Emeute à Madagascar : Antananarivo février 2009

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Madagascar: 28 morts dans la fusillade de samedi, retour au calme

ANTANANARIVO (AFP) — Au moins 28 personnes ont été tuées et 212 autres blessées samedi à Antananarivo après que la garde présidentielle a ouvert le feu sur des partisans du maire déchu de la capitale Andry Rajoelina, selon un nouveau bilan obtenu dimanche auprès de la gendarmerie.

Un précédent bilan faisait état de 23 morts et de 83 blessés.

« Dans les trois principaux hôpitaux de la ville, on a recensé 28 morts et 212 blessés », a déclaré à l’AFP le capitaine Lala Rakotonirina, chef du service des relations publiques du commandement de la gendarmerie nationale.

La majeure partie des blessés et victimes ont été transportées dans l’hôpital universitaire de la ville.

« Nous avons enregistré 25 morts et 173 blessés », a indiqué à l’AFP le directeur technique de l’hôpital, Eric Rambinison.

« 90% des blessés souffrent d’impacts de projectiles métalliques », a-t-il ajouté.

La garde présidentielle a tiré samedi après-midi sur des partisans d’Andry Rajoelina qui les avait appelés à marcher sur le palais abritant le bureau du président dans le centre-ville d’Antananarivo. La présidence elle-même se trouve à environ 12 km à l’extérieur de la ville.

La situation était calme dimanche matin dans les rues de la capitale malgache, a constaté un journaliste de l’AFP.

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À Madagascar, 40 morts parmi les manifestants

dimanche 08 février 2009

Les forces de l’ordre ont tiré, hier, sur les partisans du maire d’Antananarivo qui tentaient d’investir le palais présidentiel. Au moins 40 morts et une centaine de blessés. Les hôpitaux sont débordés, la population calfeutrée.

Il est environ 14 h 30 quand les manifestants prennent position devant les grilles du palais présidentiel. La situation va dégénérer en une fraction de seconde. Après plusieurs tirs de sommation, les militaires ouvrent le feu sur la foule, pendant de longues minutes. Les rafales des AK-47 ne laissent aucune chance aux opposants postés en première ligne.

Comme on pouvait le craindre, la manifestation de l’opposition a tourné au drame, hier, à Antananarivo. Elle a fait une quarantaine de morts et une centaine de blessés, selon une source hopitalières, parmi les partisans d’Andry Rajoelina, le maire déchu de la capitale malgache.

Les télévisions locales diffusent en boucle des images insoutenables. On y voit les corps d’hommes et de femmes, particulièrement jeunes, criblés de balles, jonchant le sol dans une marre de sang. Les sirènes des ambulances résonnent dans la capitale. L’hôpital central d’Antananarivo est rapidement submergé. Médecins et infirmières soignent à même le sol des dizaines de blessés pendant que fourgons et pick-up déposent les victimes à la morgue.

Tout avait pourtant commencé dans le calme, hier matin. À 10 h, 20 000 partisans s’étaient rassemblés sur la place du 13 mai, située dans le centre-ville. Depuis décembre, Andry Rajoelina veut renverser par la rue le président malgache, Marc Ravalomanana, qu’il accuse d’autoritarisme. Dans son discours, le jeune maire de 34 ans, s’est auto-proclamé chef d’un gouvernement de transition.

En début d’après-midi, ses partisans ont donc convergé vers le palais d’Ambotsirohatra pour y installer leur gouvernement de transition. À leur arrivée, ils se sont heurtés aux policiers anti-émeute qui bouclaient le quartier, classé « zone rouge ». Ce premier barrage de sécurité allait céder rapidement aux assauts déterminés des opposants.

Antananarivo, ville morte

La nouvelle de la fusillade s’est propagée comme une traînée de poudre. Depuis, les téléphones portables sonnent à tout va. On s’appelle pour se rassurer et collecter des informations. Magasins et centres commerciaux ont baissé leurs rideaux pour se protéger d’éventuels pillages. À 16 h, les traditionnels embouteillages du samedi après-midi ont disparu. Les rues sont quasiment vides. Dans un communiqué télévisé, le Premier ministre malgache, Charles Rabemananjara, annonce le maintien du couvre-feu de 20 h à 5 h du matin, jusqu’à nouvel ordre. Difficile de dire si Antananarivo retrouvera son calme aujourd’hui.

Sébastien JENSONNY.

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Poursuite d’émeutes à Madagascar, 30 morts

2009-02-08

ANTANANARIVO, 7 février (Xinhua) — Au moins 30 personnes ont  été abattues par des mercenaires étrangers dans la garde du bureau présidentiel de Madagascar alors que des émeutes continuent devant la présidence.

Au moins 30 personnes, dont un journaliste malgache de la  station privée Radio Télévision Analamanga (RTA) et un journaliste de la Radio France Internationale (RFI), sont abattues à  Madagascar dans des émeutes, selon une source bien informée.

Selon cette source, les forces anti-émeute, à l’encontre des  manifestants à l’extérieure du bureau présidentiel ont reculé face à l’avance des partisans du maire déchu d’Antananarivo, alors que  les leaders d’opposition ont négocié avec les officiers de la  présidence.

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Madagascar – Bain de sang dans la capitale

8 février 2009

Lors d’une manifestation samedi à Antananarivo, au moins 28 opposants au président ont été tués par la police, selon un bilan publié dimanche.

Le maire de la capitale, franchissant une nouvelle étape dans son opposition au pouvoir malgache, a créé samedi une « Haute Autorité de transition ».

La crise malgache s’envenime et fait de nouvelles victimes. Samedi, des policiers anti-émeutes ont tiré sur un groupe de partisans de Andry Rajoelina, maire déchu de la capitale de Madagascar, qui se dirigeaient vers un des bureaux du président malgache Marc Ravalomanana à Antananarivo. Selon un nouveau bilan rendu public dimanche par les autorités, au moins 28 personnes ont été tuées et 212 autres blessées. Ces décès portent à au moins 96 le nombre de personnes mortes dans les violences, pillages et émeutes qui ont émaillé depuis le 26 janvier le bras de fer entre l’opposant Rajoelina et le président Ravalomanana. Dimanche, un calme relatif semblait retombé sur la capitale du pays.

Ces manifestants arrivaient de la place du 13-Mai, lieu historique de la contestation politique situé au coeur d’Antananarivo, où au moins 20.000 personnes ont assisté à un nouveau rassemblement de l’opposition qui a abouti à la mise en place d’une Autorité de transition visant à destituer le président en place. Andry Rajoelina a été nommé à la tête de cette « Haute Autorité de transition« . Il a de suite nommé « son » Premier ministre, Roindefo Monja, un homme politique de Tulear (sud-ouest). Ce dernier sera chargé d’un « gouvernement d’unité nationale où toutes les régions seront représentées« , a déclaré Andry « TGV », le surnom que lui ont donné ses supporters pour son caractère fonceur.

« Profond malaise dans la société malgache »

Ce dernier, destitué mardi de son mandat de maire par les autorités, a engagé des procédures de destitution de M. Ravalomanana. La Haute Cour Constitutionnelle s’est d’ores et déjà déclarée incompétente. Le maire de la capitale malgache s’est proclamé il y a une semaine à la tête des affaires du pays. Le président Ravalomanana a réaffirmé dans la foulée qu’il demeurait le chef de l’Etat.

Alors que la crise semble s’installer pour de bon sur la Grande Ile, la communauté internationale peine pour le moment à convaincre les protagonistes à dialoguer. Vendredi, l’Union européenne (UE) a considéré que le retour à la situation d’avant la crise n’était « pas envisageable ». « Le mouvement de protestation, de mécontentement qui s’exprime dans les rues prouve qu’il y a un profond malaise dans la société malgache« , a déclaré Marie-Claire Gérardin, la chargée d’affaires de la France à Madagascar lors d’une conférence de presse de l’UE. « C’est en ce sens que nous appelons au dialogue« , a-t-elle ajouté. Les Etats-Unis tiennent sensiblement le même discours.

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Madagascar: la police tire sur des manifestants, au moins 7 morts

ANTANANARIVO (AFP) — Au moins sept personnes ont été tuées samedi à Madagascar par la police qui a ouvert le feu sur une manifestation de l’opposition à Antananarivo, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Ces décès portent à au moins 75 le nombre de personnes qui ont trouvé la mort dans les violences, pillages et émeutes qui ont émaillé depuis le 26 janvier le bras de fer entre le maire de la capitale malgache Andry Rajoelina et le président Marc Ravalomanana.

Fin janvier, au moins 68 personnes étaient mortes dans la Grande Ile de l’océan Indien, selon la gendarmerie.

Samedi, un groupe de partisans du maire déchu d’Antananarivo Andry Rajoelina, devenu le principal opposant au pouvoir malgache, a commencé à marcher vers un des bureaux du président Ravalomanana, après un face-à-face de près d’une heure avec les forces de l’ordre.

Un premier cordon de policiers anti-émeutes s’est replié face à l’avancée des manifestants, mais un second cordon, plus proche du palais présidentiel, a tiré à balles réelles, tuant au moins cinq personnes, selon un photographe de l’AFP, et en blessant plusieurs autres.

Un autre journaliste de l’AFP a pu voir sept cadavres dans la morgue de l’hôpital d’Antananarivo.

Peu auparavant, le maire de la capitale, 34 ans, avait, devant quelque 20.000 partisans réunis sur la place du 13-Mai, pris la tête d’une « Haute Autorité de transition » qu’il venait de créer, franchissant une nouvelle étape dans son opposition au régime.

Alors que son rassemblement avait débuté dans le calme, il avait ensuite appelé ses partisans à se rendre vers ce palais présidentiel pour y installer le « Premier ministre » qu’il venait de nommer.

Andry Rajoelina, qui a engagé des procédures pour destituer le président Ravalomanana, a lui-même été destitué par les autorités.

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~ par Alain Bertho sur 8 février 2009.

 
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