Affrontement à Kita au Mali juillet 2009

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Shooting sparks riots in Mali town

15 juillet 2009

BAMAKO (AFP) — Malian security forces called in reinforcements Wednesday to contain riots in the western town of Kita after an angry mob ransacked and set fire to public buildings.

A number of people were arrested and one soldier was taken to hospital after being badly beaten by the mob, which went on the rampage after a man was shot dead at a nearby police checkpoint, witnesses and officials said.

« He is between life and death, » a hospital worker told AFP, referring to the injured soldier.

Public buildings, including tax and customs’ offices, were set on fire as well as the homes of security officers, several witnesses said. A number of vehicles were also burned.

In the afternoon military reinforcements arrived to quell the violence in Kita, which lies 200 kilometres (125 miles) west of the Malian capital Bamako, and the situation was calmer by the early evening.

Witnesses had earlier described the scene in the town.

« There are lots of people outside at the moment. Everyone is angry. They are looking for the killers of the driver. Things are boiling over in Kita right now, » Mamadou Diabate, a worker in the town, told AFP by telephone.

Teacher Moustapha Diallo explained what had started the violence.

« It was a man in uniform who fired on a vehicle that was refusing to stop at a checkpoint, not far from Kita, » he said.

Hospital and police sources confirmed the death of the driver to AFP without explaining how he died.

Mali: violences à Kita après la mort « par balles » d’un chauffeur

15 juillet 2009

BAMAKO (AFP) — Des violences ont éclaté mercredi dans la ville malienne de Kita (ouest) où des manifestants en colère ont « saccagé et incendié » des bâtiments publics et domiciles d’hommes en uniforme après la mort « par balles » d’un chauffeur, a-t-on appris de sources concordantes.

« Il y a beaucoup de monde dehors actuellement. Tout le monde est en colère. On recherche les assassins d’un chauffeur. Il y a le feu actuellement à Kita », a déclaré à l’AFP Mamadou Diabaté, un fonctionnaire de la ville, joint au téléphone de Bamako, la capitale.

« C’est un homme en uniforme qui a tiré sur un véhicule qui refusait de s’arrêter pour un contrôle, non loin de Kita. Un apprenti-chauffeur a été tué sur le coup », a expliqué Moustapha Diallo, un enseignant de la localité.

« Le chauffeur est mort par balles », a-t-on indiqué à l’AFP de source hospitalière dans la structure où, a-t-on dit, se trouvait le corps du défunt.

De source policière à Kita, contactée par l’AFP, on confirme la mort du chauffeur sans en préciser la cause. Les violence qui avaient débuté mercredi matin se poursuivaient dans l’après-midi, a-t-on ajouté.

Selon des sources sécuritaires, un homme en uniforme a été grièvement blessé après avoir été frappé par des manifestants.

Selon plusieurs témoins, des bâtiments publics, des bureaux du service des impôts et des douanes notamment, ainsi que des domiciles de membres des services de sécurité, ont été saccagés et brûlés par des manifestants en colère. La police n’a pas voulu se prononcer sur ces faits.

« Notre priorité est de contenir la foule. Ce n’est pas facile pour le moment », a affirme un responsable de la préfecture de Kita.

Un renfort militaire est attendu à Kita, selon plusieurs sources.

Emeute à Kita : 2 morts et plus de 500 millions de dégâts

malijet.com

18/07/2009

La ville rebelle de Kita, située à 180 km de Bamako, vers l’Ouest, a vécu une journée folle le 15 juillet 2009. Tout est parti de l’assassinat d’un apprenti-chauffeur par un élément de la Garde nationale, le 14 juillet, dans la commune rurale de Kobri située à 45 km de Kita, donc à la veille des émeutes. La Radio Kayra, une radio privée de la place qui a appris la nouvelle, a relayé l’information sur toute la ville de Kita et environnants en chauffant le public,à blanc

Elle aurait également lancé des appels au rassemblement. Comme un seul homme, la population s’est rassemblée vite le mercredi matin et la foule s’est attaquée aux bâtiments publics qui ont été pillés, saccagés et brûlés. Dans le feu des actions, un policier grièvement blessé par les manifestants aurait trouvé la mort.

KITA : UNE VILLE FANTOME

Les édifices publics qui ont subi la foudre des manifestants ont pour noms : le Commissariat de Police de Kita, les services de la Douane, des impôts, de la justice, le camp des Gardes, entre autres. Des voitures et motos ont été également calcinées.

En plus de la mort de l’apprenti-chauffeur et d’un policier, les dégâts matériels ont été estimés à plus de 500 millions de F CFA. Débordées par l’ampleur du soulèvement populaire, les forces de sécurité et du maintien d’ordre ont demandé du renfort à Bamako. Trop tard car, la violence avait atteint son paroxysme.

Par prudence et par peur, les commerçants ont fermé vite leurs boutiques et le marché s’est vidé. Les populations terrorisées se sont enfermées dans leurs maisons. Aux environs de 14 heures, la ville était déserte. Toutes les activités se sont arrêtées, les rues vidées. Un calme après la tempête regnait dans la ville.

“LA RADIO KAYRA N’A AUCUNE RESPONSABILITE DANS LES VIOLENCES”

Contacté par téléphone, le Directeur de la Radio Kayra de Kita, M. Noumoutiè Sidibé, a dégagé toute responsabilité de sa radio dans les violences. “La Radio Kayra n’a aucune responsabilité dans les événements du 15 juillet à Kita. Quand je me suis réveillé dans les environs de 8 heures 30 mn, les manifestants avaient déjà brûlé le service des impôts de la ville. Et tant que journaliste, lorsque j’ai appris cet acte ignoble, je me suis rendu personnellement sur les lieux pour constater les dégâts.

Sur place, on m’a informé que cela fait suite à l’assassinat d’un jeune apprenti-chauffeur suite à un contrôle des impôts dans la commune rurale de Kobri. A mon retour à la radio, j’ai informé la population sur notre antenne de ce qui vient de se passer. C’est tout. Un élément des forces de sécurité m’a appelé pour m’accuser que notre radio est responsable des autres casses. Je lui ai répondu que je ne suis pas responsable en tant que Directeur de toutes les casses et autres dégâts à Kita suite à ces événements malheureux.

D’ailleurs, après l’incendie du service des impôts, nous avons interrompu toutes nos émissions aux environs de 10 heures par crainte car, nous avons appris que les manifestants ont l’intention de venir saccager notre radio. Ceux qui accusent la radio Kayra n’ont qu’à chercher les coupables, pas nous. Kayra n’a aucune responsabilité dans ce qui s’est passé”, a martelé Noumoutiè Sidibé, Directeur de la Radio Kayra de Kita.

OUVERTURE DES ENQUETES

Pourtant, dans les colonnes du quotidien national l’Essor du 16 juillet, le chef d’Etat-major de la Garde nationale, le Colonel Broulaye Koné qui s’est rendu à Kita le jour des événements, pense qu’il y a eu préméditation dans les actes.

Dans un communiqué rndu public par voie de presse, le ministre de l’Administration Territoriale et des Collectivités Locales a appelé les populations au calme. Des enquêtes sont en cours pour situer les responsables. Des éléments venus en renfort ont pu maîtriser la situation.

Pour l’instant, il règne à Kita un calme olympien après la tempête du 15 juillet 2009.

Daba Balla KEITA

Plus d’infos

Informations

Kita est une ville du Mali, chef-lieu de cercle dans la région de Kayes, située sur la ligne de chemin de fer du Dakar-Niger. La ville comptait 41 641 habitants en 2006.

 

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~ par Alain Bertho sur 16 juillet 2009.

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