Emeute à Ajaccio mars 2009

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Verdict Colonna: Incidents à Ajaccio en début de soirée

samedi 28 mars 2009

Plusieurs milliers de personnes ont défilé samedi après-midi dans les rues d’Ajaccio pour apporter leur soutien à Yvan Colonna, indignées de sacondamnation à perpétuité vendredi en appel pour l’assassinat du préfet Erignac. En début de soirée des incidents opposent des manifestants aux forces de l’ordre et ont fait deux blessés, apprend-t-on auprès des pompiers.

Peu avant 17h, sous une pluie battante, Edmond Simeoni a annoncé la fin de la manifestation dans le calme. La foule a commencé à se disperser mais quelques groupes de jeunes lançaient, près de la préfecture, des « marrons de terre », des pétards parfois utilisés dans les stades.

Certains groupes ont lancé des projectiles en direction des forces de l’ordre, lesquelles ont riposté par des jets de grenades lacrymogènes. Sur la place des Palmiers et dans la rue Fesch, à proximité de la mairie d’Ajaccio, des manifestants incendiaient des conteneurs d’ordures ménagères.

Un membre des CRS a été touché par le jet d’une boule de pétanque tandis qu’un manifestant a été atteint par un tir de grenade lacrymogène.

Après 20H, le calme était revenu, la circulation rétablie après que les pompiers eurent éteint les deux feux de poubelles allumés sur le cours Napoléon. Il n’y a eu aucune arrestation.

Yvan Colonna a été condamné vendredi en appel à la réclusion criminelle à perpétuité avec une période de sûreté incompressible de 22 ans pour l’assassinat du préfet de Corse Claude Erignac le 6 février 1998.

Ses avocats ont confirmé samedi que leur client se pourvoirait en cassation dès lundi et qu’il saisirait éventuellement la Cour européenne des droits de l’Homme.

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Incidents à Ajaccio après la manifestation de soutien à Colonna

28.03.09 | 20h18

AJACCIO (Reuters) – Plusieurs milliers de personnes ont défilé samedi après-midi dans les rues d’Ajaccio pour apporter leur soutien à Yvan Colonna, indignées de sa condamnation à perpétuité vendredi en appel pour l’assassinat du préfet Erignac.

Des incidents ont opposés des manifestants aux forces de l’ordre en début de soirée et ont fait deux blessés, a-t-on appris auprès des pompiers.

Vers 15h30, derrière une banderole proclamant « Ghjustizia pà Yvan » (la justice pour Yvan), les principaux leaders nationalistes et des élus « corsistes » se sont réunis à l’appel d’une vingtaine d’organisations, de partis et de syndicats nationalistes autour du docteur Edmond Simeoni, président du comité de soutien au berger de Cargèse.

Autour d’eux, des militants, des personnes âgées et des jeunes étaient regroupés autour d’associations d’étudiants et de lycéens.

Le cortège s’est ébranlé en silence vers 15h45, emmené par toute la famille d’Yvan Colonna, ses proches, ses amis et quelques personnalités politiques locales. A mi-parcours, les rangs des manifestants ont grossi au point d’atteindre 3.500 personnes selon la police et près de 10.000 selon les organisateurs.

« POURSUIVRE LE COMBAT »

Les cris de « libertà » et « innocent », scandés par des sifflets ont durci le ton du cortège vers la préfecture protégée par des forces de l’ordre volontairement discrètes.

Le dispositif policier était constitué de quelques véhicules et d’une centaine de CRS qui se tenaient à distance. La plupart des commerces avaient baissé leur rideau, certains par sympathie pour Colonna, d’autres par crainte d’éventuelles agressions.

Devant la préfecture, la soeur d’Yvan Colonna, Christine Colonna, a exprimé, en langue corse, ses remerciements à la foule et sa volonté de « poursuivre le combat. »

« Nous sommes devant un scandale judiciaire. La partie civile est dans la vengeance plus que dans la recherche de la vérité, nous sommes en colère, nous poursuivons le combat et nous voulons dépasser le débat judiciaire, c’est plus une question de démocratie », a-t-elle dit.

« En se mobilisant, le peuple corse vient de montrer son refus de cautionner un procès marquant le naufrage des juridictions d’exceptions qui doivent être supprimées, comme les Etats-Unis viennent de le faire pour Guantanamo », a de son côté affirmé Jean-Philippe Antolini, membre du Comité anti-répression (CAR) et militant du mouvement Corsica Libera.

PROJECTILES

Peu avant 17h, sous une pluie battante, Edmond Simeoni a annoncé la fin de la manifestation dans le calme. La foule a commencé à se disperser mais quelques groupes de jeunes lançaient, près de la préfecture, des « marrons de terre », des pétards parfois utilisés dans les stades.

Certains groupes ont lancé des projectiles en direction des forces de l’ordre, lesquelles ont riposté par des jets de grenades lacrymogènes. Sur la place des Palmiers et dans la rue Fesch, à proximité de la mairie d’Ajaccio, des manifestants incendiaient des conteneurs d’ordures ménagères.

Un membre des CRS a été touché par le jet d’une boule de pétanque tandis qu’un manifestant a été atteint par un tir de grenade lacrymogène.

Yvan Colonna a été condamné vendredi en appel à la réclusion criminelle à perpétuité avec une période de sûreté incompressible de 22 ans pour l’assassinat du préfet de Corse Claude Erignac le 6 février 1998.

Ses avocats ont confirmé samedi que leur client se pourvoirait en cassation dès lundi et qu’il saisirait éventuellement la Cour européenne des droits de l’Homme.

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~ par Alain Bertho sur 29 mars 2009.

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