Emeute à Rosarno en Italie – janvier 2010

Craignant pour leur vie, des centaines d’immigrés quittent Rosarno

AFP

09 01 2010

De Anne-Sophie LEGGE

ROSARNO — « Si nous ne partons pas, nous mourrons », dit Francis, un Ghanéen de 25 ans, qui comme des centaines d’autres Africains venus récolter des agrumes en Calabre, dans le sud de l’Italie, a décidé de fuir, même sans avoir été payé, après les violences des derniers jours à Rosarno.

« Nous sommes venus pour travailler et, maintenant, on nous tire dessus », explique-t-il à l’AFP, peu avant de partir de son logement de fortune dans une usine désaffectée vers Naples, sans les 200 euros que son employeur lui doit.

Tout a commencé jeudi, apparemment par des tirs à la carabine à air comprimé sur des immigrés, qui ont été légèrement blessés. Des centaines d’étrangers, en majorité des Africains employés illégalement, sont alors descendus dans les rues de Rosarno et ont tout cassé sur leur passage, malmenant au moins une jeune femme et ses enfants.

La police a repris le contrôle de la situation, mais, vendredi, des groupes d’habitants de Rosarno ont décidé de se venger et ont procédé à une véritable chasse à l’étranger.

Bilan depuis jeudi: 67 blessés, soit 31 immigrés, dont 2 en état grave, 19 policiers et 17 habitants.

« La priorité est maintenant de rétablir le calme », explique à l’AFP Laura Boldrini, porte-parole du Haut Commissariat aux réfugiés en Italie, en déplorant de nouvelles agressions dans des lieux isolés en campagne. « J’ai été informée que des hommes armés de bâtons ont mis le feu à une habitation. Heureusement, les immigrés qui y vivaient ont pu s’enfuir », raconte-t-elle.

Le gouvernement a organisé des navettes pour transférer les immigrés vers des centres d’accueil dans plusieurs villes comme Crotone, Naples et Brindisi, avec la promesse qu’ils ne seront pas arrêtés, même les clandestins. D’autres sont partis par leurs propres moyens.

Environ 700 immigrés sur les milliers venus pour deux mois de récolte à Rosarno, seraient déjà partis, selon un responsable de l’immigration au ministère de l’Intérieur.

« Nous avons peur, il n’y a plus rien pour nous ici », dit Ali, la trentaine, prêt à s’embarquer sur une navette avec quelques affaires dans une petite valise. Son employeur lui doit 500 euros.

Son salaire: 20 à 25 euros par jour pour 12 à 14 heures de travail.

« C’est normal, ils ont moins d’expérience que les travailleurs italiens », tente de se justifier Pasquale Giovinazzo, 60 ans, propriétaire venu payer ses ouvriers.

« De toute façon, on nous achète les oranges 6 centimes le kilo », dit-il.

L’ancienne usine où logeaient Francis, Ali et un millier d’autres immigrés, tous des hommes, témoigne de conditions de vie misérables.

Des matelas ont été jetés sur le sol, entre des piles de chaussures et de vêtements sales. Quelques plaques électriques ont été raccordées à des installations précaires.

« Nous dénonçons l’extrême précarité de ces travailleurs depuis plusieurs années », explique Alessandra Tramontane, coordinatrice médicale de Médecins sans frontières en Italie.

A 300 mètres de l’ex-usine, une centaine d’habitants de Rosarno ont érigé un barrage pour empêcher « les Noirs » de passer.

De toute façon, l’usine est presque vide. Seuls quelques immigrés disent vouloir rester, au moins jusqu’à ce qu’on les paye.

Scontri a Rosarno. Gli immigrati vanno via

www.rassegna.it

09 01 2010

Centinaia di immigrati lasciano la città tra gli applausi degli abitanti. Un uomo ferito a colpi d’arma da fuoco. Un altro “sprangato”. Il bilancio: quasi 70 persone ferite, due immigrati in condizioni gravi. Ipotesi: la ‘ndrangheta dietro gli scontri

A Rosarno, in Calabria, dopo due giorni di guerriglia tra immigrati e popolazione locale la tensione non si allenta. Gli scontri non sono finiti del tutto. Le agenzie continuano a battere notizie di immigrati feriti. Questa mattina (9 gennaio) un uomo è stato ferito nelle campagne di Gioia Tauro, a pochi chilometri da Rosarno, con colpi di fucile caricato a pallini. Le sue condizioni non sarebbero gravi. Un altro immigrato è stato aggredito e “sprangato” a Rosarno.

Il bilancio dei feriti, secondo fonti investigative, sarebbe di 66 persone, tra immigrati (30), cittadini (17) e forze di polizia (19). Due i feriti gravi, anche se stabili.

Eppure gli immigrati stanno abbandonando la cittadina calabrese e i negozi hanno ricominciato ad aprire. Nel corso della notte 320 immigrati sono stati trasferiti nel centro di prima accoglienza di Isola Capo Rizzuto, a Crotone. Il viaggio è avvenuto su sette pullman scortati dalle forze dell’ordine e accompagnati dagli applausi degli abitanti di Rosarno.

Un altro centro, l’ex fabbrica Opera Sila, si va svuotando in queste ore. Cento immigrati l’hanno abbandonato volontariamente nel corso della notte, lasciando Rosarno in treno o con mezzi propri. Altri 300 sono in corso di trasferimento, seguiti e convinti a lasciare la città dalle Forze dell’ordine, dai sacerdoti di Libera, dai volontari di Medici Senza Frontiere e da altre associazioni.

Un sacerdote di Libera, don Pino Demasi, ha ricostruito i fatti degli ultimi giorni parlando con i giornalisti durante lo sgombero dell’ex Opera Sila. “La reazione violenta degli immigrati di giovedì sera – ha detto il rappresentante di Libera – è stata provocata da una voce diffusa tra di loro secondo cui quattro loro connazionali erano stati uccisi”. Voce che “ha scatenato il panico tra gli immigrati e una reazione consequenziale. Non so dire chi e perché abbia sparso questa voce. Fatto sta che da lì si è scatenato l’inferno”.

Gli scontri di Rosarno potrebbero essere statati cavalcati dalle cosche della ‘ndrangheta. Il procuratore della Repubblica di Palmi, Giuseppe Creazzo, ha affermato che « allo stato ogni ipotesi è plausibile ». Un’ipotesi però confermata dall’arresto del 29enne Antonio Bellocco con l’accusa di resistenza, minacce e violenza a pubblico ufficiale. Il padre di Bellocco sarebbe imparentato col capo cosca di un clan molto noto nella Piana di Gioia Tauro.

Chasse aux immigrés en Calabre: au moins neuf blessés, dont deux graves

www.leparisien.fr

08.01.2010

Au moins neuf immigrés ont été blessés vendredi, dont deux grièvement, lors d’une véritable chasse aux étrangers menée par des habitants de Rosarno, en Calabre, dans le sud de l’Italie, au lendemain de manifestations d’immigrés qui avaient dégénéré en affrontements avec la police.

Au total, selon le préfet de Reggio di Calabria, le bilan des violences depuis jeudi dans cette ville est de 37 blessés: 19 étrangers et 18 policiers.

Dans des agressions séparées, deux étrangers ont été grièvement blessés à coups de barres de fer, cinq ont été volontairement renversés par des voitures, et deux autres, cibles de tirs de fusils de chasse, ont été légèrement blessés aux jambes.

Selon l’agence de presse italienne Ansa, une centaine d’habitants armés de bâtons et de barres de fer ont érigé des barricades, notamment près d’un local où se trouvaient de nombreux immigrés. Certains charriaient des bidons d’essence et des massues.

D’autres ont décidé d’occuper la mairie de Rosarno « jusqu’à ce que les immigrés soient éloignés ».

« Qu’ils s’en aillent, il faut qu’ils aient peur », a déclaré à la télévision un jeune habitant de la ville, tandis qu’un autre expliquait: « C’est une protestation organisée ».

Le président de la République Giorgio Napolitano a lancé dans la soirée un appel à « arrêter sans délai toute violence ».

Un « important contingent de policiers a été envoyé pour assurer un meilleur contrôle du territoire et garantir la sérénité à toute la population présente », a annoncé le chef de la police Antonio Manganelli, après s’être entretenu avec le ministre de l’Intérieur Roberto Maroni.

Et une task force regroupant Etat et région a été mise en place à Reggio Calabria, la capitale de la province.

Des autobus privés sont arrivés pour emmener 150 immigrés hors de Rosarno, a indiqué à l’AFP Mario Tosti, un journaliste de la région.

Ces incidents surviennent après une manifestation jeudi soir de plusieurs centaines d’ouvriers agricoles, pour la plupart employés illégalement dans la région, pour protester contre l’agression de plusieurs d’entre eux, cibles de tirs de fusils à air comprimé. Ils avaient incendié des voitures et brisé des vitrines à coups de bâtons et des affrontements avaient éclaté avec la police.

Pour M. Maroni, membre du parti anti-immigrés Ligue du nord, ces tensions sont le résultat d' »une trop grande tolérance face à l’immigration clandestine ».

Le Haut commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) et le principal syndicat italien, la Cgil, ont pour leur part dénoncé les « conditions inhumaines dans lesquelles vivent ces ouvriers: cabanes insalubres, sans eau, sans hygiène ».

Un peu plus tôt dans la journée, la porte-parole de l’antenne italienne du HCR, Laura Boldrini, avait dit à l’AFP craindre « une chasse aux immigrés ».

Chaque année, la récolte des fruits – oranges et clémentines – attire un afflux de quelque 4.000 immigrés à Rosarno (15.000 habitants). En décembre 2008, deux étrangers avaient été blessés par balles dans cette ville dans des violences de même nature.

Selon la Cgil, environ 50.000 travailleurs immigrés vivent en Italie dans des logements insalubres similaires à ceux de Rosarno.

Le syndicat a dénoncé l’emprise de la mafia, surtout dans le sud du pays, sur ces immigrés massivement employés dans l’agriculture, qui représentent « une main d’oeuvre à bas coût » payée autour de 25 euros par jour.

Scontri, sparatorie e 37 feriti A Rosarno è guerra civile

www.ilgiornale.it

sabato 09 gennaio 2010

Il ghetto è scoppiato. Nella piana di Gioia Tauro, dove la ’ndrangheta governa silenziosa e le divise somigliano sempre più a immobili figurine, stavolta è battaglia. Neri contro bianchi, stranieri contro italiani. Li chiamano clandestini, vivono in baracche o fabbriche dismesse, quando possono lavorano nei campi o in qualche cantiere spesso abusivo. Braccianti, muratori, un tempo li definivano «uomini di fatica», arruolati dai caporali delle cosche per pochi spiccioli, costretti a una vita a cui di umano resta ben poco.
Il ferimento di due di loro, l’altro ieri sera, con i pallini esplosi da una pistola ad aria compressa, forse una provocazione, forse soltanto lo stupido divertimento di quattro guappi, ha scatenato la rivolta. La goccia che ha fatto traboccare il vaso. Di una situazione insostenibile, da tempo. Per tutti. Bianchi e neri. Da una parte una popolazione esasperata pronta ad armarsi per difendersi; dall’altra loro, un esercito di almeno millecinquecento persone arrivate dall’Africa, la maggior parte clandestine, in cerca di una nuova vita in un fazzoletto di terra aspro, silente e avaro. Una guerra fra poveri.
La rivolta del ghetto di Rosarno segna numeri da battaglia: almeno 37 le persone ferite tra immigrati, forze dell’ordine e cittadini qualunque, 7 gli arrestati, tra cui un italiano, Giuseppe Bono, 38 anni: avrebbe tentato di travolgere con una pala meccanica un gruppo di africani che avanzavano a colpi di spranghe. I contusi non si contano.
Le ’ndrine, probabilmente, non gradiranno. Il ministro Maroni ha inviato tra Gioia Tauro e Rosarno un mini esercito di rinforzo fatto da un centinaio di poliziotti e carabinieri. Devono frapporsi tra la rabbia dei neri e la reazione rabbiosa degli abitanti del paese. Un uomo, accerchiato in casa dall’esercito degli extracomunitari armati di spranghe e bastoni, ha afferrato un fucile. È salito sul tetto e ha sparato in aria. Tanto è bastato per rimediare una denuncia. Ma qualcun altro, in serata, ha deciso di prendere la mira. Risultato: due immigrati sono stati centrati dalle pallottole di un fucile da caccia alle gambe. Si trovavano nel loro rifugio, un casolare abbandonato, tra Rosarno e Laureana di Borrello. Trasportati in ospedale non sarebbero gravi. Altri due sono stati presi a sprangate. Tutto ciò mentre nella sede del Comune si era appena concluso il vertice del comitato provinciale per l’ordine e la sicurezza. Toccava invece al prefetto Luigi Varratta provare a tenere a bada il comitato di cittadini costituitosi in poche ore per «cacciare lo straniero» e piazzatosi minacciosamente in municipio. Ma la tensione non è calata, a dispetto delle rassicurazioni. Da una parte e dall’altra. Una delegazione di immigrati si era infatti anch’essa presentata al commissario prefettizio Domenico Bagnato – insediatosi dopo lo scioglimento per mafia del Comune – chiedendo più protezione.
Un centinaio di residenti, armati di bastoni, in serata aveva eretto una barricata sulla statale 18, a poche centinaia di metri dai locali dell’ex Opera Sila dove si trovano molti dei rivoltosi.
Il ministro Maroni, poche ore prima, con il capo della polizia Manganelli aveva deciso di spedire una task-force per affrontare la questione e non solo dal punto di vista dell’ordine pubblico, ma anche per ciò che riguarda gli aspetti legati allo sfruttamento del lavoro nero e all’assistenza sanitaria agli immigrati. Non risparmiandosi una stoccata destinata a trasferire la guerriglia anche a Palazzo: «È una situazione difficile, così come in altre realtà, determinata dal fatto che in tutti questi anni è stata tollerata, senza fare nulla di efficace, una immigrazione clandestina che da un lato ha alimentato la criminalità e dall’altro ha generato situazioni di forte degrado».

Violences xénophobes en Calabre

http://www.radio-canada.ca

vendredi 8 janvier 2010

La tension est plus vive que jamais à Rosarno, où quatre ouvriers agricoles africains ont été agressés par des habitants de la ville, au lendemain d’un incident similaire.

Deux d’entre eux ont été grièvement blessés à coups de barre de fer, les blessures d’un d’entre eux ayant nécessité une intervention chirurgicale au cerveau. Plus tôt, deux autres travailleurs africains ont été blessés aux jambes par des tirs de fusil de chasse, à une dizaine de kilomètres de la ville.

Selon l’agence italienne Ansa, une centaine d’habitants, armés de bâtons et de barres de fer, ont érigé en soirée une barricade près d’un local où se trouvent plusieurs migrants.

En matinée, des milliers d’ouvriers agricoles africains ont manifesté devant l’hôtel de ville de cette localité calabraise pour protester contre une première agression gratuite, jeudi, de deux de leurs compatriotes.

« Nous ne sommes pas des animaux », clamaient-ils, outrés par l’attaque à la carabine contre des migrants de retour des champs par des jeunes de la région.

L’agression avait provoqué des émeutes spontanées, des dizaines de migrants africains déferlant dans les rues de la petite ville calabraise, incendiant des voitures et brisant des vitrines. L’intervention des forces antiémeutes s’est traduite par l’arrestation de sept étrangers. Selon la police, 15 émigrés et 18 policiers ont également été blessés.

La mafia bien servie par le racisme ambiant

Le ministre de l’Intérieur, Roberto Maroni, a mis sur pied une cellule de crise et ordonné l’envoi de renforts policiers dans la région. Ce ministre issu de la Ligue du Nord, parti xénophobe d’extrême droite, a cependant jeté de l’huile sur le feu en avançant que la violence à Rosarno était notamment due à « une trop grande tolérance face à l’immigration clandestine ».

Le chef de l’opposition de centre gauche, Pierlugi Bersani, a aussitôt répliqué en montrant plutôt du doigt le rôle joué par la mafia dans l’exploitation de milliers de clandestins et le racisme qui entretient un climat d’impunité.

Le Haut Commissariat de l’ONU pour les réfugiés a de son côté dénoncé ce qu’il qualifie de « chasse aux immigrés » et annoncé l’envoi samedi d’une mission à Rosarno. Il déplore les « conditions inhumaines dans lesquelles vivent ces ouvriers », rejoignant les avertissements répétés de Médecins sans frontières.

Bon nombre des milliers de migrants qui viennent chaque année en Calabre pour les récoltes n’ont pas de permis de travail. Mal payés, ils vivent dans des conditions rudimentaires, certains dans des usines désaffectées sans eau courante ni électricité.

Selon le principal syndicat italien Cgil, ils sont des dizaines de milliers à faire les récoltes en Calabre et en Sicile, oeuvrant au sein d’un système contrôlé par la mafia qui s’apparente à l’esclavage.

L’intégration passera par des quotas

Par ailleurs, le ministère de l’Éducation a décidé de limiter à 30 % le nombre des élèves étrangers dans les classes au primaire et au secondaire. La mesure s’appliquera dès la prochaine année scolaire, mais ne concernera pour l’instant que les classes de première année de chaque palier.

Le gouvernement voit dans cette mesure qui s’adresse aux non-Italiens un moyen de « favoriser l’intégration » à la culture italienne, en tout « respect pour les autres cultures ».

« Établir un plafond de 30 % d’élèves étrangers par classe est selon moi un moyen utile pour favoriser l’intégration, car grâce à cette limite, nous évitons la création de classes ghetto avec uniquement des élèves étrangers », a affirmé la ministre de l’Éducation, Mariastella Gelmini.

L’opposition de centre gauche convient qu’il faut éviter la création de ghettos scolaires, mais craint que la mesure ne fasse qu’accroître le sentiment d’exclusion des immigrés.

On dénombre 600 000 élèves étrangers dans les écoles italiennes, dont un tiers sont nés en Italie.

Les émeutes dégénèrent en Italie: la population s’en prend aux manifestants immigrés

http://www.tsr.ch

08.01.2010 22:21

Neuf immigrés ont été blessés vendredi dans le cadre de manifestations ayant tourné en affrontements contre la police et la population à Rosarno (sud). Un homme a dû être opéré d’urgence. Cet immigré, ainsi qu’un deuxième, ont été frappés à coups de barre de fer. Cinq autres ont été percutés par des automobilistes italiens et les deux derniers ont été touchés par des tirs de fusil. Les heurts ont débuté jeudi soir, quand des immigrés, employés comme ouvriers agricoles et maintenus dans des conditions de vie précaires, ont provoqué des émeutes à Rosarno en réaction à une agression de jeunes de la région. (SWISS TXT)

Chasse aux immigrés en Calabre: au moins neuf blessés, dont deux graves

AFP

De Michèle LERIDON– 8 01 2010

ROME — Au moins neuf immigrés ont été blessés vendredi, dont deux grièvement, lors d’une véritable chasse aux étrangers menée par des habitants de Rosarno, en Calabre, dans le sud de l’Italie, au lendemain de manifestations d’immigrés qui avaient dégénéré en affrontements avec la police.

Au total, selon le préfet de Reggio di Calabria, le bilan des violences depuis jeudi dans cette ville est de 37 blessés: 19 étrangers et 18 policiers.

Dans des agressions séparées, deux étrangers ont été grièvement blessés à coups de barres de fer, cinq ont été volontairement renversés par des voitures, et deux autres, cibles de tirs de fusils de chasse, ont été légèrement blessés aux jambes.

Selon l’agence de presse italienne Ansa, une centaine d’habitants armés de bâtons et de barres de fer ont érigé des barricades, notamment près d’un local où se trouvaient de nombreux immigrés. Certains charriaient des bidons d’essence et des massues.

D’autres ont décidé d’occuper la mairie de Rosarno « jusqu’à ce que les immigrés soient éloignés ».

« Qu’ils s’en aillent, il faut qu’ils aient peur », a déclaré à la télévision un jeune habitant de la ville, tandis qu’un autre expliquait: « C’est une protestation organisée ».

Le président de la République Giorgio Napolitano a lancé dans la soirée un appel à « arrêter sans délai toute violence ».

Un « important contingent de policiers a été envoyé pour assurer un meilleur contrôle du territoire et garantir la sérénité à toute la population présente », a annoncé le chef de la police Antonio Manganelli, après s’être entretenu avec le ministre de l’Intérieur Roberto Maroni.

Et une task force regroupant Etat et région a été mise en place à Reggio Calabria, la capitale de la province.

Des autobus privés sont arrivés pour emmener 150 immigrés hors de Rosarno, a indiqué à l’AFP Mario Tosti, un journaliste de la région.

Ces incidents surviennent après une manifestation jeudi soir de plusieurs centaines d’ouvriers agricoles, pour la plupart employés illégalement dans la région, pour protester contre l’agression de plusieurs d’entre eux, cibles de tirs de fusils à air comprimé. Ils avaient incendié des voitures et brisé des vitrines à coups de bâtons et des affrontements avaient éclaté avec la police.

Pour M. Maroni, membre du parti anti-immigrés Ligue du nord, ces tensions sont le résultat d' »une trop grande tolérance face à l’immigration clandestine ».

Le Haut commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) et le principal syndicat italien, la Cgil, ont pour leur part dénoncé les « conditions inhumaines dans lesquelles vivent ces ouvriers: cabanes insalubres, sans eau, sans hygiène ».

Un peu plus tôt dans la journée, la porte-parole de l’antenne italienne du HCR, Laura Boldrini, avait dit à l’AFP craindre « une chasse aux immigrés ».

Chaque année, la récolte des fruits – oranges et clémentines – attire un afflux de quelque 4.000 immigrés à Rosarno (15.000 habitants). En décembre 2008, deux étrangers avaient été blessés par balles dans cette ville dans des violences de même nature.

Selon la Cgil, environ 50.000 travailleurs immigrés vivent en Italie dans des logements insalubres similaires à ceux de Rosarno.

Le syndicat a dénoncé l’emprise de la mafia, surtout dans le sud du pays, sur ces immigrés massivement employés dans l’agriculture, qui représentent « une main d’oeuvre à bas coût » payée autour de 25 euros par jour.

Italie: deux immigrés blessés par balles après des manifestations

AFP

8 01 2010

ROME — Deux immigrés ont été blessés par balles aux jambes vendredi soir à Rosarno en Calabre (sud de l’Italie), où la police a envoyé des renforts au vu des tensions persistantes, après des manifestations d’immigrés qui avaient dégénéré la veille en affrontements avec les forces de l’ordre.

Un « important contingent de policiers a été envoyé pour assurer un meilleur contrôle du territoire et garantir la sérénité à toute la population présente », a annoncé le chef de la police Antonio Manganelli, après s’être entretenu avec le ministre de l’Intérieur Roberto Maroni.

Les deux blessés, victimes de tirs de fusils de chasse et souffrant de blessures « sans gravité » selon la police, ont été admis à l’hôpital de Polistena.

Selon un carabinier de Gioia Tauro, qui supervise la région où se trouve la localité de Rosarno, les deux hommes ont été atteints alors qu’ils se trouvaient sur la route. Ils vivaient dans une ferme abandonnée près de Rosarno.

La situation était toujours « tendue » vendredi soir dans la zone avec « des manifestations d’habitants contre les immigrés et d’immigrés contre les habitants », a précisé ce carabinier, joint par téléphone par l’AFP depuis Rome.

Selon l’agence italienne Ansa, une centaine d’habitants armés de bâtons et de barres de fer ont érigé vendredi soir à proximité de Rosarno une barricade près d’un local où se trouvent de nombreux immigrés.

Jeudi soir, plusieurs centaines d’ouvriers agricoles, pour la plupart employés illégalement dans la région et provenant d’Afrique noire, avaient incendié des voitures et brisé des vitrines à coups de bâtons à Rosarno pour protester contre l’agression de plusieurs d’entre eux, cible de tirs de fusils à air comprimé.

Des incidents s’en étaient suivis, faisant plusieurs blessés parmi les manifestants.

Après ces affrontements, le HCR s’était dit très préoccupé d’un risque de « chasse aux immigrés ».

« Nous sommes très préoccupés face à la situation à Rosarno et à la tension qui reste forte aujourd’hui », avait déclaré un peu plus tôt vendredi à l’AFP la porte-parole de l’antenne italienne du Haut commissariat de l’ONU pour les réfugiés, Laura Boldrini.

Annonçant une mission du HCR sur place dès samedi, elle a dit s’inquiéter du « risque que des habitants cherchent à se venger ».

« On ne sait pas avec certitude mais deux ou peut-être cinq ont été blessés et hospitalisés » après les manifestations, a dit Mme Boldrini.

Vendredi, un sit-in a réuni environ 2.000 immigrés dans le centre de Rosarno, selon les médias italiens, tandis qu’une dizaine d’habitants bloquaient des voies d’accès et d’autres occupaient la mairie pour demander d’éloigner les immigrés de la ville.

M. Maroni, membre du parti anti-immigrés Ligue du nord, a affirmé que ces tensions étaient le résultat d' »une trop grande tolérance face à l’immigration clandestine ».

Mme Boldrini, tout comme le principal syndicat italien Cgil, ont dénoncé les « conditions inhumaines dans lesquelles vivent ces ouvriers: cabanes insalubres, sans eau, sans hygiène ».

Selon la Cgil, environ 50.000 travailleurs immigrés vivent en Italie dans des logements insalubres similaires à ceux de Rosarno.

Elle a dénoncé l’emprise de la mafia surtout dans le sud du pays sur ces immigrés massivement employés dans l’agriculture, qui représentent « une main d’oeuvre à bas coût » payée autour de 25 euros par jour.

Rosarno, immigrati in rivolta centinaia di auto danneggiate

Da Repubblica on line del 7 gennaio 2010

A scatenare la rabbia degli extracomunitari il ferimento di alcuni di loro oggetto di colpi di fucile ad aria compressa

ROSARNO – Centinaia di auto distrutte, cassonetti divelti e rovesciati sull’asfalto, ringhiere di abitazioni danneggiate. E’ il bilancio di un pomeriggio di guerriglia urbana a Rosarno, nella Piana di Gioia Tauro, per la protesta di alcune centinaia di extracomunitari, lavoratori dell’agricoltura, accampati in condizioni disumane in una vecchia fabbrica in disuso e in un’altra struttura abbandonata. Risale a maggio dello scorso anno l’arresto di tre imprenditori, sempre a Rosarno, per « riduzione in schiavitù » di alcuni immigrati. A dicembre del 2008, invece, un episodio simile a quello di oggi: due giovani a bordo di un’auto spararono alcuni colpi di pistola contro due ragazzi africani di ritorno dai campi. Anche in qual caso gli extracomunitari reagirono con una violenta protesta.

A fare scoppiare la rivolta è stato il ferimento con un’arma ad aria compressa, da parte di un gruppo di sconosciuti, di alcuni cittadini extracomunitari. I feriti – tra i quali c’è anche un rifugiato politico del Togo con regolare permesso di soggiorno – non destano particolari preoccupazione, ma la volontà di reagire che covava da tempo nella colonia di lavoratori ammassati nella struttura in condizioni ai limiti del sopportabile (e di altri nelle stesse condizioni a Gioia Tauro in locali dell’Ex Opera Sila) non ci ha messo molto ad esplodere.

Armati di spranghe e bastoni, gli extracomunitari in larga parte provenienti dall’Africa hanno invaso la strada statale che attraversa Rosarno mettendo a ferro e fuoco alcune delle vie principali: dalle auto – in qualche caso anche con persone a bordo – alle abitazioni, ai cassonetti dell’immondizia. A nulla è valso l’intervento di polizia e carabinieri in assetto antisommossa, schierati di fronte ai più agguerriti, un centinaio di persone tenute sotto stretto controllo.

In serata sono arrivati i rinforzi e si è tentata una trattativa per far rientrare la protesta. Anche la popolazione ha reagito e, in queste ore, alcuni giovani di Rosarno, circa un centinaio, stanno seguendo l’evolversi della situazione ad alcuni metri dalle forze dell’ordine. Sul posto tutti i dirigenti dei commissariati di Pubblica sicurezza e delle compagnie di carabinieri della Piana. Tra Rosarno, l’ex fabbrica in disuso, e Gioia Tauro, sono circa 1.500 gli extracomunitari che lavorano come manodopera nell’agricoltura.

Italie: heurts entre policiers et immigrés

AFP

08/01/2010

Des heurts ont opposé hier soir des policiers à des centaines de manifestants, dont de nombreux immigrés clandestins, qui protestaient dans les rues de Rosarno, dans le sud de l’Italie, faisant plusieurs blessés légers, a rapporté l’agence Ansa.

Les immigrés, en majorité originaires d’Afrique et qui travaillent, souvent au noir, dans l’agriculture, manifestaient violemment dans les rues de cette petite localité de Calabre après avoir été la cible, plus tôt dans la journée, de tirs provenant d’une arme à air comprimé.

Plusieurs personnes ont été touchées, dont un réfugié politique du Togo, mais aucune n’est grièvement blessée.

Pour protester contre cette attaque, les immigrés ont manifesté dans les rues de Rosarno, incendiant des véhicules et des poubelles et frappant avec des bâtons les maisons et les vitrines des magasins.

Pendant que le préfet local négociait avec les manifestants, un groupe d’immigrés a jeté des cailloux et d’autres objets vers les policiers qui ont répliqué en chargeant. Plusieurs manifestants ont été interpellés et plusieurs autres légèrement blessés lors de ces échauffourées.

Immigrants and Italian police clash: report

AFP

8 01 2010

ROME — Scuffles have broken out between Italian police and hundreds of immigrant workers in the southern city of Rosarno, injuring several people, the Italian news agency ANSA reported.

The farm labourers, mostly from Africa, were angered after a number of them had been shot earlier in the day with an air rifle.

While local officials were holding talks with some of the demonstrators, others began to throw rocks at police, who responded with charges.

A number of the demonstrators suffered minor injuries and police made several arrests, ANSA reported.

The conditions on farms in southern Italy are notoriously poor, with immigrant workers often being housed in barracks without electricity and running water.

La rivolta nera di Rosarno « Vessati dalla ‘ndrangheta »

http://www.lastampa.it

8/1/2010

Reazione dopo gli spari a un africano: scontri, feriti e auto distrutte

SALVATORE SALVAGGIULO

INVIATO A ROSARNO

Qui è un macello, un macello», dicono i poliziotti da Rosarno che va a fuoco mentre a Reggio Calabria, 70 chilometri più a Sud, va in scena la parata dello Stato che fa lo Stato con centoventi agenti e sei magistrati in più contro la ‘ndrangheta.

Una città italiana brucia, i calabresi sparano agli immigrati e ne feriscono alcuni, gli extracomunitari mettono a ferro e fuoco il paese, danno l’assalto alle auto con donne e bambini, feriscono gli italiani. E quando fa buio ancora proseguono saccheggi, devastazioni, incendi di auto, infissi sventrati, con nove italiani e sei stranieri feriti, la gente terrorizzata e in fuga che incita gli agenti contro gli stranieri: «Sparategli addosso!», le donne in lacrime, «una cosa mai vista anche se qui di rivolte di immigrate ne vediamo spesso».

Un anno dopo, ci risiamo, in questo paese dannato da una specie di guerra etnica carsica, con cinquemila immigrati di 23 diverse nazionalità su una popolazione di 16 mila abitanti, la terza zona d’Italia per densità di stranieri dopo Napoli e Foggia. Arrivano per lavorare la terra, per lo più raccogliere gli agrumi della piana di Gioia Tauro. Si stabiliscono in inverno, sono stagionali, poi si sposteranno a nord, direzione Puglia e Campania, per la raccolta dei pomodori. Qui vivono in condizioni disumane, accampati nelle fabbriche dismesse o mai completate (qui non mancano entrambe), buttati per terra senza nemmeno un materasso, con un bagno chimico fatiscente per duecento persone, assistiti solo da Libera, Caritas, Medici senza frontiere.

E devono sottostare al ricatto della ‘ndrangheta, che in fondo c’entra sempre: li taglieggia come fa con i commercianti, li paga 20 euro per una giornata di lavoro e ne chiede indietro 5 come «tassa di soggiorno», altrimenti sono guai. In questo contesto, con migliaia di immigrati irregolari ricattati e incapaci di darsi condizioni di vita accettabili («Abbiamo provato a spiegare che devono pulire il posto in cui vivono, non c’è stato niente da fare», racconta un volontario), è inevitabile che prima o poi la bomba scoppi. Ieri alcuni immigrati sono stati feriti a colpi di carabina ad aria compressa in due differenti «spedizioni», organizzate nei pressi di due capannoni in cui vivono gli immigrati.

Probabilmente un atto punitivo, spiegano i testimoni, come reazione a un mancato pagamento, all’ennesimo sopruso o a un affronto non consentito. Un episodio analogo a quello di un mese e mezzo fa: cose che capitano «in un posto in cui abbiamo più pistole che persone», dice don Pino Masi, anima dell’associazione Libera. Tra gli immigrati feriti, anche uno dei pochi regolari: arriva dal Togo, è un rifugiato politico. Un altro viene ricoverato nell’ospedale di Polistena (le condizioni non destano preoccupazioni), un terzo torna indietro nell’accampamento dove vive con altri settecento e convoca la rivolta.

Nel dicembre del 2008, invece, gli extracomunitari avevano reagito all’aggressione a colpi di pistola da parte di un gruppo di ragazzi inscenando una manifestazione pacifica fino al Comune, che aveva raccolto la solidarietà dei rosarnesi. Questa volta no, «hanno fatto la rivoluzione» si sente dire in paese. In centocinquanta si muovono e raggiungono la statale 18 che porta a Gioia Tauro. Primo blocco stradale. Poi alcuni marciano verso il centro cittadino e comincia il dramma: sassaiole, saccheggio di negozi, di abitazioni danneggiate, cassonetti ribaltati e fuoco a centinaia di auto, anche con persone a bordo. Distruggono tutto quello che trovano davanti, dai vasi di fiori alle vetrine dei negozi.

Poi bloccano ancora la statale dall’altra parte, così creando due fronti di guerriglia. Le auto vengono fermate e assaltate senza alcuna remora, nemmeno quando al volante c’è una donna che sta tornando a casa con due figli. Lei viene colpita in testa, costretta a scendere e ad assistere all’incendio rituale della sua vettura. Finirà all’ospedale di Gioia Tauro, il referto parla di una ferita lacero contusa. Armati di spranghe e bastoni, gli africani invadono le strade della città.

Arrivano poliziotti e carabinieri, si schierano davanti ai più agguerriti, provano a tenerli sotto controllo come avevano fatto altre volte ma con scarsi risultati. Sono pochi, lanciano lacrimogeni. Chiedono rinforzi, ecco da Reggio Calabria gli agenti del reparto mobile in tenuta anti sommossa, nella tarda serata cercano di concordare una tregua, mentre la gente li invita a sparare sugli immigrati e un centinaio di rosarnesi si organizza in gruppo e segue l’evoluzione della trattativa a distanza, pronto a intervenire. Improvvisamente dal fronte della rivolta parte una sassaiola: è il momento della tensione massima, le forze dell’ordine usano la forza. Una carica disperde gli immigrati nel centro cittadino, sei di loro vengono fermati e altrettanti contusi vengono portati al pronto soccorso, mentre restano le barricate e il fuoco sulla statale.

Gli immigrati chiedono di parlare con il commissario prefettizio Francesco Bagnato, che regge il Comune dopo lo scioglimento per infiltrazioni mafiose di due anni fa. Il governatore Agazio Loiero parla di «clima di intolleranza xenofoba e mafiosa, che non riguarda ovviamente la popolazione di Rosarno, giustamente allarmata per la situazione di tensione che si è determinata con la rivolta degli extracomunitari sfruttati, derisi, insultati e ora, due di loro, feriti con un’arma ad aria compressa». Dalla collina che domina questo inferno, le strette di mano, le foto di gruppo e i sorrisi delle autorità a Reggio Calabria sembrano lontanissime. Qui la notte deve ancora passare.

Immigrati presi a pallettoni e si scatena la rabbi

http://www.unita.it

07 gennaio 2010

(Reggio Calabria) “I fatti sono molto più seri degli incidenti seguiti alle proteste del dicembre 2008, quando la comunità ghanese e burkinabè scese in piazza per protestare contro il ferimento di due ragazzi a colpi di kalashnikov sparati da un’autovettura in corsa. Oggi a Rosarno alcuni ragazzi africani sono stati raggiunti nel primo pomeriggio da colpi sparati da un fucile ad aria compressa, e tutta la rabbia della comunità degli immigrati africani per la raccolta di clementine e olive è venuta fuori. Al momento non sembra ci siano feriti ma sicuramente alcuni calabresi sono stati aggrediti mentre i migranti inscenavano la loro protesta; la polizia ha riferito come diverse autovetture siano state ribaltate e alcune addirittura date alle fiamme mentre percorrevano la statale di fronte alle fabbriche abbandonate (come l’impianto ‘Rognetta’) dove i lavoratori stagionali hanno trovato un riparo”; a parlare è uno dei ragazzi dell’Osservatorio Migranti , mentre mette in ordine la sua valigia, afferra al volo le chiavi della sua auto e lascia Rosarno. Stanotte meglio non dormire in città.

“Per me e per tutti quelli che in questi anni hanno aiutato i migranti”; la rabbia degli extracomunitari covava da tempo, nonostante in maggio finalmente i primi tre sfruttatori avessero pagato con l’arresto per ‘’riduzione in schiavitù’’. Ma gli africani non conoscono la Calabria. Non immaginano che possa essere più dura del continente dal quale sono scappati, lasciandosi alle spalle guerre e pallottole. Guerre e pallottole di altro tipo. Ma oggi chi ti parla da Rosarno dall’altro lato della cornetta, ti fa capire che il peggio deve ancora venire. “I ragazzi hanno spaccato vetrine, attaccato negozi, dato fuoco ad alcune auto, senza sapere chi potessero essere i proprietari di questi negozi e di queste autovetture”, spiega una fonte che prega di rimanere anonima per timore di sempre più probabili conseguenze. La paura che adesso attanaglia i rosarnesi è che i soliti picciotti possano vedere gli episodi di violenza del 7 gennaio come uno ‘sgarro’ che il loro codice dell’onore non può fare passare sotto silenzio. E la voce che sta correndo in queste ore sulla Piana di Gioja Tauro è che domani, nelle prossime ore, a parlare saranno le lupare degli uomini delle ‘ndrine, che non possono tollerare sul loro territorio una tale violazione della Pax mafiosa. I due ragazzi aggrediti a colpi di fucile ad aria compressa sono fuori pericolo, all’ospedale di Gioja Tauro.

Sulla statale degli ulivi che collega Rosarno a San Ferdinando nel pieno della Piana, e dall’altro lato al mar Tirreno con Gioja e il suo porto, sembra sia tornata la calma, restaurata dall’intervento di una decina di auto del comando di polizia gioiese. Ma alcune vetture bruciano ancora; e rimangono i danni a negozi. Impossibile contattare qualcuno alle caserme di carabinieri o polizia, ma sembra che alcuni cittadini italiani durante le proteste siano stati aggrediti dalla folla, inferocita per l’ennesimo trattamento disumano, per l’ennesimo assalto ai danni di chi attraversa i continenti per venire qui a lavorare come bestie per 20 euro al giorno, deprivati di ogni conforto materiale. Ma stavolta i migranti potrebbero aver passato il segno, e aver commesso un errore fatale, accecati dalla loro rabbia. Nelle prossime ore le bocche taceranno in Calabria, e chi sente dentro di sé di aver subito un torto, molto probabilmente cercherà di porre rimedio. Da soli. Senza ricorrere alla polizia. Con le carabine sempre pronte, sempre ben oliate, tenute dietro le dispense e nelle cantine.

photos ANSA

~ par Alain Bertho sur 8 janvier 2010.

Une Réponse to “Emeute à Rosarno en Italie – janvier 2010”

  1. this is like modern day slavery. European countries like France and Italy love to brag about human rights but have a lot of racism and hatred towards african and north african immigrants (or black/brown french/italians)…I am glad they rioted, they should have destroyed more things…

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