Emeutes en Moldavie avril 2009

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Moldavie: « Les vieux nous ont volé notre avenir »

09/04/2009

Une nouvelle manifestation est prévue ce vendredi par les opposants au pouvoir communiste. Des slogans de ce type devraient de nouveau être scandés par les jeunes moldaves, dans les rues de Chisinau. Stella Suhan, étudiante moldave en France qui prépare une thèse sur « la gestion politique de la mémoire du communisme en Moldavie après l’indépendance », revient sur le fossé générationnel qui se creuse dans son pays.

Les manifestants moldaves s’insurgent contre la victoire des communistes aux élections de ce dimanche. Ils dénoncent aussi des fraudes, qu’en est-il?

Certains observateurs auraient vu des chiffres peu cohérents, au fil des dépouillements, comme l’a raconté l’une d’entre eux à la BBC… Mais ils n’ont pas de preuve accablante à avancer.

A vrai dire, dans la victoire des communistes, la seule chose qui n’était pas prévisible, c’est son ampleur [près de 50% des suffrages, ndlr]

Ce qui les favorise, c’est que la scène politique moldave est très fragmentée: les partis de l’opposition prolifèrent mais ils sont petits, très jeunes et, donc, encore peu crédibles. Et puis les communistes ont mené une campagne électorale qui a porté ses fruits.

Vous évoquez une campagne rondement menée… Sur quoi le parti communiste moldave a-t-il joué?

Ils ont parié sur le thème de la stabilité, un thème qui parle beaucoup aux gens des campagnes, surtout en période de crise économique mondiale.

La plupart des retraités et des ruraux du pays est socialement marginalisée et isolée. Leur seule source d’informations se résume à la radio et la télévision d’Etat. C’est ce segment de la population qui représente la base sociale et la partie la plus active de l’électorat du Parti des Communistes. Ils voient le président Voronine comme un sauveur charismatique…

Et, en face, qui sont les opposants?

Ce sont plutôt des jeunes mieux informés, qui se sont rassemblés spontanément via les réseaux internet. Un courrier électronique a par exemple été envoyé le mardi pour les inviter à se rassembler pacifiquement: « Si tu n’as pas voté communiste, viens à 18h sur la place Etienne le Grand », symbole national à Chisinau. La veille au soir, ils y avaient déjà déposé des bougies, parce que c’était un jour de deuil pour eux que le parti communiste moldave aient gagné les élections.

Ces jeunes ont envie de changement, ont étudié en Europe ou aux Etats-Unis, y ont un peu travaillé via le programme Work and travel mais aussi parfois en situation irrégulière, ont participé à des associations dans ces pays, etc… D’ailleurs, le vote des Moldaves à l’étranger est très différent des résultats finaux. 45% ont voté pour l’opposition… et seulement 8% pour les communistes!

Ces jeunes sont plus ouverts vers l’Europe espèrent aussi un jour voir leur pays se rapprocher de l’Union européenne. Le parti communiste moldave se dit pro-européen mais il a souvent changé d’avis ces dernières années : les opposants ne croient plus à ses mensonges…

Leur mouvement rencontre d’ailleurs assez de sympathie dans la population… Mais les gens n’approuvent pas la violence de certains des manifestants.

Faut-il voir dans cette succession d’événements la manifestation d’un fossé générationnel?

Oui. D’ailleurs parmi les slogans, certains jeunes criaient: « Les vieux nous ont volé notre avenir ».

A ce fossé générationnel qui se creuse, il faut aussi ajouter la polarisation de la société moldave dans son ensemble. En Moldavie, une grande partie de la population est touchée par la pauvreté. La croissance des inégalités et la forte émigration de la population active ont pour conséquence l’absence d’une classe moyenne qui aurait pu promouvoir et soutenir les réformes démocratiques.

Ces manifestants sont-ils aussi poussés par la Roumanie, comme le soutient le président communiste Voronine?

C’est ce qu’il dit… Cela justifie selon eux la mise à la porte de l’ambassadeur roumain, ou le fait que les Roumains ont désormais besoin de visas pour entrer en Moldavie. Mais le parti des communistes moldaves accuse la Roumanie d’un peu tout, dès qu’ils le peuvent.

La relation de nos deux pays, difficile depuis l’indépendance de la Moldavie en 1991, s’est envenimée avec leur arrivée au pouvoir en 2001, car ils prennent la Roumanie comme un bouc-émissaire. C’est leur stratégie afin de distinguer les deux pays.

Cette rumeur, selon laquelle Bucarest nourrit les manifestations, n’est pas la seule. D’autres circulent, comme celle qui prétend que le gouvernement attise les émeutes afin de pouvoir justifier la réaction des forces de l’ordre. Les spéculations vont bon train dans les deux camps, mais je ne leur accorde pas beaucoup de crédit.

Une caricature de « révolution colorée »

10 avril 2009Les événements de Moldavie sont une caricature des bouleversements sociopolitiques qualifiés de « révolutions colorées » qui ont émaillé la vie politique postsoviétique ces dernières années, estime un politologue russe. Aujourd’hui, ni l’Occident ni la Russie n’ont envie de s’en mêler. Pour diverses raisons, qui tiennent au manque absolu de confiance envers le pouvoir, à l’expression de divers intérêts géopolitiques, au faible niveau de conscience juridique et de culture politique des citoyens, les campagnes électorales qui se déroulent dans l’espace postsoviétique ne s’arrêtent pas au vote. Après le scrutin, on assiste à une autre étape, au cours de laquelle les perdants cherchent à modifier le résultat par la force. Ainsi, on ne peut plus considérer qu’un processus électoral est arrivé à terme avant qu’ait retenti cet accord final. Presque partout, on tente de le jouer, avec des résultats mitigés qui vont du renversement du pouvoir, comme en Géorgie, en Ukraine et au Kirghizistan [respectivement révolutions « des roses » (2003), « orange » (2004) et « des tulipes » (2005)], au léger frémissement en surface de la vie politique, comme en Azerbaïdjan (2005). Il existe aussi des situations intermédiaires avec des troubles importants qui ne débouchent sur aucun résultat, comme ce fut le cas lors des élections présidentielles en Géorgie et en Arménie l’année dernière.

Pour les manifestants, la clé du succès réside dans la présence d’un arbitre extérieur auquel on peut demander son verdict, ainsi que dans le soutien moral et politique de pays influents. Si l’OSCE, le Conseil de l’Europe, l’Union européenne ou une grande puissance quelconque n’émettent pas de doutes sur la validité des résultats du vote, les protestations [internes] retombent. En revanche, forte d’un soutien de l’étranger, l’opposition voit ses chances monter en flèche, que ses revendications soient justifiées ou non. Dans le cas de la Moldavie, le facteur extérieur est absent. Il n’y a pas, à Chisinau, de bataille « pour la Russie » ou « pour l’Europe », contrairement à la situation qui prévalait en Ukraine en 2004. La situation est celle d’un combat de politique intérieure dans un pays pauvre plongé dans la dépression, sur fond de crise mondiale qui ne cesse de s’aggraver. Le parti au pouvoir, qui ne porte le nom de « communiste » que par inertie, n’a pas d’idéologie bien définie, pas plus que ses opposants, qui disent vouloir « choisir l’Europe », un choix auquel personne ne semble réellement croire. Par ailleurs, le pouvoir en place ne provoque ni allergie ni enthousiasme chez ses partenaires étrangers, qui, même avec beaucoup de bonne volonté, ne parviennent pas à placer leurs espoirs dans l’opposition. On peut tout au plus soupçonner une « piste roumaine », car le voisin roumain compte quelques marginaux capables de vouloir jouer la carte moldave, mais les autorités de Bucarest ont certainement d’autres soucis que la Moldavie. Quant à l’UE et aux Etats-Unis, il est sûr qu’ils n’ont pas la moindre envie de s’associer à la Moldavie.

L’opposition n’aura sans doute pas la force de faire tomber le pouvoir, mais la solidité des communistes est tout de même remise en cause. Le scénario le plus déplaisant serait que certaines personnes aient envie de profiter de l’instabilité générale pour instrumentaliser la question de la Transdniestrie [région russophone de Moldavie qui a fait sécession en 1991 et qui se trouve en situation de statu quo avec Chisinau], question qui est pour l’instant restée en dehors des événements. Si cela se produisait, une intervention d’acteurs extérieurs qui n’avaient a priori aucune envie de s’impliquer, à savoir la Russie et l’UE, deviendrait possible. C’est pour cela que les attaques de Chisinau contre Bucarest menacent de porter le conflit à un niveau supérieur, ce que personne ne souhaite. L’époque où les « révolutions colorées » représentaient un instrument politique efficace a pris fin depuis que l’administration américaine a abandonné sa doctrine de « promotion de la démocratie » à travers le monde. La conséquence la plus néfaste de cette doctrine aura été de semer l’idée que le triomphe de la justice électorale comptait plus que les normes et règles établies. Le problème, c’est que la justice est une notion relative. Et que sortir du cadre de la loi au nom d’une cause (défendre la démocratie) pousse à le faire aussi dans d’autres cas. Les exemples de la Géorgie, de l’Ukraine et du Kirghizistan, où l’opposition est arrivée au pouvoir de cette manière, sont là pour le prouver.

* Rédacteur en chef du magazine Rossia v Globalnoï Politiké (La Russie dans la politique globale).

Moldavie: un mort au Parlement après une violente manifestation

CHISINAU (AFP) — Une jeune femme est décédée mardi dans le Parlement en feu de Moldavie après une violente manifestation contre la victoire communiste aux élections législatives, a annoncé la télévision nationale moldave.

La victime est morte en inhalant de l’oxyde de carbone, a précisé la télévision.

Cette information n’a pas pu être immédiatement confirmée auprès des autorités.

Une foule de manifestants, contestant la victoire des communistes, a pris d’assaut la présidence et le parlement où un incendie s’est déclaré.

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La présidence moldave prise d’assaut par des manifestants

Reuters 07/04/2009

CHISINAU – Contestant la victoire du Parti communiste aux élections législatives de dimanche en Moldavie, des manifestants ont pris d’assaut mardi les locaux du parlement et les bureaux de la présidence à Chisinau.

Affrontements entre forces de l’ordre et opposants moldaves à Chisinau. Des manifestants contestant la victoire électorale du Parti communiste ont pris le contrôle du siège de la présidence. ( Reuters/Gleb Garanich)

Pour la deuxième journée consécutive, quelque 10.000 personnes, principalement des étudiants, se sont rassemblées dans la capitale et ont lancé des pierres sur les forces de l’ordre qui protégeaient les bâtiments officiels.

Un petit groupe de manifestants a réussi à s’introduire dans la présidence malgré les forces de sécurité qui tentaient de les repousser avec des gaz lacrymogènes et un canon à eau.

Des étudiants ont également forcé l’entrée du parlement, situé de l’autre côté de l’artère principale de Chisinau, et ont saccagé des bureaux, jetant par les fenêtres des chaises, des tables et des papiers auxquels ils ont mis le feu, a rapporté un photographe de Reuters.

Une trêve a ensuite été conclue entre les protestataires et les forces de l’ordre.

Les manifestants entendaient dénoncer la victoire des communistes du président Vladimir Voronine qui, selon les résultats quasi définitifs, ont remporté 50% des voix aux législatives de dimanche.

Ce résultat doit leur assurer un nombre suffisant de sièges au parlement pour élire le prochain chef de l’Etat.

« L’élection a été contrôlée par les communistes, ils ont acheté tout le monde« , a déclaré Alexeï, un étudiant. « Nous n’avons aucun avenir avec les communistes parce que ce sont des gens qui ne pensent qu’à eux.« 

INQUIÉTUDE À MOSCOU

Le ministère russe des Affaires étrangères a exprimé sa « profonde inquiétude » face à ces événements alors que le président russe Dmitri Medvedev a déjà félicité son homologue moldave pour le succès de son parti.

« Nous suivons la situation avec inquiétude« , a déclaré Grigori Karasine, vice-ministre des Affaires étrangères cité par l’agence Interfax.

Javier Solana, porte-parole de la diplomatie de l’Union européenne, a appelé les manifestants à éviter les violences et a demandé au pouvoir moldave de laisser se dérouler les rassemblements pacifiques.

« J’appelle les deux parties à éviter les violences et les provocations. S’en prendre à des bâtiments gouvernementaux n’est pas acceptable« , a dit Javier Solana dans un communiqué. « Mais il est tout aussi important que soit respecté le droit inaliénable à des manifestations pacifiques« , a-t-il ajouté.

Les observateurs internationaux qui ont surveillé le déroulement du scrutin ont annoncé que, selon leurs premières constatations, de nombreux critères de régularité avaient été respectés bien que des améliorations demeuraient nécessaires.

Les chefs de l’opposition moldave ont réclamé la convocation d’une nouvelle élection, seule mesure capable de résoudre la crise, selon eux.

« Nous demandons qu’une nouvelle élection soit organisée. Et nous la gagnerons« , a affirmé Serafim Ouretcheanou, membre de Notre Moldavie, l’une des trois formations de l’opposition qui ont obtenu des sièges dimanche.

Le président Voronine ne peut pas se présenter pour un troisième mandat mais les analystes estiment qu’il n’a pas l’intention de renoncer au pouvoir.

Il pourrait tenter de conserver un rôle politique en briguant la présidence du parlement. La Moldavie est le pays le plus pauvre d’Europe, enclavé entre l’Ukraine et la Roumanie, membre de l’Union européenne.

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Affrontements en Moldavie après les législatives: un mort

07/04/2009

Une jeune femme est décédée mardi dans le Parlement en feu de Moldavie après une violente manifestation contre la victoire proclamée des communistes aux élections législatives de dimanche. Pour la seconde journée consécutive, quelque 10.000 personnes, principalement des étudiants, se sont rassemblées dans le centre de Chisinau, pour dénoncer le résultat, qui donnait 50 % des voix au parti de Vladimir Voronine, au pouvoir depuis 2001. Avec ce score, les communistes étaient presque assurés de disposer d’une majorité de 61 sièges sur 101, nécessaire pour désigner le prochain chef de l’État. Gouvernement et opposition se sont finalement mis d’accord pour procéder à un nouveau décompte des suffrages. L’OSCE avait pourtant jugé ces élections conformes aux normes internationales.

Des milliers de personnes ont envahi la présidence moldave, contestant le résultat des législatives

07.04.2009

Chisinau, la capitale de la Moldavie, a été le théâtre mardi de heurts entre forces de l’ordre et manifestants de l’opposition. Ceux-ci contestent les résultats des législatives de dimanche, qui ont vu le triomphe des communistes. Les protestataires ont pris d’assaut la présidence moldave, exigeant qu’un nouveau scrutin soit mis en place. Le dispositif policier n’a pas pu empêcher la foule d’envahir les bâtiments officiels. Côté communiste, on évoque une tentative de déstabilisation du pays, voire de coup d’Etat. Ces affrontements ont fait des dizaines de blessés. Pouvoir et opposition ont fini par se mettre d’accord pour recompter les voix. (SWISS TXT)

Violent anti-communist protests after election in Moldova


April 7, 2009

The tiny republic of Moldova erupted in violence today as anti-communist demonstrators stormed the parliament in protest at what they said were rigged elections.

Angry crowds smashed windows and threw furniture and computers from the building after overwhelming riot police in the capital Chisinau. Up to 20,000 people were said to be on the streets, many chanting « Freedom, freedom » and « Down with the communists ».

At least 30 protesters and police were reported hurt in clashes. Police fired tear gas and water cannon to try to regain control as the demonstrators, many of them students, lit fires and attacked a nearby presidential administration building.

The violence came after the Communists won some 50 per cent of the vote in parliamentary elections in the former Soviet republic, where they have been in power since 2001. Under Moldova‘s constitution, parliament will elect a new president to succeed the Communist leader Vladimir Voronin, who is due to step down after serving the maximum two terms.

Moldova is Europe‘s only communist state and one of its poorest, with an average monthly salary of only $350. Thousands of its people seek work abroad to support their families, sending back $1.6 billion in remittances last year – about the same amount as the state budget.

International observers had judged the election to be fair but the Mayor of Chisinau, Dorin Chirtoaca, alleged that turnout had been inflated to cover up ballot fraud and multiple voting. Mr Chirtoaca is also deputy leader of the opposition Liberal Party.

Moldova‘s three main opposition parties demanded fresh elections to defuse tensions as protesters burnt communist flags and chanted « We want to join Europe » and « We are Romanians ». Many were waving Romanian and European Union flags.

Two-thirds of Moldova‘s 3.8 million people are descended from Romanians and retain strong ties with their neighbour in the EU. The former Bessarabia was part of Romania until Josef Stalin annexed it for the Soviet Union under the Molotov-Ribbentrop pact with Hitler’s Germany in World War Two.

The EU’s foreign policy chief Javier Solana called on all sides to « refrain from violence and provocation » amid fears of instability on the union’s eastern border. Moldova is scheduled to join the EU’s new Eastern Partnership aid programme next month with five other former Soviet republics.

Russia‘s deputy foreign minister, Grigory Karasin, expressed concern at the violence, which he said had been provoked. He noted that observers from the Organisation for Security and Co-operation in Europe and from former Soviet republics in the Commonwealth of Independent States had declared the election result to be fair.

The protest began yesterday with demonstrations organised by a protest group called I Am An Anti-Communist. Organisers said that they did not believe one in two Moldovans had voted for the Communists.

« The protests are justified because people did not vote for the Communists in such large numbers, » Mr Chirtoaca told local television. « The elections were fraudulent, there was multiple voting…These are people who don’t know what democracy is. »

The only foreign leader to congratulate Moldova after Sunday’s poll was Russia‘s President Dmitri Medvedev. He has recently sought to mediate a settlement to the « frozen conflict » between Moldova and its Russian-dominated region of Transdniestr, which declared independence in 1990.

Hundreds died in fighting between the two sides until Russian peacekeepers intervened. Transdniestr voted in a referendum in 2006 to seek to join Russia, but the international community refused to recognise the decision.

Moldova‘s Communist Party was strongly pro-Russian until 2005, when it abruptedly adopted a pro-European policy amid local anger at negotiations over Transdniestr that many feared would hand too much power to Moscow.

The party ran on a pledge to build a « European Moldova » in the elections, although the country remains heavily dependent on Russia for supplies of gas and other materials.

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Anti-communist protesters storm Moldova parliament after election


7 avril 2009

Violent protests in Chisinau after ruling communists return to power in Moldova

Protesters in Moldova stormed the country’s parliament today, smashing windows and hurling tables and chairs out onto the street, in a violent protest against Sunday’s elections which saw the ruling communists returned to power.

Anti-communist demonstrators poured into the building and heaped whatever they found onto the street. They set fire to paper, computers, and furniture. A small group also broke into the president’s office – as police using tear gas and water canons tried to drive them back.

At least 10,000 protesters gathered outside the parliament building in the capital, Chisinau. The young crowd carried EU, Moldovan and Romanian flags and shouted slogans including: « Down with communism! » « Freedom! » and « We want Europe! » Others demanded the unification of Moldova and Romania.

Today’s protests came two days after an election commission confirmed that the Communist party under president Vladimir Voronin had comfortably won the elections. According to official results, the party won about 49.9 per cent. Opposition leaders in Moldova have dismissed the poll as fraudulent and are demanding a new vote.

« The protests are justified because people did not vote for the communists in such large numbers, » Chisinau’s mayor Dorin Chirtoaca told Realitatea TV. He added: « The elections were fraudulent, there was multiple voting … These are people who don’t know what democracy is. »

« The election was controlled by the communists, they bought everyone off, » Alexei, a student, told Reuters. « We will have no future under the communists because they just think of themselves. » At least 30 people were hurt in today’s clashes, which also saw students hijack fire engines and drive them away.

Today’s demonstrations come amid growing tensions inside Moldova, a tiny post-Soviet micro-state wedged between Ukraine and Romania. Despite some economic progress under the communists who have been in power since 2001, Moldova remains the poorest country in Europe.

Some 600,000 Moldovans have left to find work in the EU. The country’s provinces largely support the pro-Russian communists. But the Chisinau strongly favours the more western-orientated opposition, who want free market polices and closer ties with the EU and Nato.

Today one analyst said the uprising in Moldova was similar to the 2004 pro-western Orange Revolution in next-door Ukraine. He added, however, that the protests were unjustified since western observers had confirmed the communists as legitimate winners of Sunday’s election, and had certified the poll as fair.

« This is an active attempt by a small minority to take power, » Vladimir Zharikhin, deputy director of the Moscow Institute for the Study of Post-Soviet Countries said. « The result was in line with exit polls and preliminary studies. »

He added: « The majority of Moldovans don’t see any alternative to the communists. In reality the communists are not believers in Marxism-Leninism but are right-wing social democrats. We now have a meeting of forces in Moldova. »

President Vladimir Voronin’s office said the president would make a statement later this evening, the Associated Press reported. It was not clear whether he was inside the presidential office when students burst in, pelting his workplace with eggs, stones and bottles.

Voronin is due to step down this month after serving the legal maximum of two terms in power. But he has indicated he intends to play an influential role in politics and will take another government job, possibly as parliamentary speaker. The opposition want him to leave the country.

The only foreign leader to congratulate Moldova after the elections was Russia‘s president, Dmitry Medvedev. The communists have enjoyed close relations with Russia and say they want to strengthen relations with the European Union.

MOLDOVA ELECTION RIOTS

Protesters storm Moldova parliament

Anti-communist protesters have stormed Moldova‘s parliament in a violent demonstration against allegedly « fraudulent » elections.

Police fired water cannons on the protesters, but were unable to stop them breaking into the parliament building and an adjacent presidential office in Chisinau.

A hospital spokesman said 30 police officers and protesters were injured in the clashes, which happened two days after the Communist Party won re-election in one of Europe‘s poorest nations.

The violence started after at least 10,000 protesters gathered outside the Parliament building, demanding new elections and shouting: « Down with the Communists! » and « Freedom! Freedom! »

The mainly young crowd of protesters – carrying European Union, Moldovan and Romanian flags – broke through police lines and a small number stormed the parliament and the presidential office.

Protesters smashed windows on two floors of the presidential office and set fire to furniture inside. Others broke through a side entrance to parliament, set furniture on fire and threw computers out the windows.

Later, police used tear gas and firecrackers to hold back a second surge by some 2,000 protesters.

The Communists, in power since 2001, won about 50% of the vote in what international observers said was a fair election. But Chisinau Mayor Dorin Chirtoaca suggested the official voter turnout of about 60% was inaccurate and said he believed some voters had cast multiple ballots.

Mr Chirtoaca, who is also the deputy leader of the opposition Liberal Party, claimed: « The elections were fraudulent, there was multiple voting. These are people who don’t know what democracy is. »

Sunday’s results allow the Communists to form a majority in the 101-seat legislature, but they may need backing from other parties to elect a new president.

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Anti-communist rioters seize Moldovan presidential palace

en.rian.ru

07/ 04/ 2009

CHISINAU, April 7 (RIA Novosti) – Rioters in the Moldovan capital took complete control of the presidential residence on Tuesday as protests against the ruling communists’ victory in parliamentary elections spiraled out of control.

Thousands of protesters, mostly students, also stormed the nearby parliament building, trashing a cafeteria, destroying office equipment and breaking windows. Part of the building was on fire and furniture was burned on the street.

A Romanian flag was hung over the entrance to the presidential residence, and the Moldovan flag on top of the residence was replaced with a European Union flag. Some protesters demanded reunification with Romania, waving Romanian flags and shouting « We are Romanians! »

The protesters also painted anti-communist slogans on the walls of the parliament building and a smoke-bomb was thrown from an upper floor of the building.

The protests began on Monday, following the Communist Party’s victory in parliamentary polls. Communist President Vladimir Voronin is due to step down on May 7, but the party’s majority in parliament will give it the right to choose a new leader.

Parliament elects the president in the former Soviet republic, now Europe‘s poorest nation.

Police used water cannons as protests turned violent on Tuesday with rioters hurling stones and smashing windows in the capital. Soldiers had earlier used stun grenades to disperse rioters near the parliament building. At least 10 claps were heard in the crowd near parliament, and three ambulances were seen taking away injured people.

Earlier reports citing health officials said some 20 people, mostly rioters and bystanders, received minor injuries during the protest. Many people were walking around the city center watching the events unfold, some with their children.

The protests, which began peacefully, were initially led by Liberal Democratic Party leader Vlad Filat.

Filat warned on Tuesday that the opposition would go to any lengths, including the use of force, to have the votes from the election recounted. He later said protests would continue until new parliamentary elections are held.

« We will stay until new elections are held, » the Liberal Democratic Party leader told demonstrators.

Speaking as the government gathered to address the riots, Voronin said there were no grounds to review the vote.

« Monitors during the April 5 parliamentary election in Moldova said no violations had taken place, » the president said.

Voronin, one of only two communist leaders in Europe along with the Cypriot president, has served two consecutive terms and must step down under the constitution, although he has announced plans to stay in politics.

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Protesters clash with police in Moldova, one person reported dead


Tue, Apr 07 2009

Thousands of people clashed with police in Moldova as protests against the outcome of the parliamentary elections turned violent on April 7.

Reports from capital Chisinau claimed that at least 50 people, both protesters and police officers, have been injured. One person was reported dead, Romanian broadcaster Realitatea TV said.

About 30 000 people, mostly students, gathered in the centre of capital Chisinau and stormed the presidency and parliament buildings. Police in riot gear used tear gas and water cannons against the crowd, which pelted them with rocks.

Later, the police withdrew and allowed the protesters take over the two government buildings. Several fires have broken out in the two buildings.

The protests began with a candle vigil flash mob on April 6, a day after the ruling Communist Party won 50 per cent of the vote, but three opposition parties that won seats in parliament said that the elections were rigged. Dorin Chirtoaca, mayor of Chisinau and vice-president of the Liberal Party, told Realitatea TV that authorities encouraged multiple voting, but did so in a way that international observers could not detect it.

The crowd chanted anti-Communist slogans and hoisted the European Union flag on top of the presidency building, images broadcast by Romanian television channels showed. Moldovan state-owned television ignored the protests and some reports claimed internet access and phone coverage was patchy in the city.

An exception was made to broadcast a short speech by outgoing president Vladimir Voronin, who said that the « vandalism was well organised, well thought and well paid » by outside forces.

It was later reported that Voronin began talks with leaders of the three opposition parties who are projected to win a combined 40 seats in the 101-seat parliament. Opposition leaders said they were could not order protesters because they were not the ones organising the rally.

After the talks, Chirtoaca told Realitatea TV that the Communists agreed to a vote recount, but the ruling party said it was up to the election authorities to decide whether to annul the vote.

EU chief diplomat Javier Solana said he was « concerned » by the developments in Chisinau and called all sides to « refrain from violence ». In a statement he said: « International election observers noted in their preliminary findings that the elections met manyinternational standards and commitments, but that further improvements were required to ensure an electoral process free from undue administrative interference and to increase public confidence. »

During Voronin’s second term as president, he warmed up to the idea of closer ties with the EU, where hundreds of thousands of Moldovans live as expatriate workers. But as a former Soviet republic, the country is seen as firmly in the Russian sphere of influence and Russian troops remain in the break-away region of Transnistria on the border with Ukraine. « We are following the situation with concern, » Russian Deputy Foreign Minister Grigory Karasin said, as quoted by Interfax and Reuters news agencies.



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~ par Alain Bertho sur 7 avril 2009.

4 Réponses to “Emeutes en Moldavie avril 2009”

  1. Bonsoir,

    comme je ne saisis pas trop comment sont réunis les articles, je me permets de vous passer celui-ci…

    http://news.bbc.co.uk/2/hi/europe/7987608.stm

  2. Il est bizarre qu’on ne dise rien du fait que la democratie en Moldavie n’est qu’une masque. En fait les « communistes » n’on rien avoir avec les ideaux de gauche. Ils sont des oligarches qui ne respectent les droits de l’homme:1 ils ont interdit plusieures manifestations, 2 ils ne respectent pas la liberte de la presse et 3 ils on triche les elections. Bien-sur que les oligarches russes les felicite car ils s’entendent bien entre eux!

  3. […] Article complet a voir ici […]

  4. Europe: dont be blind !
    Help us to save Moldova from communism!

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