Tension à Bagnolet après la mort d’un jeune – août 2009

planbagnolet

–>Bondy Blog 11 août 2009<–

10 août 2009

La police met Bagnolet à sa botte


11 août 2009

Au lendemain de la mort à moto de Yakou Sanogo, la ville de Seine-Saint-Denis, quadrillée par les CRS, a connu une nuit sans heurts majeurs.

Alors que l’obscurité avance doucement, ce lundi dans le ciel de Bagnolet, les habitants savent à quoi s’en tenir. La nuit sera chaude, vraisemblablement. Depuis le début de l’après-midi, les fourgons de CRS vont et viennent, aux abords des immeubles et des commerces de la ville. Policiers en civils, à moto, discrets ou franchement inquisiteurs, ils sont omniprésents.

Pour une durée indéterminée. «Je les ai vus faire les courses, ils ont fait des provisions. Ils sont là pour la nuit», prédit Hedi, habitant de longue date de la cité du Plateau. La veille au soir, les gamins du quartier s’étaient révoltés, à leur manière, et incendié 29 véhicules en réponse à la mort de l’un d’eux. Yakou Sanogo, 18 ans, avait heurté une barrière métallique au guidon de sa moto, après avoir fui un contrôle de police.

Diversion

La nuit est tombée et, sans grande surprise, les premières flammes font leur apparition. Pour autant, la ville garde son calme: «On est à Paris, ici», relativise un homme, qui habite Trappes. En d’autres termes, la proche banlieue, comme Bagnolet, sait se contenir. Les gens se pressent à leur fenêtre, pour admirer le spectacle. D’autres boivent un verre en terrasse, comme si de rien n’était, à quelques rues du sinistre. Il est 22h30. Les gamins du quartier font diversion: ils enflamment une poubelle ici, pour mieux s’attaquer à une voiture là-bas, de l’autre côté du quartier. Les compagnies de CRS parcourent la ville, au pas de course, au gré des humeurs des incendiaires. «Vous n’avez rien d’autre à foutre?», lance un policier à une journaliste dans son passage, caméra en main.

Finalement, les minutes défilent et la situation, tendue, ne vire pas aux affrontements directs. Il est minuit, et trois voitures sont en flamme dans la rue Sadi Carnot. En tout, cinq véhicules brûleront au cours de la nuit. Un hélicoptère apparaît au-dessus des têtes, éclairant à l’aide d’un projecteur surpuissant les fenêtres et les toits des immeubles. L’image rappelle ces moments de vive tension, vus lors des émeutes de 2005; pour autant, ce n’est qu’une image, aussi impressionnante que très ponctuelle. On assiste ici aux derniers soubresauts de la révolte. Il est presque 1 heure, et les incendies sont terminés.

Applaudissements

Les policiers, eux, continuent le travail. Certains riverains se pressent au coin d’une rue, pour assister à l’impressionnant ballet des policiers. Alors qu’une dizaine d’adultes discutent au coin de la rue Anatole France, une vingtaine de CRS déboule, l’oeil alerte, derrière les boucliers. Les spectateurs n’en croient pas leurs yeux. Ils ne poursuivent personne. «Arrêtez, il n’y a pas d’aversaire», lance un homme. Le schéma se reproduit, à quelques minutes d’intervalle. Deux policiers à moto débarquent au niveau du groupe. Le temps d’un regard noir, les voilà repartis, plein gaz, dans la rue voisine. Des fourgons de CRS arrivent à leur tour, pour finir. Applaudissements des habitants. Leur colère se lit sur leurs visages. «Ils nous provoquent. Il sont là pour allumer la mèche, pas pour l’éteindre», lâche une jeune femme.

«Les habitants vivent très mal le fait d’être parqués», confirme Laurent Jamet, premier maire adjoint à la mairie de Bagnolet. «Ils comprennent mal le dispositif.» L’homme semble regretter ce déploiement massif, et inévitable. «Dans des situations comme ça, c’est extrêmement compliqué. Evidemment, on n’a pas fait dans la prévention». Malgré tout, Laurent Jamet s’est trouvé des motifs de satisfaction. «On a eu un dialogue fructueux avec certains jeunes», raconte-t-il. La médiation a permis d’éviter que quelques bâtiments publics ne partent en fumée.

Bagnolet: légers incidents lundi soir au lendemain de la mort du jeune motard

12 août 2009

BAGNOLET — De légers incidents ont éclaté lundi soir à Bagnolet où un jeune homme pris en chasse par la police s’est tué à moto dimanche soir.

Des groupes de jeunes ont joué à cache-cache avec les forces de l’ordre durant toute la soirée, allumant un feu de poubelle ici, incendiant une voiture là.

Peu avant 23H, quelques projectiles ont fusé en direction des forces de l’ordre, émanant de petits groupes très mobiles qui ont enflammé des poubelles dans le quartier où vivait Yakou Sanogo, la victime.

Sous le regard de nombreux badauds, qu’ils soient au pied des immeubles ou qu’is observent la scène depuis leur fenêtre, le feu a été vite éteint par les pompiers dans cette ville où le décès de Yakou Sanogo avait fait craindre des débordements.

Quelques véhicules ont été brûlés ainsi qu’un bus près de l’autoroute. Les forces de l’ordre ont procédé à des contrôles d’identité.

Vers 01H15 du matin, aucun incident grave n’était à déplorer, a confirmé à l’AFP une source policière. « C’est calme », a-t-elle souligné.

Lundi, le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, et le maire communiste, Marc Everbecq, avaient lancé séparément des appels au calme et au dialogue, redoutant que les violences de la veille ne se reproduisent: mobilier urbain endommagé, 29 voitures et de nombreuses poubelles incendiées.

Le jeune homme qui a trouvé la mort sur une moto de cross, dont l’usage est interdit en ville, a succombé à un « traumatisme thoracique » après avoir percuté une barrière métallique, selon l’autopsie rendue publique par le parquet: celle-ci n’a pas décelé d’autre lésion, semblant exclure tout contact avec le véhicule poursuivant.

Ce constat qui restera à confirmer au travers de l’enquête contredit les rumeurs circulant parmi de nombreux jeunes à Bagnolet qui tiennent les policiers pour responsables, certains les accusant d’avoir « poussé » leur ami.

Lundi soir, en face du 12 avenue Raspail, où le jeune motard s’est tué, une gerbe a été déposée avec une petite statue sur laquelle les mots: « ses amis en souvenir » sont gravés. A côté une ardoise rouge dit: « parti trop tôt, Yakou repose en paix, on t’aime, frère ».

10 août bagnolet afp

9 août 2009

Cars torched in Paris suburb after death of youth

11 août 2009

BAGNOLET, France — Groups of youths torched cars, set garbage bins on fire and threw rocks at police in a Paris suburb, a day after an 18-year-old died fleeing police on his motorbike.

Youths also burned a bus, but a police officer told AFP that no serious incidents in the eastern Paris suburb of Bagnolet had been reported.

On Sunday evening an 18-year-old man on a motocross bike, whose use is prohibited in cities, refused a police request to stop and fled, investigators said.

He crashed into a barrier trying to negotiate a turn, and died of a neck injury according to autopsy results.

Angry youths torched 29 cars, set garbage bins aflame and damaged public property on Sunday night following the death, prompting France’s interior minister and the town’s mayor to make public appeals for calm.

The accidental deaths in 2005 of two Paris region youths while trying to evade police sparked more than two weeks of rioting that spread across the country.

11 août afp

Paris youths riot over teen’s death

11 août 2009

ire to vehicles and threw stones and other objects at police as a second night of rioting broke out in the French capital, Paris.

The unrest in the eastern suburb of Bagnolet early on Tuesday came after a previous night of violence was sparked by the death of an 18-year-old pizza delivery man as he was fleeing police.

Group of youths taunted the police in the streets and stoked fires with rubbish bins and matresses. At least five cars and a bus were torched, an Associated Press television crew said.

The local prefecture, which is the administrative centre for the region, said that a number of people had been detained as the situation was brought under control.

Brice Hortefeux, the interior minister, called for calm and said that « all light will be shed » on the circumstances of the 18-year-old’s death by an internal police investigation.

« I want it to be made public as quickly as possible, » he said, promising it would be « serious, deep, honest ».

Motorcycle crash

Some witnesses said that a police car hit the young motorcyclist after he tried to flee a document check outside the project.

« I saw it with my own eyes …. He didn’t stop [and] they hit him, » Alexandre Matthias told iTele TV station.

But Philibert Demory, the deputy prosecutor of Bobigny, which handles the region, said that « as it stands so far there is no element to show contact » between the two vehicles.

Police said the teenager lost control of his motorcycle and hit a metal barrier. Autopsy results showed that he died of a neck injury.

About 40 local youths had responded to the incident on Monday by throwing Molotov cocktails at police and firefighters and torching dozens of cars.

‘Peaceful dialogue’

Hortefeux has called a meeting on August 31 with government officials in charge of urban and youth policies, as well as neighbourhood associations, to try to « establish a peaceful dialogue » in the housing projects.

In 2005, riots erupted in several Paris suburbs after two teens were electrocuted in a power substation while hiding from police.

Violence also broke out in November 2007 in Villiers-le-Bel, north of Paris, after two teenage boys were killed in a motorbike crash with a police car.

Many people in the poor suburbs complain of unemployment and discrimination among the residents, large numbers of whom are immigrants or the descendants of immigrants.

10 août

A Bagnolet, colère et rumeurs

Leparisien.fr

Selon les premiers éléments de l’enquête, Yakou, mort dimanche soir à moto, n’a pas été percuté par la voiture de police qui le suivait. Une version réfutée par ses copains.

Elodie Soulié avec T.B. | 11.08.2009

Au lendemain de la mort de Yakou, ce jeune de 18 ans qui s’est tué à moto dimanche soir alors qu’il fuyait un contrôle de police, c’est désormais à l’Inspection générale des services (IGS) et plus encore aux spécialistes de l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) de faire émerger la vérité des mille rumeurs qui ont plongé ce quartier de la rue Raspail, à Bagnolet, dans la colère et la violence.

Le procureur adjoint de Bobigny, Philibert Demory, a demandé hier soir une expertise complète de la moto, de la voiture des policiers mis en cause par les copains de l’adolescent, ainsi que du véhicule banalisé de la BAC locale, que le jeune homme a tenté d’éviter lorsqu’il a perdu le contrôle de son deux-roues.
De son côté, le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, promet une « enquête honnête et approfondie ».

Les copains de la victime accusent la police

Il était 20 h 30, dimanche soir, quand Yakou a dérapé, percutant une barrière métallique.
Ejecté de sa moto de cross, une 125 cm 3 non homologuée, il est mort d’un « traumatisme thoracique profond, dû au choc avec le pilier de la rambarde métallique », selon les premiers résultats de l’autopsie. Philibert Demory a répété qu’« en l’état il n’y a aucune trace de contact entre la voiture de police et la moto ». Les enregistrements radio des voitures de police, analysés, ne semblent pas contredire cette version. « Notre souci est d’écarter le plus rapidement toute zone d’ombre, insiste le procureur adjoint. Or beaucoup de choses ont été dites par des gens qui devraient se faire connaître de l’IGS afin de faire avancer l’enquête. »
Hier soir, sur fond d’un important dispositif de « sécurisation », les versions continuaient de s’opposer devant l’entrée du parc sportif de la Briqueterie, où s’est produit l’accident. Un terme que réfutent la plupart des copains de la victime. Les plus véhéments accusent les policiers d’avoir « tué Yakou en percutant sa roue arrière ». « Les responsables, c’est la police. Que Yakou soit mort tout seul ou parce qu’il a été percuté, de toute façon, c’est parce qu’il avait peur », assène l’un d’eux. « La 125 YZ est une petite moto extrêmement rapide et très nerveuse. Si son pilote vire et accélère, nos voitures sont incapables de suivre ! » insiste Loïc Lecouplier, du syndicat Alliance 93.
Prudents sur cet accident dont les seuls témoins directs les trois policiers en cause et deux riverains ont été entendus par l’IGS , les habitants affichent leur agacement. « Il y a eu le choc, explique Melissa, qui habite un immeuble voisin. J’ai vu le jeune par terre, son casque de l’autre côté de la rue. Il y a souvent des rodéos à moto, mais comme partout. » « C’est terrible d’en arriver là, mais il allait très vite », croit savoir un retraité de l’avenue Raspail. Des riverains effondrés et inquiets de voir le quartier s’enflammer à nouveau. Hier soir, quelques incidents ont éclaté à plusieurs endroits de la ville, mais aucun affrontement n’a été signalé. A 1 heure, on recensait cinq voitures brûlées, tandis qu’un hélicoptère survolait différents quartiers.

La loi, l’ordre et la haine de la jeunesse:

le forum du site du Parisien dans les heures qui ont suivi le drame

Incidents à Bagnolet après la mort d’un jeune homme


AP | 10.08.2009

Des incidents ont éclaté entre jeunes et forces de l’ordre dans la nuit de dimanche à lundi à Bagnolet (Seine-Saint-Denis) après la mort d’un jeune homme de 18 ans à moto, qui percuté un poteau alors qu’il fuyait la police, a-t-on appris de source policière. Selon le ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux, qui « en appelle au calme et à la responsabilité de chacun », des membres des forces de l’ordre « ont été visés par le tir d’un individu muni d’une arme de poing ».

Alors que l’IGS, la police des polices, a été saisie d’une enquête administrative, le ministre assure par ailleurs que « toute la lumière sera faite sur les circonstances du décès de ce jeune homme, défavorablement connu des services de police ».

Les faits se sont produits vers 21h lorsqu’une voiture de police a souhaité contrôler un jeune homme qui circulait sur une moto cross boulevard Raspail à Bagnolet. Le pilote s’est alors enfui dans des petites rues pour échapper aux policiers, précise-t-on de même source.

Négociant mal un virage, il aurait perdu l’équilibre et percuté un poteau en fer au niveau du thorax. Prise en charge rapidement par les secours, la victime, âgée de 18 ans, est morte lors de son transport à l’hôpital. « Il n’y a pas eu de course-poursuite, il n’y a pas eu de contact entre le véhicule de police et la moto », assurait-on de source policière.

D’après le communiqué de Brice Hortefeux, dimanche vers 20h, la présence d’un « individu effectuant un rodéo sur deux roues » avait été signalée aux policiers en patrouille dans la cité du Malassis. « Suivi par un véhicule de police sérigraphié, le conducteur a réussi à prendre la fuite, mais aurait alors perdu le contrôle de son engin et aurait heurté une barrière », ajoute le communiqué du ministre qui adresse ses condoléances à la famille de la victime.

Après la mort de ce jeune homme très connu dans sa cité, des jeunes du quartier se sont rassemblés et, munis de barres de fer et de morceaux de bois, ont cassé des abribus, mis le feu à des véhicules et caillassé les pompiers, ajoute-t-on de source policière. Le commissariat de Bagnolet a également été pris pour cible.

D’après la place Beauvau, « une quarantaine de jeunes voyous a incendié et saccagé » 29 véhicules, « quelques poubelles, et brisé la vitrine d’un commerce, des abribus et les vitres du lycée voisin ». « Ils ont pris à partie les pompiers intervenants et jeté des projectiles, dont des cocktails molotov, sur les forces de l’ordre. Un individu a été interpellé pour ces faits », selon le ministère.

« Des unités de forces mobiles ont été immédiatement déployées pour renforcer les effectifs policiers départementaux. Le calme a été rétabli vers 2h du matin ».

« Je tiens à saluer la maîtrise et le sang froid des effectifs qui ont été visés par le tir d’un individu muni d’une arme de poing », a déclaré Brice Hortefeux. « Toute la lumière sera faite sur les circonstances du décès de ce jeune homme, défavorablement connu des services de police ».

Une autopsie devait être pratiquée lundi dans la journée pour déterminer les causes exactes du décès du jeune homme livreur de pizzas. Le parquet de Bobigny a saisi l’Inspection générale des services (IGS), la police des polices.

Brice Hortefeux qui « en appelle au calme et à la responsabilité de chacun », a par ailleurs décidé de réunir le 31 août prochain avec la secrétaire d’Etat chargée de la Politique de la ville Fadela Amara, et le Haut commissaire à la Jeunesse Martin Hirsch, « une vingtaine d’associations de quartiers sensibles sur le thème des relations entre les jeunes et la police ». « Cette initiative vise à établir les bases d’un dialogue serein et permanent entre le monde associatif de ces quartiers, ses habitants et la police », conclut-il. AP

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Bagnolet : un jeune se tue en tentant d’échapper à un contrôle de police


9 août 2009

L’information a été révélée par le Parisien.fr. Un jeune de 18 ans s’est tué en scooter hier soir alors qu’il tentait d’échapper à un contrôle de police. L’accident s’est produit à Bagnolet, en région parisienne. S’en sont suivies quelques tensions entre des jeunes d’une cité voisine, d’où était originaire la victime, et les forces de l’ordre. Le calme serait revenu dans la nuit.

L’accident s’est produit hier soir à Bagnolet, en Seine Saint-Denis, où les policiers sont intervenus suite à l’appel de riverains qui se sont plaints du vacarme provoqué par plusieurs motos.

Selon les premiers éléments de l’enquête, les policiers ont voulu contrôler un jeune homme qui circulait en moto-trial. Ce dernier, qui n’aurait pas répondu à l’injonction, aurait alors immédiatement pris la fuite.

Une course-poursuite s’en est alors suivie. Très rapidement, le jeune homme aurait perdu le contrôle de son deux-roues dans un virage, avant de percuter une « un mobilier urbain » en béton. Il est décédé quelques minutes plus tard de ses blessures.

L’inspection générale des services (IGS), c’est à dire la police des polices, a été saisie de l’enquête par le parquet de Bobigny afin de connaitre les circonstances exacte de l’accident.

Mais déjà plusieurs zones d’ombres entourent cette affaire. De source judiciaire, on indiquait notamment hier soir qu’à aucun moment la voiture de police n’a touché le deux-roues conduit par la victime. Une version remise en cause par la rumeur, relayée sur la section commentaires de l’article du Parisien, selon laquelle il y aurait eu impact entre les deux véhicules.

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Bagnolet : un jeune poursuivi par la police se tue en moto

http://www.leparisien.fr

09.08.2009

Un adolescent, qui pilotait une moto, est mort hier, dimanche soir, à Bagnolet (Seine-Saint-Denis), après avoir percuté une barrière en béton.

Selon les premiers éléments de l’enquête, le jeune homme, Yacou Sanogo, aurait voulu fuir un contrôle de police.

«Il a fait l’objet d’une injonction par un fonctionnaire de police et n’a pas obtempéré et a pris la fuite, suivi par la voiture de police», a indiqué une source judiciaire. Perdant le contrôle de son deux-roues, l’adolescent a chuté, à proximité du lycée Hénaff, boulevard Raspail. Les secours ont tenté de le ranimer sur place jusqu’à 21 h 15, en vain. Il est décédé des suites de ses blessures et son corps a été transporté à l’hôpital intercommunal de Montreuil (Seine-Saint-Denis), où il doit faire l’objet d’une autopsie ce lundi.

«La voiture de police ne l’a pas touché. Il n’y a pas eu de contact entre la moto et la voiture des fonctionnaires de police», a-t-on encore indiqué de source judiciaire.

Le quartier sous tension

La portion du boulevard, où s’est produit l’accident, a été bloquée dans la soirée par les forces de l’ordre qui empêchaient tout accès sur les lieux, y compris à la famille de la victime.

Vers 22 heures, un groupe d’une dizaine de jeunes en colère, certains brandissant des barres de fer, s’avançaient en criant vers les policiers armés de flash-ball. Ils venaient de la cité Fleury, d’où la victime était originaire. A 22 h 30, de nombreux renforts de police étaient arrivés sur place. Six fourgons et une quinzaine de voitures stationnaient dans l’avenue.

La «tension était forte» dans le quartier. Certains jeunes ont cassé des abri-bus, mis feu à au moins cinq voitures et ainsi qu’à des poubelles. A 1 h 30, le calme était revenu.

La «police des polices» saisie

Dès dimanche soir, le procureur de permanence au parquet de Bobigny a saisi l’IGS (la police des polices) pour déterminer les circonstances exactes de la mort du jeune homme, «en toute indépendance», a-t-il précisé. Les enquêteurs procédaient dans la nuit de dimanche à lundi aux auditions des policiers et devaient également entendre des témoins. La police scientifique a également été envoyée sur les lieux.

Livreur de pizzas, Yacou Sanogo ne travaillait pas ce soir là. Selon Marc Everbecq, le maire de Bagnolet (PC), «la police serait intervenue à la suite de réclamations de plusieurs habitants du quartier, excédés par les allées et venues extrêmement bruyantes et dangereuses (…) de motos tout au long de l’après-midi.»

Un homme poursuivi par la police se tue en moto

10.08.2009

Livreur de pizza, le jeune homme de 18 ans a percuté une barrière en béton, à Bagnolet, en essayant de fuir un contrôle de police.

Un jeune homme est mort dimanche 9 août vers 21h alors qu’il fuyait à moto un contrôle de police à Bagnolet. Livreur de pizzas âgé de 18 ans, celui-ci travaillait à 30 mètres du lieu de l’accident.
Une voiture de police lui a demandé de « serrer à droite pour un contrôle », d’après une source proche de l’enquête.
« Il a fait l’objet d’une injonction par un fonctionnaire de police et n’a pas obtempéré et a pris la fuite, suivi par la voiture de police », d’après une source judiciaire. L’accident a eu lieu sur le boulevard Raspail à Bagnolet à l’angle de l’avenue Stalingrad. Le jeune homme, M. Sanogo, a perdu le contrôle de sa moto et aurait percuté une barrière en béton. « La voiture de police ne l’a pas touché. Il n’y a pas eu de contact entre la moto et la voiture des fonctionnaires de police », d’après la même source. Il serait décédé des suites de ses blessures.

La « tension était forte »

Le secteur a vite été « sécurisé pour permettre aux enquêteurs de procéder aux investigations nécessaires le plus rapidement possible », d’après une source judiciaire.
Le Parquet de Bobigny a saisi l’Inspection générale des services (IGS), la police des polices. Les enquêteurs entendront des policiers et des témoins. La police scientifique était également sur place.
Quelques minutes après l’accident, la « tension était forte » dans le quartier où plusieurs jeunes sont venus manifester leur colère à l’aide de barres de fer. Certains ont cassé des abri-bus et des poubelles, imputant aux forces de l’ordre le décès de leur ami. Mais aucun incident entre la police et les habitants n’était à déplorer lundi 10 août à 2h. Le magasin dans lequel travaillait M. Sanogo, « Super Pizza », a indiqué qu’il restera fermé « suite à la mort de l’un de ses employés ».
« Il est difficile d’intervenir dans un climat tendu comme ça. Une procédure a été ouverte. Ce qui est sûr c’est qu’il n’y a pas eu de choc entre un véhicule de police et la moto » du jeune homme, a déclaré Christophe Ragondet, délégué départemental du syndicat de police Alliance.
(Nouvelobs.com avec AFP)

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bjamloip« YACOU REPOSE EN PAIX FRERE« 

~ par Alain Bertho sur 10 août 2009.

2 Réponses to “Tension à Bagnolet après la mort d’un jeune – août 2009”

  1. Une course poursuite : voiture puissante contre une moto , le risque d’accident est une évidence annoncée, car la peur engendre des passages à l’acte donc, de ce fait, non maitrisable.La police doit être capable de faire la différence entre le grand banditisme et des phénomènes sociaux : rassemblement de jeunes et tapage nocturne et pouvoir agir en conséquence; A quand une réflexion et la mise en place de mesures adaptées aux différentes situations sociales ?
    La mort de ce jeune homme va laisser une plaie ouverte à jamais pour sa famille , comme pour d’autres dont les « enfants » ont eu peur de la police: Clichy,paris….
    Par un manque de courage,de volonté ,d’idées, les adultes responsables laissent nos jeunes s’enfoncer dans de fausses solutions;
    Que va t il se passer pour des habitants de la cité? des copains du jeune homme?et des policiers ? une cellule de crise va être mise en place ?monsieur le président de la République va recevoir la famille ?
    La mort d’un garçon de 18 ans ne doit pas et ne peut être justifiable dans un pays démocratique …………

    ………………Adieu Yakou.

  2. La banlieue c’est aussi joli.

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