Emeute à Lampedusa février 2009

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Révolte d’immigrés à Lampedusa: le centre d’expulsion incendié, 60 blessés

ROME (AFP) — Des affrontements entre des clandestins et les forces de l’ordre ont fait un soixantaine de blessés mercredi dans le centre d’expulsion de l’île de Lampedusa (sud de l’Italie), qui a été en partie ravagé par un incendie, a-t-on appris de sources concordantes.

« Selon un bilan provisoire, une quarantaine d’immigrés ont été blessés durant ces incidents, qui sont totalement inédits », a indiqué à l’AFP la porte-parole du Haut commissariat pour les réfugiés de l’ONU (UNHCR) en Italie, Laura Boldrini.

Six d’entre eux ont été hospitalisés, certains pour avoir été intoxiqués par la fumée, selon l’agence Ansa, qui a aussi fait état de 22 blessés parmi les forces de l’ordre.

Aucun des blessés n’est dans un état grave, selon la même source.

« Il y a eu une révolte des immigrés, qui sont actuellement 860 dans le centre. Certains d’entre eux ont cherché à enfoncer un portail, mais ils ont été repoussés par les forces de l’ordre », a indiqué de son côté le préfet de police d’Agrigente Girolamo Fazio sur la chaîne d’information en continu Sky TG24.

« Un incendie s’est déclaré dans l’un des pavillons hébergeant les clandestins, qui a été en grande partie détruit », a-t-il ajouté.

L’incendie a été maîtrisé par les pompiers et la situation est redevenue calme, selon le préfet de police.

D’après l’Ansa, l’incendie a été provoqué par une vingtaine d’immigrés qui protestaient contre le rapatriement annoncé de 107 clandestins tunisiens.

Les clandestins ont rassemblé des matelas, des coussins, du papier et y ont mis le feu, rapporte l’agence.

La police a arrêté les responsables, une vingtaine au total, qui vont être incarcérés à Agrigente en Sicile, a indiqué le préfet.

Le gouvernement a transformé fin janvier le « centre de premier accueil » en Centre d’identification et d’expulsion afin de permettre des rapatriements plus rapides. Une nouvelle structure héberge le centre de premier accueil.

Jusqu’à présent, les clandestins débarqués à Lampedusa n’y restaient que quelques jours pour une identification rapide avant d’être acheminés vers des centres de rétention sur le continent où il était statué sur leur sort.

Le 24 janvier, 700 immigrés avaient forcé les grilles du centre pour aller manifester pendant plusieurs heures dans la ville de Lampedusa contre leurs conditions de vie dans le centre et contre l’ouverture du CEI.

« Ces nouvelles dispositions ont brisé l’équilibre qui existait au centre d’accueil, qui était devenu un modèle de gestion responsable des flux migratoires. Le travail du HCR et des autres organisations est parti en fumée », a commenté la porte-parole du HCR.

En 2008, près de 31.700 immigrants ont débarqué à Lampedusa, une augmentation de 75% par rapport à l’année précédente, selon le ministère de l’Intérieur.

Le Centre d’Identification et d’Expulsion de Lampedusa brûle : Un millier de tunisiens en révolte

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Omeyya Seddik

Article paru en italien dans l’édition du Manifesto (Italie) du jeudi 19 février 2009, page 3

Le Centre d’Identification et d’Expulsion (CIE) pour immigrants dépourvus de titres d’entrée sur le territoire italien de Contrada Imbriacola à Lampedusa a donc pris feu ce matin. Suite à un regain de tension parmi les 863 retenus encore sur l’ile et suite à une intervention musclée des agents de l’ordre en tenue anti-émeute, le batiment central et le réfectoire du centre ont été détruits par les flammes. Les migrants, tous tunisiens, sont enfermés pour certains depuis plus de cinquante jours dans des conditions dégradées amplement décrites par les parlementaires, juristes et membres d’associations ayant visité les lieux.

D’aprés le ministére de l’intérieur, ils sont tous en possession d’une notification de décret de maintien en rétention et d’ordonnance d’éloignement. Ils sont donc destinés à faire l’objet d’une expulsion vers la Tunisie dans de brefs délais.

Pourtant, plusieurs éléments dans ce que déclarent les autorités posent problème du point de vue des lois et conventions en vigueur, y compris au regard du Texte Unique sur l’immigration appliqué en Italie. Le premier est la question de la validité légale des ordonnances d’éloignement. Elles doivent selon la législation en vigueur etre validées par un magistrat aprés examen individuel, en présence d’un avocat défenseur et d’un interprète. Or, il n’y a ni tribunal ni juge à Lampedusa. Les autorités ont donc du déplacer par avion trois magistrats et trois avocats commis d’office pendant trois jours d’aprés les informations auxquelles nous avons pu avoir accés; puis deux juges et deux avocats pendant deux jours. Prés de 1200 cas sont censés avoir été examinés comme cela. L’arithmétique simple peut aider à se former une opinion sur la validité des “examens individuels et impartiaux” dont il s’est agi. Les dizaines de témoignages de migrants retenus auxquels nous avons eu accès, décrivent par ailleurs de manière semblable leur passage devant le juge : “J’ai été convoqué dans un bureau de la police à l’intérieur du centre, il y avait quatre personnes dont l’une s’est présentée comme étant un juge et une autre comme étant mon avocat, ce dernier n’a plus dit un mot par la suite. J’ai reconnu l’une des deux autres personnes comme étant un interprète de la police, je ne sais pas qui est le quatrième homme. Cela a duré moins de cinq minutes, je n’ai pas bien compris ce qui s’est passé”.

Un autre parmi les éléments problématiques est le maintien en rétention et sa notification. Une personne ne peut etre retenue contre son gré plus du temps nécessaire à son transfert tant qu’il n’a pas fait l’objet d’un décret d’éloignement. Une fois ce décret notifié, il peut etre retenu dans une structure prévue pour cet effet (en l’occurence un CIE). Or les tunisiens de Lampedusa ont été retenus plus d’un mois dans un Centre de Secours et de Premier Accueil (CSPA) avant que le ministère ne déclare sa transformation en CIE. A ce jour, le décret ministériel annoncé afin de régulariser a posteriori une détention dont la légalité est controversée n’est à notre connaissance pas publié.

Un troisième élément est particulièrement inquiétant quant au respect des lois et conventions sur le droit d’asile. Le Ministère de l’Intérieur a longtemps justifié l’institution du CIE de Lampedusa par le fait que doivent y etre retenus les migrants irreguliers devant faire l’objet d’identification ou de procedure d’expulsion, à l’exclusion des catégories pouvant bénéficier d’une protection particulière (mineurs, femmes enceintes, demandeurs d’asile). Ces dernieres catégories ont d’ailleurs effectivement été transférées au CSPA de Capo Ponente dés le changement de statut du centre de Contrada Imbriacola… A l’exception des demandeurs d’asile tunisiens!

Contrairement à ce qui est diffuse la communication officielle et qui est repris par les médias, il y a parmi les retenus du CIE plusieurs dizaines de demandeurs d’asile dont nous connaissons l’identité. Une partie importante d’entre eux proviennent d’une région, le bassin minier du phosphate de Gafsa au sud-ouest de la Tunisie, ou sévit une répression trés dure depuis plus d’un an. Les habitants de cette région trés pauvre et trés délaissée ont mené pendant des mois un mouvement de contestation de la politique sociale et de la gestion des richesses par le pouvoir en place. La réaction a été féroce : Tabassages, tortures, quadrillage policier, balles réelles, morts et procés politiques avec de trés lourdes peines à la clé. Ces évènements sont documentés et font l’objet de rapports et de témoignages de nombreux témoins et observateurs, organisations de droits humains et de juristes. Dans ces conditions, la “coopération renforcée” annoncée par les autotités italiennes et tunisiennes dans le but de procéder à des éloignements massifs et rapides peut légitimement faire craindre le pire

Des clandestins se révoltent sur l’île italienne de Lampedusa

LE MONDE | 19.02.09

Le calme est revenu dans le Centre d’identification et d’expulsion (CIE) de l’île de Lampedusa, théâtre, mercredi 18 février, de violents affrontements entre immigrés et forces de l’ordre. Le bilan est d’une cinquantaine de blessés légers. Certains ont dû être hospitalisés après avoir été intoxiqués par la fumée de l’incendie de l’un des quatre pavillons.

Un nuage apparemment toxique s’est dégagé, ce qui a ravivé la colère des habitants de cette île située au sud de la Sicile. Depuis un mois, ils protestent contre la transformation de cette vieille caserne en véritable prison avec presque 900 immigrés, soit le double de ce qu’elle pourrait accueillir.

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Flambée de violences à Lampedusa

19-02-2009 23:16

Des affrontements entre immigrés clandestins et forces de l’ordre ont secoué mercredi le centre d’expulsion de Lampedusa, petite île du sud de l’Italie. Au total, une soixantaine de personnes ont été blessées.

Six d’entre elles ont été hospitalisées, alors que le feu a ravagé une partie des installations. Une révolte de clandestins, à la veille du retour forcé de 107 d¹entre eux vers la Tunisie, serait à l’origine des incidents. « Certains ont cherché à enfoncer un portail, mais ils ont été repoussés par les forces de l’ordre », a indiqué le préfet de la police d’Agrigente, Girolamo Fazio. Ils auraient ensuite mis le feu à un pavillon d’hébergement.

Tension grandissante
Près de 860 personnes étaient présentes dans le centre -soit le double de sa capacité d’accueil – au moment des incidents. La présence de ces candidats à l¹immigration est de plus en plus mal acceptée par les résidants italiens, qui s’opposent depuis un mois à la transformation de leur île en
prison à ciel ouvert.

Située à 200 km des côtes tunisiennes, Lampedusa expulse désormais directement les clandestins débarqués sur ses côtes, alors qu¹elle ne faisait précédemment office que de centre de transit. En 2008, 31 700 immigrants ont atteint les plages de la petite île sicilienne. Le mois dernier, 700 immigrants avaient forcé les grilles avant de manifester contre leurs
conditions de détention.

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Lampedusa, gli immigrati si ribellano. Semidistrutto il centro di accoglienza

Fiamme alte dieci metri, e una impressionante nuvola di fumo. Decine tra agenti, pompieri e migranti feriti o intossicati. Il Centro ospitava 900 persone: il Viminale decide di anticipare i trasferimenti. Il sindaco dell’isola attacca Maroni

Palermo, 18 febbraio 2009 – Appare pesante il bilancio della rivolta degli immigrati che hanno appiccato le fiamme nel centro di identificazione ed espulsione di contrada Imbriacola a Lampedusa (Agrigento). La sommossa è stata sedata, spiega il questore Girolamo Fazio, ma il Cie risulta devastato. Il capannone centrale è stato divorato dalle fiamme, ma l’incendio ha interessato altri edifici. Per i vigili del fuoco, infatti, le fiamme sono state appiccate in tre punti diversi del centro: « I danni sono ingentissimi », dicono. Sei le squadre in azione, oltre a un elicottero della Guardia di finanza che sarebbero riusciti a contenere il fuoco, nonostante i pochi mezzi e il forte vento.

Le ambulanze hanno trasportato gli intossicati e i feriti, sia immigrati sia poliziotti, nel pronto soccorso dell’isola. Salgono complessivamente a 24 le persone rimaste ferite. Una cinquantina di persone, tra poliziotti e carabinieri e immigrati, hanno riportato contusioni provocate dagli oggetti lanciati dagli extracomunitari o sono rimasti intossicati; due immigrati sono invece ricoverati per le esalazioni del fumo sprigionate dalle fiamme.

LA RIVOLTA

La nube di fumo era stata vista alzarsi dal centro di contrada Imbriacola intorno alle 11.30. Tutto e’ avvenuto al momento della distribuzione dei pasti: un gruppo di tunisini, che ieri aveva cominciato uno sciopero della fame per protestare contro i rimpatri coatti, ha aggredito alcuni connazionali che avevano deciso di pranzare egualmente.
Gli agenti di polizia e i carabinieri in servizio sono subito intervenuti per calmare gli animi. A questo punto gli immigrati hanno scaricato la loro rabbia contro gli uomini in divisa, lanciando water, porte sradicate e pezzi di lamierino che hanno ferito alcuni agenti. Le forze dell’ordine, in assetto anti sommossa, hanno risposto facendo anche uso di manganelli e lacrimogeni.

Per alcuni minuti all’interno del Centro e’ regnato il caos: alcuni rivoltosi, secondo la ricostruzione del questore di Agrigento Girolamo di Fazio, avrebbero tentato di fuggire, forzando il cancello d’ingresso. Altri avrebbero appiccato l’incendio che ha distrutto interamente una delle tre palazzine, dando fuoco a materassi, cuscini e altre suppellettili. Il questore ha detto che i responsabili della rivolta, una ventina di tunisini, sono gia’ stati identificati e arrestati. Alcune decine degli 898 clandestini sarebbero fuggiti e sono in corso le ricerche.

ANTICIPATI I TRASFERIMENTI

Dopo l’incendio e’ stato deciso di  »anticipare il trasferimento di una parte degli immigrati gia’ destinati ad essere rimpatriati, in base al piano di respingimento predisposto dal ministero, che resta immutato ». Lo rende noto il Viminale sottolineando che dopo la rivolta di questa mattina  »la situazione e’ tornata alla normalita »’. Una parte delle strutture del Cie, afferma ancora il ministero dell’Interno, ha pero’  »subito ingenti danni e per questa ragione non sara’ temporaneamente fruibile ».  »I lavori per il ripristino dell’area danneggiata dalle fiamme – conclude la nota – inizieranno al piu’ presto ».

IL SINDACO ATTACCA MARONI

Il sindaco Dino De Rubeis, giunto in tutta fretta da Agrigento, dove si trovava per essere sentito in procura come persona informata dei fatti, nell’ambito dell’inchiesta aperta sulle condizioni di sicurezza del Cie, ha annunciato un’ordinanza per vietare l’uso dell’acqua potabile piovana raccolta nelle cisterne per timore che possa essere stata inquinata dalla nube tossica. E ha attaccato Maroni: «Berlusconi lo rimuova. Il Cie deve essere definitivamente evacuato».

Sommossa nel Cie di Lampedusa, a fuoco palazzina

18/02/2009

di Gioacchino Schicchi

Torna a precipitare la situazione nel Cie di Lampedusa. Un incendio innescato dagli stessi immigrati intorno alle dodici di oggi, infatti, ha divorato la palazzina centrale del Centro di identificazione ed espulsione.

Sul posto hanno lavorato per diverse ore i vigili del fuoco, e un pompiere sarebbe anche rimasto intossicato. Secondo quanto trapelato, le operazioni di spegnimento sarebbero anche state rallentate da una via di accesso al Cie troppo stretta per consentire il passaggio degli automezzi dei vigili del fuoco.

Nella mattinata gli immigrati, che da alcuni giorni protestano contro il rimpatrio di alcuni loro connazionali, avevano prima tentato fuggire sfondando i cancelli della mensa, ma si erano trovati le forze dell’ordine a sbarrargli la strada. Gli immigrati erano poi tornati alla carica ed avevano aggredito agenti e militari posti a presidio del cancello d’ingresso della struttura, bersagliando le forze dell’ordine con un fitto lancio di oggetti come tombini in ferro, estintori e suppellettili che si erano procurati saccheggiando i locali della struttura.

Impossibilitati ad uscire, gli immigrati, tutti di etnia tunisina, hanno quindi deciso di ammassare tutto il materiale infiammabile e hanno dato fuoco al padiglione centrale del Cie. Nel corso della giornata poliziotti e carabinieri in tenuta antisommossa hanno lavorato per riportare la situazione alla normalità, usando anche alcuni lacrimogeni.

Alla fine sono una decina gli agenti che sono dovuti ricorrere alle cure mediche.

Révolte à Lampedusa : « Je suis clandestin, mais j’ai aussi des droits »

Lefaso.net

vendredi 20 février 2009

Le Centre d’identification et d’expulsion de Lampedusa, en Italie, se remet doucement de ses dommages. Mercredi dernier, il a été le théâtre de violents affrontements entre pensionnaires et forces de l’ordre.

Bilan de cette journée chaude sur l’île : une vingtaine d’arrestations parmi les mutins, une cinquantaine de blessés légers et l’incendie d’un bâtiment. Il faut dire que depuis la transformation du centre d’accueil en structure d’identification et d’expulsion, la tension n’a cessé de monter sur l’île sicilienne.

Entre les protestations des habitants et la pression exponentielle des clandestins, la petite île, jadis paradis touristique, est en passe de devenir une véritable place forte. Certains parlent déjà du « Guantanamo italien », car rien qu’en 2008, des 31000 clandestins arrivés sur les côtes, la plus grande partie a échoué à Lampedusa, pour y être identifiées et systématiquement expulsée.

Dès lors, pour ces clandestins, aucune chance de se fondre dans la population, si ce n’est par la voie périlleuse de l’évasion, ratée pour cette fois. Pour plus d’un observateur, la révolte était inévitable, car enfermer 900 étrangers dans une structure prévue pour en héberger seulement la moitié transforme le tout en un véritable giron infernal.

Clandestins dans les mers de Lampedusa

Cet enfer, les révoltés de Lampedusa devront l’endurer encore quelques mois, le temps pour les autorités italiennes de les renvoyer manu militari vers l’outre Méditerranée. On comprend dès lors le ressentiment de ces naufragés de la vie, murés dans ce « Guantanamo italien », sans autre horizon que la cavale ou le retour forcé à leur point de départ.

Mais tout aussi désespérés qu’ils soient, les clandestins de Lampedusa peuvent encore se permettre le luxe de mener une révolte et de faire entendre leur voix, dans un pays où, malgré les restrictions, ils ont encore les coudées franches. En effet, de l’autre côté de la Méditerranée, l’actualité récente a prouvé que la gestion des flux migratoires restait un exercice hors norme. La Libye du roi des rois Kadhafi est désormais rodée dans l’art et la manière de jeter hors de ses frontières les « frères africains » qui auraient eu le malheur d’y séjourner.

Combien de fois des expulsés de la Jamahiriya se sont plaints des multiples exactions commises lors de leur interpellation, et même pour certains, alors qu’ils étaient parfaitement en règle ? La mutinerie de Lampedusa doit sonner comme une alarme aux oreilles de Rome qui, s’il s’obstine à durcir ainsi son système de gestion du flux d’immigrés, devra se préparer à faire face à de nouveaux accrochages, de plus en plus violents.

Par H. Marie Ouédraogo

L’Observateur Paalga

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~ par Alain Bertho sur 20 février 2009.

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