reste de la France ce jeudi. La préfecture du Rhône fait état de quinze interpellations de lycéens au cours de manifestations sporadiques dans le centre-ville de Lyon. Les jeunes se déplacent «en groupes mobiles» et «difficiles à comptabiliser», selon la préfecture. Des dégradations d’abribus et de voitures en stationnement ont été constatées et des bus ont été caillassés. A Nîmes (Gard), des voitures ont été brûlées et cinq policiers ont été «caillassés et blessés», selon la préfecture.

La FCPE a ainsi appelé les parents d’élèves à encadrer les cortèges de lycéens. La première fédération de parents d’élèves veut éviter «d’éventuels affrontements avec les forces de l’ordre ou des « casseurs »» alors qu’un rassemblement de lycéens parisiens a lieu ce jeudi après-midi devant le siège du Medef, à Paris.

Les manifs continuent chez les lycéens… et les incidents aussi

Lepost.fr

14/10/2010

Un jeune blessé par un tir de flashball à Montreuil, d’autres molestés par les CRS à Besançon… la contestation lycéenne s’envenime.

Mercredi, on vous avait fait un récap des incidents durant les manifs du 12 octobre. On pensait en avoir fini avec les interpellations et les échauffourées ; c’était sans compter l’arrivée des lycéens dans la mobilisation.

L’UNL comptait jeudi 900 lycées perturbés, dont près de 550 bloqués sur les 4302 du pays. Un chiffre en nette augmentation par rapport à mercredi, constate Le Figaro.fr.

Du coup, ça continue de chauffer entre les forces de l’ordre et les manifestants. On (re)fait le match le point.

Montreuil (Seine-Saint-Denis). Jeudi matin, un lycéen a été légèrement blessé au visage, par un tir de flashball. Le jeune a été conduit à l’hôpital. La préfecture de Seine-Saint-Denis a demandé qu’une enquête de la « police des polices » (IGS) soit ouverte. Contacté par 20 Minutes, la préfecture du 93 évoque sept tirs de flashball en début de matinée. De leur côté, les manifestants auraient attaqué les forces de l’ordre avec des jets de pierres.

Voici une vidéo d’un jeune lycéen blessé qui raconte les débordements avec la police.

Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Au lycée Paul-Éluard des affrontements ont eu lieu entre lycéens et forces de l’ordre, rapporte L’Humanité.

Argenteuil (Val d’Oise). La mobilisation lycéenne aurait dégénéré avec les CRS. Selon nos informations, une lycéenne aurait été chargée par les CRS. Elle aurait été transférée à l’hôpital.

Lyon (Rhône). Ça chauffe à Lyon. Près de 250 lycéens sont descendus dans les rue de la ville vers 9 h 30. Des dégradations ont été commises durant le trajet, sur des abribus et des véhicules, principalement par jets de projectiles. Une dizaine de lycéens ont été interpellés, révèle Le Progrès.

Besançon (Doubs). Entre 300 et 500 lycéens se sont regroupés devant le lycée Victor-Hugo pour manifester leur mécontentement contre la réforme des retraites. Les enseignants ont dénoncé les incidents survenus entre forces de l’ordre et manifestants devant le lycée vers 10 heures jeudi matin, indique Le Pays.fr. Ils auraient décidé de suspendre les cours.

Chambéry (Savoie). Trois manifestants ont été interpellés après avoir jeté des pierres sur des gendarmes et des pompiers venus éteindre un feu de poubelle. Ces derniers ont ripostés avec plusieurs grenades de gaz lacrymogène, rapporte Le Figaro.fr.

Mercredi déjà, le climat était tendu dans certains lycées, notamment à Sarcelles et Argenteuil (Val d’Oise), où deux proviseurs ont été agressés. l’un avec un « gaz lacrymogène, par des manifestants », rapporte Le Figaro.fr ; l’autre par des jets de pierres.

Rappelons également qu’à Caen (Calvados), un lycéen a été blessé au crâne, mardi, en marge des manifestations. Le jeune blessé a pris une cartouche à la suite d’un tir tendu de bombe lacrymogène des forces de l’ordre. Il a dû être hospitalisé durant 5 heures. Son père à porté plainte.

en réponse aux contestations lycéenne le ministre de l’Education nationale, Luc Chatel, a appelé sur RTL à « la responsabilité de chacun », répétant que la réforme des retraites a été « pensée pour les jeunes ».

Manif contre la réforme des retraites : Un lycéen blessé par un tir de flashball à Montreuil

Lepost.fr

14/10/2010

Des heurts ont éclaté entre la police et des lycéens qui manifestaient contre la réforme des retraites en Seine-Saint-Denis.

Un lycéen de 16 ans a été blessé à la joue par un tir de flashball d’un policier. Les affrontements se sont déroulés près du lycée Jean-Jaurès à Montreuil (93), lors d’une manifestation contre la réforme des retraites. Selon la préfecture, le lycéen a été « légèrement blessé au visage par un tir de flashball intervenu suite aux jets de projectiles contre les forces de l’ordre ».

Affrontements jeunes-police devant deux lycées à Montreuil et Saint-Denis

AFP

14 10 2010

BOBIGNY — Des affrontements entre jeunes et policiers se sont produits jeudi devant deux lycées de Seine-Saint-Denis, à Montreuil et Saint-Denis, a-t-on appris de sources concordantes, alors que des milliers de lycéens manifestaient en France contre la réforme des retraites.

Des affrontements ont opposé jeunes et policiers et ces derniers ont été la cible de jets de projectiles, a dit la préfecture à l’AFP. Ces échauffourées se sont produites devant les lycées Paul-Eluard à Saint-Denis et Jean-Jaurès à Montreuil.

A Montreuil, un jeune de 16 ans a été « légèrement blessé au visage par un tir de flashball intervenu suite aux jets de projectile contre les forces de l’ordre », a déclaré la préfecture. L’adolescent a été évacué à l’hôpital André-Grégoire de Montreuil.

L’Inspection générale des services (IGS, police des polices) a été saisie par le préfet de police, à la demande du préfet de Seine-Saint-Denis, Christian Lambert, a-t-elle ajouté.

« A partir du moment où des lycéens bloquent des établissements, nous ne pouvons plus répondre de leur sécurité, car certains blocages risquent de dégénérer en début d’émeutes urbaines », a déclaré à l’AFP l’inspecteur d’académie, Daniel Auverlot, précisant qu’une douzaine de lycées étaient bloqués dans le département.

M. Auverlot a demandé aux chefs d’établissements de prévenir les familles des lycéens.

« Des éléments incontrôlables, qui n’appartiennent d’ailleurs souvent pas à l’établissement, profitent des blocages pour jeter des projectiles et commettre des dégradations. Et c’est regrettable », a-t-il poursuivi.

La vidéo des affrontements entre lycéens et policiers à Montreuil

Rue89

14/10/2010

Un lycéen de 16 ans a été blessé au visage par un tir de flashball en marge d’une manifestation contre la réforme des retraites.

Un lycéen de 16 ans a été blessé à la joue par un tir de flashball d’un policier. Les affrontements se sont déroulés près du lycée Jean-Jaurès à Montreuil (93), lors d’une manifestation contre la réforme des retraites. Selon la préfecture, le lycéen a été »légèrement blessé au visage par un tir de flashball intervenu suite aux jets de projectiles contre les forces de l’ordre ».

L’adolescent a été évacué à l’hôpital André-Grégoire de Montreuil.

L’Inspection générale des services (IGS) a été saisie par le préfet de police, à la demande de Christian Lambert, préfet de Seine-Saint-Denis.

Sur la vidéo des affrontements du lycée Jean-Jaurès ci-dessous (non tournée par Rue89), un jeune semble avoir été blessé. On ne sait pas s’il s’agit du lycéen de 16 ans hospitalisé. (Voir la vidéo)

Devant le lycée Jean-Jaurès, un lycéen choqué raconte :

« Vers 8h20 ce matin, il y a eu un blocus devant le lycée. Les CRS sont arrivés, on ne sait pas qui les a appelés. C’était calme mais eux, ils avaient des flashball.

Au départ, ils nous observaient puis quelqu’un a commencé à enlever les poubelles et CRS lui a tiré dans la tête. Il est tombé par terre, des amis sont allés l’aider et un CRS leur a demandé de partir. Mais mes camarades ne voulaient pas partir alors les CRS ont tiré partout.

Moi, je me suis caché derrière une voiture. Il y avait des fumigènes, les gens couraient, ça partait vraiment dans tous les sens. » (Témoignage recueilli par Zineb Dryef)

A 12h30, Dominique Voynet, maire de Montreuil, a diffusé un communiqué de presse condamnant les violences policières contre les lycéens :

« Il y a un peu plus d’un an, un jeune homme de Montreuil perdait un œil à la suite d’un tir de flashball lors de la dispersion par la police d’une manifestation.

Ce matin, et comme hier à Meaux, il apparaît que le même usage immodéré de la force ait été utilisé contre des lycéens manifestant contre la réforme des retraites.

[Dominique Voynet] condamne avec une extrême fermeté cette provocation dont on peut penser qu’elle vise à provoquer des incidents et à transformer le nécessaire débat démocratique en spirales de violences et d’affrontements. »

Zineb Dryef, journaliste de Rue89 sur place, a interrogé plusieurs lycéens et un professeur, qui affirment que les tirs de flashball ont eu lieu à l’extérieur du lycée.

Véronique Bourdais, adjointe à la sécurité de la ville, évoque sept tirs de flashball en début de matinée. Un chiffre non confirmé par les autorités.

« Tout se passait dans le calme »

A 10h55, nous recevions ce premier e-mail d’un riverain :

« Ma fille, lycéenne à Jean-Jaurès à Montreuil, m’informe que la police et les CRS sont intervenus ce matin à l’intérieur du lycée et ont tiré au flashball sur les élèves, et aussi lâché les chiens [personne d’autre n’a fait allusion à des chiens ou à la présence de la police dans l’établissement, ndlr]. Situation de terreur sur des enfants. Manifestation prévue cet après-midi.

La mairie est informée. »

A 11h30, deuxième message :

« Le lycée Jean-Jaurès à Montreuil a été bloqué par les élèves, en lutte pour les retraites, avec un renfort du collège Condorcet. Les policiers ont pénétré dans l’établissement en force avec matraque et flashball pour disperser les manifestants. Ils ont tiré au flashball au sein de l’établissement et blessé plusieurs élèves, dont un a été hospitalisé et d’autres mis en garde à vue.

Il y a une volonté politique de briser l’énergie et l’envie de manifester des jeunes en utilisant la violence au sein des établissements scolaires. Ils ne font qu’engendrer de la haine des jeunes vis-à-vis de la police et du pouvoir. »

Laura Pfohl, lycéenne en terminale L à Jean-Jaurès, raconte :

« Ce matin, on avait décidé de ne pas bloquer. Mais ceux de Condorcet avaient décidé de bloquer, et ils sont venus à Jean-Jaurès. Tout se passait dans le calme. Des policiers étaient en train d’expulser un squat de chômeurs en bas du lycée, et quand ils nous ont vus, ils ont commencé à nous encercler. Ils étaient une vingtaine peut-être.

Très vite des camions de CRS sont arrivés. Nous, on a appelé la mairie et le commissariat pour demander pourquoi ils employaient tous ces moyens, on nous a dit : “C’est la préfecture.”

Alors là, les plus jeunes élèves ont commencé à paniquer, il y avait des collégiens sans doute, on a voulu les faire sortir. Les CRS se sont mis à lancer des bombes lacrymogènes et c’est pour ça que des lycéens ont commencé à protester et à s’énerver.

Il y a même une bombe lacrymo qui est tombée dans la cour de l’école primaire Diderot, heureusement, les enfants n’étaient pas dans la cour, mais ça a choqué.

Ils ont frappé des élèves. Mon amie Dounia, qui essayait de sortir de la foule, ils l’ont attrapée par la capuche et donné des coups de matraque dans le dos, elle a des bleus. Un copain, qui est vraiment un mec sérieux, a été menotté et conduit au poste, il est sorti à 13 heures. »

Entre 342 et 500 lycées mobilisés en France

L’inspecteur d’académie Daniel Auverlot, a déclaré à l’AFP : « A partir du moment où des lycéens bloquent des établissements, nous ne pouvons plus répondre de leur sécurité, car certains blocages risquent de dégénérer en début d’émeutes urbaines. » Il a précisé qu’une douzaine de lycées étaient bloqués dans le département.

M. Auverlot a demandé aux chefs d’établissements de prévenir les familles des lycéens :

« Des éléments incontrôlables, qui n’appartiennent d’ailleurs souvent pas à l’établissement, profitent des blocages pour jeter des projectiles et commettre des dégradations. Et c’est regrettable. »

Des heurts ont également eu lieu devant le lycée Paul-Eluard à Saint-Denis.

Dans le Val-de-Marne, une quinzaine de personnes ont été interpellées pour des jets de pierre ou des dégradations ce jeudi matin en marge des manifestations lycéennes, a annoncé la préfecture du Val-de-Marne.

Selon le ministère de l’Education nationale, 342 lycées étaient « perturbés à des degrés divers » ce jeudi matin en France, soit 7,9% des 4 302 lycées du pays. Le syndicat UNL compte de son côté 500 établissements « mobilisés », dont la moitié sont « bloqués » en signe de protestation contre la réforme des retraites.

« On veut la retraite à 60 ans »

A Paris, environ 700 lycéens et étudiants (selon le décompte de Zineb Dryef) se sont donnés rendez-vous devant le siège du Medef, avenue Bosquet, dans le VII arrondissement.

Le cortège avance lentement, l’avenue étant bloquée par des CRS.

Les manifestants scandent des slogans tels que :

« On veut la retraite à 60 ans, 67 on n’en veut pas. »

~ par Alain Bertho sur 14 octobre 2010.

Une Réponse to “Lycées : échauffourées et violence policière à Montreuil et Saint-Denis – 14 octobre 2010”

  1. Pour vous détentre , on peut lire un article dont je vous recommande:

    http://innovationcreationcommerce.blog.tdg.ch/archive/2010/10/12/allocations-chomages-nobelise-prix-nobel-d-economie.html

    Bonne lecture!

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