Emeute à Saint-Jean d’Acre octobre 2008

Israël: nouvelles violences à Saint-Jean d’Acre
JERUSALEM — Deux maisons appartenant à des arabes ont été incendiées dans la ville israélienne de Saint-Jean d’Acre, secouée depuis mercredi par des affrontements entre juifs et arabes, a annoncé samedi la police.
Saint-Jean d’Acre est une des rares villes d’Israël où de nombreux juifs et arabes vivent côte à côte. Les violences ont commencé mercredi, durant la fête juive du Yom Kippour. Depuis, plusieurs centaines de juifs et d’arabes se sont affrontés, se lançant des pierres et vandalisant des commerces et des voitures. La police a envoyé des renforts, et les dirigeants israéliens ont appelé au calme.
La police a annoncé samedi que deux maisons appartenant à des arabes, qui n’étaient pas occupées, ont été incendiées dans un quartier majoritairement juif de la ville. Les heurts ont repris dans la soirée, des habitants se jetant des pierres les uns sur les autres, avant que les forces de police ne ramènent le calme. Douze personnes ont été arrêtées dans le cadre de ces incidents, et huit font l’objet d’une assignation à domicile.
Quatrième nuit de violences à Saint-Jean d’Acre, en Israël
11 octobre 2008

Des affrontements ont opposé Juifs et Arabes pour la quatrième soirée consécutive dans la ville israélienne de Saint-Jean d’Acre, annonce la police.
Vingt-deux personnes, membres des deux communautés, ont été arrêtées par les forces de l’ordre après l’incendie de deux maisons vendredi, a précisé Micky Rosenfeld, porte-parole de la police nationale.
Les médias rapportent qu’un cordon de police a bloqué à la nuit tombée un quartier de la ville qui a été fermé à la circulation, et qu’une troisième maison, appartenant à des Arabes, a été incendiée.
Vendredi, la Premier ministre désignée Tzipi Livni s’était rendue dans la cité portuaire de 46.000 habitants réputée pour la coexistence pacifique entre les deux communautés, où elle avait lancé un appel au calme.
De nombreux restaurants et magasins de la vieille ville, destination touristique de l’ancienne capitale des Croisés, sont restés fermés samedi.
Les troubles avaient éclaté mercredi soir à l’occasion des festivités du Yom Kippour, la fête juive du Grand Pardon.
Un Arabe s’était rendu en voiture dans le quartier juif, perturbant le début de cette fête de 24 heures avant d’être chassé par des jets de pierre, ce qui avait entraîné une réaction violente des habitants musulmans.
Pendant le Yom Kippour, les Juifs s’abstiennent d’utiliser leur voiture ou toute autre machine.
Ammar Aouad, Haim Shafir, version française Pierre Sérisier et Jean-Stéphane Brosse
St Jean d’Acre : sa légendaire coexistence mise à mal
Par Itaï Smadja pour Guysen International News
Dimanche 12 octobre 2008
Réputée pour la qualité d’une coexistence avérée entre juifs et arabes, la ville portuaire d’Acco (Saint Jean d’Acre), 50.000 habitants, vit depuis 4 jours au rythme des arrestations et des violences urbaines. Entre appels au calme et accusations mutuelles, les événements prennent une dangereuse tournure politique qui rappelle de mauvais souvenirs en Israël. En octobre 2000, des émeutes identiques avaient conduit à la seconde Intifada.
Les émeutes ont débuté dans la nuit de mercredi 8 à jeudi 9 octobre, quand un Arabe israélien, au volant d’un véhicule, est entré dans un quartier juif.
En cette veille de Yom Kippour , où la circulation des voitures est interdite, cette intrusion, sur fond de musique à plein volume, sonne aussitôt comme une provocation.
Après avoir failli renverser une fillette, l’homme qui s’est arrêté, est pris à partie par un groupe de jeunes juifs qui lancent des pierres sur son véhicule.
Le conducteur quitte alors sa voiture, monte dans un bâtiment mitoyen et entreprend de jeter des objets dans la rue en insultant les Juifs.
Après avoir cru comprendre que le conducteur est en train de se faire lyncher, des arabes affluent en masse dans le quartier. Le pire est évité par l’intervention de la police qui tente de maitriser la situation par des canons à eau.
Dès le jour suivant (vendredi 10 octobre), les réactions de la classe politique n’ont pas tardé. Le président de l’Etat Shimon Peres a appelé les habitants à « immédiatement cesser les violences » tandis que Tzipi Livni, désignée pour occuper le poste de Premier ministre, a condamné les actes commis en précisant que ce n’était pas « aux citoyens de rendre justice ».
Le ministre israélien de la Culture et des Sports, Raleb Majadleh, a pour sa part dénoncé l’appel effectué auparavant par le député national-religieux Aryeh Eldad qui avait demandé à ce qu’on « laisse les Juifs prendre les armes si la police ne restaure pas le calme ». Pour le ministre une telle déclaration est une incitation au meurtre.
Le Premier ministre démissionnaire Ehud Olmert a de son côté lancé un appel au calme dans un communiqué : « La co-existence pacifique entre Juifs et Arabes est essentielle, il faut tout faire pour permettre aux deux communautés de vivre côte à côte et calmer les esprits ». br>
Le chef d’Israël Beitenou, un parti d’extrême-droite d’opposition, Avigdor Lieberman, a pour sa part encouragé à la répression contre les Arabes israéliens « qui se sont lancés dans une nouvelle Intifada au cœur même d’Israël en se livrant à des pogromes ».
Avi Dichter, ministre de la Sécurité Intérieure, a toutefois précisé que la police n’avait aucune information en sa possession qui pourrait laisser penser que ces violences étaient préméditées.
Les islamistes du Hamas ne voient pas les choses du même œil : « Les heurts à Acco (Saint Jean d’Acre ndlr) visent à expulser les Arabes d’Israël » a indiqué un porte parole de l’organisation terroriste, laquelle pense que les violences entre Arabes et Juifs dans cette ville du nord d’Israël, entrent dans le cadre d’un « plan bien établi ».
Un ‘plan’ que le Djihad islamique voudrait voir propager à d’autres villes dans le but de lancer une 3e Intifada.
Un scénario catastrophe que les autorités veulent à tout prix éviter.
Cependant, en dépit des 700 policiers déployés pour le week-end et de la sécurité renforcée autour des établissements scolaires, les habitants d’Acco (Saint Jean d’Acre ndlr),ne semblaient pas rassurés : seuls 40% des étudiants s’étaient rendus en cours vendredi 10 octobre.
Par ailleurs, on apprenait pendant le week-end la décision de la municipalité de reporter à une date ultérieure le festival de la ville.
La preuve d’une tension encore tangible dans la ville que venaient d’ailleurs confirmer de nouveaux affrontements entre Juifs et Arabes israéliens dans la nuit de vendredi à samedi 11 octobre.
Deux maisons incendiées, plusieurs autres sérieusement endommagées, et 22 personnes, membres des deux communautés, arrêtées par les forces de l’ordre, selon Micky Rosenfeld, porte-parole de la police nationale, les chiffres sont éloquents et inquiètent.
« Des groupes de Juifs en colère, principalement des jeunes gens, ont incendié les maisons. La tension reste très vive, on marche sur le fil du rasoir », a expliqué samedi 11 octobre Sami Haouari, président d’une association qui travaille à la coopération entre juifs et Arabes.
Une coexistence que les habitants de la ville souhaitent préserver.
Samedi soir, une réunion s’est tenue entre les responsables des différentes communautés afin de ramener le calme.
A la suite de cet entretien, et histoire d’apaiser la colère, le député arabe israélien Abbas Zakour a condamné au nom de sa communauté le comportement du conducteur arabe qui a provoqué le déclenchement des violences.
« Nous, Arabes d’Acco, condamnons le conducteur qui est sorti avec sa voiture le soir de Yom Kippour. Il aurait dû faire tout son possible pour rentrer chez lui sans voiture dans ce quartier qui est majoritairement juif », a déclaré le député à la radio militaire.
Ceci dit, M. Zakour n’a cependant pas caché son étonnement face aux évènements. « Nous n’avons jamais imaginé que nous en arriverions à une telle situation. Nous respectons toutes les religions et toutes les fêtes des Juifs, des Chrétiens, des Musulmans ». « La police était insuffisamment présente le premier soir mais, depuis, elle agit comme il faut. »
Toujours dans une volonté d’apaisement, les leaders arabes d’Acco vont par ailleurs éditer et publier un tract cette semaine appelant les membres de leur communauté à s’abstenir de conduire lors de Yom Kippour.
Cela ne semble toutefois pas suffisant aux yeux du grand rabbin de la ville qui estime n’avoir « aucun intérêt à une rencontre avec le public arabe, a la lumière de son comportement et de celui de ses dirigeants ces derniers jours ».
« Le public arabe a violé le jour le plus saint du Judaïsme et a, de façon programmée, saccagé des magasins, des voitures et souillé une synagogue » a-t-il indiqué.
Dans la nuit de samedi à dimanche, les violences se sont poursuivies. Un cordon de police a bloqué à la nuit tombée un quartier de la ville qui a été fermé à la circulation, alors qu’une troisième maison, appartenant à des Arabes, a été incendiée.
Aujourd’hui, dimanche 12 octobre, les responsables sécuritaires ont affirmé que 54 personnes ont été interpellées au cours de ces 4 derniers jours. La moitié est issue de la population juive et l’autre moitié du secteur arabe. Quatorze personnes ont également été blessées.
D’après le commandant de la police de la région Nord, les principaux responsables des troubles sont les Juifs. Le commissaire Shimon Koren a indiqué que la police connaissait exactement leur identité, avait l’intention de poursuivre les arrestations et de traduire les coupables en justice.
Ce dimanche 12 octobre, la commission des affaires internes de la Knesset devrait tenir un débat spécial consacré à la situation à Acco (Saint Jean d’Acre ndlr).
Les jours à venir diront si ces violences ne sont que temporaires ou si elles annoncent un mouvement de plus longue durée.
Saint-Jean d’Acre: incidents sporadiques entre juifs et Arabes dans la nuit
JERUSALEM (AFP) — De nouveaux incidents, sporadiques, opposant juifs et Arabes sont survenus dans la nuit de vendredi à samedi à Saint-Jean d’Acre, dans le nord d’Israël, a indiqué la radio publique israélienne.
Deux maisons, dont les occupants arabes avaient été évacués, ont été incendiées par des manifestants juifs, a précisé la radio.
Selon cette source, plusieurs centaines de manifestants juifs ont par ailleurs tenté de s’attaquer à une famille arabe, et la police les a dispersés en lançant des grenades lacrymogènes et assourdissantes.
De même source, ces incidents n’ont pas fait de blessé.
Pas moins de 700 policiers patrouillaient samedi matin dans les rues de la ville pour tenter de préserver le fragile retour au calme, a d’autre part indiqué le commandant du district nord de la police, Shimon Korn, cité par la radio.
Une trentaine de personnes, juives et arabes, dont des mineurs, ont été appréhendées depuis que les heurts entre les deux communautés ont éclaté mercredi, au soir du Yom Kippour, la fête juive du Grand Pardon, selon la même source. Ces violences ont fait trois blessés et d’importants dégâts.
Le porte-parole de la police n’était pas joignable samedi matin.
Selon la police, les violences ont commencé dans la nuit de mercredi à jeudi lorsqu’un automobiliste arabe est entré dans un quartier oriental de la ville, où juifs et Arabes cohabitent, autoradio à fond.
Durant le Yom Kippour, les juifs n’ont pas le droit de circuler en voiture et cette interdiction d’ordre religieux est massivement respectée en Israël.
Un groupe de jeunes juifs a accusé l’automobiliste de faire volontairement du bruit et s’en est pris à lui. Selon la police, des rumeurs répandues notamment par des appels lancés à partir de mosquées proclamant que l’automobiliste avait été tué ont ensuite provoqué des attroupements de plusieurs centaines d’habitants arabes.
Israël: retour au calme à Saint-Jean d’Acre après trois jours de violences
SAINT-JEAN D’ACRE (AFP) — Le calme était revenu vendredi soir à Saint-Jean d’Acre (nord d’Israël), où des affrontements ont opposé juifs et Arabes pour la troisième journée consécutive.
Plusieurs responsables israéliens avaient appelé dans la journée à un arrêt des violences qui ont éclaté mercredi soir, au premier jour du Yom Kippour, la fête juive du Grand Pardon, et qui ont fait trois blessés légers selon la police.
« Le calme régnait vendredi soir dans la ville », a indiqué à la télévision publique le commandant de police Shimon Korn.
Pas moins de 700 policiers se sont déployés sur place, selon la télévision.
D’après la radio publique, la police a reçu pour consigne de n’utiliser ni balles réelles, ni grenades lacrymogènes.
Dans un communiqué, le président israélien Shimon Peres a appelé au calme « habitants et dirigeants » de la ville.
« Juifs et Arabes doivent au plus vite éteindre cette flambée de violence qui ne profitera à personne (…). Les violences, menaces et accusations mutuelles doivent cesser immédiatement », a affirmé M. Peres.
La ministre des Affaires étrangères, Tzipi Livni, s’est rendue sur place et a également réclamé un retour au calme, « pour que les habitants puissent continuer de cohabiter ».
Mme Livni, qui dirige le parti centriste Kadima, tente de former la prochaine coalition gouvernementale, le Premier ministre démissionnaire Ehud Olmert menant un cabinet de transition.
Des dizaines de voitures aux vitres brisées ou aux pneus crevés dans le quartier principalement juif témoignaient des violences.
Le porte-parole de la police Micky Rosenfeld a affirmé que le niveau d’alerte avait été « augmenté dans l’ensemble du pays pour que de tels incidents ne se reproduisent pas ».
Selon la radio militaire, la Fédération de football a annulé, sur recommandation de la police, les rencontres sportives prévues dans la ville pour la fin de semaine.
Le maire de la ville a lui annulé le Festival annuel de théâtre prévu la semaine prochaine.
Une centaine de voitures et une quarantaine de magasins ont été endommagés par des manifestants arabes dans un quartier juif, et douze personnes ont été arrêtées, juifs et Arabes confondus, a affirmé M. Rosenfeld.
Selon la police, les violences ont commencé dans la nuit de mercredi à jeudi lorsqu’un automobiliste arabe est entré dans un quartier oriental de la ville, où juifs et Arabes cohabitent, en faisant marcher à fond son autoradio.
Durant le Yom Kippour, les juifs n’ont pas le droit de circuler en voiture et cette interdiction d’ordre religieux est massivement respectée en Israël.
Un groupe de jeunes juifs a accusé l’automobiliste de faire volontairement du bruit et s’en est pris à lui. « Puis des rumeurs répandues notamment par des appels lancés à partir de mosquées proclamant que l’automobiliste avait été tué ont provoqué des attroupements de plusieurs centaines d’habitants arabes », a ajouté M. Rosenfeld.
Dans un communiqué, M. Olmert a souligné que la coexistence pacifique entre juifs et Arabes » était « essentielle ». « Il faut tout faire pour permettre aux deux communautés de vivre côte à côte et calmer les esprits ».
Le député arabe israélien Mohammad Barakeh a pour sa part imputé les heurts à des « gangs fascistes juifs » qui sévissent « avec la complicité de la police » contre la population arabe.
Saint-Jean d’Acre, sur la côte méditerranéenne, est une localité d’environ 50.000 habitants qui compte un tiers d’Arabes et deux tiers de juifs.
Troisième jour de violences à Saint-Jean d’Acre
SAINT JEAN D’ACRE (Israël) – Les violences ont repris vendredi après-midi à Saint-Jean d’Acre, trois jours après avoir éclaté pendant le Yom Kippour, la fête juive du Grand Pardon.
D’importants effectifs de la police ont dispersé au canon à eau quelque 200 manifestants rassemblés dans un secteur juif de la ville, munis de bouteilles et de pierres, qui se dirigeaient vers la maison d’un de leurs voisins arabes en scandant « mort aux Arabes », selon un photographe de l’AFP.
Dans un communiqué, le président israélien Shimon Peres a appelé au calme « habitants et dirigeants » de la ville.
« Juifs et Arabes doivent au plus vite éteindre cette flambée de violence qui ne profitera à personne (…) Les violences, menaces et accusations mutuelles doivent cesser immédiatement », a affirmé M. Peres.
La ministre des Affaires étrangères, Tzipi Livni, qui s’est rendue sur place, a également réclamé un retour au calme « pour que les habitants puissent continuer de cohabiter ».
Mme Livni, qui dirige le parti centriste Kadima, tente de former la prochaine coalition gouvernementale, le Premier ministre démissionnaire Ehud Olmert menant un cabinet de transition.
« Chaque citoyen israélien doit respecter le Yom Kippour (Grand Pardon), qui fait partie de l’héritage d’Israël », a-t-elle dit.
Les affrontements entre juifs et Arabes ont éclaté mercredi soir au début de cette fête juive et se sont poursuivis le lendemain.
Des dizaines de voitures aux vitres brisées ou aux pneus crevés dans le quartier principalement juif témoignaient des violences.
« Nous avons augmenté nos forces dans la ville. Il y a pour le moment 500 policiers supplémentaires répartis dans la zone s’ajoutant aux 200 policiers habituels », a déclaré le porte-parole de la police Micky Rosenfeld.
« Nous avons par ailleurs augmenté notre niveau d’alerte dans l’ensemble du pays pour que de tels incidents ne se reproduisent pas », a-t-il ajouté.
Selon la radio militaire, la fédération de football a annulé, sur recommandation de la police, les rencontres sportives prévues dans la ville pour la fin de semaine.
Le maire de la ville a annulé le Festival annuel de théâtre prévu la semaine prochaine.
Selon la radio, le chef de la police, Dudi Cohen, a ordonné à ses forces de n’utiliser ni balles réelles, ni grenades lacrymogènes.
Depuis mercredi soir, trois personnes ont été blessées légèrement, dont un policier, selon M. Rosenfeld. Une centaine de voitures et une quarantaine de magasins ont été endommagés par des manifestants arabes dans un quartier juif, et douze personnes ont été arrêtées, juifs et Arabes confondus, a-t-il précisé.
Les violences ont commencé dans la nuit de mercredi à jeudi lorsqu’un automobiliste arabe est entré dans un quartier oriental de la ville, où juifs et Arabes cohabitent, en faisant marcher à fond son autoradio.
Durant le Yom Kippour, les juifs n’ont pas le droit de circuler en voiture et cette interdiction d’ordre religieux est massivement respectée en Israël.
Un groupe de jeunes juifs accusant l’automobiliste arabe de faire volontairement du bruit s’en est pris à lui. « Puis des rumeurs répandues notamment par des appels lancés à partir de mosquées proclamant que l’automobiliste avait été tué ont provoqué des attroupements de plusieurs centaines d’habitants arabes », a ajouté M. Rosenfeld.
Dans un communiqué, M. Olmert a souligné que « la co-existence pacifique entre juifs et Arabes est essentielle, il faut tout faire pour permettre aux deux communautés de vivre côte à côte et calmer les esprits ».
Le député arabe israélien Mohammad Barakeh a pour sa part imputé les heurts à des « gangs fascistes juifs » qui sévissent « avec la complicité de la police » contre la population arabe.
Saint-Jean d’Acre est une localité d’environ 50.000 habitants, qui compte un tiers d’Arabes et deux tiers de juifs.
(©AFP / 10 octobre 2008 16h37)

Emeutes arabes à Acco
par Raphael Aouate
vendredi 10 octobre 2008 – 12:10
Des émeutes arabes violentes se sont produites en ce mercredi soir de Yom Kippour.
A l’origine de ces incidents qui ont opposé Juifs et Arabes de la ville : un conducteur arabe de la vieille ville est entré dans la rue Benshoushan, située dans la zone majoritairement juive. Cette « intrusion » en quartier juif, au soir le plus sacré du calendrier, a provoqué la colère des résidents juifs. S’est ensuivie une émeute d’une foule de centaine de citoyens arabes littéralement déchaînés, se soldant par un pogrom, digne de leurs tristes traditions. Au total, des centaines de véhicules endommagés et des dizaines de magasins, par des personnes criant « Mort aux Juifs ! » et « Allah Akbar ».
Selon le responsable de la police locale, Avi Edery, la provocation arabe initiale, qui a entraîné des jets de pierre sur le véhicule et sur son conducteur, a suscité une rumeur qui a enflammé le secteur arabe : le conducteur aurait été tué par des Juifs.
La police – qui de toute évidence, s’est rendue bien tard, et peu nombreuse sur les lieux – parle déjà d’événement grave, qui risque d’entraîner rancœurs et sentiments de vengeance, des deux côtés. Elle évoque même de relents d’Intifada.
« C’était le soir de Kippour, que j’étais venu passer à Acco. Très calme, mais bondé par la foule de gens qui jeunent, des enfants qui jouent dehors. Je me tenais à côté du Centre Culturel qui faisait office de lieu de prière, lorsque j’ai entendu le bruit d’une voiture qui entrait dans le quartier juif, la musique à fond. La voiture est passée près de la place du quartier, en roulant à toute allure, et a failli heurter un enfant qui se trouvait là. Sur le moment, cela m’a fait penser à l’attentat à la voiture qui avait foncé sur une foule à Jérusalem.
Lorsque la voiture a tenté de se garer, un groupe de jeune Juifs a lancé des pierres sur le véhicule. Il est vrai que ce genre d’incidents est fréquent le jour de Kippour, et relativement banal. C’est la réaction qui est violente. Car une demi-heure plus tard, un autobus, rempli d’arabes, est venu sur les lieux en criant « Allah Akbar » et « Mort aux Juifs ! ». Ils étaient équipés de gourdins, de haches et de bâtons de bois, et ont commencé à casser tous les véhicules sur leur passage. J’étais alors loin de mon domicile, alors je me suis réfugié dans la première maison, chez quelqu’un que je ne connaissais pas. Et comme en temps de guerre, nous avons éteint la lumière et nous n’avons fait aucun bruit, pour ne pas nous faire remarquer. J’avais juste l’impression d’une ville remplie de terroristes, pendant près de 40 minutes. Jusqu’à ce qu’une partie des résidents sortent, en pleurs et complètement choqués, d’avoir eu peur de sortir protéger leurs biens.
Nous cherchons toujours à comprendre … »
Affrontements au nord d’Israël: la police bloque la ville d’Acco
RIAN.RU
10/ 10/ 2008
TEL-AVIV, 10 octobre – RIA Novosti. La police israélienne a bloqué jeudi soir la ville d’Acco (nord d’Israël) et y a concentré des forces supplémentaires après les affrontements survenus dans la nuit de mercredi à jeudi entre Juifs et Arabes, a indiqué la télévision locale.
La police est en train de bloquer tous les accès à la ville, utilise des canons à eau et des gaz lacrymogènes pour disperser la foule. Au moins 10 responsables des émeutes qui ont débuté pendant le Yom Kippour, jour du Grand Pardon, ont été arrêtés.
Le conflit a été déclenché par un groupe d’arabes arrivés à bord d’une voiture qui diffusait une musique assourdissante en direction du quartier juif de la ville d’Acco. L’automobile a été accueillie par des jets de pierres. Personne n’a été blessé, mais une émeute a éclaté à laquelle des centaines de résident locaux ont prix part. Résultat: 100 voitures et 40 commerces endommagés, trois blessés.
Le premier ministre démissionnaire Ehud Olmert a lancé un appel au calme aux Juifs et aux Arabes: « Nous devons préserver la possibilité de vivre côte à côte dans les villes à population mixte ».
Les Arabes ayant la citoyenneté israélienne représentent un tiers de la population de la ville Acco (50.000 habitants).













