Lycées : échauffourées à Nimes – 14 octobre 2010

Les lycéens de la région durcissent le mouvement

sud.france3.fr

14 10 2010

13 lycées du Languedoc-Roussillon sont bloqués et 56 perturbés. 5 lycéens mineures ont été arrêtés à Nîmes

La réforme des retraites préoccupe les lycéens. Ils étaient présents dans les cortèges de mardi, et depuis 2 jours, ils manifestent devant leur lycée. Certains établissements sont en grève, d’autres sont tout simplement bloqués par les manifestants. La police a dû intervenir à Nîmes, où 5 mineurs et 1 majeur ont été interpellés pour vandalisme.

Au total, en Languedoc-Roussillon, 56 lycées généraux ou professionnels sont perturbés, dont 13 entièrement bloqués, selon le rectorat, qui a précisé que cinq collèges de l’Hérault sont également touchés par le mouvement.

Affrontements à Nîmes :

Trois lycéens mineurs interpellés pour avoir jeté des pierres sur les policiers seront convoqués « très prochainement » par le juge des enfants, a déclaré le procureur adjoint de la République de Nîmes, Gildas Pavy.

Un majeur, « pas lycéen », qui s’est rebellé lors de son interpellation, sera convoqué devant le tribunal au mois de février, a ajouté le procureur.

Deux autres mineurs se trouvaient toujours en garde à vue jeudi soir. Ils sont soupçonnés d’être impliqués dans les incendies de voiture qui ont eu lieu dans la matinée.

Retour sur les faits :

A Nîmes, les esprits s’enflamment et les voitures brûlent devant le lycée Dhuoda. L’établissement est bloqué depuis ce mercredi matin comme 5 autres de la cité gardoise. La police s’est rendue sur les lieux afin d’éviter d’autres incidents.

Blocus aussi à Mistral où les forces de l’ordre ont usé de lacrymogènes, tout comme devant Hemingway.

Environ 1.000 lycéens ont défilé jeudi contre la réforme des retraite à Nîmes où des voitures ont été brûlées et où cinq policiers ont été « caillassés et blessés », selon la préfecture.

Les incidents se sont déroulés près du lycée Dhuoda mais relèvent de « désordres urbains et non de lycéens en colère », a tenu à préciser le proviseur de cet établissement, Gérard Bouilhol, contacté par l’AFP.

Un véhicule a notamment été renversé et un autre incendié, près du lycée. Les flammes se sont propagées à quatre autres véhicules et ont ensuite léché les façades d’un immeuble. Par précaution, quatre familles ont été évacuées, selon la préfecture.

Ces faits sont l’oeuvre de « groupes venus de l’extérieur », après des échauffourées avec les forces de l’ordre devant un autre établissement de Nîmes, a souligné M. Bouilhol.

Ce dernier a fait rentrer dans l’établissement ses élèves qui organisaient dans le calme le blocus de leur lycée.

Plus tard dans la matinée, environ 1.000 élèves se sont rassemblés dans le centre de la capitale gardoise avant de se rendre à la préfecture qui a souligné que cinq policiers avaient été caillassés et blessés dans la matinée.

A Carcassonne, les lycéens de 4 établissements (Sabatier, Jules-Fil, Charles-Cros Stanilsas) se sont réunis et ont interrompu la circulation au rond point de la route de Toulouse. 500 élèves déterminés à faire entendre leurs voix.

A Montpellier, les lycéens de Clémenceau ont bloqué la circulation. Ceux de Champollion et Mermoz protestent aussi.

A Agde, le lycée Loubatières est bloqué également.

Cent trente-cinq lycées étaient perturbés à des degrés divers mercredi matin en France, soit 3,1% de l’ensemble des lycées, dans le cadre de la mobilisation contre la réforme des retraites, a annoncé à l’AFP le ministère de l’Education nationale.

Sur ces 135 lycées, 29 étaient bloqués, les autres étant touchés par des tentatives de blocage, des regroupements d’élèves ou des distributions de tracts « avec souvent un fort taux d’absentéisme », selon le ministère.

En Ile-de-France, trois lycées étaient bloqués (dans l’académie de Versailles) et 25 perturbés. A Paris, le ministère a compté sept tentatives de blocage. En Seine-Saint-Denis, selon l’inspection d’académie, deux lycées de Villepinte et Noisy-le-Sec connaissaient des barrages filtrants.

Mardi, de 357 lycées selon le ministère à 800 selon l’Union nationale lycéenne (UNL) avaient été perturbés dans tout le pays.

Les perturbations ont lieu selon la situation spécifique de chaque lycée car les organisations lycéennes n’ont pas donné de consigne nationale pour mercredi, a-t-on appris auprès de l’UNL, dont le principal mot d’ordre est d’appeler à manifester samedi, à la prochaine journée intersyndicale sur les retraites.

Au lycée Voltaire, à Paris (11ème arrondissement), les entrées ont été bloquées par des poubelles et des barrières de chantier dès 08H00. Les lycéens laissaient passer les 80 élèves de classes préparatoires et les 600 collégiens, mais pas les 600 lycéens.

Selon le conseiller d’éducation Alain Jifet, entre 40 et 45% des enseignants et

personnels de vie scolaire de cet établissement ont voté mercredi matin en assemblée

générale en faveur de la poursuite de la grève.

Alors que 200 lycéens attendaient sur le trottoir les mots d’ordre, les surveillants filtraient les sorties des collégiens, ne laissant partir que ceux dont le cahier de correspondance portait la mention « autorisé à sortir en cas d’absence des professeurs ».

Des lycéens opposés à la réforme des retraites ont indiqué qu’ils espéraient organiser une AG vers midi avec des professeurs.

Dans le Val-de-Marne, à Chennevières-sur-Marne, environ 200 élèves ont bloqué le lycée polyvalent Champlain, pour continuer la « révolution » face à la réforme des retraites.

Dans le sud du pays, 200 lycéens bloquaient à Cahors le lycée Clément-Marot, tandis qu’à Saint-Christol-lès-Alès (Gard) la départementale D6110 était coupée en matinée dans les deux sens en raison d’une manifestation de jeunes.

Selon le rectorat de Nice, trois lycées étaient perturbés par des barrages filtrants dans les Alpes-Maritimes et cinq dans le Var.

A Marseille, les enseignants du lycée Saint-Exupéry ont décidé dans la matinée de reconduire la grève pour le retrait de la réforme des retraites. D’autres assemblées générales devaient se tenir dans la journée dans plusieurs établissements de la ville, alors que 300 enseignants réunis en intersyndicale ont voté mardi soir le principe d’une grève renconductible.

Réforme des retraites – Un millier de lycéens ont manifesté à Nîmes

AFP

14/10/2010

Environ 1.000 lycéens ont défilé jeudi contre la réforme des retraite à Nîmes où, selon la préfecture, des voitures ont été brûlées et cinq policiers ont été « caillassés et blessés », les forces de l’ordre procédant à plusieurs interpellations, dont celles de mineurs. Trois lycéens mineurs interpellés pour avoir jeté des pierres sur les policiers seront convoqués « très prochainement » par le juge des enfants, a déclaré le procureur adjoint de la République de Nîmes, Gildas Pavy. Un majeur, « pas lycéen », qui s’est rebellé lors de son interpellation, sera convoqué devant le tribunal au mois de février, a ajouté le procureur. Deux autres mineurs se trouvaient toujours en garde à vue jeudi soir. Ils sont soupçonnés d’être impliqués dans les incendies de voiture qui ont eu lieu dans la matinée.

Ces incidents se sont déroulés près du lycée Dhuoda mais relèvent de « désordres urbains et non de lycéens en colère » contre la réforme des retraites, a tenu à préciser le proviseur de cet établissement, Gérard Bouilhol, contacté par l’AFP. Un véhicule a notamment été renversé et un autre incendié, près du lycée. Les flammes se sont propagées à quatre autres véhicules et ont ensuite léché les façades d’un immeuble. Par précaution, quatre familles ont été évacuées, selon la préfecture.

« Groupes venus de l’extérieur »

Ces faits sont l’oeuvre de « groupes venus de l’extérieur », après des échauffourées avec les forces de l’ordre devant un autre établissement de Nîmes, a estimé Gérard Bouilhol. Ce dernier a fait rentrer dans l’établissement ses élèves qui organisaient dans le calme le blocus de leur lycée. Plus tard dans la matinée, environ 1.000 élèves se sont rassemblés dans le centre de la capitale gardoise avant de se rendre à la préfecture.

Selon la préfecture, cinq policiers ont été caillassés et blessés. Dans un communiqué, le recteur de l’académie de Montpellier, Christian Philip, a condamné « vivement les différents incidents intervenus aux abords de certains lycées, comme tout acte de violence délibérée ». Il a « appelé les lycéens à se méfier de ceux cherchant volontairement à créer les conditions de cette violence ».

 

~ par Alain Bertho sur 14 octobre 2010.

Une Réponse to “Lycées : échauffourées à Nimes – 14 octobre 2010”

  1. Salut Je suis une Eleve de Dhuoda , j’ai trouvais sa complétement nul d’avoir fait brulé ces voitures & a qui surtout les proprietaires de ces voitures non rien demander , il y aura toujours des personnes pour faire des vandalismes & brulé des voitures , franchement sa leurs rapporte quoi ? rien du tout , J’espere que les blocus ainsi que les gréves continuroons dans le calme & on compte pas en rester la , nous continurons , nous somme tous contre cette reforme des retraites ! .

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