Emeute à Strasbourg. Sommet de l’Otan 4 avril 2009

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blog « Géographie de la ville en guerre »

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Déchaînement de violences à Strasbourg

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5 avril 2009

Un groupe de radicaux anticapitalistes a donné un tour extrêmement violent à la manifestation anti-Otan, hier après-midi, à Strasbourg.

Incendies, caillassages, destructions multiples: des militants radicaux anticapitalistes, encagoulés et armés de barres de fer, ont fait sombrer dans la violence, hier à Strasbourg, la manifestation internationale contre le sommet de l’Otan. Ces incidents violents ont éclaté en marge des défilés.

Dix blessés

La tension est montée d’heure en heure à mesure que les manifestants tentaient de rallier le lieu de départ du défilé anti-Otan, à la frontière franco-allemande. Quelque 10.000 personnes, dont un millier particulièrement violentes, ont pris part au rassemblement. Dix personnes, dont quatre membres des forces de l’ordre, ont été blessées dans les affrontements. Auteurs des principales violences, une centaine au moins de militants «Black Blocks», ont pillé, ravagé et incendié un poste de police inoccupé, un hôtel Ibis, une chapelle, une pharmacie ainsi que l’office du tourisme proche du pont de l’Europe qui enjambe le Rhin. Une station-service a également été vandalisée. Les «Black Blocks» sont des groupuscules de jeunes Européens, dont la tactique est issue du mouvement autonome allemand des années 1980. Ils sont apparus lors des mobilisations en marge du sommet de l’Organisation mondiale du commerce à Seattle (Etats-Unis) en 1999 et en juillet2001 à Gênes (Italie) à l’occasion d’une réunion du G8. Les affrontements violents avaient été marqués par la mort d’un jeune manifestant.

«Maîtres du terrain»

«Rien ne s’est passé comme prévu. Les « Black Blocks » ont été maîtres du terrain dès le départ et la manifestation a été une espèce de fuite en avant», a raconté Jacques Fernique, un élu régional écologiste venu à Strasbourg. Les incidents les plus graves ont éclaté à la mi-journée quand les premiers éléments radicaux, masqués, ont mis le feu à l’ancien poste de police du pont de l’Europe, tandis que d’autres arrachaient à l’aide de lassos les caméras de vidéo-surveillance alentour. Ces violences ont suscité une avalanche de condamnations politiques. «Ces gens ne sont pas des nôtres, ce ne sont pas des militants pacifistes et nous refusons que leurs actes soient rapprochés d’une manière ou d’une autre à la manifestation pour la paix», a vivement réagi Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF.

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Manifestations à Strasbourg: dix blessés dont quatre chez les forces de l’ordre

4 avril 2009

PARIS (AFP) — La ministre de l’Intérieur Michèle Alliot-Marie a annoncé samedi soir que dix personnes, dont quatre membres des forces de l’ordre, avaient été blessées vendredi et samedi à Strasbourg, lors des manifestations qui se sont déroulées en marge du Sommet de l’Otan.

« Il y a quatre blessés du côté des forces de l’ordre, trois gendarmes qui ont été blessés légèrement hier et un policier aujourd’hui, et six manifestants qui ont été blessés dont un certain nombre ont été surtout incommodés par des gaz lacrymogènes », a déclaré la ministre sur France 3.

Selon Mme Alliot-Marie, « les interpellations sont en cours ». Elle n’a pas précisé le nombre de personnes interpellées. Il est « extrêmement difficile, quand il y a énormément de monde, d’interpeller des gens (au risque) d’actions qui peuvent être dangereuses pour les manifestants pacifistes », a-t-elle dit.

La police savait « qu’il y avait 2.000 personnes très violentes repérées par les services des différents pays d’où ils viennent puisque beaucoup étaient des étrangers, nous nous attendions donc à ce qu’ils agissent et nous avons pris les dispositions nécessaires », a ajouté la ministre.

Elle a estimé que les « trois missions » des forces de police et de gendarmerie avaient été pratiquement remplies.

Il s’agissait d’une part de « s’assurer que le sommet de l’Otan se déroule parfaitement bien, c’est exactement ce qui s’est passé, aucune des cérémonies n’a été empêchée, gênée ou perturbée », a-t-elle affirmé.

Puis, « nous voulions que les manifestants qui ont le droit d’exprimer leurs idées puissent le faire sans risques majeurs pour eux et ça, je crois que dans l’ensemble ça a été aussi fait », a estimé Mme Alliot-Marie.

En revanche, pour ce qui était de « protéger les Strasbourgeois contre ces exactions, nous avons essayé de le faire au maximum, pas totalement je le regrette puisqu’au total deux hôtels ont été (attaqués) dont un qui a été détruit », a-t-elle dit.

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La manifestation internationale anti-Otan dégénère en violences

STRASBOURG (AFP) — Un groupe de radicaux anticapitalistes a donné un tour extrêmement violent à la manifestation internationale anti-Otan qui rassemblait plusieurs milliers de personnes samedi après-midi à Strasbourg.

Cagoulés et armés de barres de fer, une centaine de militants Black Blocks, selon les estimations des journalistes de l’AFP, ont pillé, ravagé et incendié un poste de police inoccupé, un hôtel Ibis, une chapelle, une pharmacie ainsi que les bâtiments vides de l’office du tourisme à proximité de la frontière, près du pont de l’Europe qui enjambe le Rhin.

Sur le toit de la chapelle, ils avaient inscrit: « La religion n?est autre chose que l?ombre portée de l?univers sur l?intelligence humaine. Hugo Victor ».

Les forces de l’ordre, positionnées dans la zone, ont chargé et repoussé ces manifestants à l’aide de canons à eau et de gaz lacrymogène, alors que la zone était recouverte d’une épaisse fumée noire.

D’autres groupes, encerclés par les forces de l’ordre, leur demandaient par mégaphone de « cesser le feu ».

Le cortège s’était ébranlé peu avant 15H00. La préfecture n’a donné aucun chiffre sur le nombre de manifestants, de blessés ou de personnes interpellées.

On dénombrait 20 blessés à la mi-journée, dont un a été hospitalisé, à la suite des échauffourées de la matinée, selon l’équipe médicale des anti-Otan. Les blessures étaient dues à des gaz lacrymogènes et des tirs de flashball, a-t-elle précisé.

Deux blessés ont été pris en charge par le personnel médical, a constaté un journaliste de l’AFP.

Les rues étaient jonchées des débris des affrontements précédents: les restes d’une barricade, du verre brisé et les débris de grenades de gaz qui laissaient une odeur acre dans l’atmosphère.

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20090404phowww00153La matinée avait commencé avec quelques heurts avec la police mais aussi des moments plus calmes où les manifestants avaient pris possession de la chaussée, jouaient de la guitare et chantaient.

La tension est montée d’heure en heure à mesure que les manifestants tentaient de rallier le lieu de départ du défilé anti-Otan, à la frontière franco-allemande, et étaient empêchés par les forces de l’ordre de traverser un pont.

Lors de ce face à face tendu, un petit groupe de manifestants a lancé toutes sortes de projectiles en direction des policiers: barres de fer, pierres, parpaings brisés et au moins deux cocktails molotov. Ils ont également neutralisé une caméra de vidéosurveillance.

La police allemande a averti les manifestants côté allemand qu’il leur était impossible de rallier la grande manifestation internationale pour des raisons de sécurité.

Les 28 dirigeants de l’Otan étaient réunis à Strasbourg samedi matin à huis clos pour un sommet consacré principalement à l’Afghanistan.

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Heurts violents entre manifestants et police, des blessés à la frontière

STRASBOURG, France (AFP) — Des heurts violents entre les forces de l’ordre et les manifestants mobilisés contre le sommet de l’Otan ont fait des blessés samedi à la frontière franco-allemande, à Strasbourg, a constaté un journaliste de l’AFP.

« Il y a eu des blessés », victimes de gaz lacrymogènes et de tirs de flashball, a confirmé un porte-parole de l’équipe médicale des anti-Otan sans en préciser le nombre. Un journaliste de l’AFP en a vu deux.

Peu après midi, après deux heures de blocage, la boutique d’une station service a été incendiée par une vingtaine de personnes masquées et un poste de police, les anciens bâtiments de la douanes françaises, entièrement vides, a été incendié par une centaine de personnes sur la partie française du pont de l’Europe, qui traverse le Rhin. Ce groupe violent, en tête d’un cortège de 3.000 à 4.000 manifestants, a ensuite dressé une barricade sur le pont à l’aide de poteaux indicateurs et de mobilier de bureau et incendié des pneus.

Ces manifestants ont également commencé à décrocher des drapeaux à l’entrée du territoire français et à saccager le bâtiment en brisant toutes les vitres à coups de pelles et pierres.

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Les heurts se sont produits à la mi-journée alors que les manifestants anti-Otan avaient enfin obtenu le passage pour rejoindre le lieu de rendez-vous de la manifestation internationale, près de la frontière, prévue à 13h00 (11H00 GMT), après deux heures de face à face tendu avec les forces de l’ordre, selon des journalistes de l’AFP.

La police française n’était pas sur place, mais les forces de police allemande ont intimé l’ordre aux manifestants de « se retirer et de mettre un terme aux violences envers les forces de l’ordre », les menaçant d’utiliser des canons à eau et des matraques.

La police allemande a averti les manifestants côté allemand qu’il leur était impossible de rallier la grande manifestation internationale pour des raisons de sécurité.

Pendant le blocage de deux heures, un petit groupe de manifestants a lancé toutes sortes de projectiles en direction des policiers: des barres de pierre, des pierres, des parpaings brisés et au moins deux cocktails molotov. Ils ont également neutralisé une caméra de vidéosurveillance.

La matinée avait commencé avec quelques échauffourées mais aussi des moments calmes où les manifestants avaient pris possession de la chaussée avec des chansons et des guitares.

Les 28 dirigeants de l’Otan sont réunis à Strasbourg samedi matin à huis clos pour un sommet consacré principalement à l’Afghanistan.

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Les « alters » déboussolés

lejdd.fr

Samedi 04 Avril 200

Par Cécile AMAR, Envoyée spéciale à Strasbourg
Le Journal du Dimanche

La grande famille des anti-impérialistes a aussi ses divisions. Réunis à l’occasion du sommet de l’Otan, « Bisounours » antiviolents et Black Bloc, prêts eux à en découdre dans la grande manifestation de samedi après-midi, cohabitent dans un camp aux portes de Strasbourg. Au-delà des revendications communes, les modalités d’action, elles, diffèrent. Baroud d’honneur?

Des tentes de toutes les couleurs, des banderoles « Sink Nato » (« Couler l’Otan« ), des drapeaux noirs à tête de mort et une affiche « Free Coupat Free Rouillan » collée derrière les toilettes, des Allemands nus le visage caché par des foulards noirs criant « Get naked fuck the war » (« Tous à poil pour baiser la guerre« ), sans oublier l’hélicoptère de la police qui vous survole toute la journée. Bienvenue au camp anti-Otan! C’est ici, au bout de Strasbourg, derrière le quartier populaire du Neuhoff, le dernier carré de l’altermondialisme, défait en rase campagne dans cette semaine Obama. Manifs ratées à Londres, endeuillées d’un mort accidentel, défilé squelettique hier à Baden-Baden, quelques échauffourées en apéritif à Strasbourg, deux gendarmes blessés hier. Tout ce qui reste de « l’autre monde possible« , des militants qui parodient les rites d’une décennie entamée à Seattle, en 1999.

Chez les anti-impérialistes, deux familles cohabitent: les pink, partisans de l’action directe non violente, de la désobéissance civile, et les black, défenseurs du recours à la violence contre le système. Sweat noir « No Border No Nation » (« Ni frontière ni nation« ), treillis et rangers noirs, Squart, comme il se fait appeler est clairement un black. Il se revendique « autonome« , du « parti imaginaire« , il a été arrêté jeudi soir lors des affrontements avec la police et, comme on lui a confisqué son passeport au commissariat, il n’a pas pu se rendre au défilé de Baden-Baden. Il peste contre « ces baveux de réformistes citoyennistes » qu’il doit côtoyer dans le camp des anti-Otan. « Eux, ils ne jettent pas de pierres sur les casernes, ils ne détruisent pas les commissariats, ils rigolent. » Lui non, il ne prône pas pour autant l’action directe, qui reviendrait à « se donner en pâture à la répression« , mais préférerait « porter un coup à l’ennemi armé en n’étant pas armé« .

« Si la police vous attaque, vous vous défendez« 

Violence, non-violence, la frontière est souvent ténue. Visage caché par un foulard noir, qu’il soulève pour fumer sa cigarette roulée, capuche violette sur la tête, Luiosh, 25 ans, venu de Nuremberg, en Allemagne, le reconnaît: « Je n’ai pas de problème si vous attaquez une base militaire, la violence contre les objets est légitime, mais pas le reste. Si la police vous attaque, vous vous défendez. C’est toujours compliqué de voir la différence entre la violence et la self-défense. » Il appartient à un groupe « autonome antifasciste » allemand, il dénonce l’Otan, « l’instrument militaire du capitalisme« . Il espère que la violence n’ira pas trop loin, il n’a plus de nouvelles d’un ami arrêté jeudi soir et surtout il pense souvent à Carlo Giuliani, mort à Gênes, en 2001 lors des manifestations anti-G8. « Des amis étaient sur place, ils m’ont raconté. Tous les jours des gens meurent à cause du capitalisme, mais lui, c’est différent. Il a été tué par la police quand il manifestait, comme ce que je fais en ce moment. Maintenant, on a toujours peur d’être tué comme lui dans un contre sommet.« 

Carlo Giuliani, martyr du mouvement altermondialiste, les anti-Otan en parlent tous ou presque. Ils étaient trop jeunes pour aller à Gênes, mais cette mémoire est aussi la leur, celle qu’ils se transmettent lors de réunions quotidiennes dans le camp « autogéré« . Des réunions où s’affrontent les pink et les black. « Dans les AG, ceux qui prônent la violence sont minoritaires, les anars violents gâchent tout« , s’emporte la gentille Alice, étudiante en sciences politiques à Lille. C’est son premier contre-sommet, et comme son pote Boris, elle trouve paradoxal « de défendre le pacifisme de manière violente« . Elle se définit elle-même comme une « bisounours« , veut bien croire que Nicolas Sarkozy est « sincère » quand il dit vouloir moraliser le capitalisme. Elle pense juste, du haut de ses 21 ans, qu’il n’ira pas assez loin.

Son copain Boris au T-shirt noir « régularisez les sans-papiers » se revendique lui aussi « antimilitariste« . Ils vivent au camp, espérant y trouver un « autre modèle  » à mettre en place. Mais ils sont un peu déçus, comme s’ils sentaient qu’ils arrivent trop tard, qu’ils vivent eux la queue de comète d’un mouvement altermondialiste dont on leur raconte les faits de gloire, de Seattle à Gênes. Ils aimeraient juste manifester aujourd’hui tranquillement, sans que la police, qui encerclait le camp hier après-midi, ni le Black Bloc ne gâche leur fête. Les gentils pris au piège d’un jeu qui les dépasse, morale éternelle d’un mouvement altermondialiste en fin de course.

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Otan : les affrontements dégénèrent à Strasbourg

LeParisien.fr

Jean-Marc Ducos (à Strasbourg) et Sylvain Merle | 04.04.2009

Après une matinée déjà très tendue, la situation s’est encore aggravée cet après-midi à Strasbourg. Des heurts violents ont opposé les forces de l’ordre et les manifestants mobilisés contre le sommet de l’Otan. «Il y a eu des blessés», victimes de gaz lacrymogènes et de tirs de flashball, a confirmé un porte-parole du Medical Team des anti-Otan sans en préciser le nombre.

Vers 15 heures, des militants ont mis le feu à un hôtel près du Pont de l’Europe.

Le rez-de-chaussée de cet établissement de 78 chambres appartenant à la chaîne d’hôtels Ibis été entièrement ravagé par les flammes. Les pompiers ont pu intervenir avant que le feu ne se propage à l’étage supérieur.

Peu après midi, après deux heures de blocage, la boutique d’une station-service a été brûlée par une vingtaine de personnes masquées et un poste de police a été incendié par une centaine de personnes sur la partie française du pont de l’Europe, qui traverse le Rhin. Ce groupe violent, en tête d’un cortège de 3 000 à 4 000 manifestants, a ensuite dressé une barricade sur le pont à l’aide de poteaux indicateurs et de mobilier de bureau et incendié des pneus.

Ces manifestants ont également commencé à décrocher des drapeaux à l’entrée du territoire français et à saccager le bâtiment en brisant toutes les vitres à coups de pelles et pierres.

Les heurts se sont produits à la mi-journée alors que les manifestants anti-Otan avaient enfin obtenu le passage pour rejoindre le lieu de rendez-vous de la manifestation internationale, près de la frontière, prévue à 13h00 (11H00 GMT), après deux heures de face à face tendu avec les forces de l’ordre.

De premiers incidents avaient déjà éclaté tôt samedi matin avec l’interpellation de 25 personnes. Plus d’un millier de manifestants vêtus de noir et masqués étaient bloqués par les forces de l’ordre samedi matin sur le pont Churchill dans les quartiers sud alors qu’ils tentaient de remonter vers le centre de Strasbourg. La police a procédé à des interpellation lors d’interventions pour repousser des militants dans le sud de la ville.  «Un nombre important» de militants, qui transportaient des barres de fer et des pierres dans leurs sacs, ont tenté à l’aube de sortir de leur camp «alternatif» et «autogéré» dans le sud de la métropole alsacienne, a indiqué la préfecture du Bas-Rhin.

De premières action aux aurores

La capitale alsacienne accueille samedi le sommet des 60 ans de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (Otan) qui a débuté la veille outre-Rhin, à Khel. «On est en train de gagner la guerre», s’est félicité un CRS en référence au succès des forces de l’ordre à maintenir, jusqu’ici, les militants en dehors du centre ville.

Aux aurores, les anti-Otan avaient déjà tenté de bloquer une première fois les accès au sommet. Alors que l’ensemble de la ville, et notamment les zones de sécurité dites orange et rouge, est protégé par plus de 10 000 policiers et gendarmes, de petits groupes de manifestants de 150 à 200 personnes avaient décollé aux aurores pour essayer de rejoindre le centre-ville, empruntant routes et voies ferrées.

Vers 6 h 30, quelques 200 manifestants pacifistes s’étaient rassemblés à proximité du palais universitaire, commençant à réveiller les strasbourgeois en musique, au son de percussions, scandant des slogans pacifistes. Evoluant rapidement dans les rues, le rassemblement ont réussi à gagner les alentours du parc des Contades, avenue de la Paix,  où les forces de l’ordre ont alors tenté de le disperser, faisant presque aussitôt usage de grenades lacrymogène. Autour de ce groupe de manifestants, des jeunes habillés en noir et encagoulés ont faisait front face aux CRS et gendarmes .

Des incidents tous les jours depuis jeudi

Partout dans la ville, des petits groupes extrêmement mobiles ont tenté de converger vers un centre ville complètement bouclé pour perturber la tenue du sommet. Dans le ciel de Strasbourg, des hélicoptères repèrent et suivent les grappes de manifestants. Entre 30 000 et 60 000 manifestants sont attendus samedi après midi pour le plus grand rassemblement depuis le début du sommet.

Les principaux responsables d’organisations anti-Otan pacifiques avaient annoncé pour samedi matin des actions de désobéissance civile dans le centre de la métropole alsacienne, destinées à perturber la tenue du sommet en occupant des axes menant au Palais des Congrès où se réunissent les 28 chefs d’Etat et de gouvernement de l’Alliance atlantique. «Notre objectif est de bloquer l’arrivée des hauts fonctionnaires et des délgués au sommet de l’Otan car ici il n’y a pas de démocratie», a lancé Xavier Renou, le leader du groupe des « désobéissants » qui dénonce le fait de «de relancer la guerre froide au détriment des pays pauvres».

Depuis jeudi, les incidents se multiplient entre forces de l’ordre et anti-Otan qui ont monté leur village autogéré dans le quartier populaire de Neuhof.  Après deux soirées d’affrontements, près de 300 personnes ont été interpellées, une vingtaine étant toujours en garde à vue samedi matin tandis que deux Allemands ont été déférés au Parquet.

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Magasins, hôtel et poste frontière en feu en marge du sommet de l’Otan

libestrasbourg.fr

4 avril 2009

Ça chauffe à Strasbourg. En marge du sommet de l’Otan, des actes de violence importants se sont déroulés à l’Est de la ville, près de la frontière allemande. Des violences qui tranchent avec les anti-Otan pacifistes, rassemblés à deux pas des incidents.

Dans le quartier du port du Rhin, entre les bassins industriels de Strasbourg et la frontière allemande, des manifestants s’en sont pris à un petit centre commercial, composé notamment d’une pharmacie et d’une banque. Ils ont brisé les vitres à coup pierres ou de poteau de signalisation, qui ont servi de bélier. Les casseurs ont ensuite mis le feu aux magasins.

L’ancien poste de frontière français, vide, installé au début du pont frontière de Kehl, a également été la cible des manifestants. Ils y ont mis le feu. Depuis 13 heures, le poste brûle. A 14h15, les flammes n’étaient toujours pas éteintes. Un autre feu a été allumé sur le pont. Plusieurs nuages de fumée noire s’élèvent dans le quartier.

Une chappelle du quartier est aussi touchée. Sur le toit, on peut lire: « La religion n’est autre chose que l’ombre portée de l’univers sur l’intelligence humaine. Hugo Victor ».

Plus tôt, vers 12h15, la police a laissé les manifestants avancer jusqu’au quartier du port du Rhin, point de départ de la manifestation, alors qu’elle les bloquait depuis ce matin. Sur le chemin, la boutique d’une station-service a été cassée et dévalisée. Des manifestants sont montés sur des voix ferrées pour s’approvisionner en ballaste, utilisé comme projectile.

Dans le quartier du port du Rhin, la police a mis environ une heure et quart avant intervenir, à coup de lacrymogènes. Seuls les policiers allemands, installés sur le pont frontière, sont présents depuis le début mais uniquement pour bloquer le passage des manifestants du côté allemand comme du côté français.

On dénombrait 20 blessés à la mi-journée, dont un a été hospitalisé, à la suite des échauffourées de la matinée, selon l’équipe médicale des anti-Otan. Les blessures étaient dues à des gaz lacrymogènes et des tirs de flashball, a-t-elle précisé.

Vers 14h30, c’est l’hôtel Ibis du port du Rhin qui commençait à être dévasté à son tour par les flammes. Le rez-de-chaussée a été ravagé. Les pompiers ont pu intervenir avant que le feu ne se propage à l’étage supérieur.

Les manifestants, habillés de noir et cagoulés pour certains, s’en prennent de nouveau aux medias audiovisuels. Une équipe de télévision allemande a reçu des coups de pied.

A 200 m des incidents, les manifestants pacifistes se relaient au micro, sur un podium monté spécialement pour l’occasion. «We want peace», lance une femme. Ils forment un cordon de sécurité pour empêcher les manifestants violents de troubler leur rassemblement.

En début d’après-midi, la manifestation, prévue à 13 heures, a finalement pu commencer.

T.C.

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AP/Fabian Bimme. Des bateaux de la police allemande sur le Rhin.

Des incidents et des blessés en marge du sommet de l’Otan

Par Reuters, publié le 04/04/2009

STRASBOURG – De violents incidents ont eu lieu en début d’après-midi à Strasbourg samedi avant une manifestation organisée pour protester contre le sommet de l’Otan qui réunit 28 chefs d’Etat et de gouvernement dans la capitale alsacienne.

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L’ancien poste frontière entre Strasbourg et Kehl incendié. De violents incidents ont eu lieu en début d’après-midi à Strasbourg samedi avant une manifestation organisée pour protester contre le sommet de l’Otan qui réunit 28 chefs d’Etat et de gouvernement dans la capitale alsacienne. (Reuters/Kai Pfaffenbach)

Des affrontements ont opposé manifestants et forces de l’ordre et un secouriste allemand a fait état d’une cinquantaine de personnes traitées pour des plaies à la tête et des blessures dues à des fragments de grenades lacrymogènes.

« C’est affreux, je n’ai jamais vu quelque chose comme ça en Allemagne« , a dit à Reuters Christoph Hauffmann.

Aucun bilan officiel n’a encore été communiqué.

Alors que plusieurs milliers de personnes convergeaient vers le Pont de l’Europe entre Strasbourg et la ville allemande de Kehl, des groupes de casseurs s’en sont pris à des symboles.

L’ancien poste de douane qui avait été réactivé cette semaine pour les contrôles aux frontières a été dévasté et incendié. Sur ses murs on pouvait lire: « Tremblez capitalistes » et « Guerre sociale« .

Un feu de pneus a été allumé au milieu du pont et un radar de vitesse a été détruit. Avant le pont, une station-service a été pillée et des manifestants s’en prenaient ensuite à l’Hôtel Ibis situé tout près. Ils ont ensuite ravagé un petit centre commercial situé avant la frontière, incendiant la pharmacie et tentant d’arracher un distributeur automatique de billets. La police est intervenue au bout d’une heure.

En fin de matinée, manifestants et forces de l’ordre qui, un temps, avaient barré l’accès du Pont de l’Europe, s’étaient affrontés à coups de grenades lacrymogènes et de cocktail Molotov.

Depuis le début de journée, les opposants au sommet de l’Otan manifestent par petits groupes mobiles.

Un groupe de huit plongeurs dont l’identité est encore incertaine ont été interpellés en début de journée par la police allemande au bord du Rhin, dans la zone hautement sécurisée où les 28 chefs d’Etat et de gouvernement de l’Otan devaient se réunir pour une « photo de famille« .

10.000 POLICIERS ET GENDARMES

Quelque 1.800 manifestants avaient quitté à l’aube le camp des opposants au sommet installé dans le sud de Strasbourg dans le but de bloquer les accès au Palais des congrès où se déroule la réunion.

Des manifestants ont été repoussés par des tirs de gaz lacrymogène des forces de l’ordre, épaulées par des hélicoptères, mais de petits groupes ont réussi à passer ou étaient déjà présents dans le centre ville où ils ont manifesté à quelques centaines de mètres du lieu de la réunion.

Au cours de la nuit, la police a procédé à 25 interpellations.

Un premier rassemblement pacifique d’une centaine de personnes a eu lieu dès 06h00, place de l’université, à quelques centaines de mètres de la cathédrale, avant d’être dispersé par la police.

« Bien sûr, il y a de la police partout, mais nous aussi nous sommes partout« , s’est réjoui, devant les journalistes, Christoph Kleine, l’un des animateurs de « Block Nato« .

Ce groupe non-violent de désobéissance civile a affiché sa volonté de « bloquer le sommet de l’Otan« .

Deux à trois cents manifestants, dont certains déguisés et munis de tambours, se sont alors retrouvés avenue de la Paix, un axe stratégique entre le centre ville et le Palais des congrès, distants de 200 mètres à peine. Ils ont été progressivement encerclés par les gardes mobiles et les CRS, puis éloignés en direction du centre ville.

La circulation des autobus et des tramways a été interrompue dès 06h00 dans l’agglomération et jusqu’à nouvel ordre pour « des raisons de sécurité« .

Quelque 10.000 policiers et gendarmes ont été mobilisés pour le sommet de l’Otan à Strasbourg.

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~ par Alain Bertho sur 4 avril 2009.

2 Réponses to “Emeute à Strasbourg. Sommet de l’Otan 4 avril 2009”

  1. Il y a une prétention bien malhonnête à avoir la rébellion systématique quand nous sommes à l’abri du besoin matériel garantissant la diffusion la propagande de canapé et que, dans le même temps, nous pouvons nous plaindre tranquillement et judiciairement de cette oppression machiavélique tuant les dissidents apolitiques à coup de cancer de la prostate ou du sein.
    Aux vues des résultats des actions collectives d’envergure, chacun peut participer. Mais dès que la morale, l’honneur, la dignité et la justice servent à faire pression ou à discréditer ceux qui ne sont pas actionnaires du marathon militant, alors nous avons un dilemme de pouvoir sans contrôle.La suite ici :
    http://souklaye.wordpress.com/2009/04/02/alternative-univoque-ennemi-intime-ou-conspiration-collective/

  2. j’ai pas pu travailler le 3 et 4 avril suite au sommet de l’otan, habitant au port du rhin c’est moche ce qu’il y a eu dans mon quartier, la police est intervenue plus de 1h00 apres les incendie.

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