Frontière : chronique méditerranéenne

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Libye: 21 morts, 200 disparus dans le naufrage d’un bateau de clandestins

TRIPOLI (AFP) — Un nouveau drame de l’immigration clandestine a fait au moins 21 morts et plus de 200 disparus dans le naufrage, au large de la Libye, d’une embarcation de fortune en route pour l’Europe, a annoncé mardi l’Organisation internationale des migrations (OIM).

« Une embarcation transportant 257 immigrés a coulé dimanche au large de la Libye. Vingt-trois personnes ont été sauvées et 21 corps ont été repêchés », a indiqué à l’AFP le chef de mission de l’OIM à Tripoli, Laurence Hart.

Il a ajouté que les garde-côtes libyens avaient perdu la trace de deux autres embarcations. Mais « on ne sait pas encore s’il s’agit de bateaux de pêche ou s’ils transportaient des immigrés », a-t-il dit.

Un responsable libyen du ministère de l’Intérieur a indiqué que les garde-côtes avaient « intensifié mardi leurs patrouilles à la recherche d’éventuels rescapés ».

« Les conditions climatiques se sont améliorées aujourd’hui, ce qui facilite les recherches », qui doivent se poursuivre jusqu’à jeudi, a-t-il dit sous couvert de l’anonymat.

Par ailleurs, plus de 350 clandestins dont l’embarcation était en difficulté au large des côtes libyennes ont été sauvés lundi par les garde-côtes, selon l’OIM et le ministère libyen de l’Intérieur.

Le responsable libyen a affirmé que 17 personnes parmi ces rescapés avaient été hospitalisées dans un état « critique », tandis que les autres ont été conduits dans le centre de détention de Touicha, à Tripoli.

L’OIM a fait état de « départs massifs » d’immigrants depuis les côtes libyennes au cours des trois derniers jours, notant « une grande pression sur la Libye » engendrée par l’arrivée de milliers de candidats au départ depuis son territoire, selon M. Hart.

« C’est le début de la saison du trafic d’émigration clandestine », a souligné de son côté à Genève M. Ron Redmond, porte-parole du Haut commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR).

Profitant d’une météo favorable, des centaines d’immigrants, africains pour la plupart, s’entassent dans des embarcations de fortune pour tenter la périlleuse traversée des côtes libyennes vers Malte ou vers l’île italienne de Lampedusa, au large de la Sicile. Plusieurs centaines d’entre eux y laissent leur vie chaque année.

Ces naufrages « illustrent à nouveau à quels dangers s’exposent les personnes dans ces flux migratoires qui mélangent migrants (économiques) et réfugiés, en Méditerranée et ailleurs, faisant des milliers de morts chaque année », a souligné M. Redmond devant la presse.

Par ailleurs, deux embarcations sont arrivées cette semaine sur les côtes italiennes, transportant chacune plus de 200 personnes, a indiqué le HCR.

Le ministre italien de l’Intérieur Roberto Maroni a assuré lundi que l’immigration clandestine en provenance des côtes libyennes devrait cesser le 15 mai avec l’entrée en vigueur de patrouilles en mer communes italo-libyennes.

« Ces contrôles ont un effet pervers en poussant les filières d’émigration clandestine à trouver d’autres routes encore plus dangereuses », a commenté le porte-parole de l’OIM, Jean-Philippe Chauzy au cours d’un point de presse à Genève.

Déplorant un « piège mortel tendu aux frontières de l?Europe », le secrétaire général du Conseil de l?Europe, Terry Davis, a encouragé de son côté « les gouvernements à continuer, en dépit de la crise économique que nous traversons, d?ouvrir des perspectives économiques dans les pays d?origine de ces migrants », dans des déclarations à Strasbourg.

Avec ses 1.770 km de frontières maritimes, la Libye est devenue un pays de destination et de transit d’immigrés originaires notamment d’Afrique.

Au moins 300 immigrants clandestins venus d’Afrique se sont noyés au large des côtés libyennes

31.03.2009
Au moins 300 personnes se sont noyées mardi au large des côtes libyennes alors qu’elles tentaient de quitter le continent africain. Selon l’organisation internationale des Migrations (OMI) citant les autorités de Tripoli, au moins un bateau a coulé. L’OMI estime que les immigrés venus d’Afrique tentaient de rejoindre l’Italie. Elle précise qu’il y a eu de nombreux départs de bateaux d’immigrés clandestins au cours des dernières 36 heures. Dimanche soir, un naufrage au large de la Libye, devenue un pays de destination et de transit, avait déjà fait 21 morts et plusieurs disparus. (SWISS TXT)

Nouvelle révolte du centre de détention de Malte

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Immigrazione: rivolte e incendi anche in due centri a Malta

19 febbraio 2009

(ANSA) -LA VALLETTA (MALTA) 18 FEB- Poliziotti e militari in assetto anti sommossa stanno fronteggiando due rivolte, a Malta, in centri di detenzione per migranti. Gli immigrati hanno dato fuoco ad alcuni locali. Mentre i vigili del fuoco sono al lavoro, alcuni immigrati sono riusciti a fuggire approfittando del caos. I rivoltosi sono quasi tutti maghrebini per i quali dovrebbe scattare il rimpatrio coatto. Gli incidenti sono scoppiati dopo che si e’ diffusa la notizia degli scontri avvenuti ieri a Lampedusa.

Révolte et incendie à Lampedusa : cliquez ici

Alerte Lampedusa

Fédération des tunisiens pour une citoyenneté des deux rives

7 février 2009

La situation des migrants retenus dans l’ile de Lampedusa en Italie se détériore de jour en jour, elle devient hautement préoccupante. Plus de 1000 personnes dont prés de 900 tunisiens sont emprisonnées dans le nouveau Centre de Secours et Premier Accueil nouvellement transformé en Centre d’Identification et d’Expulsion. Ce centre dont le nouveau statut vise à pouvoir y détenir des migrants jusqu’à dix huit mois si l’on se base sur les disposition de la directive européenne « retour », et de pouvoir procéder à des éloignements directs à partir de l’île est fermement rejeté par la population de Lampedusa. Celle-ci a manifesté plusieurs fois son opposition au Centre d’Identification et d’Expulsion et aux politiques de répression de l’immigration mises en œuvre en s’unissant aux protestations des migrants détenus.

Les conditions de détention de ces derniers sont dénoncées par le Haut Commissariat des Nations unies pour les Réfugiés (HCR) qui fait part de sa « préoccupation croissante pour la situation humanitaire » des migrants du centre, qui se trouve « dans des conditions de surpopulation extrême ». « Des centaines de personnes sont contraintes de dormir avec des bâches de plastique pour seul abri », a dénoncé le HCR, qui appelle « les autorités italiennes à faire le nécessaire pour résoudre la situation humanitaire difficile qui s’est créée à Lampedusa ». Toutes les organisations non-gouvernementales (Save The Children, Croix rouge italienne) ou intergouvernementales (OIM) présentes sur place s’accordent à dénoncer les conditions de transformation du statut du centre et ses conséquences sur l’accès aux droits garantis aux migrants et aux demandeurs d’asile.

Les conditions catastrophiques de l’emprisonnement des migrants sur l’ile, outre le fait qu’elles constituent une forme de traitement insupportable, empêchent tout examen objectif et impartial de leurs situations conformément à la législation italienne et aux lois et conventions internationales en vigueur.

Pendant la nuit du vendredi 6 février les tensions dues aux conditions de détention et aux menaces d’expulsions massives ont eu des conséquences dramatiques : Au moins 11 migrants ont tenté de se suicider par absorption de lames rasoir et de boulons. L’un d’eux a tenté de se pendre. La gravité des conséquences sur leurs fonctions vitales a obligé les autorités à les transférer aux services d’urgence de l’île et de transporter l’un d’eux par hélicoptère à l’hôpital de Palerme.

Parmi les migrants arrivés sur l’Ile existent de nombreux cas de demandeurs d’asile. Ils sont en général placés au nouveau centre d’accueil, à l’exception des nord africains. Ceux-ci semblent en effet être arbitrairement exclus par les autorités de la pleine jouissance du droit d’asile garanti à tout un chacun par les conventions et lois internationales. Parmi ceux-ci au moins 35 tunisiens originaires de la ville de Redeyef, dans la région du bassin minier de Gafsa sont retenus au Centre d’Identification et d’Expulsion qui est réservé selon les déclarations des autorités à ceux dont l’expulsion à brève échéance est très probable. Nous rappelons que la région en question a connu un important mouvement populaire de protestation durant toute l’année 2008. Cela a donné lieu à une terrible répression, à des centaines d’arrestations et à des dizaines de cas de tortures et de mauvais traitements. Les parodies de procès organisés à cette occasion sont dénoncés par nombre d’organisations de défense des droits humains tunisiennes et internationales comme des procès politiques ou d’opinion n’ayant satisfait à aucune des garanties légales nationales ou internationales. Ces procès ont aboutis à des peines très lourdes allant jusque dix ans de prison fermes. Ces tunisiens ont demandé l’examen de leur demande d’asile, or les conditions de leur détention telle que nous avons pu les constater sont incompatibles avec un examen serein et impartial des dites demandes.

La FTCR s’alarme au plus haut point dans ces conditions des suites de la visite la semaine dernière du Ministre de l’Intérieur italien Roberto Maroni. Le but de la rencontre qu’il y a tenu avec son homologue tunisien Rafik Belhaj-Kacem était d’organiser des expulsions massives de tunisiens. Sachant l’absence de garanties des droits des migrants et refugies prévalant en Tunisie, la FTCR s’élève contre cette coopération sécuritaire au dépens des droits et libertés des migrants de part et d’autre de la Méditerranée.

D’autre part, la présence massive de prés d’un millier de policiers et de carabiniers dans la petite île de six mille habitants contribue à l’exacerbations des tensions ; conjuguée à la situation très tendue à l’intérieur des centres de détention cela peut devenir explosif. Les représentants de la FTCR et de l’institut G.R.I.S/ZG-prod. présents sur place craignent que cela aboutisse à des drames d’une grande gravité.

La FTCR lance un appel au mouvement démocratique, aux défenseurs des droits humains et des droits des migrants en Italie, en Europe et dans tout le pourtour méditerranéen pour l’organisation d’une campagne urgente de soutien aux droits des migrants en Italie et à Lampedusa.

Elle appelle à l’envoi de missions d’observation et de protection des migrants à Lampedusa.

Elle dénonce la recrudescence inquiétante de discours politiques et médiatiques à caractère xénophobe en Italie, et s’alarme de la banalisation de propos publics qui relèvent de l’appel au lynchage.

Enfin, la FTCR rend un hommage appuyé à la population de Lampedusa dans son ensemble. Celle-ci résiste magnifiquement aux appels à la haine, et a su faire preuve d’une solidarité et d’une humanité remarquable alors même que ses propres droits sont mis en danger par la politique de militarisation de l’île décidée par le gouvernement italien.

Paris le 7 février 2009

Résolution votée à l’unanimité des délégués-es de l’assemblée générale de la F

L’Onu dénonce le maintien en détention de clandestins à Malte

Reuters

24/01/2009

LA VALETTE – Le Groupe de travail des Nations unies sur les détentions arbitraires a affirmé vendredi que les conditions de détention d’immigrants clandestins à Malte ne « sont pas conformes aux droits de l’homme internationaux ».Le groupe s’est rendu à Malte à l’invitation du gouvernement maltais.

L’Espagnole Manuela Carmena Castrillo, présidente et rapporteur du groupe, a déclaré lors d’une conférence de presse qu’elle avait vu un garçon de huit ans en détention et un Somalien souffrant du sida et de varicelle enfermé dans une cellule alors qu’il aurait dû être à l’hôpital.

Le petit garçon a été relâché dès que l’attention du gouvernement a été attirée sur son cas.

Castrillo a affirmé que des personnes qui ne sont pas des délinquants ne devraient pas être maintenues en détention pendant dix-huit mois, ainsi que cela peut arriver à Malte.

Malte a pour politique de placer les clandestins en détention afin de les dissuader de venir dans l’île. Il peuvent être maintenus jusqu’à 18 mois en détention conformément à des directives de l’Union européenne. Certains d’entre eux sont logés dans des tentes en raison d’une pénurie de locaux.

La Valette fait valoir qu’une telle politique est nécessaire parce que proportionnellement à la population, l’afflux d’immigrants est bien plus élevé qu’ailleurs.

Un porte-parole du ministère maltais de l’Intérieur a souligné que les conditions dans les centres de détention étaient conformes aux normes internationales.

Il a ajouté que les immigrants étaient maintenus dans ces centres pendant l’examen de leur demande d’asile ou jusqu’à leur rapatriement.

Près de 2.000 clandestins sont arrivés à Malte l’an dernier.

Giles Elgood, version française Nicole Dupont

Turquie: 3 clandestins morts noyés

AFP

21/12/2008 |

Les corps de trois immigrés clandestins dont le bateau a vraisemblablement sombré, se sont échoués sur une côte du nord-ouest de la Turquie pendant le week-end.

Les victimes, somaliennes ou mauritaniennes, étaient à bord d’un bateau pneumatique qui a coulé jeudi en Mer Egée en raison du mauvais temps.

Deux des passagers ont pu regagner à la nage la côte à la hauteur de la ville d’Ayvacik dans la province de Canakkale où ils ont été recueillis par des garde-côtes. Quatre autres passagers sont toujours portés disparus.

La Turquie se trouve au carrefour des principales voies empruntées par l’émigration et la contrebande entre l’Asie et l’Europe. Des immigrés clandestins y sont appréhendés quotidiennement.

Les immigrants empruntent généralement d’habitude la voie terrestre pour traverser la Grèce mais il leur arrive également de prendre la mer entre la Grèce et l’Italie.

Au moins 50 personnes sont mortes noyées en décembre dernier lorsque leur embarcation surchargée s’est retournée du fait de mauvaises conditions de navigation en Mer Egée.

Quatre immigrants clandestins tués et 99 autres interceptés


29 octobre 2008

Deux immigrants africains sont décédés en tentant de rallier l’archipel espagnol des Canaries.

Deux autres groupes de 39 et 32 personnes ont été interceptés mardi près des côtes de Samos et de Lesbos. (Photo: Keystone)

En Grèce, la police portuaire a retrouvé en 24 heures deux clandestins noyés et en a intercepté 99 autres.

Près de l’île de Samos, un homme s’est noyé mardi alors que ses compagnons faisaient chavirer leur embarcation. Cette pratique est courante chez les migrants clandestins pour empêcher les garde-côtes de les refouler, a précisé le ministère grec de la marine marchande.

Une autre patrouille a découvert mardi soir, au nord de l’Egée orientale, le corps d’un présumé migrant clandestin. Deux autres groupes de 39 et 32 personnes ont été interceptés mardi près des côtes de Samos et de Lesbos.

L’ensemble de ces migrants, parmi lesquels 22 femmes et douze enfants, venaient des côtes turques toutes proches. Les autorités n’ont pas précisé leur nationalité.

Jusqu’à seize mineurs

Aux Canaries, une embarcation de fortune est arrivé dans la nuit de mardi à mercredi sur une plage de la Gomera avec 126 immigrants à bord, a indiqué à l’AFP une porte-parole de la préfecture. Deux sont décédés à l’arrivée. Jusqu’à seize mineurs pourraient se trouver parmi les clandestins.

Un total de 7066 immigrés clandestins sont arrivés aux Canaries sur les neuf premiers mois de l’année. Ce chiffre est en retrait par rapport aux 8022 arrivées comptabilisées à la même période en 2007, selon la préfecture.

Naufrage en mer Egée

Au début du mois, les autorités grecques et turques ont annoncé la découverte au nord de l’Egée de 20 noyés. Parmi eux se trouvaient six porteurs de passeports irakiens, probablement victimes d’un naufrage.

De janvier à septembre 2008, les autorités grecques ont interpellé 10’659 migrants qui tentaient d’entrer clandestinement par la mer. La plupart ont été trouvés en Egée orientale.

Quarante-cinq immigrants clandestins découverts séquestrés

24 octobre 2008
Les quarante-cinq immigrants clandestins ont été découverts séquestrés dans une baraque près d’Athènes. (Photo: Keystone)

Les passeurs présumés les avaient enfermés pour les obliger à régler les paiements de leur passage, qui s’élevaient à 7’000 euros chacun.

Les immigrants enfermés, Pakistanais, Bangladais, Birmans et Somaliens pour la plupart, ont été découverts lors d’une opération policière à Egaleo, banlieue ouest de la capitale, a indiqué vendredi la Direction de la police.

Un homme, passeur présumé, dont la nationalité n’a pas été révélée, a été arrêté tandis que trois autres sont recherchés, appartenant à un réseau de trafic de migrants.

Parmi les objets saisis par la police figuraient des billets birmans, irakiens, turcs, américains et iraniens, un permis de conduire irakien et deux répertoires en langue arabe indiquant le pays d’origine des migrants.

Passage habituel d’immigrants venant d’Asie via la Turquie, la Grèce fait face à un afflux constant de clandestins.

Algérie : Plus de 1.500 harraga interceptés en 2008

El-Annabi

jeudi 23 octobre 2008.

La lutte contre l’émigration clandestine en Algérie est devenue la préoccupation numéro 1 pour la Marine nationale.

Selon un bilan établi par le Centre national de surveillance et d’assistance maritime qui dépend des Forces navales, « 421 interventions en mer ont été effectuées en 2008 dont 132 entrant dans le cadre de la lutte contre l’émigration clandestine », a indiqué le lieutenant-colonel Zineddine Banat, le commandant du centre, lors d’une conférence donnée hier à l’Amirauté.

Celle-ci entre dans le cadre d’un cycle de conférences programmées en marge des exercices navals des 5+5 Défense qui se déroulent du 19 au 30 octobre sous le Commandement algérien. Le conférencier a présenté un bilan des activités de la Marine nationale, indiquant que « le phénomène de l’émigration clandestine est bien là ». « Depuis janvier dernier, précisera-t-il, nous avons intercepté 1.533 émigrants clandestins dans 132 opérations d’intervention dont 75 ont été effectuées en mer et 57 près des côtes.

En 2007, le nombre global de nos interventions était de 496, dont 173 dans le cadre de la lutte contre l’émigration clandestine au cours desquelles pas moins de 1.568 émigrants clandestins ont été interceptés ». « L’intervention dans le cadre de cette lutte implique, ajoutera-t-il, la dotation en moyens adéquats pour ce genre d’opération. Et c’est dans ce cadre que la Marine nationale compte acquérir des moyens légers pour intervenir en mer ».

Il y a lieu de signaler que les interventions de la Marine nationale entrent dans le cadre de ses activités, des opérations d’aide et de sauvetage, d’assistance à différents bateaux en détresse, de lutte contre les feux, des accidents en mer et de la protection de la nature. Autant d’activités qui nécessitent une entraide entre les différentes Marines des pays des deux rives de la Méditerranée. Et c’est dans ce cadre, d’ailleurs, que s’effectuent des exercices communs entre les Marines des pays membres de l’initiative des 5+5 Défense. La Marine nationale a également signé des accords de coopération avec les Marines de plusieurs pays dont la Tunisie, le Maroc et l’Espagne.

Tahar A.O. — La Voix de L’Oranie

La Laddh exige la libération des parents de harraga

Dans un communiqué parvenu à notre rédaction, la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme a exigé la libération des parents de harraga arrêtés et qui risquent une peine de 3 ans de prison ferme pour avoir demandé des informations sur le sort de leurs enfants et frères interceptés par des gardes-côtes tunisiens.

Au nombre de 14, dont des mineurs, ces citoyens algériens ont été arrêtés et poursuivis par le parquet de Annaba pour « attroupement non autorisé et incitation à la violence pour s’être regroupés pacifiquement devant le consulat de Tunisie à Annaba ». Alors que le verdict sur le sort des parents des harraga détenus en Tunisie sera connu demain, la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme leur a exprimé, à travers un communiqué rendu public hier, son entière solidarité et exigé leur libération immédiate. « La Laddh rappelle que la liberté d’expression, de réunion ainsi que celle de la défense individuelle ou en association des droits de l’homme sont garanties par la Constitution algérienne et dans les principales conventions internationales relatives aux droits de l’homme ratifiées par l’Algérie », souligne maître Mustapha Bouchachi, président de la Laddh.

Concernant le cas des harraga détenus en Tunisie, la même ligue demande aux autorités algériennes de s’enquérir de la situation de ses ressortissants détenus ou décédés en Tunisie et de leur apporter assistance et de tenir informés leurs parents, en rappelant que selon les termes de l’article 24 de la Constitution « l’Etat algérien est responsable de la sécurité des personnes et des biens et qu’il est tenu par conséquent d’assurer la protection de tout citoyen à l’étranger ». Le communiqué de la Laddh estime qu’il y a « urgence à traiter les racines de ce phénomène par de profondes réformes politiques, sociales et économiques en consacrant la démocratie, les libertés individuelles et collectives, les valeurs de tolérance et la répartition équitable du revenu national ».

Algérie : Des parents de harraga disparus devant la justice

18/10/2008 –

Ce week-end, neuf membres des familles de harraga disparus il y a plus d’une semaine en tentant de rejoindre les côtes italiennes ont été présentés devant le procureur près le tribunal de Annaba.

Ils devaient s’expliquer sur leur mouvement de protestation observé en fin de journée, mardi dernier, devant le consulat général de Tunisie. Bien que ce rassemblement ait été pacifique, les diplomates tunisiens ont quand même fait intervenir la force publique pour disperser les protestataires. Ces derniers attendaient tout simplement des informations sur le sort de leurs enfants qui auraient été appréhendés par la marine tunisienne, lorsque les trois embarcations à bord desquelles ils avaient pris place ont été interceptées par les garde-côtes de ce pays.

Arrivés sur les lieux, les services de sécurité ont procédé à l’arrestation d’une trentaine de personnes qu’ils ont conduites au commissariat du 3e arrondissement. C’est à la suite de la mêlée générale entre policiers et proches des personnes arrêtées qui s’en est suivie que neuf d’entre elles ont été conduites au commissariat central où elles ont passé la nuit. Quelques heures auparavant, à 4h du matin de la même journée, les éléments du groupement territorial des garde-côtes de Annaba ont réussi à déjouer une autre tentative d’émigration clandestine à destination de la côte italienne.

C’est à 4 miles au nord de Ras El Hamra qu’ils ont intercepté une embarcation artisanale dotée d’un moteur de 55 chevaux. Arrivés sur les lieux, après une course poursuite qui a duré plus d’une heure, les garde-côtes ont arrêté les 17 jeunes harraga dont un mineur de 17 ans. Avant d’être présentés devant l’instance judiciaire, conformément aux dispositions nouvellement entrées en vigueur, les aventuriers, âgés de 17 à 32 ans, ont été soumis à une vérification d’identité auprès des services de l’état civil de Annaba, Jijel et El Tarf dont sont respectivement originaires 11, 5 et 1 d’entre eux.

Lors de leur audition au siège de la station maritime principale, ils ont avoué avoir versé entre 70 000 et 80 000 DA chacun aux « vendeurs de rêves ». Peu scrupuleux, ces derniers ont trouvé en la vulnérabilité de la jeunesse algérienne un juteux commerce pour la fructification duquel des réseaux se sont mis en place à l’est du pays notamment Annaba, la plaque tournante. Avec ce nouveau titre, elle est paradoxalement devenue la wilaya à triple vocation : touristique, industrielle et pourvoyeuse de rêves sardes.

Algérie : 68 harraga portés disparus

14 octobre 2008

Les familles de quelque 68 harraga, dont deux filles originaires de Baraki (Alger), qui ne se sont pas manifestés depuis mardi dernier, sont inquiètes. Selon elles, leurs enfants, qui ont tenté l’aventure vers les côtes italiennes, sont en majorité des mineurs.

« Selon les premières informations récoltées, nos enfants ont embarqué mardi dernier à partir de la plage de Seybouse dans la commune d’El Bouni. Ils ont été encouragés par deux malfrats passeurs notoirement connus sous les noms de Djafri Nouri et Bensaïd Amar », affirment plusieurs familles des harraga disparus.

Ils sont originaires, apprend-on de la même source, de Baraki, d’El Harrach, de Tunisie (1) et du Maroc (1). Hormis trois adultes, les autres sont des mineurs. L’hypothèse de l’arrestation de ces 68 harraga par les gardes-côtes de la marine tunisienne est plausible.

Elle est consolidée par l’envoi d’un SMS par un des jeunes harraga à son ami lui faisant part de leur mésaventure avant d’être interceptés par les Tunisiens. Aussitôt, le jeune a avisé la famille de son ami harraga et c’est le branle-bas de combat.

« Sans papiers, les harraga n’auront aucune chance de regagner leur pays », explique un avocat spécialisé dans le domaine. D’ailleurs, ajoute-t-il, ceux qui ont été arrêtés par les Tunisiens croupissent toujours dans les geôles des prisons de notre voisin de l’Est.

Ils sont considérés comme des terroristes. Ni l’intervention de leur famille ni celle de la Ligue des droits de l’homme, ajouté le mutisme des autorités algériennes, n’ont sensibilisé les Tunisiens pour libérer les Algériens harraga.

L’affaire du jeune Hadef Riad, originaire de la commune de Tréat, qui avait succombé à ses blessures le 18 avril 2007 et dont son dossier médical, établi par les autorités tunisiennes, présentait des anomalies flagrantes, est un exemple édifiant. Selon eux, le défunt a été découvert dans sa barque dans les eaux territoriales tunisiennes sans vie.

7 clandestins retrouvés noyés en Grèce


Source : AFP

06/10/2008 |.

La police portuaire grecque a annoncé aujourd’hui avoir découvert depuis jeudi les corps de sept hommes noyés dans le nord-est du pays, très probablement des migrants clandestins victimes d’un naufrage.

L’un des noyés était en possession d’un passeport irakien, tandis qu’un jeune garçon dont l’âge est estimé entre 10 et 15 ans figure parmi les victimes, a précisé le ministère de la Marine marchande.

Les corps ont été découverts sur des plages ou en mer près du port d’Alexandroupolis, limitrophe de la Turquie, a précisé le ministère. Trois d’entre eux ont été retrouvés lundi matin.

Selon les services de médecine légale d’Alexandroupolis, les sept victimes sont mortes le même jour et dans la même tranche horaire.

Les patrouilles qui surveillent la zone, par où transitent des milliers de migrants clandestins en route vers l’ouest, ont reçu l’ordre de rechercher d’éventuelles autres victimes, a précisé le ministère.

Selon les bilans annoncés par les autorités grecques et turques, au moins 58 personnes sont mortes noyées en 2007 en tentant de rallier clandestinement la Grèce des côtes turques, souvent très proches.

Pour les huit premiers mois de 2008, les autorités grecques ont interpellé 8.880 immigrants pour entrée clandestine par la mer.

La Marine porte secours à 300 immigrants en Méditerranée

Reuters

25 septembre 2008

L’Arago, un navire de la Marine Nationale française, a porté secours en Méditerranée à 300 immigrants clandestins entassées sur un bateau de pêche, annonce la préfecture maritime de Méditerranée.

La bateau a été arraisonné à environ 80 milles nautiques de l’île italienne de Lampedusa. Les clandestins ont été embarqués et devraient être acheminés vers l’île de Lampedusa ou ils seront pris en charge par les autorités italiennes, précise la préfecture dans un communiqué.

L’opération de sauvetage s’est déroulée dans le cadre d’une mission de l’agence Frontex, l’agence européenne pour la gestion de la coopération opérationnelle aux frontières extérieures de l’Union européenne.

L’Arago effectue une mission dans ce cadre du 15 au 25 septembre. Mardi, l’Arago avait déjà porté secours à 65 immigrants clandestins sur une embarcation en difficulté, dans la même zone.

François Revilla, édité par Thierry Lévêque et Elizabeth Pineau

Des dizaines d’immigrants ont une nouvelle fois bravé le danger pour tenter d’atteindre les côtes européennes

Euronews

28/08/08

La nuit dernière, 200 immigrants venus d’Algérie ont été interceptés à 40 km des côtes italiennes de Sardaigne. Ils étaient répartis sur une dizaine de petites embarcations. Parmi eux figuraient 8 femmes. Tous ont été transférés au centre de premier accueil près de Cagliari.

C’est également la nuit dernière que des corps de clandestins ont été repêchés au large de Malte. Les secours sont partis à la recherche de 70 immigrés portés disparus selon les témoignages de 8 survivants. Ces 8 personnes se trouvaient sur une embarcation gonflable à moitié remplie d’eau.

Si le bilan de 70 morts était confirmé, il s’agirait d’une des plus grandes tragédies d’immigrants clandestins pour Malte, le plus petit pays de l’union européenne.
Selon les autorités maltaises, depuis le début de l’année, 2187 immigrants clandestins ont été secourus ou interceptés au large de l‘île

Disparition de cinq jeunes tunisiens noyés dans une tentative d’immigration clandestine en Italie

Tunisia Watch

28 08 2008

Cinq jeunes immigrés clandestins ont péri noyé au large de l’ile de Zembra alors que trois autres ont pu regagner l’ile à la nage suite à une tentative d’immigration clandestine vers l’Italie a déclarée une source sécuritaire à Tunis rapporté par des agence de presse jeudi 28 aout.

Partis de Jarzouna prés de Bizerte dans la nuit de dimanche 24 aout à bord d’une embarcation volée au port de la ville d’après la même source, les huit harragas ont subi une panne sèche, leur embarcation s’est immobilisée pour manque de fuel et ont du divagués à bord aux grés des vagues.

Apercevant la terre, Les jeunes hommes se sont jeté pour gagner le rivage à la nage corroyant s’approcher de l’île italienne de Lampedusa. Trois survivants ont réussi à joindre le rivage pour être arrêtés par l’unité de la marine tunisienne se trouvant sur l’ile, tandis que cinq autres ont été portées disparues.

Aucune information n’a été donné le sort des corps des disparus jusqu’à présent. Les auteurs de cette tentative d’immigration étés tous originaires de la région de Bizerte et âgés entre 25 et 15 ans, parmi les disparus un jeune lycéen de 15 ans.

Immigration: au moins 20 clandestins africains morts au large de l’Espagne

MADRID (AFP) — Au moins 20 clandestins africains seraient morts en mer alors qu’ils tentaient de rejoindre les côtes du sud de l’Espagne à bord d’une embarcation de fortune, d’après les témoignages de rescapés rapportés par la sous-préfecture de Malaga et la Croix Rouge.

« Vingt-cinq personnes ont été repêchées en mer par une embarcation qui patrouillait entre Malaga et Melilla » (enclave espagnole au Maroc) lundi soir, a expliqué à l’AFP une porte-parole de la sous-préfecture de Malaga. « Leur embarcation était à moitié coulée », a-t-elle ajouté.

Les rescapés « ont déclaré qu’environ 50 personnes » avaient pris place à bord lorsque l’embarcation avait quitté les côtes marocaines, a précisé la représentante.

Celle-ci a indiqué que les rescapés avaient au début de leur témoignage cité des chiffres plus élevés et contradictoires, pour au final s’en tenir « environ à 50 personnes » à bord.

La Croix Rouge a mentionné, de son côté, « des témoignages faisant état d’au moins 20 disparus » et a souligné le caractère fluctuant des chiffres donnés par les différents rescapés.

Des médias espagnols, citant les personnels des services de secours, ont fait état de la présence à bord de 50 à 60 candidats à l’immigration ce qui ferait un total de jusqu’à 35 disparus.

L’embarcation est arrivée au port de Malaga vers 23H30 (21H30 GMT). Certains des 25 clandestins « subsahariens » étaient blessés, avaient de la fièvre ou souffraient d’hypothermie, selon la porte-parole de la sous-préfecture de Malaga.

La même source a précisé que le gouvernement espagnol avait alerté Rabat sur la possible disparition d’immigrés clandestins de cette embarcation dans « les eaux territoriales du Maroc ».

Les arrivées de clandestins africains se multiplient depuis environ trois mois sur l’archipel des Canaries et sur la côte sud de l’Espagne. Ces traversées périlleuses sur des embarcations de fortune se transforment souvent en drame.

Au début de juillet, quatre cadavres ont été découverts à bord d’une embarcation transportant 55 personnes très affaiblies sur l’île de La Gomera, aux Canaries. Deux d’entre elles décèderont peu après.

Peu avant, une trentaine d’immigrants africains, dont neuf enfants en bas âge voyageant avec leur mère, sont morts en Méditerranée à cause du mauvais temps alors qu’ils tentaient de gagner la Costa del Sol depuis le Maroc.

Les systèmes sophistiqués de détection et de surveillance en mer des bateaux d’immigrés mis en place par l’Espagne et l’Union européenne, paraissent impuissants à éviter ces drames, même s’ils ont permis de réduire considérablement le flux de clandestins après un pic enregistré en 2006.

Au total, 921 candidats à l’immigration seraient morts en tentant la traversée vers l’Espagne en 2007, selon l’organisation des droits de l’Homme andalouse APDH-A.

Les gardes-côtes italiens et espagnols sur les dents. Plus de 1000 clandestins interceptés en 3 jours

25 Août 2008

Ces personnes seront transférées vers des centres de rétention, a indiqué un responsable des gardes-côtes.

Cette fois-ci, les candidats n’étaient pas des Algériens, mais bien des Africains venant du sud du Sahara et de l’Erythrée. 1117 d’entre eux ont été secourus au large de l’Italie et de l’archipel espagnol des Canaries. Parmi eux, 300 clandestins ont été secourus au large de la Sicile. Ils se trouvaient dans un bateau de pêche dont un groupe de 245 en provenance d’Erythrée. Les 350 autres immigrés ont été secourus vendredi matin au large de l’île italienne de Lampedusa, au lendemain de l’interception de 355 clandestins sur la même île, ont indiqué les gardes-côtes. «Il y avait 349 personnes, dont 42 femmes parmi lesquelles une était enceinte, sur une vieille embarcation de bois que l’on a interceptée près de la côte», précise un porte-parole des gardes-côtes.

Ces personnes seront transférées vers des centres de rétention, a indiqué de son côté un responsable local.

«Nous en avons transféré une partie sur nos deux unités afin d’éviter le chavirage de leur barque», a-t-il indiqué. Cette opération intervient au lendemain de l’arrivée sur la même île de 355 personnes, dont 57 femmes et 18 enfants, entassées sur une embarcation.

Le nombre des clandestins arrivés sur les côtes italiennes a presque doublé au cours des sept premiers mois de l’année par rapport à la même période en 2007, dépassant les 15.000, selon le ministre italien de l’Intérieur Roberto Maroni. Selon l’agence de presse italienne Ansa, le centre de premier accueil de Lampedusa, prévu pour 850 personnes, en accueille 1200 actuellement. Deux autres embarcations qui transportaient 117 immigrants clandestins, originaires du sud du Sahara ont été interceptées par les gardes- côtes espagnols.

La première embarcation avec 61 personnes, dont six mineurs, s’est échouée sur la plage très populaire de Fanabe dans l’île de Tenerife, à l’aube.

La deuxième avec 56 personnes, dont sept mineurs, a atteint l’île de Gomera. Durant les sept premiers mois de l’année, 7165 clandestins subsahariens sont arrivés par bateau en Espagne, selon les chiffres du ministère espagnol de l’Intérieur. D’autre part, sur les côtes algériennes, quatre candidats à l’émigration clandestine ont été interceptés, hier matin, au large du port de Annaba alors qu’ils s’apprêtaient à effectuer une traversée à bord d’une embarcation artisanale pour rejoindre la rive nord de la Méditerranée, indique le chef de la station maritime principale des gardes-côtes.

Ils ont été arrêtés par les éléments de cette unité lors d’une patrouille de surveillance dans le cadre du dispositif de lutte contre l’immigration clandestine, précise Zaïdi Abdelaziz.

Agés entre 25 et 31 ans, ces mis en cause seront présentés dans la journée devant la procureur de la République de Annaba, a-t-on indiqué de même source.

Quelque 246 candidats à l’émigration clandestine ont été interceptés depuis janvier 2008 alors qu’ils tentaient de rejoindre la rive nord de la Méditerranée à bord d’embarcations de fortun, selon un décompte des gardes-côtes.

Wassila BENHAMED

Algérie – Cinq harraga arrêtés et dix-neuf autres recherchés à Annaba


24 août 2008

Hier, à 7h40, les éléments de la station maritime des gardes-côtes des eaux territoriales de Annaba ont intercepté une embarcation à bord de laquelle ont pris place 4 jeunes harraga.

Originaires de la daïra d’El Bouni (Annaba), ces jeunes infortunés, dont l’âge varie entre 22 et 31 ans, ont embarqué, selon leurs dires, avec 20 autres jeunes à partir de la plage de Seybouse.

Ayant constaté que les conditions de navigation ne prêtaient pas à l’aventure, ces derniers ont exigé de leur « commandant » une escale sur la plage de Aïn Achir (Annaba) pour rebrousser chemin.

Les 4 jeunes harraga sont repartis seuls. Malheur pour eux, puisqu’ils ont été interceptés par une unité de la garde maritime qui rôdait à quelques encablures de la même plage.

Même les 19 fuyards ont été signalés et poursuivis par les gardes-côtes jusqu’à la localité de Sidi Salem où ils ont été attendus de pied ferme par la police qui a réussi à arrêter seulement un jeune parmi eux. En cavale, les 19 autres font actuellement l’objet d’intenses recherches.

Présentés devant le procureur près tribunal de Annaba, les 5 harraga ont bénéficié d’une citation directe pour le 18 octobre 2008. Par ailleurs, selon Zaïdi Abdelaziz, le chef de la station maritime principale des gardes-côtes de Annaba qui préside également l’opération Nedjda, 2 jeunes chasseurs sous-marins ont été arrêtés ce mercredi, en possession de fusils harpons sans permis.

Deux autres personnes propriétaires, l’une d’un jet-ski et l’autre d’un hors-bord, ont été également arrêtées pour défaut de papiers.

Synthèse de l’article – Equipe Algerie-Monde.com

D’après El Watan. Par M. F. G. Le 24 août 2008.

800 immigrants clandestins sont arrivés jeudi sur l’île italienne de Lampedusa à bord de 4 navires

31.07.2008 12:56
Quelque 800 immigrants clandestins sont arrivés jeudi matin à bord de cinq embarcations différentes sur l’île italienne de Lampedusa (200km au sud de la Sicile) ou aux abords de ses côtes. L’arrivée la plus spectaculaire a été celle d’un bateau de pêche, parvenu à entrer directement dans le port de l’île, transportant 339 personnes dont 47 femmes et quatre enfants. Ce port, plus proche de l’Afrique que de l’Italie, est le principal point d’entrée en Europe des boat-people partis de Libye. La dernière grande vague de débarquements remontait au 8 juillet avec l’arrivée de 600 clandestins. (SWISS TXT)

Drame de l’immigration au large des côtes italiennes

La nouvelle, annoncée au lendemain de l’extension controversée par le gouvernement Berlusconi de « l’état d’urgence » contre « l’afflux d’immigrants« , a secoué l’Italie. Deux enfants de 2 et 4 ans originaires du Nigeria, qui se trouvaient avec leur père dans une barque transportant 75 immigrés clandestins vers l’Italie, sont morts en mer et leurs corps ont été jetés à l’eau.

L’embarcation, un gros canot pneumatique, serait partie en début de semaine des côtes libyennes pour faire la traversée du canal de Sicile. Elle n’a été interceptée que ce week-end près des côtes italiennes. Le drame se serait donc noué pendant les quelques jours qu’a duré cette traversée périlleuse. Selon le récit du père, rapporté par l’agence Ansa, le petit garçon de deux ans a commencé à vomir la nuit qui a suivi le départ de l’embarcation. Il serait mort rapidement. Sa soeur de quatre ans serait ensuite morte de déshydratation.

L’embarcation a été secourue samedi par une vedette des gardes-côtes italiens. L’un des passagers souffrant d’une blessure infectée au pied a été transporté en hélicoptère vers un hôpital de Palerme. Les autres, dont onze femmes, ont été transférés sur l’île de Lampedusa qui dispose d’un centre d’accueil d’urgence.

Les structures d’accueil sont dépassées

Ce drame risque fort de gonfler la controverse née après la décision de Silvio Berlusconi, qui avait déjà adopté le délit d’immigration clandestine, d’étendre à l’ensemble du territoire l’état d’urgence contre l’immigration clandestine. L’ancien ministre de gauche Rosy Bindi, vice-président de la chambre des députés, a déjà dénoncé « un climat d’Etat policier« . Un représentant du Vatican, Mgr Agostino Marchetto, secrétaire du conseil pontifical pour les migrants, a insisté samedi pour que soit respecté « l’équilibre entre accueil et sécurité« . Même en situation d’urgence « les droits de l’homme doivent être respectés« , a-t-il souligné.

Le ministre de l’Intérieur, Roberto Maroni, a justifié cette décision par la nécessité de « renforcer l’assistance aux clandestins et de les accueillir dans toutes les régions dans des bâtiments en dur« . Il a fait état de l’interception de 10.611 clandestins au cours des six premiers mois de 2008, contre 5378 de janvier à juin 2007. Rien que pour la journée de samedi, plus de 130 immigrés sont arrivés sur les côtes de Sardaigne, et 227 à Lampedusa, où le centre de premier accueil et de secours des immigrants, comptant 700 places, affichait quasiment complet samedi soir avec 641 personnes hébergées. Vendredi soir, l’ensemble des structures prévues pour prendre en charge les immigrants arrivés sans titre de séjour accueillaient 7359 personnes, selon le ministère de l’Intérieur.

Sept immigrants clandestins présumés morts après un naufrage en eaux libyennes

AP | 29.07.2008 | 23:04

Sept immigrants clandestins pourraient avoir péri dans le naufrage de leur bateau près de Lampedusa, une île italienne située entre l’Afrique du Nord et la Sicile, selon des médias italiens.

Les agences de presse ANSA et APcom rapportent que l’embarcation s’est renversée mardi en eaux libyennes, à environ 250 km au sud-est de l’île de Lampedusa, qui est plus proche des côtes africaines que de l’Europe continentale.

Selon ANSA, deux bateaux de pêche ont recueilli 21 rescapés du naufrage. Le capitaine d’un des deux chalutiers a indiqué à l’agence avoir vu des corps flottants à la surface de l’eau, qui n’avaient pas encore pu être repêchés.

Les responsables des autorités portuaires de Palerme, en Sicile, et de Lampedusa n’avaient pas plus de précisions à apporter. AP

La police turque découvre 13 corps d’immigrants clandestins à Istanbul

ISTANBUL – La police turque a découvert mercredi dans un champ en bordure d’Istanbul les corps de 13 immigrants clandestins morts par asphyxie lors de leur transport, a affirmé le gouverneur de la métropole Muammer Güler.

« Près de 80 personnes originaires du Pakistan et de Birmanie ont été emmenés depuis l’Iran à bord d’un conténaire à Van (est de la Turquie), où ils sont restés un certain temps avant de reprendre la route jusqu’à Istanbul », a déclaré M. Güler, cité par l’agence de presse Anatolie.

« Mais en chemin, comme ils étaient entassés comme des poissons, beaucoup se sont sentis mal et ont prévenu le chauffeur en tapant du poing contre la cabine. Quand le chauffeur s’est arrêté, 13 étaient morts, quatre avaient perdu conscience faute d’oxygène et 63 étaient vivants », a-t-il poursuivi.

La police recherche le conducteur du véhicule, qui a pris la fuite, a indiqué M. Güler.

Les cadavres ont été découverts dans une zone rurale proche du quartier de Küçükçekmece, sur la rive européenne d’Istanbul.

Le chef de quartier de la zone où ont été découverts les corps, Dogan Azat, a indiqué plus tôt dans la journée à Anatolie que le camion avait abandonné les migrants, vivants et morts, vers 04H00 (01H00 GMT).

M. Azat avait alors estimé à plus de 120 le nombre de clandestins encore en vie, dont la plupart avaient, selon lui, pris la fuite.

Selon le maire de Küçükçekmece, Aziz Yeniay, cité par Anatolie, une dizaine d’immigrants affaiblis et malades ont été transférés vers les hôpitaux des environs.

La Turquie se trouve au carrefour des filières d’immigration clandestine d’Asie vers l’Europe. Les migrants tentent soit de passer par voie terrestre en Grèce soit d’atteindre les îles grecques ou l’Italie sur des embarcations de fortune, au péril de leur vie.

En 2006, 40 personnes, pour la plupart des Afghans, ont péri dans l’accident du camion qui les transportait dans le sud de la Turquie.

Au moins 50 personnes sont mortes en décembre lorsque le navire qui les transportait vers la Grèce à travers la mer Egée a coulé.

(©AFP / 30 juillet 2008 14h17)

Près de 200 clandestins secourus

RFI

08/08/2008

Une corvette de la marine italienne, l’Urania, a secouru, dans la nuit de jeudi à vendredi, 185 migrants clandestins africains à bord de plusieurs embarcations à la dérive au large des côtes de la Libye, à 120 kilomètres de la petite île de Lampedusa, au sud de la Sicile. Tous les ans, des centaines de candidats à l’émigration se noient en tentant de traverser la Méditerranée pour atteindre, à bord d’embarcations de fortune, les côtes européennes, en quête de travail. Le gouvernement italien, ainsi que les organisations humanitaires, affirment que le nombre de clandestins transportés par voie maritime a nettement augmenté au cours des derniers mois. La Libye est souvent accusée de ne pas appliquer les accords conclus avec l’Italie pour empêcher le départ des clandestins qui transitent par son territoire.

Une nouveauté dans l’histoire, souvent tragique, des « boat people » africains : les cent vingt clandestins originaires d’Erythrée, de Somalie, d’Ethiopie et du Soudan sont parvenus, grâce à un téléphone satellitaire, à prévenir des représentants du Haut commissariat pour les réfugiés (HCR) à Malte et à Lampedusa qu’ils étaient depuis trois jours sans eau et sans carburant au large des côtes siciliennes. Ils ont pu ainsi être promptement secourus par la marine militaire italienne. La corvette Urania a également secouru trois autres embarcations à la dérive, où se trouvaient 65 autres clandestins, tandis que 200 autres immigrants ont débarqué, jeudi, sur les côtes siciliennes.

Depuis le mois de janvier, 13 000 « candidats à un monde meilleur » ont débarqué en Sicile, soit 60% de plus par rapport à la même période de l’année 2007. Laura Boldrini qui dirige le bureau du HCR à Rome confirme que « 90% d’entre eux embarquent sur les côtes libyennes ». En fait, le colonel Kadhafi continue de faire pression sur Rome en refusant d’appliquer les accords bilatéraux, notamment celui qui prévoit des patrouilles mixtes en mer afin d’obtenir des dédommagements pour la période coloniale italienne qui a duré de 1911 à 1943. Un accord définitif devrait être signé d’ici un mois. Il porte sur la construction d’une autoroute en Libye de 1 700 kilomètres dont le coût pour l’Italie est estimé à 6 milliards d’euros.

Les flux des « boat people », venus d’Afrique, en direction des côtes italiennes et espagnoles est habituellement important à cette époque de l’année. Selon l’organisation non-gouvernementale Médecins sans frontières (MSF), 380 clandestins ont péri en tentant de traverser la Méditerranée entre la Libye et la Sicile, ou au large de l’île de Malte, pendant le premier semestre de 2008.

Algérie: près de 100 harraga arrêtés au large des côtes-est en deux semaines

10/08/2008

Douze harraga, candidats à l’émigration clandestine en Europe, ont été arrêtés samedi par les gardes cotes au large d’El-Tarf, dans l’est du pays. Ces harraga étaient à bord d’une embarcation artisanale et se dirigeaient vers les côtes italiennes, selon le commandement territorial des gardes-côtes d’Annaba. Ils ont été arrêtés à la suite d’informations fournies aux garde-côtes par leurs proches, faisant état d’une panne de leur embarcation.

Ces nouvelles arrestations portent à près de 100 le nombre de harraga arrêtés en deux semaines au large des côtes-est du pays, d’Annaba et d’El Tarf. Le 6 août, 19 candidats à l’émigration clandestine avaient été arrêtés par les garde-côtes au large d’Annaba, alors qu’ils essayaient de rejoindre l’Europe à bord d’une embarcation artisanale, selon les garde-côtes. Le 30 juillet, 66 candidats à l’émigration clandestine avaient été appréhendés au large d’Annaba, selon la même source. Les candidats à l’émigration clandestine arrêtés ces derniers dans cette région par les gardes cotes étaient tous originaires des villes de l’est du pays.

Durant le premier semestre 2008, 718 Algériens tentant d’émigrer clandestinement en Europe ont été arrêtés et 38 embarcations saisies, d’après les forces navales algériennes. Plus de 1.500 candidats à l’émigration clandestine avaient été arrêtés en 2007 en Algérie, contre 1.016 en 2006, selon la même source.

Lampedusa, l’île italienne où affluent les migrants

5 août 2008

Le centre de rétention de Lampedusa, sur un îlot italien proche de l’Afrique, ne peut plus accueillir tous les migrants, surtout africains, qui cherchent à gagner l’Europe. : AFP

Face aux arrivées massives, l’île s’organise et réclame de l’aide. 1 200 migrants, surtout africains, y ont débarqué au cours des derniers jours.

L’Italie, qui a déclaré, fin juillet, l’état d’urgence sur l’ensemble de son territoire pour l’immigration clandestine, doit faire face à un pic d’arrivées sur l’île de Lampedusa, située à l’extrême sud de l’Europe.

11 % de femmes

« Je suis arrivé à Lampedusa jeudi dernier, après une traversée de deux jours sur une embarcation bondée, transportant 250 personnes. C’est l’aboutissement d’un voyage de deux ans », raconte Mehari, un Érythréen âgé de 26 ans, dans la cour du centre de premier accueil des réfugiés de la petite île italienne. Autour de lui, devant le bâtiment réservé aux hommes, des dizaines d’immigrants originaires, en grande partie, d’Afrique subsaharienne (Éthiopie, Somalie, Soudan…), sont assis contre un mur ou allongés sur des matelas en mousse verte, une serviette parfois nouée autour de la tête pour se protéger du soleil.

Porte de l’Europe située à 200 km des côtes libyennes, Lampedusa doit faire face à un nombre toujours croissant d’arrivées de clandestins (dont 11 % de femmes et 5 % de mineurs), ce qui représente un véritable défi pour cette petite communauté de 6 000 habitants. « Lampedusa est l’île la plus au sud de l’Europe. Nous sommes donc en première ligne pour affronter le phénomène de l’immigration clandestine : depuis début janvier, 13 000 personnes sont déjà arrivées sur des embarcations de fortune. Nous dépasserons certainement les 30 000 arrivées cette année », explique le maire, Bernardino De Rubeis.

À leur arrivée sur le port, un premier contrôle médical est effectué par Médecins sans frontières (MSF). « Ils arrivent éprouvés, désorientés et présentent des pathologies liées au voyage : traumatismes, brûlures, déshydratation, problèmes gastro-intestinaux », témoigne Marinella Cantalice, médecin-coordinatrice de l’équipe de MSF à Lampedusa.

Ils sont ensuite conduits au centre de premier accueil (d’une capacité de 850 personnes, mais pouvant en abriter jusqu’à 1700), où est effectuée une visite médicale individuelle, puis une première identification par les services de police. « C’est très difficile, car très peu ont des papiers d’identité, explique le directeur du centre, Sebastiano Maccarrone. Nous fournissons ensuite à chacun un kit d’accueil comprenant des vêtements, des chaussures, un nécessaire de toilette ainsi qu’une carte de téléphone, pour qu’ils puissent rassurer leurs familles », précise-t-il.

Trois jours en moyenne

En moyenne, le séjour des migrants à Lampedusa ne dure pas plus de trois jours : les migrants sont ensuite transférés, en avion ou par bateau, vers d’autres centres en Italie. Certains obtiendront l’asile politique, d’autres recevront l’ordre de quitter le territoire. Mais la plupart resteront en Europe en tant que clandestins, selon Sebastiano Maccarronne. « C’est un problème européen », insiste-t-il, soulignant que ces arrivants « fuient le plus souvent leur pays, ravagé par la guerre, la pauvreté ou la famine ».

« Nous faisons de notre mieux pour gérer ce phénomène d’immigration, mais nous avons besoin d’une contribution de la part de l’État et de l’Union européenne pour améliorer nos infrastructures, fait valoir le maire. Sur l’île, cela pose des problèmes graves, en termes d’approvisionnement en eau, par exemple. Sans parler de la publicité négative dont souffre notre île, alors que le tourisme est notre unique ressource », poursuit-il.

« Ces gens ne peuvent pas continuer à mourir en mer, il faut faire quelque chose », soupire le maire. Selon les estimations, près de 400 personnes auraient péri dans le canal de Sicile depuis le début de l’année.

Marie CAMIERE

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800 immigrants clandestins sont arrivés jeudi sur l’île italienne de Lampedusa à bord de 4 navires

31.07.2008 12:56

Quelque 800 immigrants clandestins sont arrivés jeudi matin à bord de cinq embarcations différentes sur l’île italienne de Lampedusa (200km au sud de la Sicile) ou aux abords de ses côtes. L’arrivée la plus spectaculaire a été celle d’un bateau de pêche, parvenu à entrer directement dans le port de l’île, transportant 339 personnes dont 47 femmes et quatre enfants. Ce port, plus proche de l’Afrique que de l’Italie, est le principal point d’entrée en Europe des boat-people partis de Libye. La dernière grande vague de débarquements remontait au 8 juillet avec l’arrivée de 600 clandestins. (SWISS TXT)

19 harraga interceptés au large de Annaba


6 août 2008

Décidément, les jeunes candidats à l’émigration clandestine n’en démordent pas. Hier encore, les gardes côtes ont intercepté, au large de Ras El-Hamra, à 2 miles au nord de Annaba, une embarcation de fortune à bord de laquelle se trouvaient 19 harraga dont l’âge varie entre 23 et 32 ans.

«Nous les avons interceptés à 6h15 du matin. Ils étaient furieux. Ils étaient persuadés que nous avons mis fin à leur rêve, celui de rejoindre les côtes italiennes, là l’Eden les attend», nous à déclaré, hier, le commandant Cheriak des gardes côtes de Annaba. «Ecrivez, faites porter nos préoccupations en haut lieu. Nous sommes désespérés, nous n’avons aucun avenir dans ce pays. Nous avons perdu toute confiance en l’avenir », nous a déclaré un jeune harrag de Sidi-Amar qui a été relayé par le plus jeune, venu de Jijel : « La situation est la même ici, ou à Jijel. Tous les jeunes n’attendent que l’occasion pour partir».

Un troisième nous a déclaré qu’il retentera sa chance autant que ce sera nécessaire. «Je ne me découragerai pas quitte à le faire à la nage car, une fois là-bas, je sais que j’aurai l’occasion de faire une situation d’avenir». Ces propos sont partagés par l’ensemble des jeunes. L’embarcation arraisonnée, hier, par les gardes côtes, est l’une des deux prises par 36 harraga. La deuxième, avec à son bord 17 jeunes, est parvenue à atteindre son objectif, nous ont fait savoir les harraga interceptés. «Nos camarades ont eu la chance de partir», nous ont-ils dit hier. Et d’ajouter « nous avons pris le départ à minuit de Sidi-Salem. Nos avons cotisé de l’argent entre 50 et 80.000 dinars. Nous nous sommes équipés de tout ».

Sauf que personne ne semblait connaître le percepteur de l’argent ni celui qui devait les faire passer. Pour le chef de la station maritime, M. Zaidi Abdelaziz, l’audition des harraga se fait sur procès-verbal, et leur présentation au procureur de la République se fera le même jour.«Nous rencontrons de la résistance, on se fait même insulter, parfois menacer par les harraga désespérés.

Notre rôle c’est de les ramener sur terre, sains et saufs », nous a déclaré le commandant Cherriak. Nos rescapés, la fatigue ne semblait pas avoir raison d’eux. Même au tribunal, rien ne semblait non plus les inquiéter. Ils seront jugés le 13 octobre prochain.

par R. N.

222 harraga arrêtés en 6 mois par les gendarmes

6 août 2008

Les unités de la gendarmerie nationale ont traité durant les premiers six mois de l’année 2008, pas moins de 22 affaires d’émigration irrégulière, mettant en cause 222 personnes, ce qui représente par rapport à la même période de l’année dernière, une hausse de 10 affaires traitées, et de 117 personnes de plus arrêtées, précise un document de la division de la police judiciaire de la gendarmerie nationale.

Selon le même rapport, les enquêtes menées par les unités de la gendarmerie nationale lors du démantèlement de ces réseaux de passeurs ont fait ressortir que ces derniers utilisent différents moyens de transports pour acheminer et regrouper les candidats issus de plusieurs wilayas du pays dans des endroits isolés situés sur des plages, non surveillées, en vue d’entreprendre la traversée par mer, ajoute le même document.

Par ailleurs, en matière de migration clandestine, les auxiliaires de la justice ont traité au cours de la période de référence 946 affaires ayant conduit à l’interpellation de 3.730 personnes de 42 nationalités, ce qui représente par rapport à la même période de l’année dernière, une hausse de 15% en matière d’affaire traitées (822) et de 4 ressortissants étrangers en situation irrégulière.

Selon la gendarmerie nationale, il a été constaté la corrélation de l’immigration irrégulière avec d’autres formes de la criminalité, particulièrement celle liée à la falsification de la monnaie et documents (60 étrangers impliqués) la drogue et la contrebande (57 étrangers impliqués).

Le coefficient de corrélation relevée a atteint le taux de 3,35%. Pour les ressortissants étrangers en situation irrégulière appréhendés, les Nigériens représentent 51%, suivis des Maliens 12% et des Marocains 9%.

Algerie-Annaba : Tentative de suicide et arrestation de 19 harraga

algerie-monde.

Le 6 août 2008Ainsi, hier, une unité semi-rigide des gardes-côtes des eaux territoriales de Annaba en patrouille a intercepté, à 6h15, une embarcation de fortune dans laquelle avaient pris place 19 jeunes harraga. Agés de 20 à 33 ans, ces jeunes infortunés naviguaient à 2 miles marins au nord de Ras El Hamra et tentaient d’atteindre les côtes de la rive européenne, notamment la Sardaigne.

Ils sont venus de Annaba, d’El Tarf, de Guelma et de Jijel avec la ferme intention de quitter l’Algérie et rejoindre les centaines de jeunes compatriotes déjà arrivés sous d’autres cieux « plus cléments ». Ils ont embarqué à partir de Sidi Salem (El Bouni), une plage déserte qui ceinture une cité coloniale distante de 5 km du chef-lieu de wilaya, caractérisée par la désolation et la malvie.

Parmi ces émigrants clandestins, un jeune de Chbaïta Mokhtar (El Tarf) qui n’a pas résisté à la déception de l’arrestation et a tenté de se suicider en ingurgitant de l’essence. A son arrivée au port de Annaba, il a été pris en charge par le médecin de la Protection civile et a subi les soins nécessaires. Contacté, Zaïdi Abdelaziz, le chef de la station maritime principale du groupement des gardes-côtes de Annaba, a confirmé l’information en ajoutant que l’embarcation a été saisie, mais sans moteur, « car les jeunes harraga ont préféré le jeter en mer que de le laisser être saisi par la marine ».

Après les formalités d’usage, ils ont été présentés en début d’après-midi devant le procureur de la République près le tribunal de Annaba. Comme d’habitude, ils ont bénéficié d’une citation directe pour le 13 octobre 2008. Selon un décompte officiel, depuis le début de l’année en cours, plus de 250 jeunes ont été interceptés, poursuivis, arrêtés et présentés devant la justice.

25 000 harraga auraient réussi à atteindre les côtes européennes, non sans dégâts puisqu’une dizaine d’entre eux a perdu la vie dans l’aventure. A vrai dire ni la criminalisation de l’acte ni la répression et encore moins la sensibilisation n’ont de portée devant la fermeté de ces jeunes à quitter l’Algérie. La solution est donc ailleurs.

Synthèse de l’article – Equipe Algerie-Monde.com

D’après El Watan- Par M. F. G. Le 6 août 2008.

La police turque découvre 13 corps d’immigrants clandestins à Istanbul


30 juillet 2008

ISTANBUL – La police turque a découvert mercredi dans un champ en bordure d’Istanbul les corps de 13 immigrants clandestins morts par asphyxie lors de leur transport, a affirmé le gouverneur de la métropole Muammer Güler.

« Près de 80 personnes originaires du Pakistan et de Birmanie ont été emmenés depuis l’Iran à bord d’un conténaire à Van (est de la Turquie), où ils sont restés un certain temps avant de reprendre la route jusqu’à Istanbul », a déclaré M. Güler, cité par l’agence de presse Anatolie.

« Mais en chemin, comme ils étaient entassés comme des poissons, beaucoup se sont sentis mal et ont prévenu le chauffeur en tapant du poing contre la cabine. Quand le chauffeur s’est arrêté, 13 étaient morts, quatre avaient perdu conscience faute d’oxygène et 63 étaient vivants », a-t-il poursuivi.

La police recherche le conducteur du véhicule, qui a pris la fuite, a indiqué M. Güler.

Les cadavres ont été découverts dans une zone rurale proche du quartier de Küçükçekmece, sur la rive européenne d’Istanbul.

Le chef de quartier de la zone où ont été découverts les corps, Dogan Azat, a indiqué plus tôt dans la journée à Anatolie que le camion avait abandonné les migrants, vivants et morts, vers 04H00 (01H00 GMT).

M. Azat avait alors estimé à plus de 120 le nombre de clandestins encore en vie, dont la plupart avaient, selon lui, pris la fuite.

Selon le maire de Küçükçekmece, Aziz Yeniay, cité par Anatolie, une dizaine d’immigrants affaiblis et malades ont été transférés vers les hôpitaux des environs.

La Turquie se trouve au carrefour des filières d’immigration clandestine d’Asie vers l’Europe. Les migrants tentent soit de passer par voie terrestre en Grèce soit d’atteindre les îles grecques ou l’Italie sur des embarcations de fortune, au péril de leur vie.

En 2006, 40 personnes, pour la plupart des Afghans, ont péri dans l’accident du camion qui les transportait dans le sud de la Turquie.

Au moins 50 personnes sont mortes en décembre lorsque le navire qui les transportait vers la Grèce à travers la mer Egée a coulé.

©AFP / 30 juillet 2008 14h17

Algerie – Annaba : Trois embarcations de harraga interceptées hier

http://www.algerie-monde.com/actualite/banniere-accueil2.jpg

http://www.algerie-monde.com/actualite/article2243.html

30 juillet 2008-

Une cinquantaine de candidats à l’émigration clandestine interceptés en quelques heures au large de Annaba, confirmant l’ampleur prise par le phénomène ces derniers temps. Les gardes-côtes opèrent à chaque fois de nouvelles interceptions de harraga. Et le nombre de candidats malheureux portés disparus ne cesse de croître.

Hier, les éléments des gardes-côtes ont intercepté au large de Ras El-Hamra un groupe localisé à 6h30 du matin et constitué de 17 personnes, dont 1 Malien. Un deuxième groupe a été intercepté à 3 milles au large de Ras El-Hamra, une heure plus tard, sur une embarcation artisanale transportant 24 personnes.

Enfin, un troisième groupe formé de 10 harraga a été signalé, vers 14h30, à 60 milles, aux gardes-côtes qui ont aussitôt dépêché une équipe de secours en vue de les récupérer. Au total, ce sont donc 51 personnes originaires de Annaba, d’Alger et de Skikda notamment qui ont été interceptés en une seule journée. Tous des chômeurs, selon leurs déclarations, certains d’entre eux ont même un niveau universitaire, qu’ils cachent mal en déclinant leurs profils.

L’interception de ces 51 candidats à l’émigration clandestine, auxquels s’ajoute la toute récente opérée par la Gendarmerie nationale à hauteur de la plage de Oued Bagrat de trois individus sur les 8 programmés pour un voyage clandestin, donne un aperçu sur l’ampleur prise par le phénomène dans la région. Ceci, bien sûr, sans compter ceux parmi les harraga qui ont pu atteindre l’autre rive lors les semaines écoulées. Mais ces derniers finissent parfois dans les camps de transit en Sardaigne.

M. Zaïdi Abdelaziz, chef de la station maritime principale des gardes-côtes de Annaba, affirme: «Nous ne ménagerons aucun effort pour endiguer une bonne fois pour toutes ce phénomène. Des patrouilles en mer se font en H24 et interviennent aussitôt que c’est nécessaire». Concernant l’existence de réseaux activant au niveau de la région de Annaba, des efforts en collaboration avec les services de sécurité (police et gendarmerie) sont déployés dans le but d’identifier les auteurs de ces actes. Sur un autre plan, la présence d’un Malien parmi les harraga suscite quelques interrogations sur les ramifications de ce réseau qui pourraient s’étendre à d’autres pays.

Selon les déclarations des harraga interceptés hier, et dont l’âge varie entre 25 et 28 ans, des sommes d’argent allant de 6 à 10 millions de centimes ont été versées par l’intermédiaire d’une femme, qui semble être de mèche avec un individu surnommé «Babay» de la wilaya d’El-Tarf, soit versés directement à l’individu que tout le monde surnomme «Babay», sans aucune autre précision. Le ressortissant malien, pour sa part, n’a pas cessé d’affirmer qu’il s’est retrouvé par un « pur hasard » en compagnie du groupe de harraga interceptés hier. Il a affirmé par ailleurs qu’il aurait perdu ses papiers. Les 41 premiers harraga interceptés (les 10 autres du troisième groupe n’avaient pas été encore récupérés en début d’après-midi) ont été présentés au procureur de la République près le tribunal de Annaba.

Concernant les fabriques clandestines d’embarcations artisanales sans aucune norme de sécurité, les services concernés sont à pied d’oeuvre, affirme-t-on, pour leur démantèlement. Un atelier clandestin avait été découvert il y a quelque temps à Sidi Salem et les matériaux ont été confisqués. Par ailleurs, une vaste opération d’immatriculation et d’identification des différentes embarcation sans-papiers est en cours à la station maritime de Annaba.

Synthèse de l’article – Equipe Algerie-Monde.com

D’après le Quotidien Oran, Hocine Kedadria

Immigration: deux enfants morts parmi 400 clandestins nigérians arrivés en Italie

ROME (AFP) — Deux jeunes enfants de deux et quatre ans originaires du Nigéria sont morts durant la traversée vers l’Italie d’une barque transportant 75 immigrés clandestins, a rapporté samedi l’agence Ansa.

Les corps des deux enfants ont été jetés à la mer, a raconté leur père à l’équipage de la vedette italienne venue porter secours aux clandestins.

L’embarcation, un gros canot pneumatique transportant 75 passagers, a été secourue samedi par les garde-côtes italiens au sud de l’île de Lampedusa, dans le canal de Sicile.

Par ailleurs, plus de 130 clandestins ont débarqué samedi matin de plusieurs embarcations sur les côtes ouest de la Sardaigne, et trois autres barques ont été repérées au large de l’île par un hélicoptère de la garde des finances.

Les arrivants ont été transférés au centre de premier accueil aménagé sur l’aire de l’aéroport de Cagliari-Elmas.

Par ailleurs 357 immigrants effectuant la traversée du détroit de Sicile sur quatre embarcations différentes ont été interceptés au large de Lampedusa ou ont débarqué par leurs propres moyens samedi.

Vendredi, le conseil des ministres a étendu à l’ensemble du territoire italien la déclaration d’état d’urgence due à « l’afflux persistant et exceptionnel de citoyens extracommunautaires ».

Cette mesure destinée selon le gouvernement à « intensifier les actions permettant de combattre et gérer le phénomène » de l’immigration clandestine avait déjà été prise en 2002, puis limitée en janvier 2008 à trois régions du sud de l’Italie.

Le ministre de l’Intérieur Roberto Maroni a fait valoir que l’état d’urgence permettra de « renforcer l’assistance aux clandestins et de les accueillir dans toutes les régions dans des bâtiments en dur ».

Selon M. Maroni les autorités ont dénombré l’arrivée de 10.611 clandestins au cours des six premiers mois de 2008, contre 5.378 de janvier à juin 2007.

Pour faire face à la situation, le ministère de l’Intérieur a ouvert depuis janvier six centres provisoires dans des hôpitaux, des auberges ou des bâtiments publics.

Ajoutés aux dix « centres d’identification et d’expulsion » (CEI) déjà existants, ils accueillaient vendredi 7.359 personnes, selon le ministère.

Celui-ci veut doubler le nombre de CEI pour en doter chaque région de l’Italie.

Cette mesure risque d’être rapidement insuffisante en cas d’adoption par le parlement du projet de faire passer à 18 mois (au lieu de 60 jours actuellement) le temps maximum de rétention de clandestins.

L’extension de « l’état d’urgence clandestins » a provoqué une levée de boucliers dans l’opposition qui a accusé le gouvernement de Silvio Berlusconi de chercher à provoquer un climat de peur dans le pays.

« C’est un climat d’Etat policier », a estimé Rosy Bindi (parti démocrate), vice-présidente de la Chambre de députés.

Par ailleurs un représentant du Vatican, Mgr Agostino Marchetto, secrétaire du conseil pontifical pour les migrants, a insisté samedi pour que soit respecté « l’équilibre entre accueil et sécurité ».

Même en situation d’urgence « les droits humains doivent être respectés », a souligné le prélat dans un communiqué.

Le ministre de l’Intérieur doit défendre sa mesure mardi devant les députés.

41 personnes interceptées au large de Annaba

30 Juillet 2008 –

Plus de 1500 candidats à l’immigration clandestine avaient été arrêtés en 2007.

Dans le cadre de la lutte contre l’immigration clandestine, 41 personnes ont été interceptées hier, à 6 heures du matin du cap de Garde par les éléments des gardes-côtes de la wilaya de Annaba à environ 15.000 milles.

C’est lors d’une opération de contrôle de routine sur la façade maritime à l’extrême nord du littoral de Annaba, que les gardes-côtes ont surpris deux embarcations de fortune, chargées chacune de 17 et 24 individus, âgés entre 17 et 34 ans. Les personnes interceptées originaires de Skikda, Alger et Annaba, et un Malien, s’apprêtaient à gagner les rives sud de l’Europe.

A noter que cette opération est la première du genre durant laquelle un aussi grand nombre de harragas est intercepté par les gardes-côtes après une course-poursuite de plus d’une heure et demie. Ce grand coup de filet a été réussi, grâce à la vigilance des gardes-côtes qui déploient, à chaque opération, de grands moyens.

Dans le même sillage, les mêmes éléments ont procédé à la saisie des deux embarcations, et arrêté les 41 harragas qui ont été placés en garde à vue. Après avoir reçu les soins nécessaires par les éléments de la Protection civile, les 41 harragas seront présentés devant le procureur de la République près le tribunal de Annaba. Le procureur les a sommés, par voie de citation directe, de comparaître à la barre de cette même instance.

Ces harragas étaient accompagnés de sept autres personnes qui ont réussi à prendre la fuite. Un total de 718 Algériens, candidats à l’immigration clandestine en Europe ont été arrêtés, et 38 embarcations saisies, durant le premier semestre 2008 par les gardes-côtes, selon les forces navales.

Plus de 1500 candidats à l’immigration clandestine avaient été arrêtés en 2007 en Algérie, contre 1016 en 2006, selon la même source. Il est à craindre que pareilles tentatives ne se répètent encore durant les prochains jours. Vu les conditions climatiques plus clémentes, il y a relativement moins de risques de périr en haute mer.
Le gouvernement algérien s’acharne depuis 9 mois à solutionner les problèmes de la jeunesse. Cela étant, le phénomène n’est pas spécifique à l’Algérie. L’Espagne a connu hier, une nouvelle vague d’immigration clandestine par mer, avec l’arrivée d’une centaine d’Africains au total, à bord de cinq embarcations en différents points du sud du pays et aux Canaries, a-t-on appris auprès des préfectures concernées.

Sur l’île canarienne El Hierro, dans l’Atlantique, à l’ouest du Maroc, une embarcation avec 56 migrants d’Afrique subsaharienne, a accosté hier matin et trois des occupants ont dû être hospitalisés pour hypothermie, selon une porte-parole de la préfecture des Canaries. Près de Cadix (sud), une embarcation avec une trentaine de personnes à bord a été repérée par la garde civile alors qu’elle accostait, selon la sous-préfecture. Trois clandestins ont été interpellés par des gardes civils, les autres ont réussi à prendre la fuite.

Un dispositif de recherche a été mis en place.Les systèmes sophistiqués de détection et de surveillance en mer des bateaux de clandestins mis en place par l’Espagne et l’Union européenne, paraissent impuissants face à ces drames, même s’ils ont permis de réduire considérablement le flux d’immigrants après un pic enregistré en 2006.

Wahida BAHRI

Algérie: dix émigrants clandestins arrêtés au large du littoral du nord-est

2008-07-30

ALGER, 29 juillet (Xinhua) — Dix émigrants clandestins ont été arrêtés mardi en début d’après-midi au large du littoral de Annaba (nord-est de l’Algérie, à la frontière avec la Tunisie) alors qu’ils effectuaient une traversée à bord d’une embarcation artisanale pour rejoindre la rive nord de la Méditerranée, a rapporté l’agence de presse algérienne APS citant une source du commandement du groupement territorial des gardes-côtes.

Depuis mardi matin, au total 51 émigrants clandestins, dont un ressortissant malien, ont été interceptés alors qu’ils étaient à bord de trois embarcations artisanales, a-t-on précisé de même source.

Agés entre 17 et 43 ans, ces émigrants qui sont originaires de diverses régions algériennes, seront présentés mardi devant le procureur de la République près le tribunal de Annaba, a-t-on ajouté.

Tunisie : deux immigrés clandestins périssent, six portés disparus en mer

28 July, 2008

Deux Tunisiens sont morts lors d’une tentative d’immigration clandestine à destination de l’Italie. Six personnes sont toujours portées disparues en mer.

Deux personnes ont péri, trois autres ont miraculeusement survécu et six autres sont toujours portées disparues, suite à l’échec d’une tentative de traversée clandestine de la Méditerranée à destination du sud de l’Italie, rapportent lundi des sources médiatiques tunisiennes.

Les onze jeunes candidats à l’immigration clandestine, tous de nationalité tunisienne, avaient entamé leur périlleuse expédition le 9 juillet dernier à partir d’une plage de la région de Nabeul. Ils ont dérivé pendant onze jours suite à une panne de leur embarcation à l’entrée des eaux territoriales italiennes, précisent les journaux.

Les corps des deux victimes et les trois miraculés ont été retrouvés à bord de leur embarcation près des côtes de la région tunisienne de Mahdia.

Les deux victimes sont mortes de faim et de soif, d’après les premiers éléments d’informations rapportés par l’hebdomadaire El-Ousboui qui ajoute que les trois miraculés ont été évacués à l’hôpital Tahar Sfar de Mahdia ou deux d’entre eux ont été gardés en soins intensifs.

Selon des témoignages recueillis auprès de leur entourage par l’hebdomadaire, la situation sociale de ces candidats à l’immigration clandestine était des plus ordinaires. Ils avaient un emploi pour la plupart et l’un d’entre eux détenait deux commerces.

Naufrage d’immigrants en Libye

Source : AFP

29/07/2008

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Plusieurs immigrants clandestins sont morts noyés aujourd’hui dans le naufrage de leur embarcation dans les eaux territoriales libyennes alors que des pêcheurs italiens se portaient à leur secours, a annoncé l’agence Ansa.

Les victimes pourraient être au nombre de sept, selon le capitaine du bateau de pêche italien Arias I qui se trouvait dans la zone.

Le capitaine, Angelo Giacalone, a raconté à l’agence Ansa avoir vu l’embarcation sur laquelle se trouvaient 28 passagers se renverser alors qu’un autre bateau de pêche, le Victoria, s’approchait pour leur prêter assistance. Dix-sept immigrants ont été récupérés par le Vittoria et quatre par l’Arias I, mais sept personnes se seraient noyées.

Les garde-côtes italiens ont indiqué ne pas être intervenus dans la zone qui se trouve dans les eaux territoriales libyennes. « Les bateaux de pêche avec leurs passagers se dirigent vers le port de Lampedusa », a précisé un porte-parole des garde-côtes de cette île sicilienne.

Sept immigrants clandestins présumés morts après un naufrage en eaux libyennes

AP | 29.07.2008 | 23:04

Sept immigrants clandestins pourraient avoir péri dans le naufrage de leur bateau près de Lampedusa, une île italienne située entre l’Afrique du Nord et la Sicile, selon des médias italiens.

Les agences de presse ANSA et APcom rapportent que l’embarcation s’est renversée mardi en eaux libyennes, à environ 250 km au sud-est de l’île de Lampedusa, qui est plus proche des côtes africaines que de l’Europe continentale.

Selon ANSA, deux bateaux de pêche ont recueilli 21 rescapés du naufrage. Le capitaine d’un des deux chalutiers a indiqué à l’agence avoir vu des corps flottants à la surface de l’eau, qui n’avaient pas encore pu être repêchés.

Les responsables des autorités portuaires de Palerme, en Sicile, et de Lampedusa n’avaient pas plus de précisions à apporter. AP

Feu vert pour les centres d’attente des immigrés clandestins

26/07/2008

La loi permet, désormais, la création en Algérie de centres d’attente, destinés à l’hébergement des ressortissants étrangers en situation irrégulière, en attendant leur reconduite à la frontière.

C’est ce qui est prévu par la nouvelle loi relative aux conditions d’entrée, de séjour et de circulation des étrangers en Algérie. Publiée en ce début du mois de juillet, dans le Journal Officiel de la République, la loi 08-11 du 25 juin 2008 a pour objet de définir les condition d’entrée, de séjour et de circulation des étrangers en territoire algérien, sous réserve de conventions internationales ou d’accords de réciprocité.

Dans son article 37, la dite loi stipule qu’« il peut être créé, par voie réglementaire, des centres d’attente destinés à l’hébergement des ressortissants étrangers en situation irrégulière en attendant leur reconduite à la frontière ou leur transfert vers leur pays d’origine ».

Il est précisé que le placement d’un étranger dans ces centres « peut être ordonné par arrêté du wali territorialement compétent pour une période maximale de trente (30) jours renouvelable en attendant l’accomplissement des formalités de sa reconduite aux frontières ou son rapatriement vers son pays d’origine ». Dans son chapitre relatif aux dispositions pénales, la nouvelle loi est encore plus tranchante. « Tout étranger qui se soustrait à l’exécution d’un arrêté d’expulsion ou d’un arrêté de reconduite à la frontière ou qui, expulsé ou reconduit à la frontière, a pénétré de nouveau sans autorisation sur le territoire algérien, est puni d’un emprisonnement de deux ans à cinq ans, à moins qu’il ne justifie qu’il ne peut regagner son pays d’origine, ni se rendre dans un pays tiers et ce, conformément aux dispositions des conventions internationales régissant le statut des réfugiés et des apatrides », indique la nouvelle loi dans son article 42. Le tribunal pourra, en outre, prononcer à l’encontre du condamné une interdiction de séjour sur le territoire algérien qui pourrait aller jusqu’à 10 ans. Même les nationaux, jugés coupables d’avoir facilité la circulation ou le séjour d’un étranger en situation irrégulière, risquent des sanctions pénales lourdes. C’est ce qu’explique clairement l’article 46. « Toute personne qui, directement ou indirectement, facilite ou tente de faciliter l’entrée, la circulation, le séjour ou la sortie de façon irrégulière d’un étranger sur le territoire algérien, est punie d’un emprisonnement de deux (2) ans à cinq (5) ans et d’une amende de 60.000 à 200.000 dinars. L’étranger doit, en ce qui concerne son séjour, être muni d’un titre de voyage et d’un visa en cours de validité ainsi que, le cas échéant, des autorisations administratives. La durée minimale de validité exigée pour le titre de voyage est de six (6) mois. L’étranger doit aussi justifier de moyens de subsistance suffisantes pour la durée de son séjour en territoire algérien. Sous réserve du principe de réciprocité, l’étranger, désirant séjourner temporairement sur le territoire algérien, est soumis à une obligation d’assurance de voyage.

Selon l’article 6 de la loi, l’étranger doit quitter le territoire algérien à l’expiration de la durée de validité de son visa ou de sa carte de résident, ou de la durée légale de son séjour autorisé sur le territoire.

Plus de 600 immigrés clandestins arrivent sur l’île italienne de Lampedusa

ROME (AFP) — Plus de 600 immigrés clandestins sont arrivés mardi en l’espace de quelques heures et à bord de deux embarcations diverses sur la petite île italienne de Lampedusa, au large de la Sicile (sud de l’Italie), ont annoncé les autorités locales.

Une barque de 15 mètres de long surchargée, transportant 290 immigrants illégaux, a été interceptée dans la nuit de lundi à mardi et conduite au port de la petite île italienne de Lampedusa (Sicile).

Parmi les immigrants de plusieurs nationalités se trouvent 29 femmes et un nouveau-né. Tous les immigrants sont en bonne santé et ont été transférés au centre de premier accueil de l’île, a précisé la capitainerie.

Une seconde embarcation avec 318 candidats à l’immigration, dont de nombreuses femmes et enfants, a été interceptée en milieu de matinée non loin des côtes de Lampedusa.

Cinq immigrés, dont deux femmes et deux enfants, ont été transférés à bord d’une vedette de la capitainerie de port qui les a accompagnés immédiatement dans un hôpital en raison de leur état de santé jugé « précaire », selon la même source.

Les autres regagnaient le centre de rétention de Lampedusa à bord d’un navire militaire.

Un pneumatique avec près de 50 clandestins à bord a par ailleurs été secouru à environ 60 km de Lampedusa et les immigrés sont en route pour l’île où les autorités locales ont annoncé la mise en place d’un pont aérien pour désengorger ce centre qui accueille pratiquement deux fois plus d’immigrés que sa capacité nominale.

6 harraga devant la justice en octobre

06 Juillet 2008

Seize émigrants clandestins, interceptés vendredi au large du littoral nord de Annaba, alors qu’ils tentaient de rejoindre la rive Nord de la Méditerranée à bord d’une embarcation artisanale, vont comparaître devant la justice le 6 octobre prochain, selon le chef de la station maritime principale des gardes-côtes. Les ´´harraga´´ «ont été présentés hier matin devant le procureur de la République près la cour de justice qui les a relâchés en attendant la date de leur jugement», a précisé M.Zaidi Abdelaziz. Agés entre 18 et 28 ans, ces mis en cause originaires des wilayas de Annaba, El Tarf, Jijel, Skikda et Constantine, avaient été arrêtés et secourus par les gardes-côtes grâce à des informations fournies par un navire étranger. Ce qui porte à 60 émigrants clandestins interceptés depuis le début de l’année sur les côtes annabies.

Il ne se passe pas une semaine à Annaba, sans que les gardes-côtes n’interceptent des candidats à l’émigration clandestine. La côte Est est très prisée par les harraga. Durant le mois de juin passé, pas moins de 76 immigrants clandestins ont été arrêtés au large des côtes de Annaba et d’El Tarf.

La dernière en date, vendredi, a eu lieu à 65 miles au nord du Cap de Garde. Ces harraga avaient dérivé et ne savaient plus où ils étaient. Sans eau et nourriture ni moyens de navigation, ces harraga dérivaient vers la mort. La harga est à la mode. Annaba est choisie comme port d’embarquement vers la rive Nord de la Méditerranée. Annaba n’a pas, à vrai dire, de rivale à travers le pays en la matière. On vient de partout pour tenter le voyage au bout de l’enfer.

Des réseaux de passeurs existent. Des ateliers clandestins de fabrication de barques y sont installés et des hommes «d’expérience» conseillent les candidats sur les lieux et les heures d’embarquement. Les courants favorables, l’itinéraire à suivre et surtout les points surveillés par les gardes-côtes afin de les éviter pour rejoindre l’Europe du Sud. Ces éléments, ajoutés à la proximité de la Sardaigne et le beau temps qui caractérise toute la région, font de Annaba la ville la mieux indiquée pour l’immigration clandestine.

Les cadavres de 11 clandestins marocains morts noyés au large de l’Espagne bientôt rapatriés au Maroc

2 juillet 2008

Les cadavres de onze immigrants clandestins marocains repêchés depuis le début de l’année après le naufrage de plusieurs embarcations au large des côtes sud de l’Espagne, seront bientôt rapatriés au Maroc, a appris mercredi la MAP auprès du Consulat général du Maroc à Algésiras.

L’équipe médicale de la morgue de Los Barios (Cadix), où sont gardés les cadavres des immigrants marocains, ont commencé à recevoir les premiers résultats des tests ADN qui permettront l’identification des corps, a ajouté la même source.

Une équipe de la police scientifique et de la garde civile espagnoles s’était rendue, en mars dernier, au Maroc pour effectuer des prélèvements sur des membres de familles de candidats à l’émigration clandestine disparus, afin de les comparer à l’ADN des immigrants noyés dans la baie de Cadix.

Au total, douze immigrants marocains ont péri noyés au large des côtes sud de l’Espagne. L’un des cadavres des immigrants noyés ne peut pas être identifié par test ADN, puisque aucun membre de sa famille ne s’est présenté devant la commission d’identification.

Sept des douze cadavres ont été repêchés après le naufrage d’une embarcation de fortune au large de Barbate début janvier dernier, alors que deux autres ont été retrouvés après le chavirement d’une autre patera le 22 janvier au large de Conil de la Frontera.

Le corps sans vie d’un clandestin marocain a été repêché le 29 février au large de Las Aceiteras, alors que deux autres ont été localisés début mai au large de Chiclana de la Frontera et de Tarifa

51 immigrants clandestins secourus au large des côtes tunisiennes

30/06/08 18h28

Une cinquantaine d’Africains candidats à l’immigration clandestine vers l’Europe ont été secourus par les garde-côtes tunisiens, alors que leur embarcation rencontrait des difficultés.

Les immigrants, qui ont entamé leur traversée au départ de la Libye, tentaient de rejoindre l’île italienne Lampedusa, a indiqué lundi le journal arabophone ‘El-Ousboui’.

Les conditions météorologiques défavorables le long des côtes tunisiennes ont compromis la traversée des Africains. Les immigrants clandestins seront remis aux autorités libyennes qui les reconduiront vers leur pays d’origine.

Nouveaux assauts des clandestins subsahariens


24 juin 2008

Les assauts de Subsahariens contre le poste frontière de Mellilia, qui ont eu lieu samedi, se sont poursuivis dimanche.

Un nouvel assaut de clandestins africains contre le poste frontière de Bab Mellilia a été enregistré dimanche dans la soirée. Profitant du match Espagne-Italie joué dans le cadre de l’Euro-2008, un groupe de 40 clandestins africains ont tenté de passer à Mellilia, vers 22h, sans résultat puisqu’ils ont été repoussés par les autorités. Une vingtaine de Subsahariens ont été arrêtés par les forces de l’ordre avant d’arriver à la zone douanière, alors que d’autres ont réussi à prendre la fuite, précisent des sources des autorités locales citées par la MAP. Cette deuxième tentative fait suite à une précédente tentative similaire effectuée dans la nuit de samedi à dimanche par un groupe de 58 clandestins subsahariens qui, armés de pierres et de bâtons, ont forcé le poste frontalier de Bab Mellilia. L’intervention des forces de l’ordre a permis l’arrestation de 30 Subsahariens, alors que 28 autres, qui ont réussi à franchir le portail du poste frontalier, ont été appréhendés par la Garde civile espagnole.

Les agents de police marocains et espagnols qui contrôlaient le poste frontière de Beni Ansar ont réussi à contenir cette avalanche de clandestins, alors que les immigrants arrêtés ont été localisés dissimulés sous des véhicules, dans des conteneurs de déchets ménagers et sur des arbres. Les autorités espagnoles sont parvenues à repousser le reste des immigrants qui faisaient partie du groupe en fermant la clôture du poste frontière de Beni Ansar et plusieurs éléments de la Garde civile et de la police espagnole ont été blessés par les clandestins. Cet assaut a fait sept blessés légers parmi les Subsahariens qui ont été aussitôt acheminés vers l’hôpital Hassani de Nador, pour recevoir les soins nécessaires. Cette tentative constitue le premier assaut massif d’immigrants africains sur Melilla depuis 2006. Au mois de juillet de 2006, l’un d’entre eux est décédé lorsqu’il avait tenté d’entrer dans les présides marocains occupés en compagnie de plusieurs dizaines d’autres africains qui avaient essayé par trois fois de sauter par dessus le grillage. Une quarantaine d’entre eux ont été arrêtés lors de cette opération. En 2005, quatorze immigrants ont trouvé la mort dans des tentatives similaires, lors d’assauts sur les grillages-frontières de Melillia et de Sebta, le second préside marocain occupé. Ces derniers temps, l’Espagne, considérée comme une des portes d’entrée de l’Europe, se retrouve de nouveau sous la pression de l’immigration clandestine. Depuis plusieurs jours, l’Espagne, une des portes d’entrée de l’Europe, se retrouve de nouveau sous la pression de l’immigration clandestine. Quelque 500 clandestins, majoritairement subsahariens, ont rejoint l’archipel océanique des Canaries durant la semaine dernière, à la faveur du retour de conditions météorologiques clémentes et de navigation favorable. Quatre d’entre eux sont décédés à l’hôpital, affaiblis par la traversée. Les Canaries pourraient aussi de nouveau faire face à des arrivées massives d’embarcations de fortunes parties de Mauritanie en raison de la fin du moratoire sur la pêche dans ce pays.

En effet, les autorités mauritaniennes ont levé récemment un moratoire qui maintenait à quai les cayucos, des embarcations de pêche employées par les clandestins. Ce moratoire rendait la tâche difficile aux passeurs qui ne pouvaient plus se mêler aux véritables pêcheurs pour prendre la mer. Par ailleurs, une centaine d’Africains à bord de deux embarcations de fortune ont été interceptés en Méditerranée au large de la côte andalouse (sud) entre samedi après-midi et dimanche matin.

Assaut de clandestins africains sur un poste frontière de l’enclave espagnole de Melilla

MADRID (AFP) — Entre 60 et 70 immigrants clandestins africains ont pris d’assaut dimanche un poste frontière de l’enclave espagnole de Melilla (sur la côte marocaine) pour tenter d’entrer en Espagne, qui fait face depuis quelques jours à une nouvelle vague d’immigration clandestine.

« Entre 60 et 70 Subsahariens ont tenté d’entrer par la force à Melilla à l’aube vers 04H30 par le poste frontière de Beni-Ensar. La grande majorité a été repoussée par les forces de sécurité », selon un communiqué de la préfecture de Melilla.

« Plusieurs agents ont été légèrement blessés », a précisé la préfecture. Selon la radio publique espagnole, les immigrants étaient munis de pierres et de bâtons.

Les autorités sont en train de rechercher dans Melilla ceux qui ont réussi à passer et la « situation est tout à fait normale sur la frontière », a ajouté la préfecture.

Pour sa part, un communiqué du ministère marocain de l’Intérieur a confirmé qu’un « groupe de 58 Subsahariens avait tenté dimanche matin de forcer le dispositif de sécurité en place au passage de Beni-Ansar (près de Nador) pour passer au préside de Melillia »

« Grâce à la vigilance des éléments en poste, cette tentative a été avortée », selon le ministère qui ajoute que « sept cas d’évanouissement ont été enregistrés ».

Il s’agit du premier assaut massif d’immigrants africains sur Melilla depuis 2006. Au mois de juillet de cette année, un d’entre eux était mort en tentant d’entrer en territoire espagnol en compagnie de plusieurs dizaines d’autres Africains.

En 2005, quatorze immigrants étaient morts dans des tentatives similaires, dont certains tués par balles par les forces de sécurité marocaines ou espagnoles, lors d’assauts sur les grillages-frontières de Melilla et de Ceuta, la seconde enclave espagnole au Maroc.

Depuis plusieurs jours, l’Espagne, une des portes d’entrée de l’Europe, se retrouve de nouveau sous la pression de l’immigration clandestine.

Il y a une semaine, quelque 500 clandestins, majoritairement subsahariens, ont rejoint l’archipel océanique des Canaries, à la faveur du retour de conditions météorologiques et de navigation favorables. Quatre d’entre eux sont morts à l’hôpital, affaiblis par la traversée.

Le quotidien El Pais de dimanche affirme que les Canaries vont de nouveau faire face à des arrivées massives d’embarcations de fortunes parties de Mauritanie en raison de la fin du moratoire sur la pêche dans ce pays.

En effet, les autorités mauritaniennes ont levé récemment un moratoire qui maintenait à quai les cayucos, ces embarcations de pêche employées par les clandestins. Ce moratoire rendait la tâche difficile aux passeurs qui ne pouvaient plus se mêler aux véritables pêcheurs pour prendre la mer.

Le record d’arrivées de clandestins aux Canaries remonte à 2006, à 31.678.

Par ailleurs, une centaine d’Africains à bord de deux embarcations de fortune ont été interceptés en Méditerranée au large de la côte andalouse (sud) entre samedi après-midi et dimanche matin.

La population immigrée en Espagne a explosé depuis une dizaine d’années, et selon le décompte de l’Institut national de la statistique (Ine), l’Espagne accueille désormais 5,22 millions d’étrangers, soit 11,3% des 46,06 millions d’habitants du pays. Ils étaient environ 500.000 en 1996.

Des dizaines de clandestins tentent de forcer l’entrée de Melilla en Maroc

MADRID- Plusieurs dizaines d’immigrants clandestins ont forcé dimanche un point de passage frontalier entre le Maroc et Melilla, pour tenter d’entrer dans l’enclave espagnole, où des affrontements se sont produits avec les forces de l’ordre, selon les autorités espagnoles.

Quelques-un des 70 Africains qui ont forcé le passage pour entrer à Melilla, sur la côte nord du Maroc, se sont montrés violents à l’égard des policiers, a indiqué la représentation du ministère espagnol de l’Intérieur, ajoutant qu’un agent avait été blessé.

Le ministère n’a pas fourni de détails sur ces violences, mais des médias espagnols ont fait état de clandestins armés de bâtons et de projectiles en tous genres.

Au final, peu ont réussi à franchir la frontière et trois ont été arrêtés et transférés vers un centre de rétention pour clandestins.

Selon la radio Cadena Ser, certains s’étaient installés dans des arbres ou s’étaient cachés dans des poubelles pour éviter d’être repérés après être entrés dans l’enclave avant l’aube, mais la police espagnole les a interpellés.

Un communiqué de la direction de migration et de la surveillance des frontières au ministère marocain de l’Intérieur cité par l’agence de presse marocaine MAP, a de son côté annoncé qu’un groupe de 58 Subsahariens avait tenté, dimanche matin, de forcer le dispositif de sécurité mis en place au passage de Beni-Ansar à Nador pour passer au préside de Melilla.

Grâce à la vigilance des éléments en poste, cette tentative a été avortée, d’après la même source, qui a ajouté que sept cas d’évanouissement avaient été enregistrés et que les ressortissants avaient été évacués à l’hôpital de Nador pour des soins légers.

Les autorités marocaines continueront à lutter sans relâche contre les réseaux de trafic d’êtres humains, souligne le communiqué.

Onze immigrants clandestins étaient morts en 2005 dans des affrontements avec les forces de sécurité en tentant d’entrer à Melilla et à Ceuta, autre esclave espagnole. Trois autres sont décédés l’année suivante alors qu’ils essayaient de gagner Melilla.

Algérie : 19 harraga interceptés au large d’Annaba

Par AFP le 21/06/2008 à 10:39

Dix-neuf candidats à l’émigration clandestine en Europe ont été interceptés samedi au large d’Annaba par les gardes-côtes algériens, a annoncé le commandement du groupement territorial des gardes-côtes. Les dix-neuf candidats à l’émigration clandestine étaient à bord d’une embarcation artisanale à 11 miles au nord du littoral d’Annaba. Ils tentaient de rejoindre la rive nord de la Méditerranée, selon les gardes-côtes.

Ces émigrants ont été interceptés vers 6h30 grâce à des informations fournies par un bateau de pêche algérien faisant état d’une embarcation artisanale en panne et à bord de laquelle se trouvaient des émigrants, selon les gardes-côtes.

Au moins 395 émigrants clandestins ont été secourus en 2007 au large de Annaba, selon un décompte des gardes-côtes algériens. Plus de 1.500 candidats à l’émigration clandestine avaient été arrêtés en 2007 en Algérie, contre 1.016 en 2006, selon les forces navales algériennes.

74 clandestins secourus à Lampedusa

Source : AFP 8/06/2008

Soixante-douze hommes et deux femmes ont été secourus au large de l’île italienne de Lampedusa par un navire de la marine militaire dans la nuit, a annoncé un responsable des gardes-côtes.

Les immigrants clandestins, qui voyageaient sur un canot pneumatique, ont été recueillis par un navire de la marine militaire vers 01H30, avant d’être récupérés par les gardes côtes puis ramenés à Lampedusa.

Tous sont en « bonne santé », selon la même source. Leur nationalité n’est pas encore connue.

Oran : interception de 24 harraga en pleine mer

15-06-2008

Les éléments du service des gardes-côtes d’Oran ont intercepté, hier matin, deux groupes composés de harraga qui tentaient de rallier les côtes européennes. Le premier, composé de 13 personnes, a pris la mer sur un canot pneumatique, à partir du cap Ouilis, dans la wilaya de Mostaganem, dans la nuit de vendredi à samedi, et navigué pendant près de six heures avant d’être intercepté à 42 miles nautiques (80 kilomètres), au nord des côtes d’Oran. Le second groupe, composé, lui, de onze personnes, est parti, hier à 8 heures du matin, depuis Aïn Franine, plage située à quelques kilomètres à l’est d’Oran. Son aventure n’aura duré qu’une heure puisque son canot sera arraisonné, à seulement sept miles nautiques (13 kilomètres) aux environs de 9 heures, par une unité du service des gardes-côtes. Selon le même service, les 24 candidats à l’émigration (Oranais et Mostaganémois pour la plupart) dont l’âge varie entre 20 et 40 ans, sont en bonne santé.

La semaine dernière, 38 harraga, âgés de 20 à 30 ans, avaient été interceptés par les patrouilleurs des gardes-côtes au large des côtes ouest : 15 personnes à 40 miles nautiques au nord du cap Ouilis, onze qui étaient en détresse à 30 miles au large des îles Habibas et 12 au nord du cap Carbon. En avril dernier, pas moins de onze cadavres avaient été repêchés par les gardes-côtes au large des côtes d’Arzew. Selon ces mêmes gardes-côtes, les dépouilles appartenaient à des candidats à l’émigration, âgés entre 25 et 40 ans.

Selon le bilan établi par le commandement des forces navales algériennes pour l’année 2007,

1 530 harraga ont été arrêtés et 83 cadavres repêchés. Environ 60% des morts n’auraient pas encore été identifiés.

40 clandestins noyés et 100 disparus au large de la Libye

LE CAIRE – Au moins 40 personnes ont péri et près de 100 sont portées disparues après le naufrage d’un bateau transportant des immigrés clandestins de la Libye à l’Italie, a-t-on appris lundi d’une source de sécurité égyptienne.

Ce navire a sombré le 7 juin peu après son départ du port libyen de Zouwaira, proche de la Tunisie, les autorités libyennes n’ayant pu récupérer que 40 corps, selon cette source, citant un rapport de l’ambassadeur d’Egypte à Tripoli.

Les autorités libyennes ont informé l’ambassade égyptienne de ce drame le week-end passé, des ressortissants égyptiens faisant partie des naufragés, a précisé cette source qui a requis l’anonymat.

Les deux seuls survivants sont un Bangladeshi et un Egyptien, ce dernier ayant affirmé qu’environ 150 personnes se trouvaient à bord de l’embarcation, dont une cinquantaine d’Egyptiens originaires de la ville de Zagazig, dans le delta du Nil.

Récupéré par un bateau qui croisait dans les environs du naufrage, l’Egyptien rescapé, Wael Nagui Abdel Mutagali, a fourni des détails à l’ambassade égyptienne qui les a consignés dans ce rapport.

Chaque immigrant, selon lui, avait dû payer 2000 dollars à un passeur égyptien résidant en Libye pour prix de la traversée vers l’Italie.

Les autorités libyennes n’auraient pas été capables d’identifier les morts, mais selon le rescapé égyptien la majorité des immigrants non-égyptiens étaient originaires du Maroc, d’Algérie et du Bangladesh.

L’Italie est confrontée à l’arrivée massive sur sa petite île de Lampedusa et ses côtes siciliennes de clandestins partis pour une grande partie de Libye.

En 2007, selon les chiffres du ministère italien de l’Intérieur, 16.482 immigrés clandestins « probablement en provenance » de Libye ont débarqué sur les côtes italiennes, alors qu’ils étaient 20.927 en 2006.

(©AFP / 16 juin 2008 18h05)

Quarante immigrants clandestins africains sont morts dans un naufrage au large de la Libye

16 juin 2008
Au moins 40 immigrants clandestins sont morts au large de la Libye dans le naufrage de l’embarcation qui les menait vers les côtes italiennes. Près de cent autres sont portés disparus, selon le ministère égyptien de l’Intérieur. Le bateau qui transportait 150 Africains en partance pour l’Europe a sombré le 7 juin, après être parti de Zouwarah, près de la frontière tunisienne. Par ailleurs, 90 autres clandestins, dont 13 femmes et 7 enfants, ont été secourus lundi au large de l’île de Lampedusa par les garde-côtes italiens. Dimanche, plus de 400 immigrants africains avaient réussi à atteindre l’île. (SWISS TXT)

6 clandestins se noient au large de Malte

15/06/2008 | |

Six immigrants clandestins se sont noyés dimanche au large de l’île de Malte dans le chavirement de la barque qui les transportait entre l’Afrique et l’Italie, ont annoncé dimanche soir dans un communiqué les gardes-côtes maltais.

Vingt-huit survivants de nationalité somalienne qui avaient réussi à s’accrocher à des cages d’élevage de thons ont été sauvés par un chalutier italien puis transférés à bord d’une vedette de la marine maltaise pour être débarqués à La Valette, ont précisé les gardes-côtes.

Le corps d`un immigrant clandestin repêché au large de Malte

LA VALETTE, 10 juin 2008 – Un navire des gardes-côtes italiens a repêché mardi le corps sans vie d`un immigrant clandestin au large des côtes maltaise et porté secours dans la même zone aux passagers d`une embarcation en perdition, a annoncé mardi l`armée maltaise.

« Il n`a pas été encore établi si la personne décédée faisait partie du groupe » des clandestins secourus, selon le communiqué des forces armées.

Le navire italien, qui se trouvait sur cette zone à environ 100 km au sud de Malte dans le cadre de patrouilles conjointes en Méditerranée durant la campagne de pêche au thon, était attendu à Malte dans la journée de mardi pour y débarquer les clandestins.

Samedi deux bateaux chargés d`immigrants clandestins avaient fait naufrage sans faire de victimes dans la même zone, et ses 56 passagers ont été pris en charge par la marine maltaise.

Cadavres d’immigrants dans les filets des pêcheurs.


9 juin 2008

Naufrages mortels dans le Canal de Sicile

PALERME – Ils ont hissé à bord cinq corps, l’un après l’autre, tandis que l’équipage du Sirio installait les 27 survivants, dont sept femmes, dans la cale. Bilan qui s’est cependant aggravé en quelques heures. A environ 60 miles de la Libye et 140 des côtes italiennes, le patrouilleur de la marine militaire a aperçu et récupéré d’autres cadavres à la dérive : six, sept, huit… Le compte, dans la soirée, est monté à treize morts. Mais la tragédie pourrait avoir des dimensions plus grandes. Des eaux du Canal de Sicile, qui est devenu le cimetière de la Méditerranée, pourraient émerger encore d’autres corps. Les marins du Sirio en sont convaincus ; pour eux le mauvais temps et la mer démontée auraient provoqué le naufrage de plusieurs barques parties des côtes au sud de Tripoli ces derniers jours. L’hypothèse se fonde sur l’examen des treize cadavres, dont trois étaient en état de décomposition avancée. Il est donc probable que les victimes aient fait partie de plusieurs groupes de migrants à bord de barques naufragées dans des endroits différents du Canal. Un autre corps, dans la même période de patrouille du Sirio, a été retrouvé au milieu des écueils à Linosa, la plus petite des Pélages.

Ces morts s’ajoutent aux autres, récupérés quelques jours auparavant, au large de Malte par un garde-côte italien qui a ensuite consigné les corps aux autorités de La Valette. Massacre sans fin, donc, tandis que se fait de plus en plus âpre le débat sur l’introduction du délit de clandestinité, contre lequel se sont élevés hier les magistrats, et même Lawrence Gonzi, le premier ministre de Malte : où les migrants sont jetés en prison et où des trafiquants sans scrupules traitent avec des esclavagistes de Pékin l’entrée de Chinois qui tentent ensuite de rejoindre d’autres pays d’Europe.

Dans cette énième tragédie de la mer, il faut aussi raconter le geste, qui ouvre une brèche d’espoir, du groupe de pêcheurs du bateau Ariete. L’embarcation, qui avait levé l’ancre de Mazaro del Vallo malgré la mobilisation dans de nombreux ports de pêche d’Italie contre le prix du gasoil, se trouvait à 55 miles de la Libye quand elle est tombée sur la barque chargée de migrants. « Nous les avons aperçus vers les 18 heures (jeudi 6, ndr) – raconte Gaspare Marrronr, commandant le bateau. Ils étaient une trentaine, la petite barque en vitrorésine luttait contre la mer démontée et le vent. Ils se sont dirigés vers nous, quand ils ont été très près une vague terrible les a renversés et ils se sont tous retrouvés à l’eau ». Parmi eux sept femmes. « Ils hurlaient et demandaient désespérément de l’aide – poursuit le capitaine – mais nos manœuvres étaient difficiles à cause de la cage pour l’élevage des thons que nous tirions. Alors j’ai lâché la cage et nous les avons secourus : nous sommes arrivés à en sauver 27, les autres on les a vus se noyer sous nos yeux ».

Les survivants ont parlé de trois disparus, mais l’équipage du Sirio a ensuite récupéré dans la même zone les treize cadavres. Les survivants sont surtout somaliens, et quelques sénégalais. « Après les avoir sauvés nous avons raccroché la cage – ajoute le capitaine de l’Ariete – et nous avons mis le cap vers le navire de la marine, qui nous a rejoints à l’aube, pour faire le transfert. Nous n’avons su qu’après que les corps de ces malheureux avaient été repêchés. ». Le Sirio, avec sa charge de survivants et de morts, a mis le cap sur Porto Empedocle, la pointe de la province d’Agrigente, la plus proche du lieu du naufrage. « La loi de la mer – rappelle le capitaine Marrone – nous impose d’aider ceux qui sont en difficulté, même au risque de notre vie. Nous n’avons fait que notre devoir, maintenant on retourne à notre travail. Nous resterons en mer une vingtaine de jours encore, et puis, enfin, on rentrera chez nous ».

Il y a aussi, par contre, ceux qui pensent à repousser les migrants. « Je demanderai l’intervention de l’armée », avertit Angela Maraventano, adjointe au maire de Lampedusa et sénatrice de la Lega nord. « Ce massacre doit finir, le gouvernement doit le comprendre. A Lampedusa il manque de l’eau, il manque un hôpital, il manque de transports et nous ne pouvons pas accueillir ces gens. Nous avons besoin de travailler avec le tourisme, pas avec les clandestins ». Et : « Ici il n‘y a pas de morgue, même pas une cellule frigorifique ».

Edition de samedi 7 juin 2008 de il manifesto

La marine maltaise secourt des clandestins naufragés en Méditerranée

8 juin 2008

LA VALETTE – Deux bateaux chargés d’immigrants clandestins ont fait naufrage samedi sans faire de victimes au large de Malte, selon la marine maltaise qui a pris en charge les 56 passagers.

L’une des deux barques a heurté un thonier italien, jetant à la mer ses 28 passagers qui ont pu s’agripper à la cage d’élevage de thons remorquée par ce bateau de pêche, selon la même source.

Un patrouilleur de la marine maltaise a pris en charge les naufragés, parmi lesquels une femme enceinte, et a également secouru les 28 passagers d’une autre embarcation en perdition dans la même zone.

Une femme souffrant d’épuisement a été hélitreuillée à bord d’un hélicoptère.

Tous les autres immigrants, d’origine africaine, et parmi lesquels se trouvaient 13 femmes, ont été conduits à La Valette où leur cas devait être examiné par les autorités.

Malte, le plus petit pays membre de l’Union européenne, voit chaque année arriver de nombreux immigrants clandestins sur ses côtes proches des côtes africaines. 400 clandestins sont ainsi arrivés depuis le début de l’année 2008, selon les chiffres officiels.

Avec le printemps, les tentatives de traversée de la Méditerranée par des clandestins se multiplient, au prix de nombreux drames.

Vendredi les marins d’un navire de guerre italien a récupéré treize corps dans le canal de Sicile, à la suite du naufrage d’une embarcation entre la Libye et l’Italie. L’équipage d’un navire de pêche italien avait pu auparavant sauver jeudi 27 personnes, 20 hommes et sept femmes.

Dimanche la police de Porto Empedocle a interpellé deux des rescapés, d’origine somalienne, soupçonnés d’être les organisateurs de la traversée.

Mort de 12 immigrants clandestins dans un naufrage près de Lampedusa


AP | 06.06.2008 |

Douze candidats à l’immigration clandestine ont été retrouvés morts après le chavirage dans les eaux de la Méditerranée de leur embarcation, à bord de laquelle ils tentaient de gagner l’Europe, ont annoncé vendredi les autorités italiennes.

Selon Michele D’Andrea, responsable des autorités portuaires à Palerme, en Sicile, le naufrage a eu lieu jeudi près de Lampedusa, petite île italienne située entre la Sicile et les côtes de l’Afrique du Nord. Il a précisé qu’un bateau de pêche italien et les garde-côtes ont repêché 27 survivants et récupéré les corps vendredi. AP

La Libye a rapatrié 30.490 migrants clandestins en 2007

Afrique en ligne

2 juin 2008

Immigration – La Libye a arrêté et rapatrié, en 2007, sur son propre compte, quelque 30.490 candidats à la migration clandestine, a annoncé, lundi, le chef du Bureau des études et de la documentation à la direction des Relations extérieures au comité populaire libyen de la Sûreté publique, le colonel Abdelmoumen Ayad.

Selon la même source, le bureau de l’Organisation internationale pour la migration (OIM) de Tripoli a par ailleurs aidé, entre 2007 et 2008, au retour volontaire de plus de 2.050 autres clandestins, à travers l’octroi d’aides financières.

Dans un entretien accordé à la PANA en marge d’un atelier de formation sur « La migration de retour » organisé dans le cadre d’un programme de renforcement et de soutien au dialogue et à la gestion des migrations irrégulières et de transit au Maghreb en provenance de l’Afrique de l’Ouest dont les travaux ont démarré lundi à Janzour, dans la banlieue ouest de Tripoli, M. Ayad a indiqué que cette rencontre intervient en vertu de la coopération existant entre la Libye et l’OIM à travers son bureau régional dans le domaine de la lutte contre l’immigration clandestine.

Il a ajouté que cet atelier s’inscrit également dans le cadre du programme « Tream » géré par l’OIM en collaboration avec l’Union européenne et l’Italie relatif au retour volontaire des immigrés clandestins vers leurs pays d’origine et qu’il entre dans le domaine de la coopération entre le comité populaire libyen de la Sûreté publique et l’OIM en matière d’organisation de rencontres et fora traitant des questions de migration.

Abordant l’impact de l’immigration clandestine en Libye, le colonel Abdelmoumen Ayad a affirmé que son pays est affecté par ce phénomène étant donné que plus de 20% des habitants de la Libye sont des immigrés clandestins, ce qui conduit à des conséquences sécuritaires, sociales, sanitaires, culturelles et environnementales.

Il a expliqué que les autorités du pays coordonnent leurs actions avec les missions diplomatiques accréditées à Tripoli en vue d’identifier ces immigrés clandestins et de leur émettre des documents de voyages pour les rapatrier vers leurs pays d’origine.

L’officier supérieur libyen a souligné que les efforts de son pays dans la lutte contre le phénomène sont menés avec l’Union européenne (UE) notamment par la signature, le 23 juillet 2007, d’un mémorandum d’entente relatif à l’installation d’un système de surveillance des frontières maritimes et terrestres. Il a toutefois déploré la non-entrée en vigueur de ce mécanisme.

A ce propos, il a rappelé la position du secrétaire libyen aux Affaires européennes, Abdelati Labidi, lors de la 15ème conférence des ministres de l’Intérieur des pays de l’ouest méditerranéen tenu récemment en Mauritanie appelant les pays européens à respecter leurs engagements.

Il a également cité la Déclaration de Tripoli de 2006 issue de la Conférence Afrique-Europe sur l’Immigration et le développement dont les recommandations ne sont toujours pas exécutées, avant de plaider pour la création d’un fonds auquel contribueront les pays africains et européens et la mise en place de projets de développement dans les pays d’origine pour réduire les flux migratoires.

M. Ayad a rappelé aussi que le colonel Mouammar Kadhafi avait appelé, lors du 2ème sommet Afrique-Europe de Lisbonne en décembre 2007, à la nécessité d’aider les pays de transit comme la Libye, l’Algérie et l’Egypte à travers l’octroi à chacun d’entre eux d’un milliard d’euros.

Plus de 30 participants venus de pays du Maghreb, d’Afrique de l’Ouest et d’Europe ainsi que des experts de l’Organisation internationale pour la migration (OIM) participent à l’atelier de Tripoli, organisé par l’OIM en collaboration avec le comité populaire libyen de la Sûreté publique.

Italie: débarquement de 376 immigrants clandestins à Lampedusa

17 mai 2008

Un groupe de 376 immigrants clandestins est arrivé dans la petite île sicilienne de Lampedusa, ont annoncé les gardes-côtes italiens. Parmi eux figuraient 26 femmes et 4 enfants.

Les clandestins ont été accueillis dans le centre de premier accueil de l’île. Jeudi un premier groupe de 70 clandestins, parmi lesquels 11 femmes et 3 enfants, avait dû être secouru par une vedette de la marine italienne à 35 milles (50 Km) au sud de l’île.

Selon le ministère italien de l’Intérieur, 16’482 immigrés clandestins « probablement en provenance » de Libye ont débarqué sur les côtes italiennes en 2007, soit un chiffre en baisse par rapport à 2006 où 20’927 personnes avaient été recensées.

De nouvelles mesures de lutte contre l’immigration clandestine doivent être adoptées mercredi prochain en conseil des ministres par le nouveau gouvernement de Silvio Berlusconi.

Cinq harraga interceptés au port de Ghazaouet

11 Mai 2008

Cinq candidats à l’immigration clandestine ont été interceptés, hier, par la police des frontières, a-t-on appris de source sécuritaire. Des jeunes, âgés entre 20 et 30 ans dont trois originaires de Ghazaouet et deux de Maghnia, ont été débusqués par les services de la Brigade de police des frontières maritimes (Bpfm) à l’intérieur d’un conteneur frigorifique à bord d’un cargo espagnol, en partance pour Almeria, ville côtière espagnole. Des conditions extrêmes qui ne semblent pas effrayer ces jeunes de plus en plus nombreux à tenter leur chance, et qui induit une nette augmentation de ce phénomène devenu récurrent. De récents rapports statistiques indiquent que le nombre de candidats à l’immigration clandestine en Algérie est de 4000 à 5000 par an. L’Ouest et le Centre étant les régions les plus touchées.

Grèce: plus de 200 clandestins interpellés


Plus de 200 immigrants clandestins ont été interpellés au cours du week-end, pour la plupart au large des îles de Lesbos et Samos et de Kos en mer Egée, a annoncé le ministère grec de la Marine marchande. Les garde-côtes de Samos, dans l’est de la mer Egée, ont arrêté 66 migrants dont huit mineurs, découverts à bord de trois canots gonflables.

Deux autres groupes, de 31 et 20 migrants, ont été découvert ce matin à bord de deux canots, au large de l’île de Kos et de l’îlot d’Agathonissi, dans le sud-est de la mer Egée. Ils ont indiqué être partis des côtes turques. Hier, au large d’Agathonissi et de l’îlot proche Farmakonissi, les patrouilleurs ont découvert à bord de deux canots 60 migrants et un de leurs passeurs présumés. Vendredi soir, le ministère avait annoncé que 55 migrants, dont cinq mineurs, avaient été arrêtés au large de l’île de Lesbos, dans le nord de la mer Egée. Par ailleurs, la police a arrêté aujourd’hui 23 migrants albanais sans papiers dans la région de Kastoria, près de la frontière gréco-albanaise.

Les autorités n’ont pas fourni de précisions sur la nationalité des migrants qui seront jugés pour la plupart en flagrant délit et seront transférés dans des centres de détention.

L’afflux de migrants en Grèce, pour la plupart venus d’Asie ou d’Afrique via la Turquie et à destination de l’Europe occidentale, est très fréquent. Le week-end précédent, près de 250 migrants avaient été interpellés.

Source : AFP

L’armée marocaine noie une trentaine d’immigrants

Elle a fait couler leur embarcation à El Hoceima

El Watan

Effroyable, le mot est faible pour nommer cet acte d’une rare cruauté commis par l’équipage d’un navire de la marine marocaine le 28 avril dernier qui a fait noyer une trentaine d’immigrants subsahariens dont 4 enfants au large d’El Hoceima au nord-est du Maroc.

Cette information rapportée par le quotidien espagnol El Pais et confirmée par une ONG marocaine met à nu une réaction d’une rare violence de la part de soldats marocains qui ont délibérément fait couler un canot pneumatique à bord duquel 70 immigrants tentaient de faire la traversée vers l’Espagne. Se basant sur des témoignages de rescapés maliens et nigérians, le journaliste d’El Pais rapporte que l’embarcation de fortune a été crevée à coups de couteau par les soldats du royaume alaouite. « Deux heures après le début de la traversée, un navire de la marine marocaine s’est approché et a mis à l’eau une embarcation rapide qui s’est mise contre le canot des clandestins. Un des soldats a enfoncé légèrement un couteau dans le caoutchouc et nous a dit maintenant allez vers l’Espagne si vous voulez », confie à El Pais Campos, un des survivants de cette attaque dénuée d’humanisme et défiant toute légalité. « Nous avons essayé de mettre une rustine et nous avancions difficilement, mais je crois que nous y serions arrivés s’ils n’étaient pas revenus », rétorque Erik, un pêcheur nigérian de 31 ans, dont la femme et la fille de 3 ans ont péri noyées. Revenant à la charge, les soldats marocains avaient décidé d’aller jusqu’au bout de leur forfait. « Un soldat a commencé à nous menacer avec un couteau attaché à un bâton. Nous leur demandions qu’ils nous ramènent avec eux vers le Maroc parce qu’avec le canot dans cet état, il nous était presque impossible de continuer. Nous les supplions qu’ils regardent nos enfants et nos bébés », témoigne encore Campos. Les yeux éplorés et innocents des enfants n’ont eu aucun effet sur le gradé marocain qui « a pris le couteau des mains du soldat et a donné quatre coups en différents endroits du canot, qui a coulé en quelques secondes. Tout le monde s’est mis à crier et à pleurer », rapporte El Pais. Une autre vedette marocaine est venue après secourir les naufragés, alors que rapportent des témoins, « les soldats se disputaient sur la première vedette ». Le Maroc a voulu étouffer cette tragédie en transportant les survivants près des frontières algériennes. « Les survivants ont été transportés rapidement par les militaires marocains à Oujda, près de la frontière algérienne, dans l’intention de les obliger à rentrer en Algérie, comme ils l’ont déjà fait avec des milliers d’immigrants subsahariens », précise El Pais.

Nadjia Bouaricha

Des soldats marocains accusés d’avoir noyé 30 immigrants

(presse espagnole)

07.05.08

Des soldats marocains sont accusés par des clandestins africains d’avoir délibérément fait couler fin avril leur embarcation alors qu’ils tentaient la traversée du Maroc vers l’Espagne, provoquant la noyade d’une trentaine de passagers, rapporte mercredi El Pais.

Pour le quotidien espagnol, qui s’appuie sur le témoignage « d’au moins cinq survivants », entre 29 et 33 immigrants, dont quatre enfants, sont morts noyés le 28 avril au large d’Al Hoceïma (nord-est du Maroc), leur embarcation pneumatique ayant été crevée à coups de couteau par des soldats.

Une source sécuritaire marocaine avait évoqué lundi la mort par noyade de seulement « dix migrants subsahariens » mais une ONG marocaine, se basant sur des témoignages, avait fait état de « 36 migrants subsahariens morts noyés ».

Selon un envoyé spécial d’El Pais, les survivants ont été transportés près de la frontière avec l’Algérie et le Maroc essaye « d’étouffer » cette « tragédie ».

D’après le journal espagnol, environ 70 candidats à l’émigration avaient embarqué sur un grand canot pneumatique, le 28 avril vers trois heures du matin, près d’Al Hoceïma pour gagner l’Espagne.

Deux heures après le début de la traversée, un navire de la marine marocaine s’est approché et a mis à l’eau un embarcation rapide qui est venue contre le canot des « sans-papiers ».

« Un des soldats a enfoncé légèrement un couteau dans le caoutchouc et nous a dit +maintenant allez vers l’Espagne si vous voulez+ », rapporte à El Pais, Campos, un des clandestins à bord, aujourd’hui réfugié près d’Oujda (est).

« Nous avons essayé de mettre une rustine et nous avancions difficilement mais je crois que nous y serions arrivés s’ils n’étaient pas revenus » raconte un autre témoin, Erick O. pêcheur nigérian de 31 ans ayant perdu sa femme et sa fille de trois ans dans le naufrage.

Peu après, la vedette des soldats marocains est revenue à la charge et un soldat a commencé à menacer les passagers avec un couteau attaché à un bâton, selon ces survivants.

« Nous leur demandions qu’ils nous ramènent avec eux vers le Maroc parce qu’avec le canot dans cet état il était presque impossible de continuer. Nous les supplions qu’ils regardent nos enfants et nos bébés », raconte Campos.

Un gradé marocain a alors pris le couteau des mains du soldats et a donné « quatre coups en différents endroits du canot » qui a coulé en quelques secondes, selon Erick.

Une autre vedette marocaine est venue porter secours aux clandestins alors que sur la première, les soldats se disputaient.

Tunisie : tragédie d’Aouled al Mabrouk Chebba, gouvernorat de Mahdia

23 jeunes sont toujours portés “disparus”… parmi eux :

Hamza Ben Hammadi (naufragé), 21 ans, Aouled al Mabrouk

Mohamed Dalhoum (naufragé), 24 ans, al-M’hamdia

Mohamed Jebeniani, 22 ans, al-M’hamdia

Rachid Jebeniani, 22 ans, al-M’hamdia

Abdelmounîm Douiri, 27 ans

Maalek Zarga, 21 ans, al-M’hamdia

Mourad Jlassi, al-M’hamdia

Le village d’Aouled al-Mabrouk, comme celui, avant lui, d’al-Hkaïma et encore d’autres régions de la Tunisie d’«en bas », vit sous le signe du deuil depuis jeudi 24 avril quand la mer a rejeté 3 cadavres : les 23 autres candidats à l’émigration sont portés « disparus ».

Ce n’est pas une première ! C’est le énième acte d’une tragédie toujours recommencée.

Il suffit d’arpenter les ruelles du vieux quartier de al-M’hamdia (banlieue proche de Tunis) pour mesurer l’ampleur de la pauvreté, du dénuement et du chômage qui sévissent en raison des choix économiques du gouvernement tunisien.

Depuis le mois de janvier 2008, les jeunes et la population de Redeyef manifestent pour leur droit au travail ; les jeunes des régions de al-M’hamdia, al-Kabbaria, Djebel Jloud, Sidi Frej, Gafsa, Chebba, Malloulech (12 jeunes sont originaires du vieux quartier d’al-M’hamdia) partis, quant à eux, à la recherche d’un travail, d’une vie digne sur la rive nord, ont pris les barques de la mort.

En effet, le mardi 22 avril 2008 au soir, la barque des 26 jeunes a quitté Aouled al-Mabrouk Cette nuit-là, la famille de Mohamed Dalhoum (l’un des trois morts ramenés par les eaux) a reçu le dernier appel téléphonique de son fils. La famille de Ayman Ben Taïeb Hassine (qui n’a que 17 ans) attend, tout comme les autres familles, d’avoir une information sûre et définitive.

Ces jeunes savaient a priori que prendre la mer sur des barques de fortune (Harraga) est une opération hautement risquée et extrêmement dangereuse. Leur désespoir et l’absence de toute autre alternative les ont déterminés à côtoyer le danger. Fuir une situation faite de marginalisation, d’exclusion, de sentiment d’injustice, de privation, de perdition, d’absence de tout exercice de la démocratie et d’une répartition égalitaire des richesses entre les fils et les filles de la Tunisie était devenu leur seul et unique horizon.

Nous tenons à présenter nos sincères condoléances aux familles des naufragés et à les assurer de notre entière et pleine solidarité. Leur deuil est le nôtre.

Nous appelons les partis politiques, les associations et les collectifs en Tunisie, en Italie et dans les tous les pays touchés par ces drames de faire pression sur les autorités tunisiennes et italiennes pour qu’elles continuent les recherches sur le sort des 23 jeunes portés « disparus »

Nous nous joignons à l’appel lancé par la Fédérations des Tunisiens Citoyens des deux Rives pour faire de la journée du 10 mai une journée de deuil national pour les jeunes de la Tunisie et de tous les pays frappés par le drame des barques de la mort

Faisons de la journée du 10 mai, une journée de solidarité pour la dignité !

Tunis, le 26 avril 2008

Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR) ; 3 rue de Nantes Paris 75019

ftcr@wanaddo.fr / www.ftcr.eu

Sur l’axe Tamanrasset-el Goléa-Ghardaïa : 146 immigrants clandestins arrêtés durant le 1er trimestre 2008

Liberté-Algérie

BOUHAMAM Arezki

Dans le cadre de la lutte contre le crime organisé sur le territoire de la wilaya de Ghardaïa, les services de la Gendarmerie nationale ont arrêté, durant le 1er trimestre de l’année en cours, pas moins de 146 immigrés clandestins et saisi quelque 17 321 cartouches de cigarettes de marque étrangère.

Sur le registre judiciaire, les même services ont révélé l’enrôlement de 117 affaires se rapportant, pour la plupart d’entre elles, à l’immigration clandestine, d’où l’arrestation de pas moins de 145 immigrants clandestins de différentes nationalités africaines.

L’intensification de l’activité des services de sécurité sur le vaste territoire de cette wilaya du Sud s’est soldée par la saisie d’une quantité importante de moyens de transport utilisés par le réseau de contrebandiers lors de leurs différents mouvements pour le chargement, l’acheminement et le déchargement de marchandises prohibées. Un réseau, croit-on savoir, dont les tentacules ont franchi les frontières donnant sur les pays voisins du sud du pays.

Il faut dire que l’axe Tamanrasset-El Goléa-Ghardaïa est considéré comme la plaque tournante de l’immigration clandestine et l’évasion de marchandises prohibées.

Pour rappel, durant l’année 2007, rien que sur les territoires de Ghardaïa et d’El Goléa, pas moins de 80 000 cartouches de cigarettes de marque étrangère ont été saisies. Ceci en sus de quelque 400 immigrants clandestins, dont des Asiatiques, ont été arrêtés. Il est à noter que par sa position géographique, la vallée du M’zab est devenue, ces dernières années, la plaque tournante des contrebandiers. L’axe de la RN1, reliant Tamanrasset à Ghardaïa, est réputé par le nombre effarant de passages de marchandises prohibées et autres crimes organisés.

Des marchandises provenant généralement des frontières en passant par In-Salah, El-Goléa, particulièrement de la localité d’El-Mansourah. Un état de fait révélateur de l’existence d’un réseau d’immigration clandestine intense dans les régions du sud du pays, qui n’est pas sans impact négatif sur l’économie nationale et la santé publique

Grèce : 250 immigrants clandestins interpellés

RFI

04/05/2008

Le flux d’immigrants sans papiers est en augmentation en Grèce. 250 ont été interpellés entre samedi et dimanche, au large de trois îles de la mer Egée et dans le Péloponnèse, dont beaucoup de mineurs. Plusieurs passeurs présumés ont été arrêtés. Athènes demande l’aide européenne pour verrouiller ses frontières maritimes extrêmement étendues..

Au large de la Grèce et de la Turquie, la mer Egée et les îles de Leros, Samos, et d’Eubée. (Carte : RFI)

Avec notre correspondante en Grèce, Corine Valois

L’île de Leros demande de l’aide. Il n’y a plus de place pour loger les sans-papiers sur cette petite île en face des côtes turques. Les immigrés clandestins sont plus de 300, la plupart des mineurs. Les habitants demandent des vêtements et des chaussures pour les enfants. Et il va falloir trouver rapidement une solution, la saison touristique commence.

Ces derniers jours, les arrivées se multiplient et prennent des proportions incontrôlables. Près de 300 clandestins ont été repérés par les autorités grecques en seulement trois jours dans d’autres îles de la mer Egée, mais aussi au large du Péloponnèse.

Le problème de l’arrivée en Grèce de candidats à l’immigration en Europe est de plus en plus aigu. Selon les statistiques officielles, alors qu’ils étaient 4 000 en 2006, ils ont été plus de 10 000, l’an dernier.

La mer Egée est un lieu important de passage depuis les côtes turques. Et même si, à l’automne dernier, les responsables des garde-côtes grecs et turcs ont décidé de mettre au point un système sécurisé de communication pour lutter contre l’immigration clandestine, les arrivées sur les côtes grecques se multiplient. Car les circuits de passeurs sont bien organisés et les enjeux économiques très importants.

Algérie : durcissement des lois contre les clandestins

RFI

04/05/2008

Les députés votent, ce dimanche, une loi sur le séjour des étrangers. Le projet, qui a été soumis à débat, prévoit notamment l’instauration d’une carte de résidence de 2 à 10 ans et de visas biométriques, la répression des passeurs d’immigrants clandestins, ainsi que la création de centres d’accueil pour l’hébergement provisoire des ressortissants étrangers en situation irrégulière, avant leur renvoi dans leur pays d’origine.

Avec notre correspondant à Alger

Ce projet de loi « relatif aux conditions d’entrée, de séjour et de circulation des étrangers » remplacera une ordonnance de 1966. Il se propose de réviser la législation sur la situation des étrangers en Algérie au regard du « développement de la criminalité transnationale organisée et du phénomène du terrorisme ». Ce sont deux fléaux que le ministère de l’Intérieur, auteur du projet, veut combattre.

Il faut dire que l’Algérie est devenue un pays de transit et d’établissement de ressortissants subsahariens mais aussi asiatiques, syriens et marocains. On estime à environ 40 000 le nombre d’immigrants clandestins refoulés depuis 2002. Alger veut réguler et maîtriser ce flux migratoire constant.

Pour cela, le projet de loi prévoit notamment une carte de résidence de 2 à 10 ans, l’institution de visas biométriques mais aussi la création de centres d’hébergement pour les étrangers en situation irrégulière, avant leur refoulement vers leurs pays d’origine. Sur ce point, lors du débat, plusieurs députés ont mis en garde contre les risques d’une dérive xénophobe.

Avec ce texte de loi, l’Office national de lutte contre l’immigration clandestine aura un instrument juridique pour agir, essentiellement, dans les régions frontalières avec le Maroc et à l’extrême sud du Sahara.

Kadhafi, le sacré vigile de l’Europe


mercredi 23 avril

Anna-Patricia Kahn

L’opinion publique allemande grogne dès qu’une entreprise locale fait du business sécuritaire avec la Libye du colonel Kadhafi, toujours jugé infréquentable. Pourtant, l’Allemagne et ses pairs européens collaborent allègrement avec les Libyens dès qu’il s’agit de lutter contre l’immigration clandestine. Explications.

Un nouveau scandale défraie la chronique en Allemagne. Cette fois, c’est une société privée allemande qui s’est fait prendre la main dans le sac en train de s’engraisser sur le dos de la Libye. La BDB, c’est son nom, était basée au fin fond de la Frise orientale, une région perdue du nord de l’Allemagne. Du coup, pour attirer le client, ses dirigeants n’hésitaient pas à clamer « être le partenaire le plus compétent en matière de sûreté ». Rien que cela ! Et payait grassement les ex-barbouzes qui y travaillaient : jusqu’à 7 000 euros les trois semaines pour perfectionner les hommes du colonel Kadhafi dans l’art du combat.

Ce juteux business avec Tripoli a été rendu public par deux anciens policiers qui se jalousaient et ont fini par vendre la mèche. La BDB, depuis en liquidation judiciaire, aurait encaissé 1,6 millions d’euros rien qu’avec les Libyens, et une trentaine d’anciens policiers sont mêlés à cette affaire qui choque l’opinion publique allemande qui n’apprécie guère le colonel Kadhafi. « La Libye, tonnent les parlementaires allemands alarmés, est un État voyou. Vendre des armes à cet État serait vilain et immoral. » Jolies déclarations ô combien naïves ou hypocrites. Déjà, l’hebdomadaire Der Spiegel parle d’un accord de coopération global entre l’Allemagne et le régime du colonel Kadhafi consistant à lui livrer armes et savoir-faire technologique…

Des sacs à cadavres pour les clandestins…

Mais cela n’est que la partie visible de l’iceberg. En effet, l’Allemagne ne dépareille en rien de ses pairs européens, qui s’entendent comme larrons en foire avec les Libyens dès qu’il s’agit d’empêcher les migrants africains de prendre d’assaut la forteresse Europe.

Ainsi, des fonctionnaires de tous les pays européens travaillent main dans la main avec le régime libyen, pour refouler ces indésirables qui transitent notamment par le vaste territoire de la Grande Jamahiriya arabe libyenne populaire et socialiste. Chaque année, des milliers d’entre eux, qui ont survécu à la traversée du désert de Libye, embarquent sur des radeaux de fortune. Direction, Malte ou la Sicile. Le flot de Subsahariens ne faiblissant pas, l’immigration clandestine est devenue la bête noire de l’Europe qui a trouvé en la Libye de Kadhafi un garde-chiourme hors pair qu’il convient d’équiper comme il se doit.

Dans un rapport interne à Frontex [1], l’agence officielle qui coordonne la gestion et la surveillance des frontières européennes, datant de 2004 et que Bakchich s’est procuré, on trouve une liste détaillée du matériel livré par les Européens aux Libyens pour leur permettre « d’attraper les clandestins en route vers l’Europe ».

Au menu : « 40 jumelles à infrarouge, 6 jeeps, 6 000 matelas et un millier de sacs pour le transport de cadavres. » Il faut dire que des centaines de clandestins périssent chaque mois, notamment noyés, en tentant de rallier l’Europe, au point que certaines ONG comparent la Méditerranée à un cimetière marin…

« Graves manquements aux droits de l’homme »

Tout aussi grave, pour l’ONG allemande Pro Asyl, le renforcement de la collaboration européenne avec le régime du colonel Kadhafi, « conduit à de graves manquements aux droits de l’homme ». Le fait que, selon un second rapport de Frontex daté de 2005, « dans l’exercice financier pour l’année 2005, une allocation spéciale a été prévue pour la construction de deux camps de plus pour les immigrants illégaux, à Kufra et Sebha (sud de la Libye) » ne laisse rien présager de bon.

Bien que Tripoli ait signé la Convention de Genève, les ONG se font du mauvais sang pour les clandestins coincés en Libye. « Plus de 60 000 réfugiés y sont emprisonnés dans de très mauvaises conditions », s’indigne Karl Popp, de l’ONG Pro Asyl. « Les accords entre les différents ministères de l’Intérieur européens nous rendent non seulement dépendants mais aussi complices du régime autoritaire du colonel Kadhafi. »

Et cette coopération Europe-Libye n’est pas prête de faiblir si on en juge par le contenu du dernier rapport de Frontex, remontant à l’année dernière. On y découvre que la Libye réclame carrément du matériel radio, des hélicoptères et des radars en plus. Pour quel usage ? Frontex ne le précise pas, mais l’Europe lâche du lest. Depuis leurs bureaux de Varsovie, en Pologne, les fonctionnaires de Frontex préparent actuellement une nouvelle offensive pour renforcer la frontière sud de l’Europe. Cet été, une flotte européenne devrait croiser en Méditerranée pour refouler les embarcations des clandestins vers les cotes libyennes. L’opération sera menée par des officiers libyens.

Lutte contre l’immigration clandestine : dix personnes étrangères arrêtées à Hassi-R’mel et 45 autres à Maghnia

Liberté-Algérie

23 avril 2008

Les éléments de la Gendarmerie nationale de Hassi-R’mel ont mis la main sur dix immigrants clandestins de nationalités nigérienne et malienne, sur la RN1 reliant Laghouat à Ghardaïa. Six d’entre eux, de nationalité nigérienne, ont été arrêtés à Bellil. Les quatre autres, de nationalité malienne, ont été arrêtés au lieudit Tilghemt relevant de la commune de Hassi R’mel et distant d’environ 90 km au sud du chef-lieu de la wilaya de Laghouat.

Les mis en cause ont pénétré dans le territoire national à travers les wilayas frontalières du Sud. Ils seraient en possession de visas falsifiés. Leur intention était de rejoindre la frontière algéro-marocaine en passant par les wilayas de l’ouest du pays. Présentés devant le procureur de la République près le tribunal de Laghouat, ce dernier a ordonné leur mise en détention préventive en attendant le complément d’enquête les concernant et leur jugement pour les chefs d’inculpation d’émigration clandestine et faux et usage de faux, pour ensuite décider de les reconduire dans leur pays d’origine.

Par ailleurs, un groupe, composé de 45 clandestins de nationalité africaine, a été intercepté et arrêté dans la nuit de lundi à mardi lors d’une patrouille nocturne effectuée par les éléments de la brigade territoriale de la Gendarmerie nationale de Maghnia. Le groupe en question, en provenance du Maroc, avouera s’être introduit frauduleusement en territoire algérien afin de fuir la sévère répression actuellement menée par les autorités marocaines qui ne leur laisse aucun répit. Les clandestins en question ont été surpris par les gendarmes alors qu’ils étaient en train d’ériger plusieurs ghettos dans une zone dissimulée et inaccessible située à l’intérieur de l’oued frontalier de Maghnia plus communément connu sous l’appellation de “Oued Jorgii’”. Parmi les clandestins arrêtés dont la plupart sont de nationalité malienne et nigérienne, figure un ressortissant de nationalité guadeloupéenne. Par ailleurs, signalons que neuf d’entre les clandestins arrêtés ont décliné de fausses identités et de fausses nationalités, ceux-ci ont été cependant rapidement confondus par les gendarmes grâce au nouveau système d’identification (Afis) actuellement mis en service.

Ali Moussa/BOUHAMAM Arezki

Face à la démission de l’Europe, l’Algérie supporte seule la misère du Sahel

Liberté algérie

22 Avril 2008

Par :Djilali .B

Le phénomène de l’immigration clandestine ne cesse d’amplifier, malgré les mesures en vigueur pour l’endiguer. Selon une étude de la Gendarmerie nationale, qui reprend les statistiques relatives aux activités de ses unités dans le cadre de la lutte, le phénomène a atteint des proportions alarmantes.

L’étude remonte aux sources de cette hasardeuse aventure, dresse les profils des clandestins, les itinéraires et les modes opératoires des filières.

Le choix de l’Algérie par les candidats est motivé par le facteur géographique. La proximité du pays avec l’Afrique, le Sahel, grand pourvoyeur de clandestins, et l’Europe, avec une bande frontalière particulièrement immense et une porte maritime, font augmenter les chances de traversée. Si les conditions socioéconomiques et les conflits sont les principales raisons qui poussent les jeunes à tenter l’aventure, l’Algérie demeure un des rares pays de la région à traiter convenablement les clandestins arrêtés. Toutefois, note l’étude, l’accélération du phénomène risque d’induire des difficultés pour le pays, surtout qu’il est établi qu’il a des liens avec d’autres formes de criminalité comme le trafic de drogue, de fausse monnaie et de documents ainsi que la contrebande. Cela d’autant qu’il est appelé à persister compte tenu des déséquilibres économiques entre le Nord et le Sud.

Le renforcement du dispositif de la gendarmerie a donné ses fruits tant le nombre d’affaires traitées a baissé de 2%, mais le nombre de personnes arrêtées n’a pas cessé d’augmenter. La trouvaille de la voie maritime, côtes est et ouest, a encouragé les potentiels immigrants clandestins à se concentrer sur l’Algérie. En 2007, dans 1 550 affaires, 6 988 étrangers ont été arrêtés. Soit une hausse de 2% en termes d’affaires, mais 13% de plus en termes de nombre d’étrangers appréhendés, par rapport à 2006. Outre les villes de l’extrême Sud, première étape des clandestins africains, les villes côtières de l’Oranie et de l’Est en sont particulièrement affectées.

Oran, Tlemcen, Aïn Témouchent, Annaba et El-Tarf sont les destinations prisées. Elles offrent l’avantage des courtes distances des côtes espagnoles et italiennes. Même Alger n’a pas échappé, à un moindre degré, à la ruée de ces étrangers en transit.

Et ça continue. Au 1er trimestre de l’année en cours, la GN a traité 547 affaires et interpellé 2 379 étrangers en situation irrégulière. Soit une hausse de 20% par rapport à la même période de l’année précédente (457). Mais le nombre d’interpellés a diminué sensiblement, 2 094, soit 74%. Il a été relevé que des étrangers sont impliqués dans divers trafics. Depuis la mise en place du dispositif espagnol de surveillance suite aux incidents de Mellila, les clandestins ont changé d’itinéraire, passant par le Sénégal pour atteindre les îles Canaries, traversée qui connaît sont lot de morts noyés en raison surtout de la vétusté des embarcations utilisées.

Par ailleurs, la crise économique au Maroc a poussé des fournées de travailleurs à venir clandestinement en Algérie. Ils sont particulièrement dans le bâtiment, maçons, plâtriers et même des travailleurs agricoles. En 2007, 624 Marocains ont été arrêtés. Depuis 1996, les Marocains ont représenté 8% des étrangers irréguliers en Algérie. Des étrangers d’autres nationalités, n’ayant pas pu rejoindre l’Europe, ont opté pour l’installation et le travail (au noir) en Algérie.

Les candidats africains à l’immigration clandestine suivent initialement les mêmes itinéraires avant de se retrouver à Assamakha, ville nigérienne frontalière de l’Algérie. Là, ils sont pris en charge par des passeurs qui les ramènent soit à Aïn Guezzam ou jusqu’à Tamanrasset. Ceux en provenance du Mali sont ramenés à Tinzaouatine, puis Tamanrasset.

Du sud vers le nord

Ensuite, c’est la traversée du pays, du Sud vers le Nord, via In-Salah, Ghardaïa avant d’arriver à Oran et Tlemcen. Des réseaux de passeurs se chargent, là aussi, d’acheminer les clandestins vers le Maroc rejoindre l’Espagne via les deux enclaves, Mellila et Ceuta. Pour les partants à destination d’Italie, ils atterrissent à Djanet et sont acheminés en Libye pour tenter de rejoindre le pays de la Botte.

Toutefois, si le phénomène se limitait au transit concernant l’Algérie, les risques seraient minimes. Nombre de clandestins dissuadés par les dispositifs européens durcis sont tentés de s’installer en Algérie. Chose qui, à terme, comporte des risques. En effet, le risque de transmission de maladies comme le sida n’est pas à écarter — Tamanrasset comme le montrent les chiffres est la plus touchée par le sida —, la présence massive de clandestins risque également de provoquer un déséquilibre de la population. En plus de la contrebande, des trafics en tous genres, la proximité du Sahel, grand marché de trafic d’armes et de munitions, comporte un sérieux danger sécuritaire. Surtout depuis l’alliance entre les contrebandiers et les groupes terroristes. L’immigration par voie maritime s’est davantage aggravée malgré les risques et tous les accidents ayant entraîné la mort en haute mer. Le renforcement des dispositifs de surveillance des côtes n’a pas dissuadé pour autant les candidats.

L’étude a dressé le profil ainsi que le mode opératoire, avec observation et suggestions pour venir à bout du phénomène. Pour les chiffres, en 2007, la GN a traité 114 affaires et interpellé 2 055 individus dont 1 071 nationaux. Le phénomène — désormais consacré harraga — a connu une hausse de 50% de 2006 à 2007. Au 1er trimestre 2008, 100 personnes ont été interpellées dans 12 affaires traitées. Soit une hausse de 300% en termes d’affaires et 669 % en termes d’arrestations.

Le mode opératoire des harragas est simple. Huit à dix individus, d’une moyenne d’âge de 19 à 40 ans, se regroupent, cotisent pour l’achat d’une embarcation, dont le prix se situe dans une fourchette de 400 000 à 800 000 DA, que leur procure un passeur. Avec option boussole de navigation et GPS pour leur indiquer les points de débarquement. Les GPS saisis par les autorités espagnoles et italiennes sur les harragas indiquent tous Gabo de Gâta (Almeria) et Cap Rosa (Sardaigne).

La première est distante de 94 km de Aïn Témouchent et la seconde de 130 km de Annaba. Les harragas mettent entre 6 et 10h de traversée pour atteindre les côtes espagnoles et 12 à 15h pour rejoindre les côtes italiennes. Une fois les préparatifs terminés, les candidats sont emmenés de nuit dans un endroit choisi préalablement pour l’embarquement. Avec l’expérience dans le traitement de ces affaires ainsi que le travail de renseignement, la GN a découvert l’existence de filières spécialisées dans “ce commerce” de clandestins. Selon des estimations, les “passeurs” prélèvent entre 3 000 et 5 000 euros par personne. Des propriétaires de chalutier, notamment espagnols sont complices du trafic de clandestins qu’ils aident moyennant une commission allant de 100 000 à 180 000 DA.

Le profil du “harrag” n’est pas complètement cerné tant il a changé et évolué. Il peut être un homme, âgé entre 19 et 40 ans, chômeur et sans niveau d’instruction. Désormais, ces paramètres ne sont plus valables même si une majorité de clandestins répond à ce profil. Peut-être une femme. On y trouve des jeunes, âgés entre 16 et 18 ans.

Des universitaires et des fonctionnaires. Ils peuvent venir de toutes les régions du pays. Ils peuvent également être des étrangers.

L’étude recommande, enfin, pour lutter efficacement contre ce phénomène, le renforcement du dispositif juridique par l’introduction de sévères sanctions contre les réseaux de passeurs, le recensement des embarcations et le contrôle de leurs achats et ventes. La sensibilisation, à travers des campagnes comme les journées organisées par la GN, implication des associations afin de sensibiliser les jeunes et l’opinion publique. Cela, en plus du renforcement des dispositifs, notamment la surveillance aérienne de la GN et des gardes-côtes.

La « Suisse libyenne » et le Nigérian


08 avril 2008

Avec ses rues tip-top, Missourata est surnommée “la Suisse libyenne” (on appelle bien Tripoli « la Blanche mariée de la Méditerranée »), mais ce qui la distingue des autres villes, ce sont surtout ses taxes douanières. Les plus avantageuses du pays. Missourata fait ainsi office de duty free. C’est aussi une étape agréable qui contraste avec le tumulte de Tripoli, 200 kilomètres plus à l’ouest.

MISSOURATA Près du souk, une vaste place accueillait jadis le marché aux vêtements. On peut encore lire les numéros des stands sur le sol. En 2008, six jours sur sept, de 16 à 20 heures, s’y invite le « Salon de l’Auto ». A la criée, version open air, trois pour le prix de deux. “Ici, on aime bien changer de voiture, on achète, on revend, on achète”, me dira-t-on.

Dans le souk, les vendeurs sont assis dans la brouette qui a permis de transporter les marchandises. Des tailleurs alignés derrière leur machine sont au sevice de ces dames. Dans une échoppe à chawarma (lamelles de viande cuite à la broche introduite dans un pain plat, l’incontournable fast food libyen), je rencontre Abraham (photo), un Nigérian qui usine des portails en acier pour 500 dinars par mois (500 francs suisses). « Sans papier, c’est pas mal. En plus, quand la police m’arrête, j’appelle mon patron et c’est réglé. Pas de racket, pas de coup, pas de prison…” En Libye depuis deux ans, il n’a été qu’une seule fois invité dans la maison d’un Libyen. “C’était un black« , précise-t-il (les harathin, cultivateurs noirs des oasis du Sahara depuis des siècles, vivent pour la plupart à Tauorga, à 50 kilomètres plus à l’est).

FACE A L’EUROPE Puisque Abraham a congé, on fait route vers la mer. Sur la plage, il parle de l’océan, des côtes nigériannes, des « vraies vagues »… puis d’un ami, dont il est sans nouvelles, probablement mort en tentant sa chance vers l’Europe. Selon lui, 80% des haragas meurent en mer. C’est très probablement faux, mais cela en dit long sur son état d’esprit. S’il continue d’usiner des portails en Libye, c’est pour payer son retour au Nigéria.

Avec ses 1770 kilomètres de côtes, la Libye reste une base de départ très prisée pour l’immigration clandestine vers l’Europe, via les îles de Malte et de Lampedusa, au large de la Sicile. Même si depuis 2004, des bateaux européens patrouillent sur la côte. Même si en janvier dernier, la Libye annonçait l’expulsion de deux millions d’immigrants clandestins... En plus des presssions européennes, les autorités de Tripoli doivent répondre au raz-le-bol des Libyens. Les clandestins sont accusés de répandre l’insécurité (les Libyens m’ont déjà plusieurs fois conseillé de ne pas m’aventurer dans les « quartiers africains”), de vendre de la drogue, de propager des maladies (la phobie du sida est impressionnante) et d’occuper des emplois au détriment des jeunes chômeurs libyens. Le chômage est en effet estimé à 30%, mais comme partout, les clandestins exécutent des tâches que peu de Libyens accepteraient…

400 harraga demandent des laissez-passer pour rentrer en Algérie

El-annabi


Emigrés algériens clandestins en Espagne

mardi 15 avril 2008.

Les harraga algériens qui demandent leur expulsion, c’est un phénomène qui prend de plus en plus d’ampleur en Espagne, selon une étude établie récemment par la Fédération des associations des algériens émigrés en Europe.

« Ils sont entre 350 et 400 algériens en situation clandestine à avoir demandé des laissez-passer aux autorités espagnoles, leur permettant de retourner en Algérie », nous a confié hier le SG de la fédération et président de l’association des émigrés algériens en Andalousia, Saïd Benrekia. Ces harraga atterrissent dans la plupart des cas dans les centres d’internement de clandestins et personnes en situation illégale sur le territoire espagnol. Le travail effectué par l’association de Saïd Benrekia fait état de plus de 1 550 harraga algériens entre 2007 et mars 2008, à travers seulement trois camps visités, ceux d’Algesiras, Malaga et Almeria.

Ces demandes de laisser-passer et d’expulsions qui se multiplient de jour en jour sont un indicateurs de la grande déception que rencontrent les harraga algériens à la fin de la grande aventure qu’ils tentent souvent en jouant avec la mort. Or et même en voulant avoir recours à cette formalité pour mettre fin à leur calvaire dans les centres d’internement, les resquilleurs algériens se heurtent souvent à l’hostilité des autorités espagnoles, vu qu’ils ne possèdent pas de papiers prouvant leur identité, explique M. Benrekia.

Il ajoutera que cet absence de papiers d’identité est un sérieux handicap : « Cela nous bloque aussi en tant qu’association qui cherche à venir en aide à nos concitoyens en difficulté », dit-il. Cela dit, notre interlocuteur nous cite l’exemple d’un algérien originaire d’Oran qui a, a-t-il dit, « décidé de tenter sa chance avec les harraga alors qu’il avait une bonne situation en Algérie et qu’une fois arrivé, il n’a pas pu supporter les terribles épreuves qu’il a subies et a décidé de rentrer à Oran.

Mais il n’avait pas pu entrer en contact avec notre association et s’est présenté à deux reprises à la police, qui l’a envoyé balader parce qu’il ne pouvait justifier de pièces d’identité. Aussi et en désespoir de cause,il a commis une infraction en cassant volontairement une cabine téléphonique publique pour se faire arrêter. Nous avons eu vent de son histoire et nous sommes allés l’assister ; il a enfin réussi à retourner au pays » a-t-il conclu.

Un autre problème épineux que rencontrent les harragaalgériens est aussi soulevé par l’association. Il s’agit de ceux qui finissent en prison pour immigration clandestine et les organisateurs de traversée pour les harraga. Ils sont au moins une trentaine d’Algériens a avoir écopé de peines de prison allant de quatre à six ans, et qui ont été dénoncés souvent à tort par les propriétaires des embarcations de fortune qui servent aux traversées périlleuses.

Par ailleurs, il ressort de l’étude de ses deux phénomène que la cause revient principalement aux limites imposées par les autorités espagnoles au sujet de l’octroi des visas. 90% des Algériens harraga recensés dans les camps d’internement ont accusé des refus lors de leurs demandes de visa. Aussi un appel pressant est lancé dans ce sens par la fédération des associations des émigrés algériens en Europe aux autorités espagnoles.

« Nous pensons qu’il est temps que les autorités espagnoles révisent leur politique en matière d’octroi de visas pour les Algériens et augmentent un peu le quota accordé », explique M. Benrekia, en ajoutant que « cela va permettre d’éviter autant de situations dramatiques désastreuses ».

Par Habiba Ghrib — Le Jour d’Algérie

Poignants témoignages de harragas. L’enfer des geôles marocaines

13 Avril 2008, L’Expression

Le ligotage des mains et des pieds, le fer chauffé au chalumeau et le châtiment corporel… Le summum de la sauvagerie humaine. Le jeune Goumid (30 ans) Mourad, natif de Aïn Témouchent, était asthmatique à sa tentative de harga en 2006.

Son état de santé s’est dégradé à son incarcération. Il est décédé dans les geôles marocaines lorsque la Mekhaznia a refusé de lui remettre son médicament, confisqué à son interpellation à Nador. Les habitants de Aïn Témouchent s’en souviendront éternellement.

Plusieurs dizaines de camarades de Goumid ont tenté la harga via le Maroc. Ils ont été, à chaque fois, victimes des exactions graves jusqu’à l’atteinte à leur dignité par la police marocaine. Il s’agit, particulièrement, des premiers immigrants avant que le phénomène ne prenne de l’ampleur.

Ces derniers gardent à jamais les séquelles des violences inouïes subies dans les commissariats de Nador et de Oujda. Des femmes et des hommes n’ont pas échappé à ces dépassements et à ces atteintes à leur dignité, aux traitements inhumains de la Mekhaznia. Aujourd’hui, ils ont décidé de briser le mur du silence. Ils veulent partager leurs pénibles secrets. Ils font part des sévices endurés.

Ils sont pour la plupart originaires de Aïn Témouchent. Moulfi Djamel, Daoud Mohamed, Ben Othmane Saïd, Bekhiche Kamel, Gharbi Soufi, Lagouni Nourredine en ont plein le coeur et vident leur sac. La raison n’arrive plus à contenir les souffrances. Ils dévoilent des vérités inouies sur des scènes abominables de violences qu’ils ont vécues ou auxquelles ils ont assisté.

Arrestations, passage à tabac…et exactions

La police marocaine guette le moindre signe pour actionner la machine répressive. Elle utilise la force et la brutalité. Elle est partout et bafoue toutes les règles des droits d’incarcération. La Mekhaznia a, depuis que l’Algérie décida, en 1994, la fermeture de ses frontières Ouest, adopté la violence comme seul moyen de répondre à l’immigrations clandestine des Algériens. Pour les harragas algériens, qui ont tenté de rallier l’Espagne, les terres marocaines ne sont toujours pas hospitalières.

Ils sont refoulés, mais de quelle manière? Le refoulement n’est prononcé qu’après les pires atrocités. Même le «bakchich» versé aux policiers de Sa Majesté ne sert à rien. Une seule certitude taraude alors les esprits de ces «Chragas» – au Maroc, les Algériens sont appelés Chragas en référence au pays de l’Est: sortir indemnes.

Ce qui n’est jamais garanti d’avance. Et les invectives, les intimidations, le matraquage, le ligotage des mains et des pieds, le fer chauffé au chalumeau, le châtiment corporel…Les policiers alternent dans leur besogne bannissant les droits humains les plus élémentaires. Mohamed Daoudi n’oubliera pas de sitôt son séjour infernal au commissariat de Nador et à la prison d’Oujda. «Un séjour de plusieurs dizaines de jours qui a viré au cauchemar.»

Il en garde la marque d’un fer chaud sur l’épaule. Un traitement réservé exclusivement, aux animaux, par les cow-boys du Far West. Le jeune Daoudi, 28 ans, a tenté l’aventure car sa terre natale, Aïn Témouchent, n’est plus nourricière, pour subvenir aux besoins de sa famille. En 2001, il prend comme destination Nador, ville frontalière de Melilla (Espagne).

Après un court séjour, il devait rallier la terre ibérique, avec un faux passeport marocain, remis par son passeur. Mal lui en prit. Des Marocains ayant remarqué la présence de quatre Algériens dans la chaîne au niveau du poste frontalier ont averti les policiers. Le jeune Daoud et ses trois compagnons furent interpellés et matraqués jusqu’au sang.

Transférés au commissariat de la ville de Nador, ils subirent toutes les humiliations. La gorge nouée, Mohamed Daoud témoigne: «On nous a déshabillés à la première minute qui a suivi notre identification.

Un policier m’a reconnu comme étant récidiviste.» Le feuilleton des sévices ne fait que débuter pour Daoud. «D’autres policiers sont passés à l’acte. Ils nous ont tabassés à l’aide d’un câble électrique. Non satisfaits de leur oeuvre infernale, les mêmes policiers nous emmènent au sous-sol du commissariat, et ce fut le cauchemar.»

Pour étayer ses propos, Daoud dévoile la cicatrice gravée au fer et à jamais sur son épaule. «Au sous-sol, nous avons subi le pire des châtiments corporels, nos bourreaux ont chauffé à l’aide d’un chalumeau, un fer et chacun de nous quatre a été marqué sur une partie du corps.»

Le même harraga a accepté de témoigner sur un cas d’exaction répété, sur trois femmes algériennes dans le commissariat d’Oujda. Bessahraoui Nourredine, âgé de 45 ans, a été arrêté en 2004 à Beni Sar, poste frontalier de Nador avant d’atteindre Melilla.

La brutalité singulière du Mekhaznia

«Parmi nous, il y avait un père et son fils de 14 ans. Le père a pu franchir le poste de Beni Sar et gagné Melilla tandis que son fils a été arrêté», se souvient aujourd’hui Bessahraoui.

Depuis le transfert au commissariat et la garde à vue prononcée contre les personnes interceptées, le jeune enfant n’a plus donné signe de vie, a-t-il ajouté. Selon Bessahraoui, ces scènes d’atteinte à la dignité des jeunes Algériens sont fréquentes. Notre interlocuteur cite le cas d’un couple d’Algériens maltraités. La femme a été tabassée devant son mari.

Un autre harraga, une autre histoire…Nourredine Lagouni a refusé de rejoindre le maquis terroriste en 1992. Sa vie est, depuis, intimement et vainement liée à la harga. Aussi, le nom et les histoires de ce vieux des routes de Tounane, El Bhira, Bab El Assa à Ghazaouet (Tlemcen) peuvent remplir des fascicules. Depuis 1992, il n’a cessé de rallier l’Espagne.

Expulsé, tantôt des terres ibériques, tantôt du Maroc, il garde en tête éternellement son projet: regagner l’Espagne. Son ultime tentative ayant échoué remonte au mois dernier. Il a été refoulé de Nador. Dans plusieurs de ses péripéties, il a été témoin de plusieurs cas de viol.

Des Algériennes ont été interpellées aux frontières. La suite est connue, lâche-t-il timidement. Les harragas algériens connaissent par coeur et les routes qui mènent vers les issues espagnoles et les hommes qui les surveillent. Parmi ces anges-gardiens, l’officier Mustapha Lgharbi.

La bête noire des harragas. Un autre nom hante les esprits de tous les harragas. Il est derrière l’échec d’un nombre important de tentatives de la harga via le Maroc. Juge et bourreau.

Pour Lagouni Nourredine, cet officier marocain est, à la fois, impliqué et associé dans toutes les histoires liées aux malheurs des Algériens et des Algériennes qui ont frôlé la folie. Il flaire la présence de tout immigrant clandestin, notamment celle des Algériens. De nuit comme de jour, aucun détail ne lui échappe.

Des mesures…que des paroles en l’air

Ni les mesures de Djamel Ould Abbès, ministre de la Solidarité nationale, ni les actions sociales n’ont tempéré l’ardeur, encore moins et le désir des harragas. Une seule idée les obsède; partir ailleurs. A Aïn Témouchent ou El Ghazaouet, le même constat. Des jeunes, moins jeunes, des licenciés, des récidivistes, guettent la moindre occasion pour prendre le large.

A Aïn Témouchent, M.Rezkallah, commandant du groupement de la gendarmerie, nous a annoncé qu’une batterie de mesures est mise en oeuvre. Les 14 plages de la wilaya sont surveillées. A tout mouvement suspect, une alerte est déclenchée et suivie d’une intervention. Aussi, le dispositif du renseignement est en quête permanente d’informations.

Plus loin, les plages de Oued El Halouf, Targa, Aïn Kihel, Rechgoune, Sassel, Bouzedjar, El Mordjane, Sidi Djeloul, sont devenues des lieux d’embarquement à ciel ouvert. A Ghazaouet, des jeunes et adultes ont installé plusieurs camps, notamment au niveau de la forêt de Ouled Abdellah. Ils attendent de longs mois, le temps que l’étau se desserre pour tenter l’aventure. Les candidats connaissent tous les accès, maritimes ou terrestres.

El Bhira, Ouled Dziri, et Trik Tounane à El Ghazaouet (Tlemcen) mènent tout droit à Almeria, le point le plus proche. Les issues de Boujdour, Boukanoun, village Nylou, Bir El Djeref, donnent accès à Saaïdia plage, Ahfir et Oujda (Maroc). Le passage de Bab El Hassa (Maghnia) permet d’atteindre Lala Aïcha au Maroc. Ceci pour les voies terrestres. Le phénomène prend des virages dangereux. Vivre dignement ou mourir en martyr, est le credo des harragas.

Onze corps ont été repêchés ces dernières 24 heures au large des plages d’Oran. Entre les dents de la mer et les griffes de la prison, des récidivistes ont décidé d’abandonner le phénomène. La plupart d’entre eux ont à leur actif plus de trois tentatives de harga. Ils veulent lutter contre l’immigration clandestine.

Les rescapés de la mer et ceux qui ont subi l’humiliation de la Mekhaznia, inscrivent leur action dans la durée. Ils aspirent a être, d’abord, pris en considération à travers des actions en leur faveur. Mais ils aspirent aussi que l’Etat se penche sur les cas de dépassements qu’ils ont vécus au Maroc.

Aït Ouakli OUAHIB

« EL HARGA » : un choix ou une nécessité ? Pour quelles raisons ? Qui en est responsable ?

6 avril 2008.

Rappelez-vous !! Des naufrages, des cadavres sur les bords de la Méditerranée, des arrestations au large de la mer, des scènes alarmantes et traumatisantes retransmises qu’on a tous vus, sur toutes les chaînes de télévision. Sur des embarcations de fortune, ils tentent de gagner l’Europe. Ils nous lancent des messages têtus sur leurs souffrances et leur optimisme qui font virer le rêve au cauchemar, rappelant que l’augmentation des prix du pétrole et une réserve de change de 140 milliards de dollars ne sont que des cadeaux empoisonnés aux Algériens.

Pour quelle raison ? De quelle manière ? Qui en est responsable ? Qui est l’auteur de ces opérations suicidaires ? Est-ce que les « HARRAGA » ont été forcés de fuir leur pays ? Ou c’était leur choix tout simplement ?

En Algérie et pendant longtemps, les gens ont été forcés de fuir leur pays du fait de pauvreté en quête d’une vie meilleure. Mais de nos jours en Algérie « d’el iza w’el karama », les causes actuelles qui encouragent les jeunes à abandonner leur pays ne sont plus les mêmes qu’avant… « EL HOGRA », le chômage, la bureaucratie, l’inégalité des chances, la baisse totale du pouvoir d’achat et la pauvreté, la corruption, l’ignorance, les pistons, l’insécurité, l’exclusion des cadres, le terrorisme administratif, la mauvaise gestion du pouvoir… Et aussi l’imaginaire de l’autre coté de la méditerranée.

Ils sont des Algériens, de toutes catégories sociales et de toutes tranches d’âges, des deux sexes, des universitaires parfois. Ils ne veulent que réussir leur vie, assurer un revenu stable et surtout être traiter humainement. Ils ne sont ni des criminels, ni des escrocs, ils ne veulent que déserter leur patrie en risquant leur vie. Ils paient jusqu’aux 200000 dinars (2000 euros) aux marchands de rêves, le droit de passage vers l’Europe. Muni d’un simple gilet de sauvetage, ils se cotisent parfois pour acheter un ZODIAC avec moteur, des vivres, de l’eau pour prendre la mer. L’aventure se termine souvent mal, comme la plus part des cas, repêchés morts noyés par les garde-côtes. Il arrive souvent que ces traversées de la méditerranée finissent d’une manière tragique et dramatique. La traversée du Méditerrané est l’étape la plus importante d’un voyage dangereux à destination de l’Europe. Pour eux, la Méditerranée est un point de passage quasi-obligé.

Ce phénomène d’ « EL-HARGA » a fait son apparition ces dernières années dans les côtes algériennes plus proches de l’Espagne et l’Italie, et tend à prendre une certaine ampleur.

Les migrations des Maghrébins vers l’Europe, qui ne connaissent aucune frontière géographique ou légale, seront peut-être l’un des problèmes centraux de ce siècle. Le phénomène d’ « EL HARGA » est désormais un problème délicat auquel se trouvent confrontées les nations des deux côtés de la Méditerranée.

M. Walid ZOGHBI Sociologue, Journaliste, Doctorant et Chercheur en Sciences de l’Information et de la Communication

Walid ZOGHBI, Sétif Info

L’Algérie envisage de resserrer les contrôles sur l’entrée et le séjour des étrangers

Magharebia

2008-04-15

Les députés algériens discutent d’un projet de loi qui modifierait une loi vieille de quarante ans sur les conditions d’entrée et de séjour des étrangers. Ses partisans affirment que cette mesure permettra de faciliter l’entrée et la circulation légales des étrangers tout en permettant de mieux lutter contre les trafics en tout genre et le terrorisme, mais des questions se font jour sur les projets de centres de détention que comporte cette nouvelle législation.

Par Mohand Ouali pour Magharebia à Alger – 15/04/08

Un projet de loi gouvernemental visant à imposer de nouvelles conditions à tous les étrangers entrant, séjournant et se déplaçant en Algérie a été déposé sur le bureau de l’assemblée mercredi 9 avril. Le Ministre de l’Intérieur Noureddine Yazid Zerhouni, qui présentait ce projet de loi lors d’une session de l’Assemblée Populaire Nationale (APN), a déclaré que cette mesure aidera les responsables de la sécurité à contrôler l’identité des étrangers et à combattre plus efficacement le terrorisme et les activités criminelles.

Le texte régissant la présence des étrangers est en vigueur depuis 41 ans ; les partisans de ce projet de loi affirment que la situation sécuritaire de l’Algérie, ainsi que les évolutions de la législation internationale, l’ont rendu obsolète. « L’Algérie doit faire face aujourd’hui au crime organisé dans le secteur économique, au trafic de drogue et à la contrebande des armes en relation avec le terrorisme », a déclaré le ministre, expliquant qu’au plan international, en particulier dans l’Union Européenne, la législation avait été adaptée pour renforcer les contrôles d’immigration.

Cette nouvelle loi facilitera l’entrée et les déplacements légaux des étrangers, tout en permettant de lutter plus efficacement contre l’immigration clandestine, la contrebande et les atteintes à la sécurité. Elle prévoit une aggravation systématique des sanctions pénales contre les réseaux des passeurs, les sociétés transportant des immigrants clandestins et les entreprises employant des étrangers en situation irrégulière.

Les étrangers qui souhaitent s’établir de manière permanente en Algérie recevront un permis de résidence valable pendant deux ans, tandis que les stagiaires ou les personnes disposant d’un contrat de travail pourront obtenir, en fonction de leur situation, des cartes de résidence de moins de deux ans. La loi envisage toutefois la possibilité de délivrer une carte de séjour d’une durée de validité de dix ans aux ressortissants étrangers qui se sont établis en Algérie d’une façon continue et légale pendant sept ans ou plus.

Outre cela, cette loi rendra obligatoire le visa biométrique dans les représentations diplomatiques, avec des relevés d’empreintes et des photographies des étrangers au niveau des postes frontaliers ou lors de contrôles de police effectués sur le territoire national. La souscription à une assurance voyage et l’acquittement du droit du timbre pour la délivrance de la carte de résident seront également obligatoires.

Mais le projet de loi introduit une nouveauté qui n’a pas manqué de soulever les critiques des députés, à savoir la création de centres d’accueil pour les immigrés clandestins dans l’attente de leur reconduite à la frontière ou leur rapatriement. Certains députés ont demandé que cette disposition soit purement et simplement annulée, dénonçant une mesure qu’ils jugent incompatible avec la liberté, et affirmant qu’elle sacrifie l’humanisme au bénéfice de la sécurité.

Répondant aux critiques des parlementaires, M. Zerhouni a déclaré : « Cela ne veut pas dire que l’Algérie va renoncer à ses positions de solidarité avec les peuples, ses principes sur les Droits de l’Homme, et qu’elle veut s’enfermer sur elle-même. »

Un chercheur qui a mené plusieurs travaux sur le sujet des migrations estime que les préoccupations des députés sont valables. Saïb Musette explique en effet que « le point le plus contestable » de ce projet de loi est « la création de centres d’accueil et la possibilité donnée aux walis de procéder à des expulsions, ce qui n’est pas conforme aux conventions ratifiées par l’Algérie en matière de protection des droits des migrants. »

« J’aurais souhaité avoir le texte sous les yeux pour le comparer avec les dispositions marocaines ou tunisiennes », ajoute M. Musette.

Malgré la couverture réservée par la presse dans ses éditions aux débats à l’Assemblée Populaire Nationale, il n’y a eu que peu de réactions populaires en Algérie.

Salaheddine Badaoui, gérant d’une entreprise, a déclaré n’être absolument pas au courant de ce projet. “Je vais tout de suite m’informer”, a-t-il affirmé à Magharebia.

[Getty Images] Des immigrants clandestins quittent le Mali pour la frontière algérienne. Le parlement algérien étudie actuellement une nouvelle loi réglementant les conditions d’entrée, de séjour et de déplacement des étrangers

Un sous-marin de l’OTAN repère des clandestins

Publié le 13 avril 2008

28 immigrants ont été récupérés à 50 nautiques au sud-est de Malte dimanche par un patrouilleur maltais.

Le patrouilleur avait été envoyé samedi pour récupérer les immigrants, luttant contre des conditions de mer et de vent difficiles, après que le commandement de l’OTAN à Naples ait informé Malte qu’un sous-marin de l’OTAN avait découvert un bateau plein d’immigrants illégaux, ayant tous revêtus des gilets de sauvetage, à la dérive et ayant besoin d’assistance.

Immigration clandestine : 13 cadavres repêchés au large d’Arzew, ouest algérien

Algeria News – Algérie Actualités

8 avril 2008

Enregistré dans : Politique — hwawi @

Le bilan des “harraga” algériens (candidats à l’immigration clandestine) qui ont péri au large d’Arzew, dans la région d’Oran (430 km à l’ouest d’Alger), s’est encore alourdi. Les gardes-côtes ont repêché jusqu’ici 13 cadavres, a rapporté mercredi matin la radio algérienne.

Le précédent bilan faisait état de onze corps sans vie repêchés au même endroit. Ils ont été répérés flottant sur l’eau et repêchés par les gardes-côtes. Certains corps ont été identifiés grâce aux téléphones mobiles. L’âge des victimes de cette tragique tentative d’immigration clandestine varie entre 20 et 25 ans. Ce groupe de « harraga », originaires de Tiaret pour la majorité d’entre eux, était composé de 16 jeunes ayant pris la mer dans la nuit du 4 et 5 avril à bord, semble-t-il, de deux embarcations de fortune. Les recherches se poursuivaient encore lundi en fin d’après-midi pour retrouver les corps des autres « harraga » portés disparus. Lire la suite des événements

Plus de 900 clandestins morts en route vers l’Espagne en 2007 (association)

13.03.08 | 18h32

Le Monde

Plus de 900 immigrants sont morts en mer en 2007 en tentant de gagner clandestinement les côtes de l’Espagne, selon un rapport d’une ONG espagnole de défense des droits de l’homme publié jeudi.

Sur les 921 morts estimés par ce rapport, 629 était originaires d’Afrique subsaharienne, 287 d’Afrique du nord et cinq étaient asiatiques.

Au total, 732 sont morts à proximité des côtes ouest ou nord-africaines au début de leur périlleuse odyssée, et 189 près des côtes espagnoles, selon ce rapport de l’Organisation pour les droits de l’Homme d’Andalousie (APDH-A).

Selon cette ONG basée dans le sud de l’Espagne, « 89 immigrants clandestins sont déjà morts au cours des deux premiers mois de l’année » 2008 en tentant de gagner les côtes espagnoles à bord d’embarcations de fortune.

Le rapport de cette association juge par ailleurs impossible d’estimer le nombre d’immigrants morts en plein désert, sur la route qui traverse le Sahel vers l’Algérie ou la Libye, deux pays de transit de l’immigration clandestine vers l’Europe.

Il affirme que « certains hauts responsables du ministère de l’Intérieur (espagnol) ont admis que le désert du Sahara s’est transformé en un gigantesque cimetière de sable » pour les clandestins d’Afrique subsaharienne.

L’ONG espagnole n’exclut pas une réactivation de l’immigration clandestine vers les côtes andalouses, « en raison des traversées plus longues et difficiles des autres routes maritimes, du déploiement de (l’agence européenne) Frontex (le long des côtes ouest-africaines) et de la recrudescence du flux migratoire en provenance du Maroc et de l’Algérie ».

La plupart des clandestins africains tentaient par le passé de rejoindre la côte sud de l’Espagne via le Maroc voisin.

Mais depuis que le Maroc a renforcé la surveillance de ces côtés, après la crise des enclaves de Ceuta et Melilla en août et octobre 2005 (lorsque des vagues d’immigrés d’Afrique noire partaient à l’assaut des clôtures entre le Maroc et l’Espagne), le flux s’est déplacé vers l’archipel des Canaries, qui a enregistré un record de 31.678 arrivées de clandestins en 2006.

Le nombre d’arrivées aux Canaries a baissé de plus de 60% en 2007, en raison notamment de l’effet dissuasif du dispositif aérien et maritime de surveillance des côtes ouest-africaines de l’agence européenne Frontex.

Avant-projet de loi sur le séjour des étrangers en Algérie

JOURNAL CHRETIEN

mardi 8 avril 2008

par H. Barti

L’Assemblée populaire nationale (APN) examinera demain, en séance plénière, l’avant-projet de loi portant conditions d’entrée, de séjour et de déplacement des étrangers en Algérie.

Un texte de loi qui vient combler un grand vide engendré par l’ordonnance du 21 juillet 1966 relative à la situation des étrangers en Algérie, en vigueur depuis plus de 41 ans, et qui se révèle, aujourd’hui, totalement inadaptée aux nouveaux défis et à l’évolution de la législation en vigueur de par le monde dans ce domaine. Proposé par le département de Noureddine Yazid Zerhouni, le nouveau texte vient ainsi remplacer la loi de 1966, en prenant en compte « le développement de la criminalité transnationale organisée et du phénomène du terrorisme ». Deux fléaux, qui « imposent aux États de nouveaux défis exigeant une parfaite maîtrise de la circulation des étrangers, notamment transfrontière, dès lors que l’immigration clandestine devient souvent un vecteur privilégié de la criminalité transnationale organisée », lit-on dans l’exposé des motifs de cet avant-projet de loi. Objectif majeur : la mise en place d’un dispositif juridique « efficace et dissuasif en vue de prévenir le développement de l’immigration clandestine et renforcer le dispositif juridique de prévention et de lutte ».

Sur un autre plan, les concepteurs de ce projet de loi expliquent que leur copie tiendra compte à la fois des « impératifs du développement de notre pays et du contrôle du mouvement des étrangers ». Le souci d’assurer une juste protection des étrangers entrés régulièrement en Algérie ou ayant la qualité de résidents, dans le cadre du respect des lois du pays, est également mis en avant dans la conception de l’avant-projet de loi en question. Ainsi, le texte prévoit « l’attribution d’une carte de résident d’une durée de validité de deux ans aux étrangers désirant fixer leur résidence permanente en Algérie et adaptation de la durée de validité à la durée de la formation ou du contrat de travail par la possibilité de délivrance de cartes de moins de deux ans ».

L’institution d’une nouvelle carte de résident d’une durée de validité de dix ans, qui peut être délivrée à un ressortissant étranger qui justifie d’une résidence en Algérie d’une façon continue et légale pendant une durée de sept ans ou plus pour faciliter le séjour de résidents de longue durée, est également une nouveauté en la matière.

La durée d’absence autorisée du territoire national pour l’étranger résident a été portée à un an dans cet avant-projet de loi sans pour autant que l’étranger perde la qualité de résident. Le regroupement familial de la famille de l’étranger résident est également possible, selon les concepteurs de l’avant-projet de loi en question. Ces derniers ont également décidé de réduire « le délai de déclaration de l’emploi d’un étranger de trente jours à quarante-huit heures ». Aussi, ils ont fait obligation au logeur professionnel « qui héberge un étranger de faire une déclaration dans un délai n’excédant pas les 24 heures et prévoir des sanctions pénales sévères contre les contrevenants ». Visa biométrique, lutte contre l’immigration clandestine et principe de réciprocité Prenant en compte l’impératif de « lutter contre l’immigration irrégulière en Algérie, d’une part, et de pouvoir appliquer la réciprocité dans ce domaine en pleine mutation dans le monde pour prendre en charge des exigences de sécurité liée à la circulation transfrontière, d’autre part », le texte prévoit la mise en œuvre de visas biométriques (empreintes et photographies) au niveau des ambassades et consulats et des relevés d’empreintes et des prises de photographie des étrangers au niveau des postes frontières ou à l’occasion des contrôles de police, effectués sur le territoire national par les services de sécurité, ainsi qu’un traitement automatisé de ces informations.

Dans cette même perspective, des centres d’accueil destinés à l’hébergement provisoire des ressortissants étrangers en situation irrégulière, en attendant l’accomplissement des formalités pour leur reconduite à la frontière ou leur rapatriement vers leur pays d’origine, sont également prévus.

Le projet de loi n’omet pas, par ailleurs, de souligner la nécessité « de protéger certaines catégories vulnérables des étrangers contre une éventuelle mesure d’expulsion, hormis les cas portant atteinte à la sûreté de l’État, à l’ordre public, aux moeurs et à la législation en matière de stupéfiants ».

Le texte propose en outre d’actualiser les dispositions des sanctions pénales applicables aux infractions à la législation sur l’entrée et le séjour des étrangers en Algérie : « La criminalisation du franchissement illégal des frontières par l’immigrant clandestin et l’aggravation des sanctions pénales contre les immigrants clandestins récidivistes ; l’institution d’une nouvelle mesure consistant en la reconduite à la frontière d’un étranger entré illégalement en Algérie ».

Cette mesure est prononcée par arrêté du wali territorialement compétent. La mesure d’interdiction de séjour sur le territoire national comme peine complémentaire pouvant être prononcée par le tribunal est également prévue.

D’autres dispositions tout autant dissuasives sont également incluses dans la copie de Zerhouni à l’image de « l’aggravation systématique des sanctions pénales contre les réseaux de passeurs exploitant la misère des immigrants illégaux considérés actuellement dans le monde plus comme des victimes que comme des délinquants ».

Les membres de réseaux de l’immigration clandestine, encourent une peine de 15 ans de réclusion criminelle et une amende de 200 000 DA qui pourrait être doublée en cas de récidive. Les sociétés de transport (passeurs) qui se rendraient coupables encourent les mêmes peines. Les mariages à blanc avec des étrangers seront également réprimés.

© Le Quotidien d’Oran

Algérie: Treize migrants se noient

LeJDD.fr

Treize clandestins se sont noyés en tentant de rallier l’Europe. Les garde-côtes algériens ont retrouvé leurs corps au large de la côte algérienne. Les immigrants se sont noyés près d’Oran et leurs corps ont été trouvés lundi soir et mardi matin; De nombreux jeunes Algériens tentent de traverser la Méditerranée afin de se rendre en Italie ou en Espagne, et des immigrants venus d’autres pays d’Afrique transitent également par l’Algérie.

Algérie: 155 émigrés clandestins interceptés sur les côtes d’Annaba depuis janvier


AP | 02.04.2008 | 16:34

Cent cinquante cinq émigrés clandestins (« harragas ») ont été interceptés et treize autres corps sans vie repêchés depuis le début de l’année en 23 interventions sur les côtes d’Annaba (600km à l’est d’Alger), a déclaré mercredi le responsable de la communication de corps, le lieutenant colonel Defairi Slimane.

« Si le nombre d’émigrés clandestins est en progression, c’est essentiellement à cause de notre nouvelle démarche qui consiste à intervenir en amont, c’est-à-dire en procédant à l’arrestation des candidats à l’émigration clandestine à la plage, avant qu’ils n’embarquent », a-t-il expliqué lors d’un point de presse. « Ces chiffres sont appelés à connaître une hausse d’ici la fin de l’année », a-t-il estimé.

Fin décembre, les forces navales algériennes avaient annoncé que plus de 1.500 émigrés clandestins avaient été arrêtés en 2007 en Algérie, dont 53 de nationalités étrangères, contre 1.016 en 2006. AP

Algérie: 8 corps de harraga repêchés au large d’Oran

AFP le 08/04/2008 à 12:10

Les corps de huit migrants clandestins algériens ont été repêchés lundi au large d’Arzew, dans la région d’Oran, a rapporté mardi le quotidien arabophone El-Khabar. Les garde-côtes avaient reçu des informations dans un premier temps sur la présence de cinq cadavres en mer, découverts par un pêcheur, mais les secouristes dépêchés sur les lieux en ont trouvé huit, selon la même source.

Les victimes, âgées de 20 à 25 ans, faisaient partie d’un groupe de seize candidats à l’immigration clandestine vers l’Europe mais les gardes-côtes n’ont trouvé aucune trace d’embarcation dans la zone ou flottaient les corps, a précisé El-khabar. Les corps n’étaient pas en état de décomposition, ce qui indique qu’ils étaient dans l’eau depuis moins de deux jours, a ajouté le journal.

En 2007, 83 émigrés clandestins sont morts en mer en tentant de rejoindre l’Europe à partir des côtes ouest de l’Algérie, selon des chiffres de la marine algérienne. Plus de 2.300 émigrants clandestins algériens ont été secourus en pleine mer ou interceptés sur les côtes au cours des trois dernières années, selon la même source.

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~ par Alain Bertho sur 23 avril 2008.

 
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