Emeutes et crise du logement en Algérie – mars 2010

Lancement mouvementé de l’opération de relogement à Alger :émeutier cherche logement !

liberte-algerie.com

17 03 2010

Tous ceux qui attendent d’être recasés disent la même chose :  “On a commencé par reloger les habitants de Diar Echems, parce que les habitants  de ce quartier ont fait des émeutes, barré la route et brûlé des pneus.”

Le lancement, dimanche dernier, de l’opération de relogement de 10 000 familles algéroises ne s’est pas fait dans le calme. Dans les bidonvilles, chalets et autres quartiers vulnérables, la tension est toujours vive et des émeutes vite étouffées ont éclaté dans quelques quartiers comme Djenane Sfari à Birkhadem ou à la ferme Gregory, près de Kouba. Une semaine avant le lancement de cette opération, qui devrait s’étaler jusqu’au mois d’octobre prochain, les habitants du quartier Zaâtcha avaient manifesté leur colère.

Point commun de toutes ces manifestations de mécontentement qui font tache d’huile : tous ceux qui attendent d’être recasés disent la même chose : “On a commencé par reloger les habitants de Diar Echems, parce que les habitants de ce quartier ont fait des émeutes, barré la route et brûlé des pneus.” D’ailleurs, les habitants de Djenane Sfari sont sortis protester contre le relogement des habitants de Diar Echems dans leur commune, alors qu’eux attendent toujours.

Ailleurs, dans la wilaya d’Oran, la force publique a été réquisitionnée pour démolir un bidonville, provoquant une émeute des occupants et rappelant de vieux souvenirs du quartier des Planteurs avec son lot d’émeutes qui ont fini par un relogement des habitants.

Faut-il recourir systématiquement à l’émeute pour prétendre à un logement social ? La question n’a plus besoin d’être posée chez ceux qui habitent les bidonvilles, les chalets et les vieilles bâtisses.

Mais est-ce la solution ? Assurément pas, d’autant plus que ce genre de situations profitent généralement à la maffia des bidonvilles, ces spécialistes des opérations de recasement qui arrivent toujours à faire des affaires sur le dos des nécessiteux.
La wilaya d’Alger a réalisé

10 000 logements pour cette opération. Un lot faisant partie du programme présidentiel estimé à  50 000 unités pour la résorption de l’habitat précaire. À première vue, c’est énorme comme programme. Beaucoup de pays, plus aisés que le nôtre, ne font pas pareilles opérations. Mais parce que le logement est sujet de toutes les tensions en Algérie et parce que le pays a accusé un retard terrible en la matière, et parce que le terrorisme est venu accentuer l’exode rural, la construction de 10 000 ou de 100 000 logements ne résoudra pas le problème, tout comme le programme du million de logements paraît comme une goutte dans l’océan des demandes en attente.

C’est que la donne en Algérie est complètement faussée et les responsables du secteur ont l’impression d’irriguer une dune de sable ! Lorsqu’on a plus de 80% de la population qui habite dans 10% de la superficie totale du territoire national, on mesure les énormes défis auxquels sont confrontés les responsables chargés de planifier les programmes de logements.

Mais au-delà de ces difficultés pratiques, le plus inquiétant reste le rôle des élus locaux dans la gestion de cet épineux problème. Les APC ne délivrent, certes, plus de logements. Mais ce sont elles qui se chargent de l’établissement des listes de bénéficiaires, avec tous les avantages et les trafics que cela suppose. Ce sont les APC qui ferment généralement l’œil sur l’édification de nouveaux bidonvilles, et ce sont des APC qui encouragent, parfois ouvertement, leurs citoyens à recourir aux émeutes pour se faire entendre. Les élus adoptent le même langage : “Ce n’est pas nous qui délivrons les logements, nous avons établi des listes, nous les avons transmises à la wilaya, il faut aller voir avec elle.” Cette façon de s’en laver les mains n’absout aucunement les élus locaux de leurs responsabilités.

On aurait pu éviter ces situations et ces tensions si, d’abord, au niveau local, la transparence était de mise. Si les élus locaux communiquaient avec leurs citoyens, s’ils les informaient des programmes de recasement, ils auraient pu éviter toutes les mauvaises interprétations et auraient pu gagner en crédibilité.

Lors de l’éclatement des émeutes de Diar Echems, le ministre de l’Intérieur, qui s’est déplacé sur les lieux, avait déclaré que l’État allait résoudre le problème des habitants dans le calme, et avait averti que ce n’est pas à travers les émeutes qu’on fera pression sur le gouvernement.
Le wali d’Alger l’a relayé, la semaine dernière, pour affirmer que les émeutes ne sont pas un critère pour recaser les gens. Mais, sur le terrain, ceux qui attendent leur logement depuis des lustres, comme ceux qui se sont spécialisés dans le business des bidonvilles, sont persuadés, jusqu’à preuve du contraire, que le chantage par les émeutes demeure le seul moyen de “se faire respecter”.

Crise du logement dans la capitale : l’émeute, un nouveau mode d’acquisition

letempsdz.com

16-03-2010

La fièvre du logement «social» s’installe. Couper la route, brûler des pneus, lancer des pierres ou encore affronter les forces de l’ordre afin de bénéficier d’un logement décent, c’est devenu une mode par les temps qui courent.

«Les gens de Diar Echems ont bien eu gain de cause après leur révolte. Pour preuve, ils sont tous relogés, nous allons agir de même pour faire entendre nos voix aux autorités concernées», tonne Abdelkrim, un jeune rencontré à Oued S’mar. Habitant dans un «bidonville» de la localité, il vit dans des conditions lamentables.

La faute lui incombe en partie car, comme beaucoup d’autres habitants du quartier, il a fait la fine bouche lorsque les autorités ont proposé de les reloger dans des chalets à Hamadi, dans la wilaya de Boumerdès. «Nous avons refusé, nous voulons vivre dans la capitale», avouent toutes les personnes que nous avons questionnées.

Le wali d’Alger avait annoncé la distribution de quelque 10 000 logements au niveau de la capitale. Des logements qui font saliver les habitants des bidonvilles mais qui aiguisent aussi l’appétit des occupants du vieux bâti, cela sans omettre les «profiteurs» en tous genres qui guettent la moindre liste affichée dans les APC pour y figurer.

Le problème qui se pose à l’heure actuelle est qu’il est impossible de satisfaire le nombre croissant de demandes qui atterrissent sur les bureaux des P/APC de la capitale.

A cause du mécontentement provoqué au niveau de certaines municipalités par l’affichage des listes des bénéficiaires, le wali d’Alger, Mohamed Kebir Addou, a décidé de s’occuper personnellement de ce dossier ou, à tout le moins, le confier à ses wali délégués. Ces derniers hésitent d’ailleurs à prendre des initiatives qui risquent de se retourner contre eux. Comme ce fut le cas lors de l’affichage de la liste des bénéficiaires de logements sociaux et LSP à Staouéli.

Le wali délégué de Sidi M’hamed, M. Khalfa, nous a avoué à ce propos que certaines situations le dépassent. «Sincèrement, nous préférons en référer à la tutelle pour éviter tout dérapage», dit-il, montrant ainsi la dure tâche des autorités concernant la prise en charge de ce problème récurrent. Dans pareilles circonstances, il y a toujours des trublions qui font dans la manipulation, dans le seul but de compliquer la tâche aux institutions.

Rééditer l’épopée des Zaâtcha… pour un logement !
A Zaâtcha, ce sont quelques centaines de familles qui demandent leur part du gâteau. Ce sont des jeunes qui se sont révoltés pour demander du travail… avec l’arrière-pensée de bénéficier de logements. Rafik a insinué cela : «Nous sommes une centaine à vivre dans ce patelin dans des conditions inhumaines, nous vivons dans des logements de fortune qui risquent de s’effondrer à tout moment. Et puis, nous voulons du travail.

Mais nous sommes loin de la ville, personne ne nous accepte car nous n’avons pas de moyens de transport, donc il faut nous reloger ailleurs !» Un syllogisme utilisé comme raccourci pour bénéficier d’un logement. Hamid a le mérite d’être clair à ce sujet : «Sans un habitat décent, nous ne pouvons avancer dans la vie, il faut que les autorités prennent en charge ce volet, nous avons une part dans le million de logements, on l’attend.» Les autorités locales continuent à faire la sourde oreille,

le comité mis en place par la population n’ayant pas été reçu par le P/APC. La raison ? Selon un élu, «les logements existant sont destinés aux plus démunis et aux gens qui sont vraiment dans le besoin. Qu’ils sortent, qu’ils bloquent la route, ils n’auront rien car l’Etat ne peut céder à cet odieux chantage».

Sur les traces de Diar Echems

Beaucoup d’habitants de la capitale bouillonnent d’impatience, attendant le moment de la distribution des 10 000 logements dont a bénéficié la wilaya et que cette dernière réserve en priorité à l’éradication de l’habitat précaire. Certains habitants de quartiers dits «précaires» ne comprennent pas que ces nouveaux logements sont destinées à une tranche de citoyens choisis selon des critères bien précis.

La priorité est donnée aux habitants des bidonvilles. Il faut le reconnaître, Alger la blanche est noircie par des gourbis qui poussent comme des champignons. A Oued S’mar, ce sont des dizaines de masures qui ont poussé entre décembre 2009 et février 2010. Un chiffre d’ailleurs qui fait peur aux élus de la commune qui ne savent plus à quel saint se vouer. «Nous sollicitons les forces de l’ordre pour arrêter ce genre de constructions, notamment celles se situant aux abords de la voie ferrée, mais nous avons peur des émeutes. Sincèrement, la situation est délicate.»

Pour beaucoup, il suffit juste de lancer quelques pierres sur les forces de l’ordre ou encore fermer la route le temps d’un après-midi pour prétendre à un logement social neuf. A Saoula, les jeunes se sont manifestés bruyamment avant-hier en fin de journée en tentant de fermer la route avec quelques pneus brûlés.

L’astuce était tellement grossière que les autorités locales n’ont pas daigné se déplacer, envoyant juste quelques gendarmes qui ont réussi à disperser les jeunes manifestants. «Nous voulons notre part, nous aussi nous vivons une situation difficile, nous voulons vivre dignement», ont scandé les émeutiers.

En conclusion, c’est toute la capitale qui est sur un volcan. Chaque quartier attend son quota, c’est d’ailleurs le mot d’ordre des habitants de Diar El Mahssoul qui attendent juste la fin du relogement de leurs voisins de Diar Echems pour sortir dans la rue déposer leurs demandes de logements. L’émeute est apparemment devenue le seul moyen d’acquisition de logements en attendant qu’aboutissent les demandes légales. C’est ce qui explique la vitesse avec laquelle poussent les bidonvilles.

Le logement provoque une vague de protestation : Gdyel et El Hassi sur une poudrière

letempsdz.com

16-03-2010

L’affichage dimanche de la liste des bénéficiaires des 173 logements sociaux locatifs (LSL) continue de faire peser sur la localité de Gdyel, située à une trentaine de kilomètres à l’est d’Oran, une lourde atmosphère qui risque à tout moment de basculer vers l’irréparable.
Hier, les accès au centre-ville à partir de la RN11 étaient filtrés

par un important dispositif sécuritaire renforcé pour la circonstance par des éléments des brigades anti-émeute de la gendarmerie qui se tenaient prêts à intervenir pour parer à tout dérapage. La situation est tendue depuis l’affichage dimanche de la liste des bénéficiaires des 173  LSL.

La nouvelle de l’affichage s’est répandue telle une traînée de poudre et les nombreux demandeurs venus des quatre coins de la daïra qui ne figuraient pas sur la liste ont assiégé la commune de la localité. Ils ont tenté dans un premier temps d’exprimer leur colère en bloquant la grande artère du centre-ville, avant de se raviser et de constituer un comité chargé de porter leurs doléances aux autorités concernées.
Dans leurs griefs, ces derniers reprochent aux responsables de la commune d’avoir fait bénéficier des individus qui n’ouvrent pas droit «qui n’habitent même pas Gdyel», affirment des protestataires.

Lundi, un groupe de jeunes mécontents a tenté de bloquer la circulation au niveau de la RN11, un axe routier important qui relie le chef-lieu de wilaya à la zone industrielle d’Arzew et à la wilaya de Mostaganem. Mais l’intervention de certains sages et le dialogue ont ramené à la raison les plus récalcitrants, ceux qui voulaient en découdre avec les éléments des services de sécurité et qui étaient prêts à paralyser l’activité économique de tout le pôle est de la wilaya.

Hier, plusieurs protestataires que nous avons contactés ont été unanimes à dénoncer ce qu’ils ont qualifié de hogra et de parti pris. Ils ont exigé l’ouverture d’une enquête judiciaire pour dénoncer les indus bénéficiaires et débusquer les responsables qui ont foulé au pied les lois qui régissent l’attribution des logements sociaux. «Pourquoi agissent-ils de la sorte ? Pourquoi se détournent-ils des citoyens-électeurs qui les ont placés là où ils sont et qui leur ont accordé leur confiance ?», se sont interrogés des demandeurs de logements qui ne figuraient pas sur la liste.

Manipulation du mal-vivre des familles

Un élu de la localité que nous avons approché se dit étonné par la réaction des exclus. Il n’hésitera pas à parler de manipulation du mal-vivre de certaines familles pour allumer le feu de la contestation. «Aujourd’hui, il s’agit du premier affichage public de la liste qui ouvre la période de dépôt des recours.

Ceux qui s’estiment lésés ou qui identifient des bénéficiaires qui n’ouvrent pas droit n’ont qu’à se manifester», dira-t-il, avant de répondre à son téléphone portable. Son correspondant lui a annoncé que la situation a dégénéré à l’entrée de la ville. «Ce sont 33 familles habitant la ferme Si Froul qui sont à l’origine de cette tension. Elles ne veulent pas comprendre qu’il ne s’agit pas là d’une attribution définitive. Elles ne veulent pas entendre raison», fera-t-il remarquer, avant de prendre congé pour rejoindre le lieu des échauffourées qui ont éclaté hier en début d’après-midi.

Plusieurs habitants de Gdyel redoutent le scénario du mois d’avril 2008 quand la ville a vécu des journées d’émeutes qui continuent de faire parler d’elles et à raviver des meurtrissures. C’était à l’origine une banale histoire d’affichage de listes de bénéficiaires de logements sociaux qui avait dégénéré avant que ne viennent s’y greffer d’autres problèmes, d’autres contestations qui ont mis à mal la sérénité de ce village qui a bien assumé son extension urbanistique et qui aspire à mieux

Par ailleurs à l’autre bout de la ville d’Oran, une opération d’éradication d’un bidonville dans la forêt d’El hassi a donné lieu à des échauffourées entre des jeunes et les forces de sécurité.

Ces baraques construites sur un terrain patrimoine de la Conservation forestière devaient faire depuis plusieurs mois l’objet d’une démolition. Hier, les conducteurs de tracteurs qui devaient balayer les frêles bâtisses ont été attaqués par des jeunes qui n’ont reflué qu’après l’intervention des brigades anti-émeute de la police. Et en attendant qu’Oran retrouve son calme, la situation reste propice à tous les dérapages.

Après une attente qui dure depuis l’indépendance : 512 familles de la cité Diar Echems ont été relogées

letempsdz.com

14-03-2010

Après des décennies de désespoir qui ont provoqué les émeutes de l’automne dernier, 512 familles de la cité Diar Echems à El Madania ont été relogées hier dans des appartements flambant neufs dans la commune de Tixeraine, alors que 1200 autres familles attendent toujours.

Hier matin, les agents communaux d’El Madania ont commencé à raser les bidonvilles de la cité Diar Echems dont les habitants ont été relogés tôt dans la matinée dans des appartements flambant neufs à Tixeraine, dans la commune de Birkhadem. Après que les habitants aient déserté les lieux, les services de la commune sont entrés en action dès la première heure de la journée d’hier pour démolir les baraques de fortune que les riverains de la cité Diar Echems avaient installées dans les années précédentes afin de fuir l’exiguïté dans laquelle ils se trouvaient depuis l’indépendance.

La veille, dans la nuit de samedi à dimanche, 212 familles habitant ces bidonvilles ont été relogées dans des conditions décentes et «dignes de l’Algérie indépendante» comme le fera remarquer un élu local présent sur les lieux. Aujourd’hui, 300 autres familles habitant des F1 dans les trois bâtiments surplombant ces bidonvilles, vont les rejoindre.

Arrivés sur place hier, nous avons pu rencontrer les responsables du quartier qui étaient très contents, mais n’ont pas omis de nous signaler que de nombreux habitants de Diar Echems restent toujours dans la précarité. «Ce n’est pas tout le monde qui a été relogé», nous dit-on, expliquant que les bâtiments de la discorde ont été à l’origine du soulèvement de l’automne dernier. «300 familles seulement ont bénéficié de nouveaux logements, les 1200 autres qui resteront ici continueront à broyer du noir», nous a déclaré Amar, ajoutant que

«Diar Echems ne mourra jamais», pour signifier que le problème de cette cité persistera toujours.  Parmi les locataires de fortune qui attendent  toujours l’heure de la délivrance, on trouve Djelloul qui, dans les années précédentes, a cru régler son problème avec l’achat d’un appartement à Bab Ezzouar. Mais ce logement était en litige et Djelloul et sa famille se sont retrouvés sous une tente espérant bénéficier comme leurs voisins d’un appartement.

La chose ne s’est pas réalisée, et Djelloul et sa famille sont restés sous leur tente à attendre des jours meilleurs. Les membres du comité de quartier non bénéficiaires étaient désabusés. Ils nous ont signifié que «si le fait de construire des bidonvilles nous permet de bénéficier de logements dans les années à venir, on le fera puisque l’Etat a décidé de reloger les occupants des bidonvilles, y compris les arrivistes qui n’ont rien à voir avec les vrais habitants de Diar Echems qui sont là depuis l’indépendance».

Pour les non bénéficiaires, c’est la désillusion totale. Pour eux, ce n’est pas la première fois qu’ils passent à côté d’un relogement puisqu’il était prévu qu’ils bénéficient d’appartements il y a de cela dix ans. Mais les victimes des inondations de Bab El Oued en 2001 puis celles du séisme de 2003 ont eu la priorité. «Nous espérions que cette année serait la bonne mais voila que le rituel se répète encore une fois», nous ont-ils signifié.

~ par Alain Bertho sur 16 mars 2010.

Une Réponse to “Emeutes et crise du logement en Algérie – mars 2010”

  1. a arzew il y a des familles qui habitent dans des caves et d’autres familles dans des habitations effondrer plus d’un (o1) an qu’ils sont sinistrés et les autorités locales ne bougent pas.
    les responsables de notre pays, sont responsables pour la forme et non pas pour la responsabilité, servir le pays et les citoyens

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