Manifestation violente à Poitiers – octobre 2009

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–>Collectif contre la prison de Vivonne<–

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–>une coccinelle à Poitiers<–

–>qui ne dit mot…<–

Poitiers: le centre ville saccagé par 200 émeutiers

11/10/2009

18 personnes ont été interpellées et placées en garde à vue, se samedi soir, selon le commissariat de police de Poitiers, cité par Le Figaro. Elles devraient être jugées, lundi, en comparution immédiate. Elles sont accusées d’avoir participé à la dégradation de nombreux bâtiments et commerces dans le centre-ville, en marge d’une manifestation, ce samedi après-midi. Annie Frackowiak, directrice de cabinet du préfet, précise dans Centre-Presse :

« C’est une opération commando d’une mouvance ultra-gauchiste. On pensait qu’ils seraient 80 personnes dans le cadre local. En fait, c’était majoritairement des gens venus de l’extérieur, de toute la région, extrêmement organisés, avec des munitions, un mot d’ordre. Les policiers ont été surpris par le nombre de manifestants, environ 200, et la violence « .

Sur les tracts distribués par ce groupe, pas de revendications précises… mais des conseils pour « se sortir d’une sale galère » et savoir répondre lors d’une garde-à-vue, explique La Nouvelle République.

Que s’est-il passé ?

Ce samedi, vers 16h 30, plusieurs centaines de manifestants se sont regroupés, à Poitiers, à l’appel du collectif contre la prison de Vivonne, relate le quotidien départemental Centre-Presse.

Plusieurs dizaines d’entre eux sont masqués et cagoulés. Ils vont très rapidement se mêler à la foule et aux artistes du festival de rue « Les Expressifs » qui se déroule dans la ville, au même moment.

Les manifestants proches des « milieux libertaires » distribuent des tracts contre le transfert de la prison. Puis ils partent à travers les rues de la ville, certains armés de bâtons et de barres de fer, taguant les murs et détruisant les vitrines des commerces.

Une fois arrivée sur le parvis de la basilique Notre-Dame-la-Grande, les premières poubelles commencent à brûler et les vitrines des banques et des magasins volent en éclats.

Les forces de l’ordre tentent alors de maîtriser les émeutiers, sans réellement y parvenir.

Dans Centre-Presse, Jules, un manifestant, confie qu’il « est opposé à l’idée de prison, à l’idée de gérer la misère sociale par la prison ».

Et d’expliquer : « TF1 est un média sécuritaire et c’est le même groupe Bouygues qui enferme les gens », parce que c’est le groupe qui construit la prison en question, précise le quotidien.

D’où l’acharnement particulier contre un magasin Bouygues du centre-ville, comme le montre cette vidéo tournée à Poitiers par un passant.

Les forces de l’ordre ont mis en place une surveillance renforcée du centre-ville pendant la nuit, les autorités craignant un regain de violence pendant la nuit ou durant la journée de dimanche.

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Il n’y a pas eu plus d’émeute à Poitiers le 10 octobre que de socialisme en France en mai 1981

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Dimanche 11 octobre 2009

Quelques poubelles qui brûlent, quelques vitrines brisées (celles de banques essentiellement, ainsi que de Bouygues Télécom — le maître d’œuvre de la nouvelle prison à Vivonne —, et d’un journal local), quelques fumigènes, le tout mettant aux prises quelques dizaines de personnes avec la police pendant une petite heure, cela ne fait pas encore une émeute !

Une émeute, c’est, rappelons-le, un soulèvement populaire mis en œuvre par une partie importante et significative de la population dans un espace politique donné.

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En revanche, l’intrusion policière couverte par le procureur de la République, à huit heures du soir, dans un lieu privé, bien après et loin du lieu de la manifestation, pour procéder au contrôle d’identité des 100 personnes présentes pour un débat, un repas et un concert (toutes choses qui ne purent avoir lieu de ce fait), cela ressemble fort à un état de siège interdisant toute réunion la nuit venue ! Tous et toutes au sol, mains sur la tête en plein air pendant cinq heures, cela n’est pas encore si banal que l’on ne puisse en faire grand état.

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La journée anticarcérale du 10 devait être l’occasion — en profitant du transfert, prévu le lendemain, des prisonniers de la vieille prison de Poitiers vers la neuve de Vivonne, à quelques kilomètres — de poser la question cruciale de la prison dans une société où le sécuritaire et l’enfermement sont les deux pivots du maintien de l’ordre capitaliste.

Un premier débat s’est tenu en début d’après-midi, parfaitement introduit par une militante de l’Association pour le respect des proches des personnes incarcérées (ARPI). Il fut l’occasion d’aborder de multiples questions dans une ambiance d’écoute et de réflexion assez rare sur ces sujets particulièrement sensibles. Quel sens donner à l’abolitionnisme ? Quelle population croupit dans les prisons ? Dans une société «libertaire», quel sens aura la déviance ; faudra-t-il ou non «punir», pourquoi, comment ? Bref, autant de questions guère débattues en public. Une réussite.

Ensuite, départ pour la manif «festive». Mais s’il y a eu problème alors, ce n’est pas tant dans les événements décrits succinctement plus haut — qui, répétons-le, ne furent en rien une émeute, et dont la responsabilité revient essentiellement aux forces de l’ordre — que dans l’ambiance qui y régnait. Des groupes de militants, ceux que nous appelons «hors-sol», ont, de fait, pris le contrôle de la manifestation, qui regroupait environ 300 personnes, imprimant leurs décisions, leur rythme, leur manière d’agir et leurs fantasmes à l’ensemble des manifestants (sans se préoccuper des retombées sur l’environnement local). A disparu alors tout souci d’expliquer le pourquoi de cette manifestation — pas de tract clair, pas de slogans lancés, des banderoles vides de toute inscription (!). Or, quand de tels messages sont absents, il ne reste plus que celui des vitrines brisées comme but en soi et unique non-message ! Comme si l’objectif de la journée, qui était de sensibiliser un peu une frange de la population à l’absurdité de la prison, devenait secondaire par rapport à, par exemple, l’inscription du slogan le plus imbécile de l’année : «La plus belle jeunesse est celle qui est en prison», ou encore à s’affronter avec la police. Bref, une ambiance pas trop démocratique (il n’est pas de démocratie que bourgeoise !) et un avant-gardisme rappelant de sinistres heures du gauchisme militaro que l’on croyait renvoyé aux poubelles de l’Histoire. Une manifestation où la peur et l’angoisse devant des visages figés par des masques et des uniformes sombres nous plaçaient aux antipodes des yeux dans les yeux et de la communication colorée et festive prévue.

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Ce n’est pas la première fois que cela se produit, et il est urgent que les pendules soient remises à l’heure, afin que le sens des mobilisations en cours ne passe pas au second plan en nous faisant entrer dans un cycle permanent de violence-répression où notre énergie s’usera au nom de la solidarité («malgré tout», puisque ce sera un choix forcé). Autrement, les sempiternelles obligations antirépressives risquent de devenir pour nous le pendant des journées d’action rituelles de la CGT.

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Dix-huit interpellations après des violences à Poitiers

AP | 11.10.2009 | 09:35

Dix huit personnes, dont des militants de « l’ultra-gauche », ont été interpellées samedi à Poitiers après une violente manifestation dans le centre ville, a-t-on appris auprès de la préfecture de la Vienne.

Plus de 250 militants, appartenant à un collectif appelant « au refus de l’enfermement », ont investi samedi en fin d’après-midi le centre ville pour s’opposer à un transfèrement de détenus, prévu dimanche, entre l’ancienne et la nouvelle prison de la ville.

« Il s’agissait d’une manifestation de « l’ultra-gauche » extrêmement violente et très organisée », a expliqué à l’Associated Press la directrice de cabinet du préfet, Anne Frackowiack.

« Les 250 manifestants se sont mêlés au public d’un festival de rue, avant de mettre des masques et des cagoules et de se diriger vers la maison d’arrêt », a-t-elle précisé. Ils ont brisé une vingtaine de vitrines, des abri-bus, des cabines téléphoniques et tagué des monuments religieux comme le Baptistère Saint-Jean.

« Un commissaire de police a été légèrement blessé à la main et un fonctionnaire de la Brigade anti-criminelle par le jet d’un marteau sur son casque. Le vendeur d’un magasin qui a tenté de s’interposer a lui aussi été légèrement blessé », a indiqué Anne Frackowiack.

Les concerts du festival de rue « Les Expressifs », programmés samedi soir, ont été annulés. La nuit a été calme et les premiers transfèrements de détenus ont été effectués tôt dimanche matin, a également indiqué la directrice de cabinet du préfet. AP

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Violences à Poitiers: 18 militants «ultra-gauche» interpelllés

http://www.leparisien.fr

11.10.2009

Dix huit personnes, dont des militants «ultra-gauche» ont été interpellés samedi à Poitiers (Vienne) après des violences qui n’ont pas fait de blessés dans le centre ville alors que se déroulait un festival de spectacles de rue.

Dix-huit interpellations, dont certaines «en marge de la manifestation» de militants «ultra gauche», ont été faites samedi, a-t-on indiqué au commissariat de police de Poitiers.

// <![CDATA[// Un peu plus tôt dans la soirée, la préfecture de la Vienne avait fait état de sept arrestations.

Près de 300 militants se réclamant d’un collectif anti-carcéral ont investi samedi le centre ville, masqués et cagoulés, et ont brisé une vingtaine de vitrines, des abribus, des cabines téléphoniques.

«Nous avons eu une opération commando de la mouvance ultra-gauche», a indiqué la directrice de cabinet du préfet, Anne Frackowiack. «Plus importante» que prévue, avec des militants venus d’autres départements, «nous avons été surpris par la violence et l’organisation», a-t-elle ajouté.

Un rassemblement prévu au départ contre le transfèrement de détenus

«Il y avait énormément de monde en ville, tout d’un coup ils ont sorti leurs masques au milieu de la foule et sont partis en direction de la prison», jetant des projectiles sur les policiers et brisant du mobilier urbain, mais «sans faire de blessés», a-t-elle précisé.

Outre les bris de vitrines, plusieurs monuments ont été tagués, comme le Baptistère Saint-Jean, l’un des plus anciens monuments chrétiens de France, a constaté une correspondante.

Le rassemblement était prévu initialement pour protester contre un transfèrement de détenus, prévu dimanche, entre l’ancienne et la nouvelle prison de la ville, selon plusieurs blogs de la mouvance anarchiste. Les concerts du festival «Les Expressifs» prévus samedi soir ont été annulés, a ajouté Anne Frackowiack, de craintes de nouveaux débordements.

Scènes de violences dans les rues de Poitiers

le 11/10/2009 –

Près de 300 militants se réclamant d’un collectif anti-incarcération ont investi le centre-ville, brisant vitrines et abribus. Dix-huit personnes ont été interpellées.

Ces violences n’ont toutefois pas fait de blessé, souligne-t-on du côté du cabinet du préfet.

Le rassemblement était prévu : lancé à l’initiative d’un collectif anti-carcéral, il visait à protester contre un transfèrement de détenus, prévu ce dimanche, entre l’ancienne et la nouvelle prison de Poitiers, selon plusieurs blogs de la mouvance anarchiste. Mais il semble avoir pris les autorités de court. La directrice de cabinet du préfet a évoqué « une opération commando de la mouvance ultra-gauche, plus importante » que prévu, avec des militants venus d’autres départements. Et de reconnaître : « Nous avons été surpris par la violence et l’organisation« .

Samedi après-midi, alors que se déroulait un festival de spectacles de rue, ce sont ainsi près de 300 militants se réclamant du collectif qui ont investi le centre ville, masqués et cagoulés, brisant une vingtaine de vitrines, des abribus, des cabines téléphoniques.

Vitrines cassées et monuments tagués

« Il y avait énormément de monde en ville, tout d’un coup ils ont sorti leurs masques au milieu de la foule et sont partis en direction de la prison« , jetant des projectiles sur les policiers et brisant du mobilier urbain, mais « sans faire de blessés« , a souligné la directrice de cabinet du préfet. Outre les bris de vitrine, plusieurs monuments ont été tagués, comme le Baptistère Saint-Jean, l’un des plus anciens monuments chrétiens de France.

La police a procédé à dix-huit interpellations. Les concerts du festival Les Expressifs prévus samedi soir ont été annulés, de craintes de nouveaux débordements.

200 émeutiers saccagent le centre de Poitiers

samedi 10 octobre 2009

Une manifestation organisée à l’occasion du transfert de la prison de Poitiers s’est rapidement transformée en émeute. Les dégâts sont importants.La ville de Poitiers a connu hier en fin d’après-midi une heure d’émeute particulièrement violente, organisée par des manifestants proches de l’ultra-gauche.Rien a priori ne laissait penser que le rassemblement prétendument « festif » devant l’Hôtel de Ville pourrait dégénérer de la sorte. Quelques signes cependant ont rapidement inquiété les forces de police. Tandis que la plupart des manifestants, fondus dans le public, nombreux, du festival de rue « Les Expressifs » qui se termine ce week-end à Poitiers, se cachaient le visage à l’aide de masques, des tracts étaient distribués ; intitulés : « Quelques conseils pour se sortir d’une sale galère ». En fait, la conduite à tenir dans une manifestation puis, le cas échéant, en garde à vue.Après avoir patienté sans rien faire pendant trois-quarts d’heure, les manifestants se sont lancés à travers la ville, sortant bâtons et barres de fer de leurs cachettes. Aux tags sur les murs et les vitrines ont succédé les premiers feux de poubelles puis le saccage des vitrines notamment sur le parvis de la basilique Notre-Dame-la-Grande, un des points de rencontre du festival de rue.Visiblement pris de court par ce déchaînement de violence, les policiers poitevins, bientôt renforcés par la compagnie locale de CRS, ont tenté de maîtriser les émeutiers. Recourant au gaz lacrymogène les forces de l’ordre ont malheureusement plus incommodé les badauds inoffensifs que les casseurs, qui avaient pris le soin de se protéger le visage.De nombreuses vitrines de banques et de magasins ont été détruites à coups de pied ou de manches de pioches. De source judiciaire, deux des participants à cette émeute urbaine auraient été interpellés et placés en garde à vue. Le parquet pourrait décider de les faire juger dès lundi en comparution immédiate.La même source ne cachait pas sa crainte de voir de nouveaux incidents se produire au cours de la nuit ainsi que ce dimanche. Hier soir, les forces de police se préparaient à cette éventualité.

~ par Alain Bertho sur 11 octobre 2009.

7 Réponses to “Manifestation violente à Poitiers – octobre 2009”

  1. Il est pour moi encore trop tôt pour se permettre d’émettre un véritable jugement sur ces récents événements. Néanmoins, je ne pense pas que la violence puisse engendrer autre chose que la violence comme le dit si bien ce truisme. Je m’intéresse de près aux théories politiques et si j’ai pu un temps être séduit par des auteurs comme Bakounine, il ne faut néanmoins pas ignorer les contradictions et zones d’ombres qui jalonnent son oeuvre (comme la nécessité d’une éducation à la liberté, qui présuppose donc une idée déterminée de la liberté, ce qui pose problème pour des gens qui prétendent s’affranchir de tout pouvoir de droit…).
    Si la nécessité et la légitimité de la lutte contre les injustices n’est pas à remettre en cause, sans doute serait-il utile, pour éviter d’engendrer un « enfant monstrueux (Terreur, nazisme, fascisme, ou encore gouvernement religieux autoritaire comme en 1979 en Iran), de s’interroger sur la manière de mettre cette lutte en forme.
    Je crois au dialogue et au développement de l’esprit critique, j’ai envie de penser un système où les règles permettent la vie en communauté dans le respect de la singularité et de la différence, je veux croire que l’anarchie est une fin, mais qu’elle ne s’impose pas par la force et encore moins par la violence…

  2. Il manque la fiche wikipédia du prefet de Poitou-Charente.
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Bernard_Tomasini

  3. nicocerise, La fiche est sur votre site ceriselibertaire.canalblog.com

  4. le passe du prefet meme si il est mauvais n explique pas les debordements des manifestant qui prone un monde sans prison .
    juste une question : qu ells est la solution propose , si l on abandonne les prisons ??
    je soutient l altermondialisme mais pas la violence et les mouvements sans cause .

  5. gribouillisdejulo cette manif na aucun rapport avec l’altermondialiste et elle est clairement révolutionnaire et antiautoritaire anarchiste. Quand au monde sans prison il a exister de fait durant l’immense période de l’humanité ou celle ci a vaincu sans civilisation marchande. 90 pourcent des prisonniers sont des pauvres. vive le communisme libertaire vive l’anarchie!

  6. Avec les partisans de la non violence la bourgoisie peut dormir tranquile! mais au fait en quoi péter une vitrine est un acte violent? peut on etre violent envers des objets? des marchandises ? les banques dont la crise auquel elle participent plongent des milliond d’etre dans la misére des conditions de vie réellement violente, la violence des rapport hiérarchique en entreprise tue tout les jours , les accidents de travails, l’amiante etc..Les capitalistes ont il la violence légitime en plus de l’état et pas les individus révolter? c’est une honte de telle discour de soumission dans la bouche de soi disant personne de gauche et d’extreme gauche c’est une honte pour d’anciens 68ards cela montre le niveau de soumission de l’époque. au fait la prison a déja suicider plus de 90 personnes cette année

  7. Great tip! I will add this site to my bookmarks.

    gaming chair x rocker

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