Incendies de la Saint-Sylvestre en France – janvier 2010
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En une décennie, le phénomène des voitures brûlées s’est étendu et banalisé
LE MONDE
05.01.10
Il y a dix ou quinze ans, la publication des statistiques sur les voitures brûlées lors du Nouvel An, en particulier à Strasbourg, créait un émoi politique et médiatique important. La droite accusait le gouvernement Jospin, alors au pouvoir, de ne pas répondre aux problèmes d’insécurité. En septembre 1999, le chef de l’Etat, Jacques Chirac, s’alarmait ainsi devant le congrès des sapeurs-pompiers de la hausse du nombre d’incendies dans le cadre des violences urbaines : il livrait le chiffre, jugé inquiétant, de 14 000 incendies volontaires pour 1998. Une année qui s’était conclue par une Saint-Sylvestre agitée à Strasbourg mais très calme dans le reste de la France : à peine une centaine de véhicules incendiés, au total, selon les statistiques transmises à l’époque au Monde. Une décennie plus tard, le ministre de l’intérieur, Brice Hortefeux, peut se féliciter publiquement d’avoir permis aux Français de passer une soirée de Saint-Sylvestre « calme », alors que 1 137 véhicules ont été incendiés dans la nuit. « La tendance à la hausse a été enrayée », s’est réjoui M. Hortefeux en référence aux statistiques de l’année précédente, les pires jamais enregistrées avec 1 147 véhicules carbonisés. Mais cette appréciation positive est invalidée par l’analyse des années précédentes : 878 voitures brûlées en 2008, 397 en 2007, 425 en 2006, 337 en 2005, 324 en 2004, selon les chiffres officiels alors transmis à la presse par le ministère de l’intérieur.
Deux facteurs semblaient pourtant se conjuguer pour en réduire le nombre en 2009. D’abord une couverture a minima du sujet par les télévisions, fortement critiquées dans les années 1990 et après les émeutes de 2005 pour avoir contribué à une émulation négative entre quartiers sensibles : avant le réveillon de cette année, elles sont restées extrêmement sobres, sinon silencieuses sur le sujet. Ensuite, une présence policière exceptionnelle : 45 000 policiers et gendarmes mobilisés pour le 31 décembre 2009, 34 000 pour le 14 juillet 2009… soit des capacités proches du maximum, de l’avis des syndicats de policiers.
Le Nouvel An masque un mouvement de banalisation du phénomène : depuis cinq ans, le ministère de l’intérieur ne parvient pas à faire diminuer le nombre global d’incendies de voitures, ceux du Nouvel An et du 14-Juillet comme ceux du quotidien.
Alors que l’année 2005, marquée par les trois semaines d’émeutes dans les banlieues, avait été qualifiée d’exceptionnelle (45 588 véhicules incendiés, dont 10 000 pendant les émeutes), la tendance est restée globalement défavorable, très loin des statistiques évoquées en 1999 par le chef de l’Etat. Encore 44 157 voitures brûlées en 2006, 46 814 en 2007, un peu plus de 40 496 en 2008 et probablement plus de 40 000 en 2009, si on en croit les premiers chiffres rapportés par Le Figaro.
Les autorités policières insistent sur le fait que les violences urbaines n’expliquent qu’une partie des feux. Elles mettent en avant la « multiplicité des motivations des incendiaires », en particulier les escroqueries à l’assurance, la volonté de faire disparaître des traces ADN ou digitales dans des voitures volées, des vengeances personnelles, des conflits de voisinage… Une analyse validée par la dispersion des incidents sur la quasi-totalité du territoire : alors que le phénomène touchait presque uniquement les quartiers sensibles il y a quelques années, des territoires ruraux et périurbains sont désormais concernés.
Mais l’expérience de ces dernières années montre que l’incendie est devenu un outil banal de manifestation, de colère mais aussi de joie. Tous les rassemblements importants impliquant la jeunesse sont devenus à risque : le Nouvel An, donc, mais aussi les nuits des 13 et 14 juillet (500 véhicules), les matches de football (au moins 300 véhicules brûlés en France en marge du match Egypte-Algérie), les élections importantes (730 voitures le soir de la victoire de Nicolas Sarkozy en 2007). Un phénomène unique en Europe à cette échelle.
Luc Bronner
Réveillon 2010 : toujours autant de voitures brûlées, malgré le satisfecit gouvernemental
LE MONDE | 02.01.10
Batailles de statistiques et de communication contre faits têtus, et parfois tragiques : les questions liées à l’ordre public et à la sécurité échappent rarement à cette dialectique. Lourd sujet de préoccupation pour les responsables de l’Etat et les élus locaux, elles donnent aussi matière à un affrontement politique permanent droite contre gauche, tantôt sur les faits, tantôt sur les méthodes.
Les péripéties de la rue liées au réveillon de la Saint-Sylvestre n’ont pas échappé à la règle. Et le ministère de l’intérieur a semblé gagner, du moins dans un premier temps, ce combat de la communication. Vendredi 1er janvier, il a commencé par diffuser un chiffre sur les interpellations de la nuit, 405. Tout en notant qu’« aucun incident important n’a été constaté ». Toute la journée, les messages apaisants sur une « nuit calme » se sont succédé. Sur la lancée, l’UMP a diffusé un communiqué d’Eric Ciotti, secrétaire national aux questions de sécurité, pour louer « l’efficacité des forces de l’ordre ».
Mais vers 18 heures, un nouveau communiqué officiel a indiqué que le nombre de voitures brûlées au cours de la nuit s’élevait à 1 137. Un tout petit reflux par rapport au record de 1 147 véhicules incendiés atteint au réveillon de 2008-2009. « Globalement, nous sommes soulagés. Il n’y a pas eu d’accidents graves, et il y a une rupture de la tendance à la hausse du nombre de voitures brûlées, déclare au Monde le ministre de l’intérieur Brice Hortefeux. La baisse est même très sensible dans l’agglomération parisienne. »
Selon le bilan « définitif » dressé en fin de journée vendredi, 198 voitures ont été détruites à Paris, en Seine-Saint-Denis, dans le Val-de-Marne et dans les Hauts-de-Seine contre 248 l’an dernier, soit une « diminution de plus de 20 % ».
« Les quelques troubles à l’ordre public qui se sont produits ont été maîtrisés très rapidement », souligne le ministère qui met l’accent sur le nombre total, revu à la hausse, de personnes interpellées, 549 contre 288 lors du réveillon 2009, et celui de 481 personnes placées en garde à vue (contre 219). Ces données concernent l’ensemble du territoire, sans préciser les circonstances de ces arrestations. Seize policiers et gendarmes ont été « légèrement blessés ». Et les pompiers sont beaucoup moins intervenus, à 7 553 reprises contre plus de 12 000 fois en 2009. Il n’empêche, le nombre de voitures brûlées est resté stable, malgré le déploiement d’un dispositif impressionnant : 45 000 policiers et gendarmes (contre 35 000 en 2009) dont 8 000 pour l’agglomération parisienne.
Du coup, Nicolas Sarkozy, qui recevait à l’Elysée les travailleurs de la nuit de la Saint-Sylvestre à 16 heures, vendredi, s’est abstenu de tout triomphalisme. « La nuit a été assez calme, ce qui ne veut pas dire que vous n’avez pas eu beaucoup de travail », a simplement commenté le chef de l’Etat. M. Sarkozy, qui a remercié M. Hortefeux, n’a pas évoqué un nombre de voitures brûlées à la baisse comme il l’avait prévu initialement.
« IL Y A DES LEÇONS À TIRER »
Si les chiffres parisiens – les seuls détaillés – régressent, cela signifie que ceux de province sont en hausse. « Il y a eu diffusion », concède M. Hortefeux. Selon des chiffres fournis au Monde par des services de police, le nombre de voitures brûlées est resté stable à Strasbourg, 70, tandis que celui des interpellations a bondi à 54, dont un mineur de 11 ans. A Toulouse, 40 véhicules incendiés ont été recensés (contre 35 en 2009) et une soixantaine dans l’agglomération de Nantes. Contrairement aux craintes, peu de départements ruraux ont été touchés.
Cette évolution en ciseau fait l’affaire de la nouvelle police d’agglomération parisienne, mise en place en septembre sous l’autorité du préfet de police et dont « l’efficacité » a été soulignée par MM. Sarkozy et Hortefeux. « Il y a des leçons à tirer » affirme ce dernier, qui dit avoir été frappé par le profil des incendiaires. « Ce sont des gamins parfois isolés, dit-il, comme ce délinquant mineur interpellé tout seul à Asnières avec son bidon d’essence à la main. »
Unité SGP Police, premier syndicat de gardiens et gradés, a réagi à partir du bilan de 1 137 véhicules incendiés, jugé « provisoire ». « Depuis maintenant plusieurs années, c’est un véritable dispositif d’exception qui doit être mis en place », a affirmé son secrétaire général, Nicolas Comte. Jacques Urvoas, secrétaire national du PS à la sécurité, s’en est pris de son côté aux « communiqués de victoire » de la majorité : « 10 000 fonctionnaires de plus mobilisés cette nuit, un doublement des interpellations et des gardes à vue, et simplement dix voitures incendiées en moins ! » « Ce constat est profondément inquiétant. »
Arnaud Leparmentier et Isabelle Mandraud
Une nuit de la Saint-Sylvestre bien plus calme que les précédentes
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters
| 01.01.10
Le passage à la nouvelle année a été fêté joyeusement en France, dans une ambiance plutôt calme, le nombre des incidents semblant en retrait sensible d’une année sur l’autre. Seul incident notable de la nuit du jeudi 31 décembre au vendredi 1er janvier, en région parisienne, une intoxication au monoxyde de carbone a fait 65 blessés, dont six graves, à Pantin, en Seine-saint-Denis, dans des circonstances qui n’étaient pas encore précisées vendredi matin.
Le ministère de l’intérieur, qui avait mobilisé 45 000 policiers et gendarmes, a fait savoir que les forces de l’ordre ont procédé à 405 interpellations, principalement pour des tentatives d’incendie de véhicule ou pour des jets de projectiles sur les forces de l’ordre, mais qu‘ »aucun incident important n’a été constaté ».
TRÈS CALME EN ILE-DE-FRANCE, PAISIBLE EN PROCINCE
Des informations parcellaires recueillies par l’AFP avant 8 h 30 semblaient confirmer que la nuit de la Saint-Sylvestre a été plus calme que la précédente (1 147 voitures brûlées l’année dernière). En région parisienne, dans les Hauts-de-Seine, une source syndicale policière parlait à 6 heures de 32 véhicules brûlés, dont dix à Colombes, mais pas d’affrontement entre jeunes et police. Dans le Val-de-Marne, selon la police, la nuit a été « très calme », « normale », avec « moins de voitures brûlées que d’habitude ». En Seine-et-Marne, quelques véhicules incendiés et feux de poubelle ont été signalés par la sécurité publique. Et la situation était aussi calme en province.
A Strasbourg, traditionnellement touchée par les incendies de voitures, on a compté entre 60 et 70 voitures brûlées, selon France Bleu Alsace, contre environ 90 fin 2008. « Il y a eu des tensions, mais les choses se sont globalement mieux passées » que les années précédentes, a résumé Olivier Bitz, adjoint au maire chargé de la sécurité. Les pompiers ont signalé, dans le Nord, « 124 interventions entre 17 heures et 5 heures du matin pour des feux de voitures, de mobiliers urbains et de poubelles confondus ». Ce chiffre semble relativement faible par rapport à l’an passé où les pompiers avaient dénombré 94 feux rien que pour les véhicules incendiés pour le premier de l’an.
Alsace
De 55 à 57 véhicules incendiés à Strasbourg, un forcené à Colmar
www.dna.fr
& 01 2010
La nuit de la Saint-Sylvestre 2009-2010 a été plutôt calme à Strasbourg. Pour l’heure, les chiffres qui circulent, non confirmés officiellement, font état de 55 à 57 véhicules brûlés dans la nuit (l’année dernière, la préfecture avait dénombré 70 incendies, 75 en 2007).
A 19 h, deux véhicules incendiés étaient signalés (et dûment consignés) place Buchner à Hautepierre et rue Gay-Lussac à Cronenbourg.
A 20 h 45, le directeur départemental de la sécurité publique du Bas-Rhin, Luc-Didier Mazoyer, dans un bref résumé oral à l’attention du maire de Strasbourg, résumait l’ambiance générale: «Rien de grave. Quelques fêtes qui dégénèrent, c’est tout».
Incendie d’un dépôt du TNS
A 21 h, un incendie d’origine inconnue était signalé à la Meinau, plaine des Bouchers, dans un entrepôt du Théâtre national de Strasbourg, rue Schertz. C’est un stock de décors qui a brûlé, sur une surface de 400 à 500 m². L’incendie, qui n’a pas fait de blessés, a été rapidement maîtrisé grâce à l’intervention d’une vingtaine de sapeurs-pompiers.
Vers 22 h 30, à Hautepierre, la fête battait son plein au centre socioculturel du Galet. Belle ambiance, toutefois troublée à l’extérieur par quelques échanges de pétards musclés. L’un d’eux a bien failli rendre sourd le directeur général des services de la CUS.
L’utilisation de gros artifices est d’ailleurs une tendance générale observée cette année. Vincent Debes, maire de Hoenheim, la confirme, et les fortes explosions entendues ici et là vont dans ce sens. L’un de ces engins, qui a explosé à l’extérieur d’un bus de la CTS, en a même sérieusement endommagé la porte, cependant que son conducteur en était quitte pour des bourdonnements dans les oreilles.
Fausse alerte au Quartier des XV
En sillonnant les quartiers, on pouvait relever ici ou là des incendies sans gravité. Feux de poubelles (rue des Canonniers vers 23 h cité Képler vers 23 h 30), de détritus (place Arago vers 23 h 15).
Petite frayeur également vers 22 h, lorsqu’un début d’incendie a été signalé sur le toit de l’école élémentaire du quartier des XV. Fausse alerte (un riverain avait cru apercevoir un pétard lancé sur le toit, puis un début d’embrasement) qui a mobilisé quelques camions de pompiers. L’adjoint de quartier Olivier Bitz, également en charge des questions de sécurité, a dû interrompre sa tournée dans les quartiers pour se rendre sur place.
Tensions avec les forces de l’ordre
Vers 1h du matin, à Koenigshoffen dans la rue des Comtes, la police est intervenue pour évacuer la rue.
A minuit et demi, il a fallu déployer des policiers équipés de flash-balls au Neuhof, à hauteur du quartier Lizé, pour que les pompiers puissent éteindre un feu de véhicule. Au Port-du-Rhin, une compagnie de CRS a été un peu chahutée par une bande de jeunes vers 23 h.
Au final, Roland Ries fait observer que «les résultats chiffrés en matière d’incendies de véhicules et d’actes de délinquance semblent globalement être à la baisse». C’est effectivement le sentiment général de nombre d’observateurs. Si le chiffre des voitures brûlées se confirme — et si on considère que c’est un indicateur fiable — les tensions du milieu des années 90 semblent apaisées. Une tendance perceptible depuis quelques années déjà.
A Colmar, un début d’incendie et un forcené
A Colmar, 40 policiers du commissariat local et 40 gendarmes mobiles vosgiens ont été mobilisés durant la nuit de la Saint-Sylvestre pour assurer la sécurité. Le quartier ouest a connu son lot habituel de voitures brûlées, dont le nombre serait légèrement inférieur aux 19 de l’année dernière. Le bilan officiel sera communiqué par la préfecture en fin d’après-midi.
C’est entre minuit et 2h que l’activité a été la plus intense. Après avoir essuyé des tirs d’artifices avenue de Rome, vers 1h, les forces de l’ordre sont intervenues à trois reprises pour disperser l’attroupement qui s’était formé.
L’incident s’est produit tout près de la rue de Belgrade, où le collectif homonyme avait comme chaque année organisé un bucher. Vêtus de T-shirt blancs, les responsables de l’association ont œuvré à l’apaisement des esprits.
Vers 2h20, au centre-ville, un début d’incendie s’est déclenché dans un bureau du tribunal de grande instance. Selon le procureur de la République, Pascal Schultz, trois individus auraient été aperçus par un témoin rue des Augustins, où un carreau d’une vitre du rez-de-chaussée a été brisé. Après leur départ, il aurait vu de la fumée s’échapper du bâtiment. Les pompiers ont pu rapidement maîtriser le sinistre. Seuls quelques documents ont été endommagés.
En zone gendarmerie, le début de soirée a été marqué par la présence d’un forcené à Riquewihr. L’homme s’était retranché à son domicile d’où il aurait tiré plusieurs coups de feu. Il a été maîtrisé par les militaires peu avant 23h30 et transporté par les pompiers au centre hospitalier de Rouffach.
Agences DNA
Nuit de la Saint-Sylvestre calme
www.lalsace.fr
01/01/2010
Le passage à la nouvelle année a été fêté joyeusement en Alsace, aucun incident majeur n’étant signalé par les forces de l’ordre.
A Strasbourg, ville traditionnellement touchée par les incendies de voitures, quelque feux ont été signalés avant 22H00. Selon une source proche de la municipalité, «ça brûle un peu, mais en comparaison avec les années précédentes, c’est plutôt calme».
Dans le Haut-Rhin, une quinzaine de voitures ont été brûlées entre 18 et 22H00, à Colmar et Mulhouse, selon les pompiers.

Brest
Saint-Sylvestre mouvementée pour les pompiers et policiers
brest.letelegramme.com
1 janvier 2010
Les pompiers sont intervenus toute la nuit à Brest pour éteindre un nombre important de feux de voitures.
La série a commencé à Pontanézen sur les coups de 20 h où deux véhicules se sont embrasés rues Corot et Degas. A 23 h 30, ils intervenaient pour les mêmes motifs rue Jules-Verne et à 23 h 55, une camionette prenait feu square du Rousiillon à Bellevue. Deux individus ont été interpellés cette fois-là.
A 0 h 20, une autre voiture était la proie des flammes rue Pen-Ar-Ménez et à 1 h 15, deux autres brûlaient rue Alain-Fergent. La litanie des feux de voiture s’est poursuivie à 3 h 07 rue Saint-Onge, toujours à Bellevue, pour finir à 6 h 18 à Saint-Pierre, rue de l’Ecole-Navale. Deux conteneurs à poubelles situés en centre-ville ont par ailleurs été totalement détruits par incendie.
SAONE-ET-LOIRE
Deux fois moins de voitures brûlées
http://www.creusot-infos.com
Vendredi 01 janvier 2010
Dans la nuit du 31 décembre 2008 au 1er janvier 2009, ce sont 20 voitures qui avaient brûlé en Bourgogne, dont la moitié pour le seul département de Saône-et-Loire.
Selon les renseignements que nous avons pu obtenir, la baisse conséquente du nombre de feux de voitures pour la Nuit de la Saint-Sylvestre a également été notée dans le département de Saône-et-Loire. Selon nos renseignements, cinq voitures ont brûlé dans le département, principalement dans la région de Chalon-sur-Saône et aucune dans la région du Creusot.
Dans les autres départements bourguignons aussi la baisse a été importante, avec 5 feux de voitures pour l’Yonne, dont 4 pour la ville de Sens et 1 feu de voiture en Côte-d’Or, dans l’agglomération de Dijon. Bref un bilan très satisfaisant.
Rhône
Une cinquantaine de voitures incendiées dans le Rhône
02.01.2010
Avec une cinquantaine de voitures incendiées au cours de la nuit de la Saint-Sylvestre, le Rhône fait un peu tâche dans le tableau présenté hier soir par le ministère de l’Intérieur.
Si le bilan s’élève à 1 137 voitures brûlées sur l’ensemble du territoire national, soit dix de moins que l’année dernière, cette très légère tendance à la baisse n’est pas confirmée dans le département puisque quarante-neuf véhicules auraient été détruits par le feu dans la nuit de jeudi à vendredi, dans l’agglomération lyonnaise essentiellement ; douze de plus qu’en 2009. Un chiffre qui n’a toutefois pas été confirmé par les autorités puisque la préfecture du Rhône observait hier un complet mutisme tandis que du côté de la place Beauvau, à Paris, on se bornait à renvoyer au bilan global. Regrettable discrétion qui contraste avec la dimension donnée il y a quelque jours à l’annonce des mesures de prévention, invitant la presse à s’en faire largement l’écho…
Ce dispositif renforcé, qui semble avoir fait ses preuves ailleurs, aurait-il failli entre Rhône et Saône ? En tout état de cause, il n’a pas suffi à empêcher que des individus ne sacrifient à cette stupide tradition. De Bron à Vénissieux, de Rillieux-la-Pape à Vaulx-en-Velin, ainsi qu’à Lyon dans les quartiers de La Duchère (9e) et des Etats-Unis (8e), plusieurs véhicules ont été la proie des flammes, dont un poids lourd dans le 8e arrondissement de Lyon. Des incendies allumés sans aucune stratégie d’ensemble et sans que des actes de violence ne soient perpétrés sur les sapeurs-pompiers lors de leurs interventions. A Bron, un jeune de 19 ans a été interpellé rue Paul-Pic près de deux voitures en flammes. C’est l’unique « prise » de la nuit.
9 véhicules de la Poste brûlés à Lorette
Le parking du centre de tri de la Poste situé sur la commune de Lorette a été visé. Il a été le théâtre de l’incendie le plus spectaculaire constaté dans le département de la Loire lors du passage à la nouvelle année. Peu après 2 heures du matin, les sapeurs-pompiers du Gier ont été appelés pour combattre les flammes qui ont endommagé neuf des dix-neuf fourgonnettes stationnées sur le parking de la plate-forme postale. Les véhicules étaient garés en épi sur quatre rangées distinctes. L’accès a été aisé pour le ou les pyromanes, car l’aire de stationnement ne possède aucune protection de sécurité. Seules des grilles de chantier ceinturent le pourtour du parking, dont l’une a été retrouvée démontée. Selon les premières constatations effectuées par les policiers de la brigade de la sûreté du Gier, le feu aurait été volontairement communiqué à cinq véhicules et quatre autres auraient subi des dommages consécutifs à la propagation des flammes.
Une dizaine de véhicules brûlés à Saint-Étienne
02.01.2010
Une vingtaine de véhicules brûlés dans le département de la Loire. C’est le bilan de cette Saint-Sylvestre 2009 qui a été marquée encore une fois par des incendies de voitures.
Ces actes ont été concentrés essentiellement sur deux secteurs, la vallée du Gier (voir ci-dessus) et Saint-Étienne. Le reste du département, selon les informations que nous avons pu avoir hier, a, semble-t-il été épargné, et c’est tant mieux. À Saint-Étienne, ces incendies, une dizaine, ont eu lieu dans différents points de la ville, y compris dans des secteurs pourtant tranquilles : rue Basse-des-Rives, boulevard des Mineurs, rues Félix-Piat, Pierre-Sémard, Johan Strauss, Montat, Flemming, Foyatier, rue du Stade. La dernière sortie des sapeurs-pompiers stéphanois pour un feu de voiture remontant à 7 heures du matin.
Les incendies ont été légèrement moins nombreux que l’année dernière où vingt-cinq voitures avaient été brûlées, dont douze sur le parking d’une entreprise à Saint-Chamond. Mais plus nombreux qu’en 2007 où cinq véhicules avaient été détruits. Un dispositif particulier avait été mis en place en amont, comme le confirme la Préfecture de la Loire : enlèvement des véhicules stagnant et des épaves, interdiction de la vente de carburant au détail et forte mobilisation sur le terrain. Hier matin, le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, se félicitait d’ailleurs du bon déroulement de la nuit de la Saint-Sylvestre sur le plan national, avant d’annoncer en fin de journée que le nombre de véhicules brûlés n’avait que légèrement diminué (1137 contre 1147) par rapport à l’année dernière. Dans la Loire, ces feux de voitures, ont d’ailleurs été les seuls incidents notables de la nuit constatés par les services de police et de gendarmerie. Les fêtards de la Saint-Sylvestre ont su rester sobres, et prudents au volant.
Toulouse
La nuit des voitures brûlées
http://www.ladepeche.fr
02/01/2010
Reportage. À quoi ressemble une nuit de la Saint-Sylvestre à Toulouse quand on est policier ? Récit de 5 heures de patrouille au cœur de la nuit à bord de TK 902.
Commissariat central de Toulouse 31 décembre 2009, 23 heures. Une étudiante détaille à un gardien de la paix ce qui vient de lui être volé. A se côtés, une mère s’inquiète : elle n’a pas de nouvelle de sa petite fille partie avec son père. Dans les couloirs, les policiers de la compagnie départementale d’intervention partent rejoindre les gendarmes mobiles et les CRS qui « veillent » déjà sur le centre ville.
Un commandant et un gardien de la paix embarquent dans une Peugeot 307 fatiguée. Je m’installe à l’arrière. « Il y a déjà des voitures brûlées. Ça a commencé tôt, à Bagatelle… », lâche l’officier, indicatif TK 902.
23 h 25, la voiture sérigraphiée avance dans le centre de Toulouse. Peu de voiture. Les piétons se pressent sous la pluie. 23 h 41, passage place du Capitole. En attendant minuit, les candidats à la fête s’abritent. Pas la foule. La voiture descend la rue du Taur. Radio police annonce une voiture en feu rue Vestrepain. Et un homme ivre sur les boulevards. 23 h 47, un homme fait signe place Saint-Sernin. « Vous tombez bien. On vient juste de se faire braquer ! ». En fait un simple vol à la roulotte. Il faut expliquer où porter plaintes.
23 h 48, un homme est blessé par un coup de couteau dans le métro, à Jeanne d’Arc. Les pompiers le soignent. La lame a ouvert la cuisse. Radio police diffuse le signalement d’un suspect, un ado en survet. La voiture roule vers le Mirail. Les boulevards sont vides. 23 h 58, entrée de la rue de Kiev, à la Reynerie. Deux motards de la compagnie de sécurisation surveillent. Calme plat. Un mini-feu d’artifice part vers le ciel du côté de Tabar. 0 heure, le patron de la police transmet ses vœux sur les ondes. Au Capitole, embouteillage total, cris de joies et coups de klaxon. 0 h 03, feu de véhicules allée de Guyenne, à la Faourette. Deux autres brûlent rue du Gard. 0 h 16, ça flambe toujours derrière la barre d’immeuble condamnée de la rue du Gard, à Bagatelle. Les habitants s’inquiètent. L’officier rassure, explique les priorités. Pas simple. Les pompiers arrivent. La patrouille reprend.
Aux Arènes, un autre feu de voiture. Un suspect est arrêté. Les feux s’enchaînent comme les fusées d’un feu d’artifice… 0 h 36, place du Capitole, quelques canettes volent. Les policiers passent à des patrouilles à pied « dynamiques ». 0h48, passage sur le parking d’un supermarché, route de Seysses. Deux hommes patientent ? Drôle d’endroit pour un réveillon. « Ils attendent des copains », dit l’officier après contrôle. Il prend quand même l’immatriculation de leur voiture, au cas où.
Route de Seysses, 1 heure, altercation et coups de couteau. Un blessé, un suspect arrêté. À Bellefontaine, pas de mouvement. 1 h 03, une voiture brûle derrière Matabiau. 1 h 12, une Ford Fiesta a été forcée à deux pas du commissariat du Mirail. Au Capitole, le retour du calme est annoncé. Arrêt au Mirail pour une discussion avec le préfet.
Encore une voiture en feu, cette fois rue des Fontaines, 1 h 45. Un ado suspect est arrêté. Un habitant est ulcéré. « Je vais leur montrer, j’ai pas peur… » L’heure est à la diplomatie. 1 h 50, rue de Metz une famille a attaché un des siens, surexcité. Elle demande de l’aide… 2 h 30, passage au commissariat central. La police municipale a ramené trois hommes. L’un est intenable. Il menace, hurle ! Un policier sourit devant un bout de foie gras : « Faut savoir rester calme… »
2h45, nouveau départ. Sur les boulevards, ça sent la fin de fête. Dans une poubelle, un noceur se prend pour Ben-Hur. Sur les ondes, enfin le silence. 2 h 54, deux filles se battent rue Pargaminières. 3 h 02, ça brûle à Bellefontaine. Quatre voitures. Entre Wilson et Capitole, l’ambiance est enivrée. « Certains ont dû mal à suivre le trottoir », rigole l’officier. C’est bon enfant. Le dispositif policer s’allège. 3 h 18, place du Capitole, les serveurs du Florida font signe. La vitre d’un laboratoire d’analyse vient de casser. A priori il n’y a pas eu de vol. Il faut attendre. 3 h 37, le propriétaire arrive. Nouvelle discussion. « Du vandalisme, gratuit », se désole l’officier. 4 heures, retour au Central. L’officier a encore 3 heures de garde. Je rentre me coucher. Un commissaire fait un premier bilan : « À part les voitures, c’était plutôt calme… »
Les feux de voitures encore en augmentation
Au matin du 1er janvier 2010, le bilan de « la nuit » est plutôt satisfaisant côté sécurité. « Il n’y a pas eu d’événements majeurs », juge le commissaire de permanence sur Toulouse. Deux personnes ont été blessées lors de rixe par des coups de couteau sous fond d’alcoolémie. Un suspect se trouvait toujours en garde à vue hier suite à une altercation route de Seysses. La victime a été opérée hier. Ses jours sont hors de danger. Éternel point noir toulousain, les voitures brûlées. « Au moins trente-sept », selon les statistiques officielles de la police (deux de plus que l’an dernier). Il faut ajouter un feu à Fenouillet, chez les gendarmes. Et si ces chiffres sont supérieurs à ceux de l’an dernier, le phénomène s’est limité à la zone urbaine. Tous les quartiers sont concernés. Dans les cités « sensibles » de Reynerie, Bellefontaine, Bagatelle ou Empalot mais également aux Minimes, à Matabiau… Deux hommes majeurs soupçonnés d’avoir mis le feu à des voitures aux Arènes et à Bourrassol se trouvaient toujours en garde à vue hier. « Ils nient mais l’enquête se poursuit », indique le commissaire.
Focus
Le préfet de sortie
Commissariat du Mirail, 1 h 20. Le préfet Dominique Bur discute avec l’équipage de la brigade anticriminalité (BAC). Ils rentrent d’une longue patrouille au cœur de la Reynerie. « Ça brûle à Auriacombe. Un gros feu de voitures. Dans les halls, les coursives, il y a du monde mais ça reste calme », analyse le chef de cette équipe. Le préfet apprécie. « La pluie nous aide », glisse un policier. « Une bonne pluie cela vaut une compagnie de CRS », sourit le contrôleur général Jean-Paul Brèque. Malgré une solide bronchite, le patron des policiers toulousains dirige ses troupes. « C’est un peu agité. Il y a des feux de véhicules mais cela se passe plutôt bien. Dans le centre-villle, c’est très tranquille ».
Le préfet confirme, se félicite de l’efficacité du dispositif déployé et questionne sur l’ambiance du quartier Bellefontaine. « Depuis plusieurs mois, il y a un net progrès », confirme un membre de la BAC. « L’aménagement urbain porte ses fruits même si des progrès restent à faire », juge le préfet.
Poignée de mains, sourires. Le préfet repart, direction un contrôle installé par la gendarmerie. Les policiers retournent sur le terrain. « La nuit n’est pas finie. Ça peut encore déraper… », annonce l’un d’eux.
Finalement, ça restera « relativement calme ».
Une dizaine de voitures brûlées
LaDepeche.fr
01/01/2010 |
Sécurité. Un début de nuit relativement calme pour le Nouvel an.
Pas question de se laisser déborder ! À l’occasion de la dernière nuit de l’année, traditionnellement toujours agitée, les forces de sécurité avaient décrété la mobilisation générale en Haute-Garonne et particulier à Toulouse et dans sa périphérie.
Policiers, gendarmes, pompiers, équipes d’urgence… Beaucoup de personnels étaient mobilisés pour assurer la sécurité de cette nuit de fête. Plus de 300 policiers et autant de gendarmes étaient sur le terrain. Et pour mieux marquer l’importance de cette mobilisation, le procureur de la République Michel Valet est passé saluer les gendarmes et les policiers comme le préfet Dominique Bur, présent sur le terrain entre minuit et 2 heures.
Le représentant de l’État est d’abord passé au commissariat central salué les fonctionnaires de permanence puis il s’est déplacé sur le terrain aux abords des cités « sensibles » au Mirail puis sur un contrôle routier installé par les gendarmes au rond-point de Francazal, sur la commune de Cugnaux.
Sur le terrain, en début de nuit, la situation était plutôt calme. Les policiers dénombraient une dizaine de voitures brûlées, en particulier dans les quartiers sensibles de Bagatelle et du Mirail. Plusieurs personnes ont été interpellées dans le courant de la soirée à la suite de rixes. Par ailleurs, un jeune homme soupçonné d’avoir tenté de mettre le feu à une voiture a aussi été arrêté.
Un début de soirée malgré tout relativement calme, même passé minuit. Il n’y avait pas beaucoup de monde dans les rues toulousaines, à l’exception de la place du Capitole, remplie d’une foule festive et bon enfant.
Lot et Garonne
Nouvelles «violences urbaines» à Aiguillon
http://www.ladepeche.fr
02/01/2010
Quatre véhicules ont pris feu la nuit de la Saint-Sylvestre dans le département.
2010 commence comme s’était terminée 2009 à Aiguillon. Peu après minuit, les pompiers ont été appelés pour deux incendies de véhicules, dans la résidence Prévost et rue Cherratte. Une Renault Mégane et une BMW ont été détruites par des flammes dont l’origine est tout sauf accidentelle. Choquée, une femme a été hospitalisée. Eric Azoulay, le directeur de cabinet du préfet, le confirmait hier: «Il s’agit clairement de violences dites urbaines, et répertoriées comme telles».
Selon ce dernier, le bilan aurait, peut-être, pu être plus lourd si un dispositif du surveillance n’avait pas été mis sur pied entre 22 heures et 6 heures. Sous le commandement du capitaine Popot, le patron de la compagnie d’Agen, une vingtaine de gendarmes au total devait patrouiller à Aiguillon, commune considérée comme sensible au vu de la délinquance de voie publique constatée en 2009. La présence des militaires a sans doute «permis que le nombre de véhicules incendiés soit limité», estimait hier le bras droit du préfet Beffre.
À Aiguillon, la combustion spontanée et étrange de véhicules en état de circuler n’est pas rare. Fin août et début septembre derniers, quatre voitures avaient connu le même sort. L’enquête avait abouti à l’interpellation des incendiaires.
À la mi-décembre, rue Gambetta, une voiture a également été incendiée.
Ce quartier d’Aiguillon est l’un de ceux qui concentrent les actes d’incivilité depuis la mise en place de la vidéoprotection dans le centre-ville. Les élus envisagent d’ailleurs d’augmenter le nombre de caméras. En France (sources ministère de l’Intérieur), 1147 voitures ont été détruites par les flammes lors de la Saint-Sylvestre. Dont, officiellement, deux à Aiguillon.
Deux autres véhicules ont pris feu dans la même nuit. Difficile toutefois d’attribuer la destruction par incendie d’une voiture à Monbalen. Il s’agirait plutôt d’un acte de délinquance classique à la suite d’un vol. En revanche, une enquête est également ouverte pour l’incendie d’un véhicule rue Charles-Gounot à Agen. Là aussi, les pompiers sont intervenus pour tenter d’en limiter les conséquences pour le voisinage. S.B.
Normandie
Des feux, peu de violences

02/01/2010
SECURITE. Aucun incident majeur n’a perturbé la nuit du réveillon. Le nombre de voitures incendiées semble stable par rapport à 2008, soit trente-deux feux.
Selon un bilan provisoire, la nuit de la Saint-Sylvestre a été plutôt calme en Haute-Normandie. Aucune confrontation directe entre forces de l’ordre et délinquants, aucun accident corporel lié à l’alcool de cette nuit chargée, des milliers de dépistages d’alcoolémie et surtout des feux de voitures dans des proportions identiques à 2008.
Dans l’Eure, il n’y aurait pas eu (ou très peu) d’incendies de véhicules. Par contre des alcoolémies (7 dans le secteur de Pont-Audemer, une seule à Bernay, à titre d’exemple, sur 345 contrôles).
En Seine-Maritime, 17 voitures auraient brûlé dans l’agglomération havraise contre 15 dans le secteur de Rouen-Elbeuf (soit une voiture de plus qu’en 2008). En tout, 60 feux de voie publique auraient été déplorés. Un bilan provisoire puisque le ministère de l’Intérieur a restreint la communication de ces chiffres et s’est contenté hier, en fin d’après-midi, d’indiquer qu’en France 1 137 véhicules avaient brûlé et qu’il y avait eu 549 interpellations.
A Rouen, les incendies auraient démarré dans le quartier de la Sablière avant de se déporter vers les Hauts de Rouen en milieu de nuit. Mais les pompiers n’ont pas noté de « suractivité » exceptionnelle liée à la Saint-Sylvestre.
Ils retournent une voiture
Au Havre, les pompiers seraient intervenus une bonne quarantaine de fois pour des feux, principalement en ville haute. Les quartiers du Mont-Gaillard et de la Mare-Rouge semblent avoir été particulièrement touchés. Dans le premier secteur, la série a débuté peu avant minuit. Et dans les minutes suivantes, un groupe de jeunes s’est formé avant de commettre des dégradations et de retourner une voiture autour du centre commercial Auchan. Le quartier de Bléville et celui de Caucriauville, où l’on voyait circuler plusieurs véhicules de CRS, ont subi des incivilités dans de moindres proportions. Rue des Hallates, quartier d’Aplemont, les pompiers ont subi des jets de cailloux en début de soirée. Hier midi, des poubelles brûlaient encore du côté de la Mare-Rouge, où un feu a bien failli mettre une habitation en péril. Au final, trois personnes ont été interpellées dans le cadre de ces violences urbaines : deux pour tentative d’incendie, une autre pour outrage














Mulhouse boycotte les chiffres exactes,et dans le haut-rhin toujours aucun chiffres