Emeutes en Guyane novembre 2008

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La Guyane fait bloc pour un carburant moins cher


30 novembre 2008

Pour protester contre le prix des carburants, les Guyanais manifestent et bloquent le pays avec au moins 25 barrages routiers. L’aéroport de Cayenne est fermé. Photo : AFP

Barrages routiers, aéroport fermé, depuis lundi, la Guyane vit au rythme des manifestations contre le prix de l’essence.

Cayenne. Correspondance.

« Ce sera cinquante centimes ou rien. » Depuis le début de la mobilisation qui bloque la Guyane, les collectifs de consommateurs, les socio-professionnels, les syndicats de transporteurs et les élus ? Région et Département en tête ? sont fermes. Ils réclament une baisse significative du prix du carburant. Le mouvement a encore pris de l’ampleur, hier, avec 25 barrages sur les principaux axes routiers et la fermeture de l’aéroport international de Cayenne. Plus personne ne circule, le département est bloqué.

En Guyane, le prix de l’essence est de 1, 77 € et celui du gazole de 1, 55 €. Des montants qui font du département, le territoire d’Outre-mer où l’essence est la plus chère. Jeudi, le secrétaire d’État à l’Outre-mer, Yves Jégo annonçait une baisse de 10 centimes au premier décembre. « Pas assez » ont rétorqué les autres forces en présence.

Vendredi, Yves Jégo a fait plus fort. Après négociations avec les pétroliers à Paris, il a annoncé leur décision de diminuer de 30 centimes le prix du carburant. Le secrétaire d’État proposait alors au président de Région Antoine Karam (PSG) de faire, à son tour, un geste en diminuant la taxe régionale de dix centimes. En contrepartie, l’État promet une enveloppe de cinq millions d’euros, pour compenser les pertes de la Région, en attendant le rapport de la mission qui, dès la semaine prochaine, va se pencher sur la composition des prix en Guyane.

Cependant, la Région Guyane estime ses pertes à 8, 5 millions et n’a pas prévu d’accepter la proposition de Jégo. « C’est la population qui a décidé ce mouvement et nous n’avons pas le droit de la décevoir, a insisté Antoine Karam. Un effort a été fait, il faut le reconnaître, mais nous irons jusqu’au bout. »

Samedi, les élus, les socioprofessionnels et les collectifs de consommateurs ont fait le tour des différents barrages entre Cayenne et Saint-Laurent. Le mot d’ordre : ne pas se laisser diviser.

Sur les barrages, l’ambiance est toujours bon enfant. La solidarité continue de jouer pour les déplacements entre barrages. Certains vont même pêcher et chasser pour ravitailler les manifestants. « Nous avons obtenu dix centimes au début, trente centimes vendredi. Si nous continuons, nous aurons peut-être 50 centimes demain » affirme Alain Tien-Liong, président (Divers gauche) du conseil général. La guerre d’usure se poursuit entre les différentes parties.

Audrey VIRASSAMY.

Le lancement de la fusée Ariane 5 est reporté au 16 décembre, en raison de barrages qui empêchent l’accès à la base spatiale de Kourou.

Opep : pas de baisse de production avant décembre

L’Opep, Organisation des pays exportateurs de pétrole, a maintenu, hier au Caire, ses quotas de production qui sont à ce jour de 27,3 millions de barils par jour. L’organisation, cherche à enrayer l’effondrement des prix du brut qui ont perdu près de 70 % depuis juillet et sont tombés sous la barre des 50 dollars, la semaine dernière. L’Opep qui avait pris la décision de réduire la production à 1.5 millions de barils par jour a finalement reporté la décision. L’Organisation se réunira à nouveau le 17 décembre à Oran en Algérie.

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Le prix de l’essence enflamme la Guyane

28.11.08

La Guyane était toujours paralysée dans la soirée de jeudi 27 novembre : stations-services fermées faute d’approvisionnement, rideaux baissés dans les commerces, établissements scolaires fermés, distribution de courrier suspendue, accès routier au port de commerce et à l’aéroport bloqués, activités suspendues au Centre spatial… Depuis lundi 24 novembre, des barrages bloquent les principaux axes routiers de Guyane, dans l’agglomération de Cayenne, à Kourou, sur la Route Nationale 1, à Saint Laurent. Le mouvement a été lancé par des associations de consommateurs et les organisations de transporteurs, avec le soutien des socioprofessionnels, des élus et de la population locale, pour demander une baisse de 50 centimes sur les carburants, dont les prix sont administrés par l’Etat dans les départements d’outre-mer.

En marge du mouvement, dans la nuit de jeudi à vendredi, pour la troisième fois cette semaine à Cayenne, des affrontements ont eu lieu entre jeunes et forces de l’ordre, trois voitures étant brûlées et deux personnes arrêtées.

Les blocages routiers vont entraîner un report du prochain tir d’Ariane 5 initialement prévu le 10 décembre de Kourou (Guyane), a indiqué jeudi soir à l’AFP le Centre National d’Etudes Spatiales (Cnes). Vendredi, le seul port de commerce de la Guyane devait être fermé et samedi l’aéroport international de Rochambeau le sera également, a par ailleurs annoncé le président de la Chambre de commerce et d’industrie de la Guyane, Jean-Paul Le Pelletier.

En moins de deux ans, le carburant a augmenté de 46 centimes en Guyane, pour atteindre aujourd’hui 1,77 euro le litre d’essence sans plomb, et 1,55 euro pour le gazole.

Jeudi, le préfet a confirmé une baisse de 10 centimes par litre le 1er décembre, qui s’ajoutera à la baisse liée à l’évolution du cours du brut. « Je veux faire accepter aux pétroliers l’idée d’une baisse plus significative et d’un blocage des prix pendant trois mois », a déclaré jeudi à l’AFP le secrétaire d’Etat à l’outre-mer Yves Jégo. « J’espère que dans ce cas de figure la Région Guyane acceptera de faire un effort et de baisser la taxe [Spéciale sur les Carburants] », a-t-il ajouté.

La Taxe Spéciale sur les Carburants, qui représente plus d’un tiers du prix à la pompe, est allouée aux collectivités – en Guyane, l’Etat n’encaisse pas de recettes sur l’essence et le gazole. Votée par le conseil régional, cette taxe est à son niveau maximum. Réunis mercredi, les élus régionaux ont refusé de baisser cette recette en raison de la fragilité des finances locales.

MISSION D’INSPECTION

M. Jego a également annoncé l’arrivée la semaine prochaine en Guyane d’une mission d’inspection sur « les coûts des carburants dans les DOMS », qui « suscitent nombre d’interrogations du fait de leur opacité ».

L’augmentation du prix des carburants en Guyane résulte surtout du passage aux normes européennes des carburants. Avant 2007, la Guyane s’alimentait à Trinidad et Tobago en carburants dont la composition était nocive pour certains types de moteurs.

Fin 2006, une décision de justice favorable aux concessionnaires automobiles de Guyane a contraint les compagnies pétrolières à changer de fournisseurs pour vendre du carburant conforme à la réglementation. Depuis février 2007, le sans plomb et le gazole vendus en Guyane sont donc importés de la raffinerie de la SARA, en Martinique, à un prix supérieur d’environ 30 centimes par rapport au fournisseur antérieur.

La préfecture de Guyane a alors décidé d’appliquer cette augmentation par paliers, pour étaler la hausse, en finançant les pertes des compagnies pétrolières avec un prêt de l’Agence Française de Développement. La montée du cours du pétrole jusqu’en juillet 2008, et une hausse sensible de la taxe destinée aux collectivités locales ont amplifié le phénomène.

Violences urbaines en Guyane, paralysée depuis mardi


vendredi 28 novembre

Dix-neuf personnes ont été arrêtées ces dernières 48 heures en Guyane, dont quatre mineurs, à la suite de violences urbaines à Cayenne survenues en marge de manifestations contre la hausse du prix du carburant.

Cayenne est depuis deux jours le théâtre d’affrontements entre jeunes et forces de l’ordre. « Les violences urbaines de la nuit de mardi à mercredi ont conduit à l’arrestation de 13 personnes, dont trois mineurs. Celles de la nuit dernière, moins nombreuses, ont conduit à l’arrestation de six personnes, dont un mineur. Cinq, dont le mineur, sont toujours en garde à vue », a déclaré François Schneider, procureur de la République de Cayenne.

Ces violences sont intervenues en marge d’un mouvement de blocages routiers contre le prix du carburant qui paralyse La Guyane depuis le début de la semaine.

Plus d’une vingtaine de barrages bloquaient ce matin les principaux axes routiers du territoire : l’agglomération de Cayenne, de Kourou, la route du littoral et à l’Ouest, la sous-préfecture de Saint-Laurent-du-Maroni sont inaccessibles.

Les accès routiers au port de commerce et à l’aéroport Rochambeau de Cayenne sont aussi fermés. Pour prendre l’avion, les passagers doivent passer le dernier barrage à pied pour marcher parfois plusieurs kilomètres.

Les blocages ont été lancés lundi par des associations de consommateurs et de transporteurs avec le soutien de la population, des socioprofessionnels et des élus locaux. Ils réclament une baisse de cinquante centimes d’euros du prix du litre de carburant, qui atteint en Guyane 1,77 euro pour l’essence sans plomb et 1,55 euro pour le gazole. Au marché noir, le litre de sans plomb atteint jusqu’à 3,50 euros.

Depuis mardi, la plupart des commerces et la grande majorité des établissements scolaires du littoral sont fermés et beaucoup de stations-service n’ont plus de carburant à la pompe, faute d’approvisionnement.

Lundi, le Centre spatial guyanais (CSG) a dû interrompre ses activités opérationnelles à cause des barrages routiers bloquant la route entre la commune de Kourou et la base qui prépare actuellement le lancement d’une Ariane 5 avec deux satellites Hot Bird 9 W2M pour l’opérateur européen Eutelsat.

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Le prix des carburants enflamme Cayenne

27 novembre 2008

Des incendies et des caillassages se produisent depuis le début de la semaine, notamment dans le quartier chinois de Cayenne, en marge de manifestations contre la hausse du prix des carburants en Guyane.

De nouvelles échauffourées ont eu lieu cette nuit à Cayenne entre les forces de l’ordre et des jeunes, en marge des manifestations contre la hausse du prix du carburant, a confirmé ce matin à Libération la Préfecture de Guyane.

Sur place, l’AFP a constaté qu’une barricade a été enflammée, comme la nuit précédente, près de la gendarmerie de la Madeleine, tandis que plusieurs incendies ont été allumés dans le quartier dit du «village chinois».

La police est intervenue peu avant minuit après «des violences urbaines matérialisées par plusieurs incendies, ainsi que par des jets de projectiles et de cocktails molotov sur les forces de l’ordre dans le quartier de la rénovation urbaine», a expliqué à l’AFP, un officier casqué et armé participant à l’intervention.

Les policiers ont répliqué par des jets de grenades lacrymogènes.

Incendies de poubelles

A quatre heures en Guyane (huit heures ce matin à Paris), «les policiers» étaient «toujours en intervention», selon le commissariat de police de Cayenne.

«Les choses commencent seulement à se calmer, mais nous avons encore dû multiplier les interventions cette nuit, principalement pour des incendies de poubelles dans au moins cinq quartiers de Cayenne: Baduel, Cabassou, Novapark, Mont-Lucas, Village chinois. Parfois nous avons été débordés», a pour sa part indiqué un sapeur pompier.

Ces échauffourées se déroulent en marge des barrages routiers qui paralysent la Guyane depuis lundi pour protester contre le prix du carburant. Les organisateurs de ce mouvement ont vigoureusement dénoncé ces violences urbaines.

Les routes sont coupées

A la Préfecture, pour résumer la situation, on explique que depuis lundi, «on ne peut plus aller de Cayenne à Saint-Laurent du Maroni d’une traite: il faut laisser sa voiture, traverser les barrages à pied et avoir quelqu’un qui vous attend de l’autre côté pour continuer. Les communications routières sont bloquées».

Du coup se développent des réseaux d’entraide pour que chacun puisse se rendre à son travail. L’hôpital de Cayenne recourt lui à un système de navettes pour continuer à assurer sa mission.

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Barrages en Guyane: l’hôpital de Cayenne demande de laisser passer les médicaments

Outremeronline


28 noevembre 2008

Le directeur du centre hospitalier de Cayenne a demandé vendredi aux responsables des barrages routiers qui bloquent la Guyane depuis cinq jours de laisser passer les dockers pour décharger des containers de médicaments à bord d’un navire.

« Les stocks de certains médicaments risquent d’être insuffisants en fonction de l’activité des trois prochains jours », a affirmé le directeur, Pierre Pauchard, dans un communiqué.

« Des containers sont sur le navire Douce France (…) et nécessitent des dockers pour les décharger » a-t-il ajouté. « A défaut », le navire « repartira à 15 heures » locales (18H00 GMT).

Le directeur de l’hôpital demande donc « aux coordinateurs des barrages de laisser passer les dockers pour réaliser ces déchargements de containers et permettre aux camions de traverser les barrages » afin de les livrer à l’hôpital. « Les containers ne contiennent que des produits pharmaceutiques », a-t-il précisé.

De son côté, Jean-Paul Le Pelletier, le président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de la Guyane (CCIG), a indiqué à l’AFP que les dockers n’ont pas pu passer ce matin. « A 13H00 (16H00 GMT), on espère que cela se passera mieux ».

Jeudi soir, le président de la CCIG avait annoncé la fermeture du port de Degrad-des-Cannes à partir de vendredi et celle de l’aéroport samedi. Il avait précisé que « cette décision grave » avait pour objectif « une baisse rapide du prix du carburant à la pompe ».

Il avait néanmoins précisé que « le Douce France, qui est déjà à quai, sera manutentionné et pourra repartir ».

Le mouvement de protestation qui a mené à l’organisation de barrages routiers regroupe notamment une association de consommateurs et des transporteurs qui réclament une baisse de 50 centimes du prix du carburant, qui s’élève à 1,77 euro le litre d’essence et 1,55 euro celui de gazole.

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La grogne contre le prix des carburants bloque la Guyane

Europe1

27/11/08

Le mouvement de protestation contre le prix des carburants s’amplifie en Guyane. Le président de la Chambre de commerce et d’industrie a annoncé sa décision de fermer le seul port de commerce et l’aéroport international. Le prochain tir d’Ariane 5 va être reporté. Des barrages routiers sont organisés sur tout le territoire. A l’origine du mouvement, deux associations de consommateurs, soutenues par des organisations professionnelles, qui réclament une baisse de 50 centimes du prix du carburant. En marge du mouvement, 19 personnes ont été arrêtées depuis deux jours à la suite de violences urbaines à Cayenne. Le secrétaire d’Etat a promis jeudi une « opération vérité » sur les prix des carburants en Outre-mer.

La Guyane est quasiment paralysée depuis quatre jours par un mouvement de protestation contre l’essence trop chère. Plus d’une vingtaine de barrages ont bloqué jeudi les principaux axes routiers. La plupart des commerces sont fermés depuis mardi après-midi. Sur le littoral, la grande majorité des établissements scolaires sont fermés. Les blocages ont été lancés lundi par des associations de consommateurs et de transporteurs avec le soutien de la population, des socioprofessionnels et des élus locaux, pour protester contre le prix des carburants à la pompe : 1,77 euro pour l’essence et 1,55 euro le gasoil. Les protestataires réclament une baisse de « 50 centimes » sur les carburants.

Le président de la Chambre de commerce et d’industrie de la Guyane (CCIG) a annoncé jeudi soir sa décision de fermer le seul port de commerce de la Guyane vendredi et l’aéroport international de Rochambeau samedi. « Cette décision vise à obtenir une baisse rapide du prix du carburant à la pompe », a expliqué Jean-Paul Le Pelletier lors d’un débat sur Télé Guyane. Il a indiqué que la CCIG s’engageait à baisser la taxe qu’elle perçoit sur chaque litre de carburant à la pompe (0,14% pour l’essence et 0,19% pour le gasoil) « au prorata de l’effort que consentiront les autres acteurs de ce dossier ».

Autre conséquence des blocages routiers : le report du prochain tir d’Ariane 5 initialement prévu le 10 décembre de Kourou. Le directeur du Centre National d’Etudes Spatiales (Cnes) a expliqué que « chaque jour de blocage génère un jour de retard dans les opérations de préparation au lancement ». Ariane 5 devait emporter ses deux satellites pour le compte de l’opérateur de télécommunications européen Eutelsat.

Des violences se sont déroulées en marge du mouvement. 19 personnes ont été arrêtées depuis deux jours, dont quatre mineurs, à la suite de violences urbaines à Cayenne survenues en marge de manifestations, a indiqué jeudi soir le procureur de la République de Cayenne. Les gardes à vue concernent « essentiellement des dégradations de biens publics : incendies de poubelles, dégâts occasionnés sur des voitures de forces de l’ordre par jets de pierre et de canettes, » selon le procureur.

Le secrétaire d’Etat à l’Outre-mer a promis jeudi le lancement dès la semaine prochaine d’une « mission d’inspection » pour mener une « opération vérité » sur le prix des carburants outre-mer. Une « opération vérité » qui devrait avoir lieu notamment en Guyane. Pour Yves Jégo, la balle est désormais en partie dans le camp des compagnies pétrolières qu’il devrait inciter à faire « un nouvel effort » mais surtout dans le camp du conseil régional de Guyane. Yves Jégo a précisé que « l’Etat ne perçoit aucune taxe sur les carburants outre-mer ». Or mercredi, les élus régionaux réunis en séance plénière à Cayenne ont rejeté la proposition du préfet demandant que la Région baisse sa taxe sur les carburants au 1er décembre. Selon le président de la Région Guyane, Antoine Karam, « cette taxe permet notamment aux résidents de communes isolées de Guyane de payer moins cher leur billet d’avion »

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La hausse de l’essence provoque des échauffourées en Guyane

26 novembre 2008

Une dizaine de jeunes, qui se sont opposés aux forces de l’ordre dans la nuit à Cayenne, protestant contre la hausse des prix du carburant, étaient en garde à vue ce mercredi.

«Une dizaine de jeunes, dont trois mineurs, sont toujours en garde à vue pour caillassage des forces de l’ordre, incendies de poubelles et de barricades», a indiqué à l’AFP un officier de la police de Cayenne.

Il a précisé que les échauffourées, aux cours desquelles cinq voitures ont été incendiées, n’avaient fait «aucun blessé» parmi les policiers et gendarmes.

L’essence sans plomb, vendue 1,77 euro, a augmenté de 46 centimes depuis février 2007 suite à une décision de justice qui a imposé la mise aux normes européennes du carburant vendu en Guyane.

«Les forces de l’ordre ont utilisé beaucoup de gaz lacrymogène. Nous allons recommencer plus durement la nuit prochaine», avait menacé dans la nuit un jeune manifestant.

«Nous condamnons complètement ces violences. Pour notre part, nous sommes pour le dialogue», a déclaré de son côté à l’AFP Dominique Mangal, président de l’Union guyanaise des transporteurs routiers, à la tête des barrages qui bloquent depuis lundi les principales artères de Guyane.

Le mouvement réclame «une baisse de 50 centimes du prix du carburant» et «la transparence» sur le calcul de ce prix.

Dans la nuit de mardi à mercredi, des groupes de jeunes gens ont allumé, à plusieurs reprises, des feux en travers de rues de Cayenne, dont l’un à côté de la gendarmerie de La Madeleine. Ces feux ont été assez rapidement éteints par les pompiers, mais au moins deux véhicules ont été incendiés dans le village chinois, un quartier difficile de Cayenne.

Dans de nombreuses rues de la ville, des poubelles ont été renversées en travers de la chaussée.

(Source AFP)

~ par Alain Bertho sur 28 novembre 2008.

 
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