Emeute à Constantine en Algérie – février 2010

وادي لو

Constantine : Affrontements à Oued El Had

elwatan.com

19 02 2010

La cité populaire de Oued El Had, dans la banlieue nord de la ville de Constantine, a connu une vive tension dans la nuit de mercredi à jeudi.

Une centaine de jeunes manifestants ont bloqué le boulevard de l’ALN, en contrebas de la mosquée Omar Ibn Abdelaziz, entre 20h et 23h, à l’aide de blocs de pierre et des pneus enflammés. Ce vent de colère a pour origine le décès du jeune B. Boukeur, dit Bachagha, 22 ans, écrasé par une voiture, mardi soir, lors d’une rixe l’ayant opposé à des jeunes de la cité des Lauriers roses, dans le secteur de Sidi Mabrouk. Le conducteur de la voiture serait en fuite. Selon nos sources, les faits remontent à la soirée de mardi, lorsque la victime a été écrasée par une voiture conduite par B. Karim, 26 ans, actuellement en fuite. Mercredi soir, les jeunes en colère ont tenté d’incendier la villa habitée par la famille du présumé meurtrier. Ils ont été arrêtés in extremis par les agents des services d’ordre. Selon des témoins oculaires, plusieurs arrestations ont été opérées parmi les jeunes manifestants.

Week-end violent au quartier Oued El-Had à Constantine. Une dizaine de personnes interpellées

liberte-algerie.com

Samedi 20 Février 2010

C’est à la suite d’un accident de la circulation qui a coûté la vie à un jeune habitant le quartier populaire Oued El-Had que de violents heurts ont éclaté.

De violentes émeutes, le week-end dernier, ont secoué une partie de la ville de Constantine. Des jeunes et moins jeunes, issus du quartier populaire de Oued El-Had ont tenté de marcher sur le quartier, plus ou moins huppé, de Sidi Mabrouk pour venger B. B., mort la veille, écrasé par une voiture dans des circonstances non encore élucidées.
Selon la version de jeunes émeutiers, tout a commencé mardi dernier quand le jeune B. B., âgé de 22 ans et habitant la cité des Frères-Abbès, connu sous l’appellation de Oued El-Had, fut écrasé par un autre jeune, B. K., 26 ans et habitant la cité des Lauriers roses, un pâté de maison situé au quartier de Sidi Mabrouk.

Mercredi, vers 15h, une foule compacte a commencé à se former aux alentours de la mosquée Abdelaziz à quelques encablures de la maison de la victime. Juste après la prière d’El Icha, le sit-in improvisé s’est vite transformé en une marche qui s’est ébranlée en direction du quartier des Lauriers roses où réside la famille de B. K. Avant cela, le feu est mis dans des pneus usés à même la chaussée fermant à la circulation ce tronçon du boulevard de l’Est. Entre deux lancées de pierres, les marcheurs criaient vengeance. L’arrivée des forces d’intervention transforma les deux quartiers limitrophes d’Oued el-Had et de Sidi Mabrouk supérieur, séparés juste par une artère, en un véritable champ de bataille. D’un côté des émeutiers en furie munis de pierres et scandant des slogans contre la hogra et la marginalisation et, de l’autre, des policiers usant de bombes lacrymogènes et déterminés à stopper la marrée humaine afin d’éviter le pire. Les affrontements dureront une partie de la nuit de mercredi à jeudi à l’issue desquels une dizaine de personnes furent interpellées.
Le lendemain, les premières personnes dehors ne peuvent que constater l’ampleur des dégâts avant que les agents de la voirie ne se mettent à effacer les traces de l’expédition punitive avortée. L’après-midi, après la prière du dohr, l’enterrement de la victime s’est déroulée dans le calme mais la forte présence policière sur les lieux n’a pas empêché l’éclatement, à la tombée de la nuit, de quelques échauffourées avant qu’une averse ne vienne disperser la foule et apaiser les esprits.
À rappeler que faute d’une communication officielle des services qui mènent l’enquête préliminaire, plusieurs thèses sont avancées quant aux raisons de l’accident qui a coûté la vie à B. B. et failli faire d’autres victimes au sein de la famille du chauffeur B. K.
L’autre point à relever est que la police de proximité ne semble pas encore rodée  car les services de police censés faire dans la prévention n’ont rien vu venir alors que la colère couvait, déjà, 12h avant le début des émeutes.

~ par Alain Bertho sur 20 février 2010.

4 Réponses to “Emeute à Constantine en Algérie – février 2010”

  1. Je souhaiterai comprendre pourquoi lorque des évenements marqués par des violences se produisent en europe en parle de contestations mais lorsque ces meme évenements se produisent en algérie ou en afrique l’on parle d’émeutes? aussi, en votre qualité d’enthropologue seriez vous en mesure de donner votre réponse avec objectivité et de neutralité merci un algérien jaloux de son pays

  2. L’Etat n’existe plus; Bouteklika se mue dans son silence … il attend la fin de ses jours pour partir en beauté… et en attendant le peuple souffre et s’entreboufe entre eux …

  3. Soyez rassuré, Tidjani : on parle d’émeutes partout. En France, en Italie, en Grèce, en Espagne, en Chine, au Canada, aux USA…

  4. je sais bien que la cité abbas est un peu marginalisé ,
    mais vous avez de la chance d avoir un imam parmi les meilleurs a constantine , une mosquéé machaa allah, meme les gens jeunes
    labas commence a entrer dans le dine c bien ca.
    pour ce qui c est passé pour le jeune de 22 ans aurait pu etre pour quelqu un d autre c est le maktoub ( croire au maktoub).
    toute mes condoleances pour la famille du defunt.

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