Lycées : échauffourées à Saint-Quentin – 11 octobre 2010

Manifs lycéennes / Nouveaux dérapages à Saint-Quentin

lunion.presse.fr

mardi 12 octobre 2010

SAINT-QUENTIN (Aisne). Les manifs des lycéens ont une nouvelle fois été émaillées d’incidents. Cinq jeunes ont été interpellés, l’un d’eux a été incarcéré.

DES cortèges moins fournis, environ 300 manifestants au plus fort de la journée mais des actes encore plus violents. Voilà comment on peut résumer la troisième journée de manifestation saint-quentinoise. Le début de matinée fut calme. Vers 11 heures, l’ambiance change au rond-point des quatre colonnes, Une Twingo est renversée.

Accrochage avec un conducteur

Rue des Etats généraux, un utilitaire bleu tente de se faufiler. « Les jeunes ont demandé au chauffeur de klaxonner mais il a refusé », explique un témoin. Un lycéen le provoque, l’insulte. Le conducteur sort. Et c’est l’émeute. « Y a une baston !». Les jeunes se précipitent. Deux camps se forment. Ils se frappent dessus. Les médiateurs de la ville s’interposent. Le conducteur, un membre de la communauté des gens du voyage remonte dans sa camionnette fait demi-tour et fonce droit sur la foule. Une voiture de police lui barre la route. Les policiers demandent au chauffeur de se calmer, aux jeunes de rentrer chez eux. Peine perdue, le cortège s’ébranle à nouveau.

Rue Raspail, un lycéen saint-quentinois de 17 ans lance une canette sur la façade d’un commerce. Une vitre se brise. Les policiers fondent sur lui. Il est emmené au commissariat.

14 h 30, les manifestants sont moins nombreux. Au niveau du cimetière Nord, le conducteur de la fourgonnette est revenu avec ses amis pour régler ses comptes. Les services de la ville dissuadent les jeunes d’aller à la bagarre.

Des bombes et des couteaux

Les gens du voyage s’enfuient dans le cimetière. Au même moment, rue Camille-Desmoulins, un homme de 22 ans porteur d’un couteau est intercepté par la police avant de rejoindre le cortège. Déjà condamné à trois ans de prison dans une autre affaire, il a été incarcéré dans l’après-midi.

15 heures. Place de l’hôtel de ville. Un petit groupe d’une vingtaine de perturbateurs jettent des bombes artisanales à base d’acide citrique et d’aluminium, entre autres sur les journalistes et sur d’autres lycéens.

16 h 20. Place des quatre-colonnes, une nouvelle twingo est renversée. Le cortège, qui ne comprend plus que 80 personnes, remonte l’avenue Pompidou. La moitié s’enfuit par la rue Alfred-Clin. « Ce sont les casseurs !», lâchent les lycéens. Les jeunes au visage en partie caché courent dans les petites rues, les policiers à leurs trousses. Certains tentent le tout pour le tout, sautent par-dessus les murets, se cachent dans un square ou même dans des habitations parfois occupées.

Bilan de la course-poursuite deux arrestations : le premier âgé de 14 ans et récemment expulsé d’un collège de Chauny, a été formellement reconnu comme ayant renversé la deuxième twingo. Il était en possession d’un cutter. Le second a 17 ans : scolarisé à Chauny, il a jeté des pierres sur les fourgons de l’unité départementale d’intervention. Enfin, vers 18 h 30, les policiers en faction devant Condorcet interpellent un mineur soupçonné d’un vol avec violences, commis lors des manifs de vendredi. Hier soir, les quatre jeunes étaient toujours en garde à vue.

 

~ par Alain Bertho sur 13 octobre 2010.

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