Affrontements à Jerusalem – octobre 2009

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Affrontements entre policiers israéliens et manifestants arabes à Jérusalem-est

10.10.2009

Les manifestants arabes ont affronté vendredi la police israélienne dans un quartier à Jérusalem-est, a rapporté le Jerusalem Post.

Onze policiers ont été légèrement blessés dans les affrontements, dont sept ont été soignés sur place et quatre ont été évacués à l’hôpital, selon le quotidien israélien, ajoutant que deux hommes soupçonnés d’avoir lancé de pierres sur la police ont été arrêtés.

Les forces de l’ordre ont utilisé de gaz lacrymogène et de grenades assourdissantes pour tenter de disperser les manifestants protestant contre la décision d’Israël de restreindre l’entrée sur l’esplanade des Mosquées de Jérusalem qui abrite les mosquées Al- Aqsa et le dôme du Rocher, considérés comme le 3e lieu saint de l’islam après la Mecque et Médine en Arabie saoudite.

Des milliers de Palestiniens dans la bande de Gaza et dans les camps de réfugiés en Syrie ont organisé également vendredi des manifestations pour protester contre la décision israélienne.

Ces manifestations font suite à une semaine de violences dans la Vieille ville, dans le secteur oriental de Jérusalem, entre musulmans et forces de l’ordre israéliennes, après qu’un groupe de juifs eut prié dimanche dernier sur l’esplanade des Mosquées de Jérusalem.

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Des nombreux affrontements autour de Jérusalem

09/10/2009

JERUSALEM OCCUPEE – Les forces israéliennes se sont enfin retirées progressivement de la Vieille ville de Jérusalem et de la mosquée Al-Aqsa vendredi soir, après dix jours de tensions très fortes avec la population arabe.

2.500 policiers israéliens avaient été déployés dans la ville sainte pour ce vendredi qui a vu les juifs célébrer la fin de Soukkot. Pour les musulmans, c’était une «Journée de la Colère», annoncée par les forces nationales islamiques, afin de protester contre l’augmentation des violations israéliennes à propos de l’accès des Palestiniens à Jérusalem et notamment à la mosquée Al-Aqsa.

Des nombreux affrontements sont éclatés dans différentes régions de la ville sainte, en faisant au moins un blessé palestinien, ainsi que 11 soldats israéliens, dont quatre ont été hospitalisés, selon des sources israéliennes.

Des dizaines de Palestiniens ont été arrêtés dans le quartier de Ras El-Amoud. Des centaines de fidèles, auxquels a été interdit l’accès à la vieille ville, ont prié devant la Porte de Damas.

Le Fatah avait appelé jeudi à des manifestations et à une grève générale vendredi dans les Territoires Palestiniens Occupés pour  «proclamer l’attachement du peuple palestinien à Jérusalem, capitale éternelle de l’Etat palestinien indépendant» et «affirmer l’arabité de Jérusalem et l’attachement du peuple palestinien à ses lieux saints musulmans et chrétiens face (aux mesures) sauvages d’Israël».

Les affrontements se sont propagés aussi dans le quartier d’Ar-Ram, à Jérusalem-Est, où les forces israéliennes ont tiré des grenades de gaz lacrymogène et des balles en caoutchouc sur les manifestants qui lançaient des pierres.

Près du check-point de Qalandya, entre Ramallah et Jérusalem, des jeunes ont mis le feu aux pneus au milieu de la rue, qui avait été fermée par les autorités israéliennes. (PNN).

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Accrochages à Jérusalem

http://www.impactnews.mu

Le samedi 10 octobre 2009

 » Al-Aqsa en danger ! »

AL-AQSA est en danger ! » Le cri de ralliement des Palestiniens court depuis dix jours sous les murailles de Jérusalem. Une atmosphère lourde, saturée de rumeurs, de menaces et d’odeur de gaz lacrymogène, pèse une nouvelle fois sur la Ville sainte, théâtre d’échauffourées à répétition, entre les chabab (jeunes) et la police israélienne. Gare au pyromane, préviennent les dirigeants palestiniens, qui assurent que le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, joue délibérément avec le feu

Halte aux provocations, répliquent les autorités israéliennes, qui ont banni de Jérusalem, ce mardi 6 octobre, leur boutefeu préféré, le cheikh Raëd Salah, chef de l’aile radicale du Mouvement islamique arabe israélien. Dans l’esprit des uns comme des autres, flotte le souvenir de la se-conde Intifada, qui avait débuté il y a neuf ans, presque jour pour jour, par des affrontements du même ordre.

Le scénario, des plus classiques, gravite autour du Haram Al-Charif, l’esplanade qui abrite la mosquée Al-Aqsa, troisième lieu saint de l’islam, en surplomb du mur des Lamentations, le site le plus sacré du judaïsme.

Dimanche 27 septembre, des heurts s’y déroulent qui font une trentaine de blessés. Des extrémistes juifs sont-ils venus provoquer les fidèles en prière ? C’est la version des Palestiniens, échaudés par les menées de ces ultranationalistes qui ont juré de reconstruire sur l’esplanade des Mosquées le Temple de Jérusalem, détruit par les Romains en l’an 70 et dont le Mur est l’unique vestige.

Bannissement

Faux, dit la police israélienne, selon qui les pierres jetées alors par les fidèles ne visaient que des touristes dont les tenues étaient jugées inconvenantes. La vérité s’est évanouie dans la mêlée qui a suivi. La fièvre a grimpé les jours suivants, par des heurts à Wadi Al-Joz et Ras Al-Amoud, ces quartiers de Jérusalem-Est où les colons juifs s’installent en expulsant, par des artifices juridiques, leurs résidents arabes. Un policier israélien a été blessé par un coup de poignard à la descente d’un bus. Une cinquantaine de Palestiniens ont été arrêtés, une dizaine d’autres blessés, à coups de matraque, de gaz lacrymogène et de grenades à percussions. Pour contrer toute tentative d’infiltration, une centaine de jeunes Palestiniens campent jour et nuit sous le minaret d’Al-Aqsa.

De peur que cette poussée de violence ne perturbe le déroulement de Sukkot, la fête juive des Tabernacles, la police israélienne a resserré son contrôle sur la vieille ville de Jérusalem.

Seuls les Palestiniens qui y résident et ceux âgés de plus de 50 ans ont désormais le droit de s’y rendre. Des milliers de policiers ont été mobilisés mardi pour sécuriser la « marche de Jérusalem », une manifestation à tonalité nationaliste soutenue par les colons et leurs sympathisants.

« Netanyahou est un fanatique, déclarait le cheikh Salah, peu avant son interpellation. Il refuse de cesser la colonisation à Jérusalem, il refuse aussi de négocier le statut de la ville.

Il va tout embraser comme en 1996″, ajoutait-il, en référence à un soulèvement sanglant parti de Jérusalem qui avait marqué les débuts de M. Netanyahou au poste de Premier Ministre.Mardi soir, un tribunal israélien a inculpé le chef du Mouvement islamique pour incitation à la violence et lui a interdit de pénétrer dans Jérusalem pendant trente jours.

Une mesure, qui, de l’aveu même de la police, risque pourtant d’accroître les tensions.

~ par Alain Bertho sur 10 octobre 2009.

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