Emeutes dans le Guizhou juin 2008

carte-wengan

émeutes à Weng’an 翁安

dans la province du Guizhou 贵州

据说,有二个男的杀了一个三中15岁女生,二男人公安局有关系,公安局的把男的给放了 ,女生的叔是老师,去公安局理念经,然后被公安局的人打死了,他的学生些又去闹,现在 搞得全城的人都去烧
据说,贵州瓮安三中有个女孩晚上被奸杀了。。对方有钱把政府买了。。群众不爽。。喊起 中学生和小学生造反

说,贵州省瓮安县的公安局里面的一家亲戚把本县三中的一个15岁的一个女生轮奸了, 公安局把那个人抓进去一天就放了,这是怕告到上面 ,公安局的派人去偷尸体。她叔叔一中学老师因告状被公安局打成重伤,父亲被人挑断脚筋 现在县里面的一片混乱 ,县政府全封锁,外面的记者进不去
最新消息,遵义,贵定的武警正在来瓮安路上,,先前的 防暴警被火烧在公安楼上下不来了 。。。
现在连邮电局那些都是人山人海

刚得到消息:贵州瓮安县三中一女学生上周遇害,近日死者家属与警方发生剧烈冲突,引发 骚乱.死者一家属被警方暴打,生命危在旦夕,激起民愤.
瓮安—–社会治安——!!!!
周六瓮安三中一女生的尸体被其家属从河中捞起,家属给警方反映,死者在出事前几天被 几个社会青年叫去,第二天就有人告诉家属其姑娘可能被人推入河中.有可能是被人强奸后 害死.警方未作全面尸检,就认为是跳河自杀.警方对有关嫌疑人也未作强制措施,对家属 提出的全面尸检要求不予理睬,引起家属和群众强烈不满,随后引发冲突.至今女孩的尸体 仍旧未作处理.
请相关媒体予与关注,家属联系电话(谢新发13885460853)

贵州瓮安县公安局办冤案,引起民愤!!!
州省瓮安副县长家娃跟另一个娃把瓮安县三中一女生强奸并杀害丢入瓮安县西门河。公安 局只拘留了五个就时就将其放了。死者家属到公安局报案,公安局反将死者亲叔叔打成重伤 ,放出后公安局再唆使黑社会再毒其叔叔。至其叔重伤今日下下午4时左右许医治无效死亡 。她叔叔的妻子也被打成重伤。现被关在公安局。脸部破相。瓮安县公安局黑暗如此,引起 社会公愤。瓮安四所中学学生到公安局请愿。公安局又出动武力镇压,至使学生和一些人民 群众焚烧了公安局并掀翻和焚烧公安警车十多辆,现在事态越闹越大。

Quand les émeutes locales font bouger Pékin

20minutes


1 juillet 2008

Rongée par la colère, la population de Weng’an, district de la province montagneuse du Guizhou, au sud-ouest de la Chine, a montré le week-end dernier aux autorités locales et, via Internet, à la face du monde, que le potentat local était allé trop loin. En cause? La découverte du corps de Li Shufen, lycéenne de 15 ans, dans une rivière, il y a plus de neuf jours. L’enquête de police conclut hâtivement au suicide, sans autopsie. Soutenue par la population, la famille entre alors en rébellion: en fait de suicide, la jeune fille aurait été violée et assassinée par le fils -ou neveu- d’un dignitaire local du parti.

Une seconde provocation, samedi 28, met le feu aux poudres. L’oncle de Li Shufen, professeur de lycée, décède après avoir été passé à tabac par la police ou une milice privée. Il réclamait justice. Apprenant la nouvelle, ses élèves se rassemblent devant le poste de police local, et sont à leur tour battus. C’est l’émeute: commissariat, bâtiments publics et voitures de police sont mis à feu. Sur une bannière, on peut lire «Que justice soit faite au peuple».

30.000 personnes participent, et 300 sont arrêtées, selon le centre d’information de Hong-Kong pour les droits de l’homme. Filmées sur portable, diffusées illico sur Myspace et Youtube, les scènes de violences urbaines ont tôt fait de tourner sur les ordinateurs du pays, provoquant des remous, avant que la cyberpolice, un jour plus tard, ne fasse le nettoyage de la Toile.

Quatre jours après, qu’en est-il? 1.500 soldats para-militaires et anti-émeutes ont rétabli l’«ordre». Quant à la famille, elle refuse d’accepter les 9.000 yuans (900 euros) de compensation offerts lundi par un cadre envoyé de la capitale régionale Guiyang, prix du silence. Scène macabre, le cercueil de l’adolescente est veillé nuit et jour par les parents, aidés d’une centaine d’habitants, de peur d’un vol qui éliminerait les preuves.

Déviance systémique

Si des milliers de révoltes collectives ont lieu chaque année en Chine, rares sont celles qui ont une audience nationale. Comme sous la révolution culturelle à la fin des années 1960, les abus sexuels de protégés du parti couverts par la police réapparaissent avec cette affaire. «Il n’existe aucune séparation des pouvoirs. Du coup, les enfants de dirigeants peuvent se sentir au-dessus des lois», comme l’explique Michel Bonnin, sinologue et directeur de recherches à l’EHESS.

Catalyseur, l’affaire marque aussi la profonde rancœur populaire accumulée à l’encontre du gouvernement local et de la police. Une nouvelle fois, l’Internet a joué le rôle d’exutoire, et l’affaire est arrivée jusqu’aux oreilles de Pékin. Peine perdue sans doute. «Grâce à son contrôle des médias, le régime a les moyens d’empêcher que ces protestations localisées ne se transforment en un mouvement social visible et organisé», analyse Michel Bonnin. En enfermant les «meneurs» et en coupant les communications, le régime a les moyens de faire revenir l’ordre. Pas de craintes, donc, pour sa stabilité. «Tant que les émeutes sont loin de Pékin et des grandes villes, elles ne constituent pas une menace, ajoute Jean-Luc Domenach, chercheur au CERI et auteur de «La Chine m’inquiète». Elles ne portent pas non plus sur des problèmes de fond comme la fiscalité mais sur des déviances contre lesquelles le gouvernement central entend lutter».

L’objectif actuel de Pékin est de mettre au pas les mafias locales, même s’il est difficile au gouvernement central de désavouer les pouvoirs locaux grâce auxquels il assoit son autorité. D’ailleurs avec les JO, Pékin entend serrer la vis. Samedi, il a lancé samedi une campagne pour contrer toute protestation pendant les Jeux, affirmant même être entré «dans un état de guerre». Deux sorties semblent possibles pour l’affaire de Weng’an. La plus probable, gage suprême du maintien de stabilité: éteindre le feu sur Internet et attendre l’après-JO pour punir les coupables. Ou bien donner des gages à la population et manier le bâton, en cas de mouvement de sympathie sur la toile.

De notre correspondante en Chine Hélène Duvigneau

Emeutes pour la justice en direct sur Internet

Par Pierre Haski | Rue89 | 29/06/2008

Une nouvelle fois, l’Internet chinois, malgré la censure et les contrôles, sert d’exutoire à la colère populaire face à ce qui est perçu comme une injustice flagrante. Cette fois, c’est la connivence entre la police et le pouvoir local dans le sud-ouest de la Chine qui provoque une émeute, aussitôt relayée sur Internet et qui suscite une vive émotion des internautes dans tout le pays.

Il y a quelques années, un incident comme celui qui vient de se produire samedi dans le district de Weng’an, dans la province du Guizhou, serait resté localisé et aurait pu être étouffé. Aujourd’hui, il se répand par la toile, malgré les efforts des censeurs. Et il aura sûrement l’effet souhaité: une intervention du pouvoir central pour remettre de l’ordre dans une lointaine province où les dirigeants locaux usent et abusent de leur autorité.

Tout a commencé avec la découverte du corps d’une jeune fille (photo ci-dessus) dans une rivière. La police conclue immédiatement à un suicide et refuse de pratiquer une autopsie, alors que, selon la famille de la victime, soutenue par la population, la jeune fille aurait été violée et assassinée par le fils d’un dignitaire local.

La population s’est réunie devant le siège du gouvernement local et la manifestation a tourné à l’émeute, avec plusieurs véhicules de police incendiés et des dégâts considérables causés au bâtiment administratif (voir la vidéo ci-dessus). Les images de ces incidents figurent sur plusieurs sites chinois, celles-ci provenant de MySpace, passé de plateforme anodine d’ados à véhicule d’infos brûlantes!

Selon l’agence Reuters, de nombreux messages sur cette affaire postés sur le web ont été retirés par la cyberpolice, mais l’information fait néanmoins le tour du pays. Un internaute a même écrit:

« J’espère qu’Internet permettra de convaincre rapidement le gouvernement d’agir pour découvrir la vérité et de rendre justice à cette famille. »

Traditionnellement, depuis l’époque impériale, les simples citoyens qui s’estiment victimes d’injustices se tournent vers le pouvoir central -impérial hier, celui du parti communiste aujourd’hui- pour lui dire: « Regarde ce que tes représentants font en ton nom dans cette province lointaine »… Dans l’espoir d’obtenir réparation.

Hier, il leur fallait « monter » à la capitale, dans l’espoir, généralement vain, de déposer une pétition, comme le font des millions de personnes chaque année. Le web sert aujourd’hui de caisse de résonance à ces revendications. Le pouvoir central a su utiliser Internet comme baromètre de l’opinion, et s’est montré assez habile jusqu’ici pour désamorcer des affaires dont la « cyber opinion publique » s’était emparée, à l’image des enfants esclaves du Shanxi l’an dernier.

Signe de cet intérêt, le président chinois a fait un simulacre de tchat récemment sur le site du Quotidien du peuple, l’organe du PCC, une expérience sous contrôle, évidemment, mais qui légitime l’idée d’interpeler le pouvoir sur le web, une ouverture pas toujours facile à contrôler.

Pékin débordé par des émeutes

Le JDD

Par Matthieu VERRIER (avec Reuters)

Dimanche 29 Juin 2008

Des émeutes ont éclaté samedi dans un district du centre-sud de la Chine. Les manifestants protestaient contre la mise hors de cause, à tort selon eux, d’un proche de notable dans la mort d’une adolescente. Les autorités ne peuvent pas passer sous silence des événements dont les images circulent sur internet. A un mois des Jeux olympiques, les incidents entachent un peu plus l’image du régime.

Pékin rêve de calme et d’apaisement à l’approche des Jeux olympiques. Mais tous les efforts déployés par les autorités ne peuvent empêcher les incidents. Ainsi, des émeutes ont éclaté dans le district de Weng’an, dans le centre-sud de la Chine. La colère a été déclenchée par une enquête de police contestée sur la mort d’une jeune fille de 15 ans. Son corps a été retrouvé dans une rivière. « Suicide » ont conclu les enquêteurs, alors que la famille y voit le forfait d’un proche d’un notable, qui l’aurait violée.

Les informations sur les émeutes sont éparses. L’agence officielle Chine nouvelle a tout de même parlé des incidents, signe que la protestation qui se diffusait sur internet inquiète les autorités. Les émeutiers étaient-ils des centaines ou des milliers? Les témoignages divergent. Ils ont encerclé samedi soir autour de bâtiments administratifs. « Environ 10 000 personnes ont convergé vers le lieu (du siège des autorités locales) et ont incendié le bâtiment des bureaux du parti du comté, et ont brûlé d’autres bureaux de l’administration du comté« , a rapporté un témoin à Reuters, expliquant que « les habitants étaient très fortement en colère face à l’injustice des autorités locales« . Des véhicules, dont certains appartenaient à la police, ont été incendiés.

La foule s’est égaillée vers deux heures du matin, rapporte Chine nouvelle. Mais les photographies des incidents ont été largement diffusées sur les blogs, malgré la censure de la cyberpolice. De nombreuses vidéos ont aussi été postées sur Youtube. A un peu plus d’un mois des Jeux olympiques et après les retentissantes émeutes du Tibet, Pékin peine à maintenir l’image d’un régime sans contestation.

Emeutes dans un village de la Chine: un poste de police et un bâtiment gouvernemental incendiés

PEKIN — De violentes émeutes se sont produites dans un village de la province de Guizhou, dans le sud-ouest de la Chine, où des villageois ont incendié un poste de police et un bâtiment gouvernemental pour protester contre la façon dont les autorités ont mené une enquête sur le viol et la mort d’une adolescente, ont rapporté des témoins et une organisation de défense des droits de l’Homme, qui faisait état d’un mort et de 150 blessés. Ce bilan ne pouvait être confirmé dans l’immédiat.

Les violences ont éclaté samedi après-midi dans le comté de Weng’an, où des milliers de personnes, parmi lesquels de nombreux collégiens, se sont rassemblées autour de ces bâtiments avant de les attaquer. Ils se sont heurtés aux forces de sécurité, déployée pour rétablir le calme.

« D’épais nuages de fumée noire s’élevaient partout », a déclaré un homme qui a répondu au téléphone à l’hôpital local, où une dizaine de blessés ont été transférés, selon lui.

Selon une organisation basée à Hong Kong, le Centre d’information pour les droits de l’Homme et la démocratie, les émeutes sont survenues après la meurtre et le viol d’une collégienne de 16 ans. Se basant sur les témoignages des proches de la victime, l’ONG a affirmé qu’elle avait disparu après avoir été entraînée par trois jeunes hommes, dont deux sont apparentés à des responsables des services de sécurité locaux.

Selon l’organisation, les suspects ont été interrogés pendant 24 heures avant d’être relâchés.

Samedi, environ 500 collégiens s’étaient rassemblés à l’extérieur du bureau de la sécurité publique pour manifester leur colère, « mais ils ont été dispersés et frappés ». « Ca a déclenché la colère des habitants » et environ 10.000 personnes ont commencé à se révolter, selon l’ONG. Les émeutiers ont mis le feu au poste de police et à un bâtiment du gouvernement du comté, et retourné des voitures, avant l’intervention des forces de l’ordre.

Selon l’ONG, les violences ont fait un mort et 150 blessés, alors que 200 personnes ont été arrêtées. Ces chiffres ne pouvaient cependant être confirmés de source indépendante. Aucun responsable des autorités locales que l’Associated Press a tenté de contacter n’était joignable dimanche.

L’homme joint au téléphone à l’hôpital a déclaré pour sa part que les deux premiers étages du poste de police et le rez-de-chaussée de l’immeuble gouvernemental ont été détruits.

Un autre habitant contacté par téléphone, qui s’est identifié par son nom de famille, Li, a souligné pour sa part que si la foule était très importante, seules 100 à 200 personnes ont participé activement aux violences.

L’agence de presse officielle Chine nouvelle a publié une courte dépêche sur ces incidents, expliquant que des individus déçus par le résultat de l’enquête sur la mort de l’adolescente étaient responsables des violences.

« Certaines personnes qui ne connaissaient pas le contexte exact des événements ont été incitées à prendre d’assaut le poste de police et les bureaux du gouvernement du comté et du comité du Parti communiste », a fait savoir Chine nouvelle, précisant que l’ordre avait été rétabli.

Plusieurs manifestations violentes ont eu lieu ces dernières années dans les campagnes chinoises en raison de la corruption, des expropriations et des inégalités croissantes.

Chine: émeutes dans un village après la mort d’une adolescente

PEKIN (AFP) — Des émeutes ont éclaté dans le sud-ouest de la Chine, où des villageois ont incendié des bâtiments gouvernementaux pour protester contre la conduite d’une enquête policière sur la mort d’une adolescente, ont indiqué dimanche des habitants et l’agence Chine nouvelle.

Les violences sont survenues samedi dans le canton de Wengan, dans la province montagneuse du Guizhou.

Des photos publiées sur l’internet ont montré plusieurs milliers de personnes rassemblées devant le commissariat de Wengan. Les vitres du commissariat étaient brisées et de la fumée s’échappait du bâtiment.

Selon des villageois contactés par l’AFP, la colère est montée après l’annonce samedi après-midi à l’hôpital de la mort de l’oncle de la jeune fille décédée.

L’oncle, qui s’était élevé contre les résultats de l’enquête ayant conclu au suicide, serait mort après avoir été passé à tabac.

« Son oncle, qui a été tabassé par la police ou des voyous à la solde de la police, est mort samedi », a affirmé une habitante, s’exprimant sous le couvert de l’anonymat par crainte de représailles.

« Comme l’oncle enseignait dans une école locale, des dizaines d’élèves sont allés demander des comptes à la police, c’est à ce moment-là que certains d’entre eux ont été frappés. Après avoir été tabassés, ils ont incendié des locaux et des voitures de police », a-t-elle ajouté.

Des forums sur l’internet ont affirmé que l’adolescente avait été violée et tuée il y a neuf jours et que la police avait tenté d’étouffer l’affaire pour protéger le principal suspect, identifié comme le fils d’un haut dirigeant de Wengan.

Des responsables locaux étaient injoignables dimanche matin.

Certains villageois ont indiqué que jusqu’à 200 membres des forces de sécurité étaient arrivés dans la nuit de samedi à dimanche à Wengan, où les lignes téléphoniques ont été coupées.

La plupart des pages internet faisant référence aux émeutes étaient par ailleurs inaccessibles dimanche.

La Chine contrôle étroitement la Toile et les internautes chinois ont accès à une version allégée de l’internet, avec des sites censurés, notamment des sites d’information, ceux appartenant à des organisations de défense des droits de l’Homme et tous ceux jugés subversifs par le pouvoir communiste.

L’agence de presse officielle Chine Nouvelle n’a donné pas de détails sur l’origine des troubles à Wengan, se bornant à qualifier de « criminels » les auteurs des violences à la suite du « mécontentement » à propos des investigations sur la mort de la jeune fille.

« Un groupe d’individus non identifiés a incité la foule à attaquer les locaux de la police, ceux du gouvernement du district et l’immeuble du parti communiste », indique l’agence. « Après cela, un petit nombre de criminels a saccagé les locaux et même incendié des bureaux et plusieurs voitures ».

Toutefois, la foule s’était dispersée dimanche et l’incident « n’a pas connu d’escalade », selon Chine Nouvelle.

~ par Alain Bertho sur 29 juin 2008.

 
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