Police et lycéens janvier 2009

nantes

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Affrontements entre Lycéens et la Police en France 09/01/2009

illusions-de-mouvements.over-blog.com

9 janvier 2009

La mobilisation contre la réforme de l’enseignement secondaire en France a repris jeudi dans les lycées français. Des milliers de lycéens ont manifesté jeudi dans plusieurs grandes villes, dont Paris, Nantes, Bordeaux ou Lyon. Un millier de lycéens, selon la police et l’Union nationale lycéenne (UNL), 3.000 selon la FIDL, ont manifesté à Paris, s’en prenant au ministre de l’Education nationale. Des incidents se sont également produits à Lyon, où la police a chargé un groupe de jeunes gens et a procédé à sept interpellations. D’autres manifestations ont eu lieu un peu partout en province, réunissant des assemblées inégales : de 150 à 200 personnes à Bordeaux à un millier à Nantes, où la police est intervenue dans trois lycées pour empêcher des blocages. Après avoir incité Xavier Darcos à repousser d’un an son projet de réforme, les organisations de lycéens souhaitent désormais qu’il renonce aux 13.500 suppressions de poste prévues en 2009, condition préalable selon eux à l’ouverture d’un dialogue sur la réforme.

La police intervient au lycée Victor-Hugo à Marseille

libemarseille.fr

12 janvier 2009

Les lycéens bloquaient l’entrée ce lundi matin, la proviseure du lycée Victor-Hugo a appelé la police, qui a dégagé l’accès et interpellé un élève, ensuite relâché. Du coup, le lycée est vide, les élèves font grève, les enseignants sont en colère. Et la proviseure se désespère : « Il n’y a pas cours depuis sept semaines. C’est l’impasse. Ils ont vraiment besoin de retourner au boulot. »

« Les enseignants du lycée Victor Hugo s’élèvent vivement contre l’intervention policière de ce matin, indique l’intersyndicale SNES-SUD-CGT, dans un communiqué. Un élève a été interpellé, menotté et amené au commissariat, puis relâché après intervention de deux enseignants. Les élèves […] ont décidé de ne pas reprendre les cours. Les enseignants réunis en AG réfléchissent à la suite à donner. »

La police était déjà intervenue vendredi, à l’appel de Michèle Tribalat, la proviseure, qui s’inquiète : « Depuis le 26 novembre, le lycée est bloqué. Avec les vacances, cela fait plus de sept semaines…C’est triste, désespérant et dramatique.  »

Selon elle, les lycéens « voudraient entendre le mot retrait » de la réforme lycéenne, qui a juste été reportée.

« On va peut-être reprendre le mouvement », assure une lycéenne, Anne Pambou. Selon elle, le blocage n’a été que partiel depuis sept semaines: « On est allés en cours, notamment avec des enseignants qui allaient travailler à la fac juste en face. »

Mais la lycéenne l’assure : « S’il le faut, on continuera à bloquer jusqu’à la fin de l’année scolaire. On veut qu’on enlève la réforme et les suppressions de postes d’enseignants. »

En attendant, le lycée est vide d’élèves.

« Avant, ils ne rentraient pas car c’était bloqué. Maintenant, ils ne rentrent pas car la police est intervenue, constate la proviseure. Il est temps que tout le monde se remette au boulot. Mais quoi que je fasse, ça ne satisfera personne.

ALÈS – 600 lycéens manifestent, troubles avec la police


jeudi 22 janvier 2009

600 lycéens ont manifesté ce matin dans les rues d’Alès, à la suite d’incidents avec la police. Ce matin, vers 9 heures, alors que les lycéens faisaient une chaîne humaine devant le lycée Jean-Baptiste Dumas, les policiers ont interpellé l’un d’entre eux qui n’avait pas ses papiers sur lui. Peu après, plusieurs élèves se sont rendus au commissariat pour chercher leur camarade. Les policiers ont alors utilisé des bombes lacrymogènes pour disperser la foule.

Un lycée de Marseille débloqué par la police

12/01/2009

Un élève a été interpellé lundi matin dans l’établissement, provoquant la colère des enseignants et des élèves

Le lycée Victor-Hugo avait été bloqué en début de matinée en signe de protestation contre les suppressions de postes dans l’Education.

Selon des enseignants présents sur place, l’élève a été interpellé car il se trouvait devant les grilles et refusait, comme d’autres, de bouger. Les lycéens ont décidé d’une grève lundi pour montrer leur indignation.

Quant aux professeurs, ils devaient se réunir en assmblée générale à la suite de cette intervention policière.

« Les enseignants du lycée Victor-Hugo s’élèvent vivement contre l’intervention de la police appelée par Madame la proviseur. Les entrées du lycée ont été débloquées par les policiers et à cette occasion un élève a été interpellé, menotté et emmené au commissariat où les enseignants sont allés le chercher », selon un communiqué du personnel enseignant de l’établissement  transmis à l’AFP.

Malgré le report de la réforme des lycées annoncée par le ministre de  l’Education le 15 décembre après des semaines de grogne dans les établissements, les deux principales organisations lycéennes, l’UNL et la FIDL, ont appelé à  poursuivre la mobilisation contre les suppressions de quelque 13.500 postes dans l’Education.

Un professeur porte plainte contre la police
Un professeur du lycée Joliot-Curie de Nanterre a porté plainte contre la police pour « violences volontaires », a-t-il indiqué dimanche. Il affirme s’être fait « agripper par le bras » et « entraîner dans l’enceinte du lycée et plaquer » mardi 6 janvier, lors de la dispersion d’une chaîne humaine devant l’établissement.

Cette manifestation contre des poursuites judiciaires engagées à l’encontre de trois élèves « était pacifique, sans aucune volonté de blocage », a-t-il fait valoir. « Ils ne m’ont donné aucune explication », a par ailleurs fait valoir le professeur, qui a eu un arrêt de travail de trois jours.

La Fédération syndicale unitaire des Hauts-de-Seine (FSU, fonction publique) a condamné « fermement » dans un communiqué l’intervention de la police mardi 6 janvier, en soulignant que l’action n’avait pas pour but de bloquer l’établissement.

La rentrée après les vacances de Noël a été marquée par des protestations d’élèves, d’enseignants et d’élus.

Deux élèves mis en examen
Dans une toute autre affaire, deux lycéens mineurs ont été mis en examen le 30 décembre par un juge des enfants après 24 heures de garde à vue. Ils sont poursuivis pour des « menaces de mort » dont la proviseure dit avoir été l’objet lors d’un conseil de discipline le 19 décembre. Une troisième lycéenne, majeure, doit bientôt être convoquée par la justice.

Des news des lycéen-e-s nantais-e-s


12 janvier 200922:49

A Nantes, la majorité des lycéen-e-s ont repris le chemin des cours mais se préparent pour la semaine du 26 janvier avec pour point d’orgue la grève interprofessionnelle du 29.

Les AG continuent ici et là pour continuer à s’informer, sensibiliser. Le 16 janvier – des AG devraient avoir lieu dans chaque lycée pour préparer la mobilisation du samedi 17 (manif profs/personnels/lycéens/étudiants… à 14h30 – Place du Commerce/croisée du Tram)

Si le froid, la pression des parents, les vacances passées par là, les promesses de dialogue du gouvernement,… ont incités beaucoup à ralentir la mobilisation ; certains lycées ont continués les blocages et c’est avec stupéfaction que j’apprends sur le forum de la coordination nationale que les CRS sont intervenu aujourd’hui à la Colinière. Les élèves devant se réfugiés à l’intérieur pour éviter d’être frappé. Si ici c’est l’intervention des forces de l’ordre qui est a dénoncer, à Monge-La Chauvinère le proviseur, en plus de pressions administratives, a usé de violence envers un élève qui aidaient à bloquer la semaine dernière (6 janvier). Ce lundi, 3 lycées étaient bloqués : Monge, la Colinière, Arago.

Lors de sa présentation des voeux aux enseignants, le nabot a parlé de dialogue social, mais le dialogue avec les représentants syndicaux depuis le 6 mai 2007 n’existe pas. C’est simple on passe en force, tant pis même si les gens de sa majorité ne sont pas d’accord, comme la réforme de l’audiovisuelle appliqué avant d’être voté par le sénat.
D’ors et déjà les fédérations (UNL, FIDL, FSU, Unsa-Education, Sgen-CFDT, Faen, Ferc-CGT et FO) ont appelé « à la poursuite de la mobilisation.
La répression a bien entendu été au rendez vous : 10 interpellations et 8 blessés (dont 2 policiers) -> https://nantes.indymedia.org/article/15869

Une manif devrait avoir lieu demain, mardi 13 janvier, sûrement à 15h place Bretagne (pas vu d’heure et lieu encore).

Une 1ère coordination lycéenne nationale aura lieu le 18 janvier à Paris : https://nantes.indymedia.org/article/15841

Deuxième intervention des forces de police au lycée Joliot Curie de Nanterre

12 janvier 2009

COMMUNIQUE DE PRESSE DE LA FSU 92 – 9/01/09
La garde à vue suivie d’une mise en examen de 3 lycéens (dont deux mineurs) avait suscité une vive émotion dans la communauté éducative du lycée et au delà dans la ville de Nanterre. La presse en a fait largement écho. Grace à la mobilisation très large qui s’était constitué des avancées avaient été obtenues auprès de l’Inspecteur d’Académie: l’annulation d’un éventuel conseil de discipline pour les eux lycéens mineurs. Même si cela ne correspondait pas à notre demande qui aurait logiquement du conduire à un retrait de la plainte, nous avons considéré que cete mesure était de nature à apaiser les tensions et restaurer le dialogue nécessaire à l’intérieur de l’établissement dans un climat qui s’était considérablement dégradé.La veille ce sont déjà les policiers qui ont assuré la rentrée des élèves. Cette situation avait déjà provoqué l’arrêt de travail de plus de trente enseignants du lycée.
Hier soir, lors d’une réunion rassemblant des enseignants, des lycéens et des citoyens nanterriens une action de type chaîne humaine (donc de nature différente du blocage avec libre accès des lycéens et enseignants désirant faire cours) avait été décidée pour montrer la volonté de continuer de sensibiliser sur cette question mais aussi dans le cadre des mouvements lycéens en préparation.
Ce matin (6 janvier 2009) les forces de police sont intervenues pour briser cette chaîne humaine. Un enseignant a été projeté à terre et souffre du genou, une autre enseignante a été aussi bousculée. Deux lycéens ont été également malmenés. La présence nombreuse de lycéens et d’adultes sur place ont empêché que les choses dégénèrent. La police a ensuite rapidement quitté les lieux après qu’une grande partie des lycéens soit rentrée dans le lycée.
La FSU 92 condamne fermement ces interventions policières qui ne contribuent qu’à dégrader davantage le climat au sein de l’établissement alors que la reprise d’un dialogue pouvait être envisagé . La FSU 92 demande solennellement que ces pratiques cessent. Un grand nombre d’enseignant refuseront de faire cours sous cette pression policière constante.

Les lycéens refroidis, hier, par une charge de policiers dès les premiers débordements

samedi 10.01.2009, 04:46 –

MANIFESTATION

Les lycéens qui ont semé le trouble, avant-hier, pensaient pouvoir répéter le même scénario, hier matin. Mais la police a anticipé le phénomène et refroidi les ardeurs des manifestants en les chargeant alors qu’ils caillaissaient l’établissement de l’Epid et incendiaient des poubelles.

Rebelote, hier matin, à l’heure de la reprise des cours. Des lycéens ont voulu répéter les événements d’avant-hier : feux de poubelles devant le lycée automobile de Grande-Synthe, caillassage et feux de poubelles autour de l’Epid, rue de Lille, nécessitant l’intervention des sapeurs-pompiers.

Sauf que les forces de l’ordre s’étaient préparées à ce scénario. Vêtus de leurs tenues anti-émeute, les policiers ont lancé une charge contre le noyau dur d’agitateurs qui voulaient en découdre devant l’Epid. Les lycéens ont répondu par des jets de projectiles, mais leurs ardeurs ont été vite refroidies.

« Allez, on se casse »

« Allez, on se casse, c’était mieux hier (NDLR : avant-hier) », entend-on dans les rangs des manifestants. Mieux avant-hier ? Le bilan matériel des incidents est désastreux : 39 voitures dégradées, des vitres d’établissements scolaires et de particuliers brisées et trois jeunes interpellés à Saint-Pol-sur-Mer alors qu’ils confectionnaient des bombes à l’acide chlorhydrique.

Sujets à un encadrement policier plus rigoureux se tenant prêt à réprimer le moindre trouble à l’ordre public, les manifestants étaient deux fois moins nombreux, hier. •

Marseille : Grèves au lycée Victor Hugo après intervention de la police .


12 janvier 2009

Ce matin, les lycéens de Victor Hugo de Marseille ont tenté de relancer le mouvement en organisant un blocage de l’établissement.

Un élève ayant déplacé une poubelle, semble -t-il, a été embarqué par la police appelée par la proviseure.

Les élèves refusent maintenant de rentrer dans le lycée et sont en grève pour la journée.. Les personnels soutiennent leurs lycéens et doivent se réunir en assemblée générale dans la journée pour décider d’une éventuelle grève

Les lycéens grassois dispersés par la police


vendredi 9 janvier 2009

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Il aura fallu une bombe lacrymogène et une charge du commissaire Morandi hier matin pour disperser les 150 lycéens de l’Amiral-de-Grasse.

Lycéens et policiers face à face

13 janvier 2009

Hier à Nantes, trois lycées étaient partiellement bloqués. À la Colinière, 80 élèves faisaient face à la police.

Nous étions là dès 6 heures », raconte un lycéen de la Colinière. À 11 heures, environ 80 élèves, sur les 1 700 du lycée, barrent les grilles d’entrée. À moins de deux mètres, face à eux, une quinzaine de policiers casqués munis de boucliers. En effet, en décembre dernier, quand l’opposition à la réforme battait son plein, des dégradations avaient eu lieu au lycée. L’inspecteur d’académie, Bernard Javaudin, est venu discuter. « J’ai demandé de poursuivre l’échange à l’intérieur, dit-il. Les élèves ont refusé. » Les forces de police ont donc permis l’entrée des élèves qui allaient en cours. Les esprits, un moment échauffés, se sont calmés. Et peu avant midi, la plupart des policiers sont repartis.

« Le ministre souhaitait la reprise des cours »

Des barrages filtrants ont également eu lieu dans les lycées Monge – La Chauvinière et Léonard de Vinci. Les voeux pour l’éducation du président Sarkozy, à Saint-Lô (Manche), étaient très attendus hier midi. Et le soir, une interlycéenne avait lieu à Nantes. « On veut réussir les journées de mobilisation nationale en préservant la continuité scolaire », dit Reda, un porte-parole.

« Le ministre a souhaité que les cours reprennent après Noël. Avec quelquefois l’intervention de la police, soit dissuasive, soit pour évacuer les blocus », précise le rectorat. Des lycéens continuent de réclamer « le retrait du projet, pas le report ».?

~ par Alain Bertho sur 1 février 2009.

 
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