Emeutes à Firminy juillet 2009

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Chronologie du 9 juillet

22 h 30 – Premier feu de véhicule

Le premier départ de la caserne des pompiers est signalé vers 22 h 30.

Un utilitaire est en feu sur la corniche, un incendie qui touche le bâtiment de l’Adapei, lequel est désaffecté après un déménagement.

23 h 30 – Les pompiers ont sept équipes en intervention simultanément

Les appels pour incendies se succèdent. Les pompiers partent rue Buisson près des écoles et collège W.-Rousseau pour des incendies de voitures, puis rues de la Tour, de la Pâte, Serpente.

Minuit – Les émeutes ont commencé

Tandis que des bandes de jeunes circulent dans le quartier de Firminy-Vert, la police prend position dans le quartier. Échange de jets de pierres et de bombes lacrymogènes.

MERCREDI

0 h 30 – Des véhicules et des containers incendiés

A hauteur de la maison de retraite des Bruneaux, un break calciné gît au milieu de la route sous le regard désemparé de son propriétaire. Plus haut, le château des Bruneaux est endommagé. au croisement rue de Chanzy et boulevard de la Corniche, des équipements sont détruits.

1 heure – La police est en faction le long de la corniche

Jets de pierre sporadiques.

2 heures – Incendies et dégâts rue Tremollet

Des poubelles, des détritus, des véhicules en feu jonchent la rue Tremollet, au bas de l’immeuble du Mail. Les Restos du cœur sont en feu, un véhicule brûle dans la cour de l’association Aide à domicile, l’entrée des Assedic est éventrée. Les jeunes caillassent depuis la terrasse du « Grand H » en direction des véhicules de pompiers et de police. Des gaz lacrymogènes sont lancés.

C’est un élu (il est adjoint au maire, en charge de l’urbanisme) mais c’est surtout un enfant de Firminy-Vert. Jean-Paul Charton se disait, hier matin « écœuré, révolté », devant le spectacle de la galerie marchande incendiée dans la nuit de jeudi à vendredi. « On l’appelait la rotonde, de notre temps », précise l’élu appelou.

Huit commerces, en arc de cercle, aux façades calcinées d’où s’élèvent encore quelques fumées. « C’était un lieu convivial. C’est un peu de notre vie à nous qui s’en va », lâche Jean-Paul Chartron, bouleversé.

La galerie marchande n’offre plus qu’un spectacle de désolation, alors qu’elle venait d’être restaurée à neuf depuis quelques mois. Elle abritait un salon de coiffure, un tabac-presse, un boulanger, une pharmacie, et un cabinet médical. Tout est calciné.

Et à quelques mètres de là, la chapelle Le Corbusier dresse fièrement sa silhouette connue internationalement. Le maire de Firminy, Marc Petit, console comme il peut ses administrés sous le choc. Marie-Hélène Vial est une cliente habituée du centre commercial : « Il n’y a pas de mots pour décrire ce que l’on ressent ».

Noël habite lui aussi le quartier et n’a pas beaucoup dormi la nuit dernière. Il évoque l’effet « d’une bombe atomique : le feu est parti du magasin de la coiffeuse. Les pompiers, caillassés, n’ont pas eu le temps de circonscrire ce foyer. Après, tout s’est embrasé. »

Quelques voix s’élèvent pour qu’on n’oublie pas qu’un jeune homme est mort dans une cellule de garde à vue et que, sans excuser, on comprend. D’autre évoquent les exactions d’une minorité venue de l’extérieur. « C’est du terrorisme, ni plus ni moins », lance cette Appelouse. On croise l’une des commerçantes sinistrées, la coiffeuse du centre commercial. Les larmes aux yeux et sans voix.

Derrière les barrières interdisant l’accès à ce qui fut un centre commercial, les experts en assurance sont déjà au travail.

Mais sans commerce, où vont aller demain les habitants du « Grand H », de la Tour, des rues des Peupliers ou des Tilleuls ?

Personne ne comprenait hier matin à Firminy-Vert les raisons qui ont poussé des éléments incontrôlés à anéantir un lieu de rencontres, dans ce quartier qui ne ressemblait tout de même pas au cliché de la banlieue chaude.

Alors que les dernières fumées s’élevaient du centre commercial hier matin, les derniers pompiers quittent les lieux sous les applaudissements spontanés des habitants. Demain Firminy-Vert va devoir se réconcilier avec Firminy-Vert.

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French youths riots continue over death in custody

Fri Jul 10, 2009

LYON, France (Reuters) – Youths in the southeastern French town of Firminy burned cars and smashed shops for the third night in a row Thursday in protest over the death in police custody of a young man.

The riots began late Thursday after some 200 people staged a sit-in in front of the house of the family of Mohamed Benmouna, a local 21-year-old who died Wednesday after what police said was a suicide attempt.

About 150 riot police were deployed, reinforced by a helicopter, as youths went on a rampage in the town center, setting fire to a pharmacy, a bakery and several small shops.

Metal grills protecting the shops and stone-throwing by local youths made it difficult for emergency services to put out the fires, local authorities said.

Police said Benmouna used cords from a mattress to hang himself Monday night and fell into a coma, but Benmouna’s family have expressed skepticism.

They filed a lawsuit Thursday to clarify the circumstances of his death, but asked people to stay calm.

An autopsy Thursday confirmed he died of suffocation and his body showed no traces of violence, said the state prosecutor in Saint-Etienne, the nearest major city.

Pin rejected suggestions of police abuse but said video surveillance equipment that would normally have filmed Benmouna’s cell was not functioning properly.

An inquiry into the case has been opened by the IGPN, the police inspectorate.

Nine people were arrested Wednesday after a night of violence Tuesday evening when Benmouna was still alive but in a coma following the incident.

(Reporting by Catherine Legrange; Writing by Sophie Hardach; Editing by Matthew Jones)

Nouvelle soirée de violences à Firminy, des commerces incendiés

10.07.09 |

LYON, 10 juillet (Reuters) – Pour la troisième nuit consécutive, des incidents se sont déclarés tard jeudi soir à Firminy, en banlieue stéphanoise, où des incendies volontaires ont détruit des commerces et des véhicules.

Les violences ont commencé vers 23h00, au moment où se dispersaient les quelques 200 personnes rassemblées pour un sit-in au pied de l’immeuble de la famille Benmouna, dont le fils de 21 ans, Mohamed, est mort lundi en garde à vue.

« La pharmacie, la boulangerie, le salon de coiffure et le bureau de tabac du centre commercial du quartier ont été détruits par l’incendie », a indiqué à Reuters le directeur de cabinet du préfet de la Loire, Sébastien Lime.

Selon ce dernier, les pompiers, qui ont eu grand mal à intervenir à cause des rideaux de fer baissés des commerces, ont essuyé des jets de pierre.

« On compte également deux incendies volontaires de véhicules à Firminy et quelques-uns à la Ricamarie », a-t-il encore annoncé.

Les incidents se sont soldés par six interpellations. « Le but n’était manifestement pas de tendre un guet-apens aux forces de l’ordre ni de piller les commerces mais de détruire », a estimé Sébastien Lime.

Le calme est revenu vers minuit dans la cité où un important service d’ordre de 150 policiers a été déployé. Un hélicoptère survolait également les lieux.

La famille de Mohamed Benmounia avait lancé un nouvel appel au calme jeudi soir. Doutant de la thèse du suicide de leur fils, elle a porté plainte contre X jeudi « pour faire la lumière sur cette affaire », a dit le père Abdelkader.

L’autopsie du jeune homme n’a pas révélé de traces de violences sur son corps. Selon les premiers éléments de l’enquête, Mohamed Benmounia se serait pendu avec des lanières de son matelas qu’il aurait accrochées au mur de sa cellule.

Catherine Lagrange, édité par Gregory Schwartz

Nouveaux affrontements après la mort d’un gardé à vue dans la Loire

10.07.2009 |

Un centre commercial a brûlé et des échauffourées ont éclaté entre jeunes et policiers à Firminy, après la mort dans un commissariat de Mohamed Benmouna. L’autopsie n’a révélé « aucune trace de violence », selon le procureur.

De nouveaux incidents ont éclaté, pour la 3e nuit consécutive, jeudi 9 juillet dans la soirée à Firminy, près de Saint-Etienne, dans le quartier où vivent les parents du jeune Mohamed Benmouna, mort dans un commissariat de l’agglomération stéphanoise mercredi.
La tension est remontée vers 22h30, avec notamment l’incendie d’un centre commercial, comprenant une pharmacie, une boulangerie et un salon de coiffure.

Six personnes interpellées

Les pompiers sont intervenus mais les policiers chargés de les protéger ont été pris à partie par quelques dizaines de jeunes en petits groupes qui ont lancé des projectiles sur les agents.
La police s’est déployée dans le quartier pour ramener le calme mais la situation sur place restait préoccupante, a-t-on estimé de même source, précisant qu’au moins six personnes avaient été interpellées.
Dans l’après-midi, le procureur de la République de Saint-Etienne, Jacques Pin, a déclaré que l’autopsie de Mohamed Benmouna, 21 ans, mort mercredi par pendaison au commissariat du Chambon-Feugerolles (Loire), n’avait révélé « aucune trace de violence », ce qui accrédite la thèse du suicide, et que le jeune homme avait succombé à un « arrêt cardiaque par suffocation ».
La famille de Mohamed Benmouna a toutefois déposé jeudi une plainte contre X. Dans son dépôt de plainte, Abdelkader Benmouna, le père du jeune homme, souhaite « que la lumière soit faite sur cette affaire ».
(Nouvelobs. com avec AP)

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Mort d’un jeune en garde à vue : 3ème nuit de violences à Firminy

10 juillet 2009

De Jérôme DAQUIN –

FIRMINY (AFP) — Des violences ont éclaté jeudi pour la troisième nuit consécutive à Firminy, dans la banlieue de Saint-Etienne, après la mort par pendaison d’un jeune dans un commissariat, malgré les tentatives de calmer la polémique.

Les affrontements ont débuté vers 23H00 au pied de l’immeuble où habitait la victime, Mohamed Benmouna, là où un peu plus tôt une centaine de personnes s’était réunie autour de la famille, pour évoquer l’organisation d’une marche en son honneur.

De jeunes habitants ont lancé des pierres sur les forces de l’ordre. La police a ensuite répliqué, en faisant usage de gaz lacrymogène, ont précisé les pompiers.

Au moins 200 policiers et CRS avaient été mobilisés, de crainte de violences, comme la nuit précédente, selon la préfecture. Un centre commercial, comprenant notamment une pharmacie, une boulangerie et un salon de coiffure, a été complètement ravagé par les flammes. Six jeunes ont été interpellés selon la préfecture, qui a évoqué l’incendie de trois voitures.

Le parquet de Saint-Etienne avait pourtant tenté de couper court à la polémique, en assurant que l?autopsie du jeune homme de 21 ans n?avait révélé « aucune trace de violence ».

La famille de Mohamed Benmouna a néanmoins déposé jeudi une plainte contre X. Dans son dépôt de plainte, Abdelkader Benmouna, le père du jeune homme, demande « que la lumière soit faite sur cette affaire ».

Accompagné par Messaoud Mehila, consul d?Algérie, M. Benmouna a été reçu jeudi par le procureur de Saint-Etienne, Jacques Pin, au commissariat du Chambon-Feugerolles, théâtre du drame.

Au sortir du commissariat, le procureur a répété que le jeune homme avait succombé à un « arrêt cardiaque par suffocation » après avoir tenté de se pendre, mais il a été vivement pris à partie par des habitants du quartier qui lui ont fait part de leur doutes quant à cette thèse.

D?après les premières conclusions de l?autopsie, Mohamed Benmouna a été asphyxié par le lien qu?il s?était enroulé autour du cou et dont il avait fixé les extrémités dans des trous percés dans la cloison de sa cellule.

Dès que des policiers du commissariat du Chambon-Feugerolles s’en sont aperçus, une réanimation a été tentée, sans succès, a précisé le parquet.

Alliance, second syndicat de gardiens de la paix, « réfute toute mise en cause » des policiers, qui « ne sont pas responsables de l?état de vétusté » des locaux de garde à vue, alors que le parquet a évoqué lui-même le fait que la cellule n’était pas aux normes. Le directeur départemental de la sécurité publique (DDSP) de la Loire, Marcel Authier, a été entendu jeudi comme témoin par l?inspection générale de la police nationale (IGPN).

Les premiers éléments de l?enquête de l?IGPN font apparaître des dysfonctionnements matériels au commissariat du Chambon-Feugerolles, avec des parois de cellule en placoplâtre, jugées « non-conformes », « car des trous peuvent y être facilement réalisés par les gardés-à-vue ».

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Incendies et nouvelle nuit de violence à Firminy

le 10.07.2009

Les violences urbaines se sont poursuivies hier, dans la Loire trois jours après la mort de Mohammed en cellule de garde à vue.

Trois jours après le drame de la mort d’un jeune homme de Firminy dans une cellule de garde à vue du commissariat du Chambon-Feugerolles dans l’Ondaine, la tension  était toujours palpable. A  la nuit tombée ont  débuté les hostilités entre des individus particulièrement excités et les forces de l’ordre.

A 22h30, les sapeurs-pompiers sont appelés pour les premiers feux de poubelles, mais aussi pour des feux de végétaux. En quelques minutes, c’est le centre commercial de Firminy-Vert qui va s’enflammer: d’abord le petit salon de coiffure, puis la pharmacie et le cabinet de kinésithérapie. Vers 0h30, le sinistre touchait la totalité des bâtiments.

Dans la nuit, les sapeurs-pompiers venus de tout le département se sont relayés pour éteindre ces incendies. «C’est une véritable guérilla» témoigne un homme. Dans la nuit, une épaisse colonne de fumée envahit le ciel,une odeur de caoutchouc brûlé se répand sur toute la cité. Ailleurs dans la ville les secours intervenaient aussi pour une feu de stock de palettes dans l’enceinte d’une entreprise.
Les sorties se sont succédé toute la nuit. De l’avis des hommes du feu, les fauteurs de troubles étaient très déterminés.

Côté enquête, si les résultats de l’autopsie confirmaient que Mohammed Benmouna, 21 ans, était mort par asphyxie à la suite de la pendaison et qu’aucune trace de violence n’était relevée sur le corps, la famille et les proches réfutent encore la thèse du suicide. Une enquête de l’inspection générale de la Police est actuellement en cours. Par ailleurs une plainte contre X a été déposée par le père de Mohammed.
Pour tenter de mieux comprendre ce qui s’est réellement passé dans la cellule lundi aux alentours de 18 heures au commissariat du Chambon-Feugerolles alors que Mohammed Benmouna était interpellé dans le cadre d’une affaire d’extorsion de fonds, le procureur de la République de Saint-Étienne, accompagné du père de la victime organisait une visite de la cellule où s’est déroulé le drame.

Seule la révélation de toute la vérité permettra de désamorcer la situation que connaît actuellement la vallée de l’Ondaine. Hier soir on totalisait quarante-quatre voitures brûlées mais heureusement aucune violence physique. Depuis le début des incidents, les forces de police (200 CRS) et les pompiers (350 hommes) devaient être mobilisées et le même dispositif était reconduit.

Hier soir à 20 heures, à Firminy, au pied de l’immeuble où habitait le jeune homme décédé, un rassemblement pacifique devait avoir lieu. Pour appeler au calme comme le souhaite la famille de Mohammed Benmouna. Plusieurs jeunes se sont regroupés et ont participé à une vive discussion. Elle n‘a pas suffi à ramener le calme..

Frederic Paillas et André Gavidia

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Violences à Firminy après la mort d’un jeune homme

Reuters

09/07/2009

Des groupes de jeunes gens se sont livrés à des violences à Firminy (Loire) et dans des communes alentour dans la nuit de mercredi à jeudi, pour la seconde nuit consécutive, malgré le déploiement d’un important dispositif policier.

Ces incidents font suite à la mort d’un jeune homme de 21 ans mercredi à l’hôpital après sa garde à vue au commissariat de Chambon-Feugerolles, dans la banlieue de Saint-Etienne. La police dit qu’il s’est suicidé.

Sa famille n’y croit pas et dénonce une « bavure policière ». Le père de la victime, Abdelkader Benmouna, a déposé plainte selon le parquet. Il a pu se rendre dans les locaux du commissariat, accompagné par le procureur de Saint-Etienne et le consul d’Algérie, son pays d’origine.

La famille a lancé un nouvel appel au calme pour les prochaines nuits. Selon la préfecture, les incidents mercredi soir ont débuté vers 23h00 avec des incendies de poubelles et, selon les pompiers, d’une dizaine de voitures.

Le centre social du Soleil levant de Firminy, un bâtiment désaffecté, a été en partie détruit par un incendie. Les pompiers sont intervenus une quinzaine de fois, mais pour des faits moins graves que la nuit précédente.

Une personne soupçonnée d’avoir lancé des pierres sur les policiers a été arrêtée.

« Dans l’ensemble, il n’y a pas eu de violences majeures, il n’y a pas eu d’agression des forces de l’ordre ou des intervenants comme la nuit précédente », a déclaré Sébastien Lime, directeur de cabinet du préfet de la Loire.

Pour surveiller cette banlieue stéphanoise, 200 CRS avaient été déployés et un hélicoptère a survolé le site pendant une partie de la nuit. Le dispositif devrait être allégé pour la nuit de jeudi à vendredi, dit la préfecture, qui craint cependant un week-end agité.

DEUX SUSPECTS DÉFÉRÉS À LA JUSTICE

Neuf personnes avaient été arrêtées et placées en garde à vue mercredi après une première nuit de violences. Selon le parquet, deux d’entre elles devraient se voir notifier jeudi des poursuites pour « violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique et dégradations ».

A l’origine des violences, le cas de Mohamed Benmouna fait l’objet d’une enquête. Placé en garde à vue pour « tentative d’extorsion de fonds », le jeune homme était tombé dans le coma mardi. Il s’est suicidé par pendaison, selon la version officielle. Une enquête a été ouverte à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN, la « police des polices »).

L’autopsie pratiquée jeudi a confirmé la version d’une mort par étouffement. « Son corps ne révèle aucune trace de violence », a dit le procureur de Saint-Etienne, Jacques Pin, à Reuters.

La famille exprime des doutes, expliquant qu’elle soupçonne une violence policière déguisée en suicide.

Le procureur souligne que l’enregistrement vidéo de la cellule où était le jeune homme est inutilisable en raison d’un mauvais fonctionnement des caméras, ce qui implique que la surveillance par les policiers était impossible.

Le jeune homme semble avoir utilisé des lanières de son matelas accrochées au mur très dégradé pour se pendre. Le procureur a déclaré que les cellules n’étaient pas aux normes, et leur mauvais état aurait permis la manoeuvre.

Catherine Lagrange, édité par Gilles Trequesser

Nuit de heurts entre policiers et jeunes dans la Loire: 9 personnes en garde à vue

8 juillet 2009

SAINT-ETIENNE (AFP) — Neuf personnes ont été placées en garde à vue dans la nuit de mardi à mercredi à Firminy (Loire), au terme d’une nuit d’échauffourées entre des jeunes et la police, après la tentative de suicide dans un commissariat d’un jeune de cette commune, a-t-on appris de sources policière et auprès de la préfecture.

Ces neuf jeunes hommes ont été interpellés parmi la soixantaine de jeunes qui ont allumé dans la soirée de nombreux incendies dans un quartier populaire de Firminy, dans l’agglomération stéphanoise, où le calme était revenu vers 4H30 du matin.

Il n’y a pas eu de blessé dans les confrontations entre les jeunes et les forces de l’ordre qui ont été la cible de caillassage.

Les policiers, renforcés par des CRS de la région lyonnaise, ont utilisé des gaz lacrymogènes pour les disperser et pour sécuriser l’intervention des pompiers, a souligné la préfecture.

Au total 32 véhicules ont été incendiés à Firminy ainsi que sur les communes voisines du Chambon-Feugerolles et de La Ricamarie, selon les pompiers.

Des véhicules de pompiers et de police ont également été endommagés par des caillassages, ainsi que des boutiques d’un centre commercial, un local des Restos du Coeur et ceux de Pôle emploi, selon la préfecture.

Selon un animateur de quartier, interrogé par l’AFP, « tout a commencé vers 21H00. Les jeunes se sont révoltés, c’était une grosse émeute, qui a duré quatre à cinq heures ». « C’est n’importe quoi ce qu’ils ont fait, avec d’autres et la famille de +Momo+, on a appelé au calme, on leur a dit de rentrer chez eux, que ça servait à rien », a expliqué « Sam », 30 ans, « marié et père de famille ».

Mohammed Benmouna, 21 ans, a été hospitalisé dans un état grave lundi soir, après une tentative de suicide lors de sa garde-à-vue au commissariat du Chambon-Feugerolles (Loire), pour une affaire de tentative d’extorsion de fonds.

Mardi en fin d’après-midi, le pronostic vital était très réservé. Le jeune homme, qui a essayé de se pendre, a été hospitalisé dans le coma au service des urgences du CHU de Saint-Etienne. Selon un porte-parole de la famille Benmouna, le cerveau de Mohammed aurait subi de lourds dommages.

L’Inspection générale de la police nationale (IGPN), saisie par le parquet de Saint-Etienne, s’intéresse particulièrement aux matériaux, de type placoplâtre, qui constituaient la cloison de sa cellule. Son geste semble disproportionné si on le rapporte au motif qui avait conduit à sa garde-à-vue, précise le parquet de Saint-Etienne.

Selon « Sam », qui a affirmé bien connaître Mohammed, « ce sont les policiers qui l’ont massacré ». « Il venait d’avoir son permis, de trouver un petit boulot: on ne se suicide pas à 21 ans », a-t-il ajouté. Les parents du jeune homme, dont un porte-parole a affirmé dans la nuit de mardi à mercredi à l’AFP qu’ils « émettaient des doutes quant aux conditions de détention » de leur fils, avaient néanmoins appelé au calme « et à la dignité ».

Les parents de Mohammed ont demandé au procureur de la République de visiter la cellule de garde-à-vue mercredi matin en compagnie de leur avocat, « afin de comprendre ce qui s’était passé ».

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Affrontements entre jeunes et policiers dans la Loire

www.europe1.fr

08/07/09 –

Les incidents ont éclaté après la tentative de suicide d’un jeune de 21 ans, lors de sa garde à vue

Neuf interpellations et une trentaine de voitures brûlées. Pendant près de six heures, un quartier de la ville de Firminy, 20.000 habitants, dans la Loire, a été le théâtre d’affrontements entre la police et des bandes de jeunes, dans la nuit de mardi à mercredi. Les incidents ont éclaté après la tentative de suicide, lundi soir, d’un jeune homme de 21 ans, lors de sa garde à vue au commissariat du Chambon-Feugerolles, à cinq kilomètres de Firminy.

Le pronostic vital du jeune homme, hospitalisé dans le coma au service des urgences du CHU de Saint-Etienne, était toujours « très réservé », mardi en fin d’après-midi, selon une source judiciaire.

« Tout a commencé vers 21 heures, a expliqué un animateur du quartier du Grand H, interrogé par l’AFP. Les jeunes se sont révoltés, c’était une grosse émeute, qui a duré quatre à cinq heures ». Le commissariat de Saint-Etienne, qui a indiqué avoir mis en place un important dispositif policier, a parlé de « bandes de jeunes [qui] commettaient des violences urbaines ».

« Ce sont les policiers qui ont massacré » Mohammed, le jeune homme hospitalisé, accuse un jeune. « Il venait d’avoir son permis, de trouver un petit boulot: on ne se suicide pas à 21 ans », a-t-il ajouté. Son geste semble disproportionné si on le rapporte au motif qui avait conduit à sa garde-à-vue, a commenté, de son côté, le parquet de Saint-Etienne.

Les parents du jeune homme, interpellé dans une affaire d’extorsion de fonds, ont appelé au calme « et à la dignité ». Un proche a toutefois expliqué qu’ils « émettaient des doutes quant aux conditions de détention » de leur fils. Ils ont demandé au procureur de la République de visiter la cellule de garde-à-vue mercredi matin en compagnie de leur avocat, « afin de comprendre ce qui s’était passé ».

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Incidents entre police et jeunes après une tentative de suicide en garde à vue

8 juillet 2009

FIRMINY (AFP) — Des incidents ont éclaté mardi soir entre la police et des bandes de jeunes d’un quartier de Firminy (Loire), dont est originaire un homme de 21 ans dans le coma après avoir fait une tentative de suicide alors qu’il était en garde à vue au commissariat.

Peu après 03h30 mercredi matin, des poubelles flambaient encore dans le quartier du Grand H, au sol s’amoncelaient des déchets et des cailloux, et on pouvait encore sentir l’odeur de pneus brûlés, témoins des incidents ayant éclaté mardi soir.

Selon un animateur de quartier, interrogé par l’AFP, « tout a commencé vers 21H00. Les jeunes se sont révoltés, c’était une grosse émeute, qui a duré quatre à cinq heures ». « C’est n’importe quoi ce qu’ils ont fait, avec d’autres et la famille de +Momo+, on a appelé au calme, on leur a dit de rentrer chez eux, que ça servait à rien », a expliqué « Sam », 30 ans, « marié et père de famille ».

Mohammed Benmouna, 21 ans, a été hospitalisé dans un état grave lundi soir, après une tentative de suicide lors de sa garde-à-vue au commissariat du Chambon-Feugerolles (Loire), pour une affaire de tentative d’extorsion de fonds.

Mardi en fin d’après-midi, le pronostic vital était très réservé. Le jeune homme, qui a essayé de se pendre, a été hospitalisé dans le coma au service des urgences du CHU de Saint-Etienne. Selon un porte-parole de la famille Benmouna, le cerveau de Mohammed aurait subi de lourds dommages.

L’Inspection générale de la police nationale (IGPN), saisie par le parquet de Saint-Etienne, s’intéresse particulièrement aux matériaux, de type placoplâtre, qui constituaient la cloison de sa cellule. Son geste semble disproportionné si on le rapporte au motif qui avait conduit à sa garde-à-vue, précise le parquet de Saint-Etienne.

Selon « Sam », qui a affirmé bien connaître Mohammed, « ce sont les policiers qui l’ont massacré ». « Il venait d’avoir son permis, de trouver un petit boulot: on ne se suicide pas à 21 ans », a-t-il ajouté. Les parents du jeune homme, dont un porte-parole a affirmé dans la nuit de mardi à mercredi à l’AFP qu’ils « émettaient des doutes quant aux conditions de détention » de leur fils, avaient néanmoins appelé au calme « et à la dignité ».

Dans une déclaration à l’AFP, le cousin du père du jeune homme avait affirmé plus tôt dans la soirée que des « émeutes » avaient eu lieu à Firminy, durant lesquelles des CRS auraient envoyé des bombes lacrymogènes et usé de flash-balls. Sur place, les officiers de police n’ont pas souhaité faire de commentaire ni préciser si des interpellations avaient eu lieu.

Les parents de Mohammed ont demandé au procureur de la République de visiter la cellule de garde-à-vue mercredi matin en compagnie de leur avocat, « afin de comprendre ce qui s’était passé ».

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~ par Alain Bertho sur 8 juillet 2009.

7 Réponses to “Emeutes à Firminy juillet 2009”

  1. Qu’est ce qui se passe au commisseriat de Firminy? et de son ambiance? Pourriez vous mener une enquète? Merci.

  2. Pour rappel, si vous avez un peu lu les articles ci-dessus, les choses se sont produites au commissariat du Chambon-Feugerolles, donc je ne vois pas très bien le rapport avec l’ambiance (bonne, à ma connaissance) au commissariat de Firminy! Pourquoi ne pas demander pour Saint-Tropez, tant qu’on y est?

  3. bizarrement la grande majorité des cellules de « GAV » sont constamment vidéo surveillé…
    Un flic passe très régulièrement et depuis la cellule il n’est pas souvent aisé d’entendre venir l’agent….
    et on va nous faire croire qu’il a pu confectionné une corde sans jamais ce faire voir puis …. a ce pendre …. sachant qu’il c’est stranguler donc que en théorie il a fallut plusieurs minutes…

    il y’a de quoi avoir des doutes

  4. « …avec notamment la présence de deux trous dans un mur, auxquels le jeune homme a pu fixer, pour se pendre, les deux extrémités d’une cordelette fabriquée avec la toile d’un matelas. »

    Du placoplatre dans cette cellule… mal adapté pour les coups de poing de rage des habitués du lieu… mais de la à pouvoir se pendre. Peut être est-ce faisable?

    En tout cas ça divise tout le monde. Chacun y va de sa certitude et je n’en suis pas rassuré.
    Les média sont certain que le gardé-à-vue est coupable donc il s’est suicidé : superbe paralogisme.

    En fait si on regarde attentivement les articles ci-dessus, et à l’aide d’un livre sur le sujet, on trouve plusieurs de ces paralogismes et autre manipulations intellectuelles (qui sont monnaie courante en fait).
    On a donc en meme temps:

    1) D’origine algérienne, vivant dans une banlieue, coupable (pas de présomption d’innocence pour ces gens il semblerait…) d’extorsion de fond ça fait tout de suite rentrer dans une catégorie. c’est un paralogisme informel (pas basé sur la logique) appelé « généralisation hâtive ». C’est aussi un « argumentum ad hominem » ou autrement appelé délit de facies.

    2) Un joli « Post hoc ergo procter hoc » : le mauvais bougre a commis un délit donc une fois acculé il a procédé à son suicide… Mais tout de même se suicider parce qu’il a extorqué des gens. Bon alors il avait peut être peur des boss de la mafia du coin qu’il voulait fuir après leur avoir pris leur fric? Ou alors il ne supportait plus d’être un délinquant, et aussi que ses parents l’apprennent. C’est sur qu’avec de tels arguments, leur promoteur n’a pas connaissance de la culture des quartiers dit sensibles (il n’a que l’imagination et les médias…).
    Il se peut qu’un fait ait poussé cet homme à se suicider mais ce n’est pas comme il est fortement suggéré parce qu’il avait commit un délit et s’est fait arrêter (ou alors sacré tafiole pour un racketteur).

    3) Enfin (comme d’hab’) on a un paralogisme appelé « l’appel à l’autorité » : on peut faire confiance au policiers, médecin légiste, préfet, journalistes… sans avoir d’explications probantes, logiques. Quand on a une source on la cite on « RAPPORTE » ses commentaires (sans rajouter les siens) et enfin on commente de façon impartiale (ou objective en le précisant).

    Ce sont les experts et ils ont en plus tous le même message avec ces mêmes paralogisme.
    Je ne suis pas accusé, policier, juge ou policier des policiers… donc je circule et laisse les gens faire leur boulot.
    Rien n’est probant dans les faits rapportés dans ces articles mais des conclusions y sont tout de même données. La présence de ces paralogismes suppose donc deux possibilité (à ma connaissance) :
    1) Il sont appris par les journalistes à l’école (comme on dit au étudiants d’école de commerce qu’il faut apprendre à marcher sur les autres par exemple).
    2) Il sont oblgés de rester dans le moule et de nous sortir ce que le rédac’ chef a approuvé.

    Je sais pas trop mais sur cette affaire je n’ai aucune certitude, je penche plus pour la deuxiemme possibilité, et enfin je constate (présence des paralogismes) les volontés de l’état et des médias à jeter de l’huile sur le feu (Le président serait il quelque chose sans les banlieues à qui dire « …nettoyer au karcher… » afin de gagner des voix).

  5. Pour une séparation des pouvoirs législatif, exécutif, judiciaire et… médiatique !

    L’actualité bruisse des liaisons dangereuses entre le pouvoir exécutif et le pouvoir médiatique. Il a d’abord été questions des relations personnelles entretenues par Nicolas Sarkozy et les grands patrons de médias. Plus récemment une émission sur LCP, La Chaîne parlementaire, a porté le débat sur le concubinage entre les hommes politiques et les journalistes. Or les médias ont un pouvoir incontestable. N’y a-t-il pas lieu d’une réflexion profonde sur une séparation des différents pouvoirs ?

    Le président est très proche des magnats français des médias

    « Je connais bien votre patron ». Cette phrase aurait été dite à un journaliste par l’actuel président de la République. Et en effet, il en connaît un certain nombre.
    – M. Martin Bouygues, patron du groupe Bouygues et, par conséquent, de sa filiale le groupe TF1 (TF1, LCI, TPS…). Il est parrain du fils de Nicolas Sarkozy, et était témoin à son mariage.
    – M. Bernard Arnault, patron du groupe LVMH, incluant des titres comme La Tribune, Investir ou Radio Classique. Nicolas Sarkozy était invité au mariage de la fille de M. Arnault, tandis que M. Arnault était témoin du mariage de M. Sarkozy.
    – M. Serge Dassault, patron de la Socpresse, 1er groupe de presse français, publiant notamment Le Figaro. Nicolas Sarkozy a démêlé, en tant qu’avocat cette fois-ci, la succession de son père Marcel. Nicolas Sarkozy est devenu un familier de son fils aîné Olivier, par ailleurs député UMP.
    – M. Arnaud Lagardère, patron du Groupe Lagardère, premier groupe de media français qui contrôle notamment des grandes radios (Europe 1, Europe 2, RFM…) et des magazines d’actualités (Paris Match…). En avril 2005, le président de l’UMP fut l’invité d’honneur d’un séminaire du groupe Lagardère à Deauville. M. Lagardère le présenta « non pas comme un ami, mais comme un frère ».

    Deux affaires ont défrayé la chronique, et illustrent cette proximité :
    – en juin 2006, le directeur de Paris Match, Alain Genestar, coupable d’avoir publié en couverture une photo de l’épouse du président de l’UMP, est licencié ;
    – en mai 2007, Laurent Solly, ancien membre du cabinet de campagne de Nicolas Sarkozy, est nommé à la direction de TF1.

    Les pouvoirs précédents ont tous éprouvé le besoin de contrôler les medias

    Cette situation n’est que le dernier avatar d’une longue série. Pour se limiter à la Ve république, on se rappelle combien les pouvoirs gaulliste et pompidolien tenaient les rênes courtes aux médias en général et à la télévision en particulier ; Valéry Giscard d’Estaing et François Mitterrand, quant à eux, semblent avoir eu la même démarche en deux temps : tentative sincère de libération en début de mandat, reprise en mains par la suite. On peut se demander si dans ce domaine le plus libéral (ou le plus discret dans son contrôle ?) n’a pas été Jacques Chirac.

    Le monde journalistique est proche du monde des médias

    LCP a rediffusé hier l’émission citée plus haut sur les relations entre les hommes politiques et les journalistes « Les hommes politiques et les journalistes vivent-ils en concubinage ? ». Les débats étaient animés par Bruno Masure, avec Denis Tillinac écrivain proche de Jacques Chirac, et Jean-François Kahn, patron de Marianne.

    Bruno Masure a décompté 36 cas de « liaisons sexuelles » officielles ou non, entre journalistes et personnages politiques. Il rappelle combien cette situation serait inconcevable dans un pays anglo-saxon ou scandinave.

    Les deux intervenants s’accordent pour souligner combien ces connivences sont le fruit d’une logique : mêmes cursus, même évolution intellectuelle de l’extrême-gauche au libéralisme, débouchant sur un syncrétisme alliant les crédos néolibéraux et libertaires… Les intervenants ont souligné :
    – l’homogénéité d’une caste dirigeante post soixante-huitarde parlant le même langage ;
    – la dépendance de la presse française. Quand le patron de presse est aussi marchand d’armes ou patron de BTP, ça réduit son indépendance vis-à-vis de l’Etat, car dans ces deux cas, l’Etat est un interlocuteur voire un client majeur ;
    – une des raisons essentielle de cette dépendance est la faible solidité financière des médias. La presse française est plutôt pauvre, les ventes de la presse écrite sont régulièrement en baisse, et les revenus de la publicité partent vers le web ;
    – les « services rendus » sont multiformes : les journalistes accompagnent les hommes politiques aux frais de l’Etat. L’Etat distingue des journalistes de son choix par la remise de décorations… ;
    – la connivence ne concerne qu’un petit nombre de journalistes qui vivent comme les hommes politiques, dans les mêmes quartiers, fréquentant les mêmes restaurants… L’essentiel de la profession étant éloigné de ces cénacles.

    Séparation des pouvoirs

    Une dérive à la Berlusconi est-elle à craindre ? « On est vraiment là dans la méthode Berlusconi et cette collusion des grands médias et du pouvoir politique est complètement indécente », déclare un représentant du PS.

    La théorie classique de la séparation des pouvoirs distingue trois fonctions principales au sein des différents régimes politiques : la fonction d’édiction des règles générales constitue la fonction législative ; la fonction d’exécution de ces règles relève de la fonction exécutive ; la fonction de règlement des litiges constitue la fonction juridictionnelle.

    Dans la mesure où l’analyse, le tri, la hiérarchisation, la diffusion et le commentaire de l’information représentent bien une nouvelle forme de pouvoir, d’importance comparable aux trois formes classiques, celui-ci implique nécessairement suivant le principe de Montesquieu (Tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser…), la mise en place d’une séparation d’avec les autres, d’un contrôle et d’une limitation. C’est tout le débat sur le « quatrième pouvoir ».

    Une séparation claire entre le pouvoir politique et le pouvoir médiatique est-elle envisageable ? N’est-ce pas une utopie ? Les règles actuelles (liberté et règles de financement de la presse, droit de réponse, etc.) sont-elles suffisantes ? Suffit-il de les faire appliquer ? De les compléter ? Ou faut-il dès maintenant songer à une réorganisation plus profonde ?

    Jérôme Bondu et Alain Bondu

    Au fait, vous pouvez aussi acheter le dvd « Pas vu à la télé » (ou voir « Pas vu, pas pris sur U-tube), un reportage de Pierre CARLES. C’est un grand moment de bonheur qui fera plaisir au journalistes intègres.

    Et après vous vous ferez pas chier à lire/écouter/voir ce que disent les médias classique. Surtout quand ça parle des banlieues qui s’enflamment parce qu’un gosse du coin s’est tué en faisant le con devant des flics venus pour les surveiller. Bon là c’est un suicide ou une bavure (ce sont les deux possibilités) mais ça produit les mêmes effets.
    Je pense (mais chu qu’un homme) que les médias ont pour mission de dresser deux partis l’un contre l’autre. Les anglais ont fait des choses similaires par exemple, sans utiliser les médias mais uniquement par diplomatie : Afin de permettre à 50 000 britanniques de contrôler 600 000 indiens, ils montaient plusieurs royaumes mineurs contre le royaume majeur qui avait le malheur de s’opposer à l’Angleterre…
    Domination ou servage sont les uniques choix de vie pour certains et pourtant il y en a tant d’autres. Nous serions plus épanouis si on ne nous les cachaient pas.

    Vivement que les journalistes soient libre à nouveau, certainement après un grand nettoyage… dans les médias.
    (‘tain je me transforme en Sarko… enfin, son négatif)

    Victor
    ^^

  6. Je suis bresilien, vous avez arrivez au Tiers Monde.
    Ça cet seule le commencement.
    Benvenue au Tiers Monde.

  7. Je suis d’accord avec les avis precedents

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