Frontière : chronique africaine

Canaries: le naufrage d’une embarcation d’immigrés dimanche a fait 25 morts

MADRID (AFP) — Le naufrage d’une embarcation chargée d’immigrés clandestins, dimanche soir au large de l’île de Lanzarote, a fait 25 morts dont 19 enfants ou adolescents, selon un nouveau bilan annoncé mardi soir les services de secours de l’archipel espagnol des Canaries.

Les recherches devaient se poursuivre pour retrouver d’autres personnes, l’embarcation ayant probablement transporté 32 clandestins, a déclaré à l’AFP un porte-parole des secours maritimes.

La petite embarcation chargée d’une trentaine d’immigrés clandestins d’origine maghrébine a chaviré dimanche soir pour une raison inconnue dans une zone rocheuse, à quelques mètres du rivage, près d’Arrecife, la principale ville de l’île touristique de Lanzarote.

Six occupants ont pu être sauvés par un groupe de surfeurs qui se trouvaient à proximité.

L’Espagne est l’une des principales portes d’entrée européenne pour les immigrants africains. L’archipel des Canaries, situé dans l’Atlantique à l’ouest du Maroc, enregistre régulièrement l’arrivée d’embarcations chargées de clandestins.

En raison d’une surveillance accrue des côtes canariennes, les clandestins sont obligés de prendre plus de risques, ce qui multiplie les drames en mer.

Cela pourrait être le cas de cette embarcation qui n’avait pas été repérée par le système de surveillance de l’archipel.

Un nouveau système de contrôle satellitaire contre l’immigration clandestine

pointschauds.info

09 January 2009

Un système de satellite de son nom « Seahorse système »  qui relie deux continents est devenu aujourd’hui la dernière arme de l’arsenal de surveillance pour lutter contre l’immigration clandestine en Europe.Ainsi les équipes de surveillance de la sûreté aussi éparpillées en Espagne, au Sénégal et en Mauritanie ont été connectées à une seule communication à haute vitesse et des forts débits de réseau. Financé par l’UE, ce système de contrôle satellitaire muni de stations ouvertes dans les ports des villes telles que Dakar au Sénégal, Praia au Cap-Vert et Nouadhibou à Nouakchott vise à empêcher l’immigration illégale en provenance de la côte de l’Afrique.

Ce système devrait permettre aux policiers de suivre les bateaux d’immigrants qui ambitionnent de voyager de la cote atlantique de l’Afrique de l’Ouest pour les îles Canaries ou la rive sud de l’Espagne ou du Portugal. Les agents chargés de la surveillance peuvent donc aujourd’hui tracer des graphiques et élaborer des cartes de l’endroit où les navires transportant des candidats à l’immigration illégale et les différents itinéraires qu’elles suivent. Pour Miguel Marquez de la société Indra Sistemas, spécialisée dans les technologies de l’information, plus connue sous le nom d’Indra, « Seahorse système » utilise une technologie qui existait déjà mais qui n’a jamais été appliquée avant pour la surveillance de l’immigration clandestine.
Ce système permettrait de recevoir des informations entre les unités de la  police et les équipes de patrouilles maritimes. Ses informations sont centralisées dans la capitale de l’île canarienne de Las Palmas, où les équipes de la police chargées de la surveillance des frontières ont constitué un centre de coordination.

L’aviation espagnole procède à des patrouilles dans les eaux situées entre l’Afrique et les îles Canaries, qui ont connu plus de 100.000 immigrants et 2800 depuis leurs ouverture, il y’ de cela 14 ans rapporte « the Guardian » ,dans son édition du jeudi 08 janvier 2009, bien que 151 immigrants soient arrivés dans la première semaine de cette année, la coopération des pays d’Afrique de l’Ouest a permis à l’Espagne de réduire le nombre des migrants, conclut « The Guardian’s newspaper ».
Ahmed Ould Bettar

Note: Copyright © Points Chauds

La France interpellée pour son centre de détention de Pamandzi

RFI

18/12/2008

La France interpellée sur les « conditions indignes et inhumaines » de rétention des immigrants clandestins sur l’île française de Mayotte, dans l’océan Indien. Des conditions déjà dénoncées par la Cimade, la seule association habilitée jusqu’à présent à intervenir dans les centres de rétention. Aujourd’hui, Amnesty International fait savoir qu’une vidéo et des photos ont été envoyées aux ministres français de l’Intérieur et de l’Immigration, prises à l’intérieur du centre de rétention de Pamandzi, à Mayotte.

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C’est le centre le plus important de France (16 000 expulsions de sans-papiers à Mayotte cette année), mais il n’y a que 60 places. Le film daterait d’octobre dernier.

Sur la vidéo, des hommes, des femmes et des enfants, entassés dans des locaux, allongés sur des matelas à même le sol, et un amoncellement de poubelles dans une cuisine où des restes de nourriture jonchent le sol.

Une réalité qu’a déjà côtoyée Flore Adrien, la présidente du groupe de la Cimade à Mayotte : « J’ai été particulièrement frappée de la vétusté des locaux. Je me suis dis : mais comment peut-on être une mère avec des enfants et pouvoir rester plusieurs jours comme ça dans cet endroit où il n’y a absolument rien ? Rien que du béton. Il n’y a pas que la vétusté, j’ai envie de dire, la promiscuité des personnes y est pour beaucoup »

La Cimade a déjà dénoncé à plusieurs reprises cette situation, le commissaire aux Droits de l’homme du Conseil de l’Europe et la Commission nationale de déontologie de la sécurité aussi.

Aujourd’hui, Amnesty International interpelle les autorités françaises. Jean-François Dubost, responsable du service réfugiés-migrants d’Amnesty International France :

« Oui, les autorités françaises, depuis d’ailleurs fort longtemps, sont très informées et très au courant de cette situation tout à fait déplorable ».

Pour Flore Adrien, de la Cimade, les autorités françaises tiennent un double langage :

« Il y a forcément un double langage parce que s’il n’y en avait pas un, ça fait longtemps qu’il y aurait un nouveau centre de rétention ».

Un « Guantánamo » en Mauritanie

Octobre 2008

Après le coup d’Etat qui a renversé le président Sidi Ould Cheikh Abdallahi, le 6 août dernier, la Commission européenne a suspendu une aide humanitaire à la Mauritanie d’un montant de 156 millions d’euros. En revanche, en matière de lutte contre l’immigration clandestine, la coopération continue. Ceuta et Melilla étant désormais trop difficiles d’accès, la côte mauritanienne, d’où l’on peut espérer atteindre les Canaries, est devenue un point de départ privilégié pour les migrants d’Afrique de l’Ouest.

Par Zoé Lamazou

Dans un trait récurrent d’humour noir, les habitants de Nouadhibou, ville portuaire située à quatre cent soixante-dix kilomètres de Nouakchott, la capitale de la Mauritanie, ont nommé leurs quartiers de parpaings nus d’après le nom de grandes capitales étrangères : Accra, Bagdad, Dubaï. Lorsque, en 2006, les autorités espagnoles, en accord avec le gouvernement mauritanien, installent à Nouadhibou un centre de rétention pour immigrés illégaux, son surnom est vite trouvé : « Guantánamo ».

Les bâtiments d’une ancienne école, aux abords de la ville, à la frontière du Sahara occidental : c’est là que sont enfermés ceux qui tentent la traversée vers l’Espagne via les îles Canaries, à quelque huit cents kilomètres à vol d’oiseau plus au nord. Ils n’ont parfois pas encore quitté le rivage, à bord de longues pirogues de pêche traditionnelles, quand ils sont pris par les gardes-côtes mauritaniens, secondés par la Garde civile espagnole.

Derrière les hauts murs de béton surélevés de grillage on aperçoit, par le portail de tôle béant, une vaste cour de sable, vide. Au fond, une longue bâtisse rose qui a autrefois abrité des salles de classe, et, sur un côté, deux blocs sanitaires. Les habitants du bidonville voisin entrent et sortent, semble-t-il librement, pour remplir des jerricans d’eau au robinet du centre. Deux jeunes policiers mauritaniens montent la garde, sans zèle. Aux derniers jours du mois de juin, une cellule est occupée. C’est une ancienne salle de classe de huit mètres sur cinq, garnie de lits de camp superposés. Une dizaine d’hommes hagards émergent de la pénombre. Ils se disent presque tous maliens. L’un d’eux interpelle le policier : « Le refoulement, c’est pour quand ? On n’en peut plus d’attendre ! » Un autre se plaint : « Ça fait dix jours qu’on est là ! » « Une semaine », rectifie le garde. Selon le président du comité local du Croissant-Rouge, M. Mohamed Ould Hamada, les détenus ne sont pas censés demeurer plus de soixante-douze heures entre les murs de l’ancienne école.

Un détenu, d’un geste explicite de la bouche au ventre, montre qu’il a faim. Le plus jeune dit avoir 18 ans. Il marche avec peine, ses deux jambes sont blessées. On peut voir les plaies encore vives à travers le pansement posé quelques heures plus tôt par un médecin de la Croix-Rouge espagnole. Le policier explique qu’une pirogue transportant soixante-seize personnes s’est échouée la semaine précédente : « Trente sont mortes. On nous a amené les rescapés. Il n’en reste qu’une dizaine, les autres ont été conduits en bus à la frontière malienne. Ceux qui sont trop malades pour supporter les mille cinq cents kilomètres de voyage, on les laisse ici, en attendant qu’ils reprennent des forces. »

Les autorités mauritaniennes organisent la détention et les reconduites à la frontière. Mais le centre ne fournit ni soins ni nourriture, c’est la Croix-Rouge espagnole et le Croissant-Rouge mauritanien qui s’en chargent, distribuant également des téléphones portables. Il arrive aussi qu’une bonne âme vienne au portail avec des vivres. « Les Espagnols ont créé ce centre, mais ils n’ont rien donné à la Mauritanie pour sa gestion. Le problème, c’est que nous manquons de fonds », explique le cadre chargé des réfugiés au ministère de l’intérieur.

Dans un rapport de juillet 2008, Amnesty International a épinglé le traitement de l’immigration clandestine en Mauritanie, en insistant sur l’arbitraire des expulsions collectives et sur les conditions de détention à « Guantánamo » (1). A Nouadhibou, les associations de soutien aux migrants s’insurgent. Pour M. Ahmed Ould Kleibp, président de l’Association pour la protection de l’environnement et l’action humanitaire (Apeah), le centre « est une véritable prison, et les conditions de détention y sont terribles ». Le représentant du Croissant-Rouge conteste ces déclarations alarmistes ; mais il confie aussi que les commentaires trop acerbes de son prédécesseur ont coûté à celui-ci son poste. M. Ould Hamada s’inquiète surtout des conditions de reconduite à la frontière : « Sur la route, de Nouadhibou à la frontière sénégalaise ou malienne, les migrants ne bénéficient d’aucune assistance. » Le ministre des affaires étrangères espagnol, M. Miguel Angel Moratinos, en visite officielle à Nouakchott le 8 juillet, a promis qu’une délégation de son ministère, accompagnée par des cadres du ministère de l’intérieur, se rendrait au centre « pour suivre de près la question des droits de l’homme ».

D’octobre 2006 à juin 2008, six mille sept cent quarante-cinq personnes sont passées par le centre de détention, soit trois cents par mois en moyenne, selon les chiffres de la Croix-Rouge espagnole. En juin dernier, le nombre de détenus est passé à cinq cents. Depuis 2005, année marquée par une intensification de la répression, le passage vers l’Europe est plus sévèrement contrôlé au détroit de Gibraltar, où seuls quinze kilomètres séparent le Maroc de l’Espagne. Les enclaves espagnoles au Maroc, Ceuta et Melilla, sont devenues quasiment inaccessibles, et les camps informels de migrants installés aux abords de ces villes ont presque tous disparu.

Les pirogues quittent dorénavant la côte dans le sud du Maroc, à Tarfaya, El-Ayoun et Dakhla. Les départs clandestins se font parfois encore plus au sud, jusqu’à Saint-Louis et Dakar, au Sénégal, pour atteindre le sol espagnol des îles Canaries, après mille cinq cents kilomètres de navigation. Le voyage est d’autant plus périlleux que les pirogues rallongent le trajet en visant d’abord le large, pour éviter les eaux territoriales surveillées, avant de se rabattre en fin de parcours vers les îles les plus à l’ouest de l’archipel des Canaries.

A mi-chemin entre l’Afrique de l’Ouest et le Maghreb, Nouadhibou est considéré comme l’un des points de départ privilégiés. Le tronçon mauritanien Nouakchott-Nouadhibou de la route transsaharienne reliant le Sénégal au Maroc, achevé en 2004, dope encore les mouvements migratoires vers le port, où les industries de la pêche et minière attirent, depuis le début des années 1950, la main-d’œuvre subsaharienne.

c’est en 2006 que l’Espagne, réagissant à la soudaine recrudescence des accostages clandestins, a réactivé un accord de réadmission signé avec la Mauritanie trois ans plus tôt : toute personne soupçonnée d’être passée par le sol mauritanien pour atteindre illégalement les Canaries est obligatoirement renvoyée à Nouakchott ou à Nouadhibou.

Chaque semaine, un départ de pirogue

« Guantánamo » n’est en fait qu’une partie du dispositif de dissuasion. Un système de contrôle est mis en place à Nouadhibou dès avril 2006 par l’agence européenne Frontex, chargée du contrôle des frontières extérieures de l’Union européenne. Dans ce cadre, deux vedettes, un avion de surveillance et un hélicoptère sont mis à disposition des autorités mauritaniennes. La coopération avec les pays dits d’« origine » ou de « transit » des immigrants illégaux est au cœur des politiques européennes promues notamment par la France et l’Espagne. Le « pacte européen sur l’immigration », soumis le 7 juillet par le ministre français de l’immigration et de l’identité nationale Brice Hortefeux à ses collègues chargés de la justice et des affaires intérieures de l’Union, comme le projet d’Union pour la Méditerranée, impulsé par M. Nicolas Sarkozy, incluent le renforcement de ce type d’accord ainsi que celui du rôle de Frontex.

En réponse aux récentes critiques d’Amnesty International, le secrétaire d’Etat espagnol chargé de la sécurité Antonio Camacho Vizcaíno avait signalé que « [l’Espagne] n’a à aucun moment fait pression sur la Mauritanie ou sur quelque autre Etat souverain pour qu’ils renforcent leur politique en matière d’immigration ». Ce qui, d’après le quotidien El País (2), n’a pas empêché son gouvernement de livrer pour la somme symbolique de 100 euros trois avions de surveillance C-212 au Sénégal, à la Mauritanie et au Cap-Vert.

En Mauritanie, cette obsession sécuritaire révolte les associations locales sans dissuader les « clandestins ». « Il y a au moins un départ de pirogue chaque semaine, c’est un secret de Polichinelle, déclare Ba Djibril, journaliste à Nouadhibou et secrétaire général de l’Apeah. Les migrants s’installent ici pour travailler, parfois à long terme, mais pour eux le départ vers l’Europe est une certitude. » Géographe, maître de conférences à l’université Paris-Est, Marne-la-Vallée, Armelle Choplin souligne que, « parmi les vingt mille étrangers qui vivent à Nouadhibou, tous ne veulent pas partir ». « Cela dit, explique-t-elle, il est difficile d’établir des catégories de migrants. Celui qui croit ne faire que passer à Nouadhibou peut aussi bien être acculé à s’y établir durablement, tandis que l’étranger qui n’a pas pour projet la traversée vers l’Europe peut soudain décider de tenter sa chance parce qu’une occasion se présente. » En 2008, on est loin des cinq départs par nuit relevés par la géographe deux ans plus tôt. Mais, selon elle, « le dispositif de contrôle mis en place par l’Union européenne opère à la manière d’un filtre plutôt que d’un obstacle ».

A Nouadhibou, les récits de traversées clandestines ne tarissent pas. Bien sûr, il y a ceux qui ne veulent plus entendre parler de l’Europe. Salimata fait du commerce de poisson séché entre Nouadhibou et Dakar. Comme d’autres Sénégalais, Maliens ou Guinéens présents à Nouadhibou depuis des années, elle n’a pas l’intention de quitter la Mauritanie. « Mon mari et mon fils de 9 ans sont morts en mer, comment pourrais-je vouloir partir à mon tour ? Il travaillait au port. Un jour, un homme est venu le voir pour lui proposer d’être capitaine avec lui et de conduire une pirogue vers l’Espagne. On lui avait dit que les Espagnols avaient besoin de bras pour ramasser les fruits. J’ai essayé de le dissuader, mais il est parti en emmenant notre fils unique. Il pensait que la Croix-Rouge s’occuperait de lui, qu’il pourrait faire des études… »

Mais, pour la plupart, la répression et les cadavres retrouvés sur le rivage ne ternissent pas le rêve. Il y a ceux qui ont échoué plusieurs fois, trompés par les passeurs ou arrêtés par les forces de l’ordre. Le temps de refaire le pécule nécessaire au passage — qui peut atteindre les 1 000 euros —, certains reprennent la mer. « J’ai tenté la traversée deux fois, avec mon bébé de 2 ans et demi. La première fois, nous nous sommes perdus en mer. Nous avons navigué pendant cinq jours et nous sommes revenus. La deuxième fois, les gardes-côtes marocains nous ont pris », raconte Aïssata, une Guinéenne de 27 ans. Interrogée sur sa détermination, elle répond en riant : « Vous savez, on a le choix entre la souffrance et la mort. »

Il est impossible de tenir le compte exact des disparitions en mer. Le gouvernement espagnol avance le chiffre de soixante-sept corps échoués le long des côtes de la péninsule Ibérique et des îles Canaries en 2007 ; mais le nombre de décès estimé est beaucoup plus élevé. Malgré les tragédies, quelques belles histoires suffisent à étayer le mythe du départ facile. « Ceux qui veulent partir se focalisent sur l’expérience de ceux qui sont arrivés en Espagne, pas sur les naufrages ou les arrestations », dit Djibril. Et d’autres migrants arrivent à Nouadhibou, attirés par un rêve d’une force irrésistible, comme en témoigne Salimata : « On leur dit que, d’ici, on peut voir les lumières de l’Europe se refléter dans l’eau. »

Zoé Lamazou.

(1) Amnesty International, « Mauritanie. “Personne ne veut de nous”. Arrestations et expulsions collectives de migrants interdits d’Europe », rapport AFR 38/001/2008, Londres, 1er juillet 2008.

(2) Tomás Bárbulo, « España despliega en Africa una armada contra los cayucos », El País, Madrid, 17 juillet 2008.


Des dizaines d’Africains tentent depuis trois jours d’entrer en Espagne


Par Elodie Cuzin | Journaliste

29/10/2008

Une brèche ouverte le week-end dernier par les pluies diluviennes dans la barrière séparant le Maroc de l’enclave espagnole de Melilla a vite été placée sous surveillance étroite mais elle continue à motiver des dizaines d’immigrants africains à tenter de passer de l’autre côté.

Lundi, à l’aube, une soixantaine de personnes d’origine subsaharienne s’étaient ruées vers la grille, endommagée par l’orage -105 litres d’eau par mètre carré sont tombés dimanche. Repoussés par la police, ils s’étaient alors jetés vers le lit d’un ruisseau, alors profond d’une cinquantaine de centimètres à ce moment mais qui avait atteint près de quatre mètres quelques heures plus tôt, dont l’accès est normalement bloqué par des vanne que la pluie avait forcée la Guardia Civil à ouvrir.

Une trentaine aurait finalement réussi à atteindre Melilla, le plus grand afflux d’immigrés clandestins par cette voie en une seule journée depuis l’automne 2005, selon les médias espagnols. Treize se seraient rendus à la police locale dès lundi après-midi et aurait été transférés vers un centre d’accueil temporaire.

Un vingtaine de candidats malheureux avaient retenté leur chance mardi matin en arrivant en trombe vers le poste-frontière, sans succès. Mercredi matin, vers 07h00, une dizaine ont essayé d’entrer en se jetant dans un cours d’eau séparant les deux territoires. Deux des Gardes civils qui ont bloqué leur entrée ont été blessés légèrement.

Le quotidien espagnol El Pais illustre son dossier sur l’immigration clandestine avec un graphique décrivant précisement le fonctionnement des barrières qui séparent les territoires espagnols de Ceuta et Melilla du Maroc. Baptisées « clôtures non agressives », elles comportent, entre autres, des radars capable de détecter une présence humaine sur 2 000 mètres et des diffuseurs de gaz lacrymogènes. Vous pouvez le voir en cliquant ici.

Les arrivées d’embarcations de fortune sur les côtês espagnoles continuent elles-aussi. Mercredi matin, deux des 119 occupants d’un bateau sont arrivées mortes sur les côtes des Canaries.

Mahdia : Le corps d’un clandestin repêché

22.10.2008

Le corps d’un homme âgé de 27 ans, un candidat malheureux à l’immigration clandestine, a été repêché par un bateau de pêche au large de la ville de Mahdia (province de Kénitra), apprend-on mardi de source policière.

Selon les premiers éléments de l’enquête, le jeune homme qui a été pris dans les filets du bateau faisait partie d’un groupe de candidats à l’immigration illégale dont l’embarcation a chaviré le 8 octobre au large de Sidi Boughaba (commune Sidi Taibi, province de Kénitra).

Les investigations ont permis d’identifier la victime, originaire de la ville de Salé, précise la même source.

Le 8 octobre, le corps d’un autre jeune homme (23 ans) a été retrouvé à la plage de Sidi Boughaba, suite au chavirement de l’embarcation qui transportait plusieurs candidats à l’immigration clandestine.

Un autre jeune, originaire de Salé, a été repêché au même endroit sain et sauf.

L’enquête préliminaire a révélé qu’une cinquantaine de personnes avaient pris le large mardi vers 23h30 à bord d’une embarcation de fortune à partir de cette même plage dans une tentative de gagner les côtes espagnoles

Espagne: 164 clandestins sont arrivés dans la nuit aux Canaries

Le vif.be

22/09/2008 12:30

164 immigrants clandestins africains ont débarqué dans la nuit de dimanche à lundi dans l’archipel espagnol des Canaries, après avoir été sauvés en mer par les secours.

« Ils s’agit de subsahariens, 151 hommes adultes, trois femmes adultes, trois hommes mineurs et trois femmes mineures », a expliqué un porte-parole de la sous-préfecture. Ils avaient été récupérés dimanche à environ 170 milles (315 km) de l’île de Gran Canaria. Une autre embarcation avec 100 clandestins africains à bord est arrivée samedi matin sur l’île voisine de Ténérife. L’Espagne est une des principales portes d’entrée pour les immigrants africains en Europe et l’archipel des Canaries voit régulièrement arriver sur ses côtes des petites embarcations chargées de clandestins africains qui risquent leur vie lors des traversées. (GFR)

L’Algérie crée des centres de rétention destinés aux immigrants africains

El-annabi

Après des années d’hésitation

mardi 23 septembre 2008.

Après bien des années d’hésitation, l’Algérie a accepté le principe de créer des centres de rétention destinés aux immigrants africains en situation irrégulière sur le sol national.

Cette décision vient d’être notifiée officiellement le 2 juillet dernier, via le journal officiel (JO) qui publiait une loi (la loi du 25 juin 2008) durcissant les « conditions d’entrée, de circulation et de séjour des étrangers » en Algérie.

Ce texte, qui a abrogé une ordonnance datant du 22 juillet 1966, n’a pas pour unique objet la « lutte contre l’immigration illégale » mais elle autorise dorénavant les services consulaires et les services de sécurité à photographier les ressortissants étrangers et à prendre leurs empreintes digitales, de même qu’elle les autorise à mémoriser ces empreintes et photographies et à les utiliser (article 15). De même qu’elle crée des « centres d’attente, destinés à l’hébergement des ressortissants étrangers en situation irrégulière, en attendant leur reconduite aux frontières ou leur transfert dans leurs pays d’origine » (article 37). Les étrangers détenus dans ces centres peuvent y être gardés pendant une période de 30 jours renouvelable.

L’article 42 punit d’emprisonnement entre 2 et 5 ans « tout étranger qui se soustrait à l’exécution d’un arrêté d’expulsion ou d’un arrêté de reconduite aux frontières ou qui, expulsé ou reconduit à la frontière, pénètre de nouveau sans autorisation sur le territoire algérien ». L’article 46 prévoit la même peine pour « toute personne qui […] facilite l’entrée, la circulation, le séjour ou la sortie de façon irrégulière d’un étranger en situation irrégulière sur le territoire algérien ». Depuis quelques années, l’Algérie est devenue un pays d’immigration pour les Africains et une destination très prisée pour ces ressortissants du continent. Depuis le début de l’année 2008, plus de 3 000 immigrants clandestins, originaires de 28 pays d’Afrique, ont été arrêtés et refoulés du territoire algérien, selon des sources proches du ministère de l’Intérieur.

Dans le cadre de la lutte contre l’immigration clandestine, l’Etat algérien a décidé de mobiliser une enveloppe de 18 milliards de dinars pour lutter contre ce phénomène qui prend une ampleur de plus en plus alarmante. La moitié de ce montant sera déboursée pour le transport des immigrants clandestins vers leurs pays d’origine. Le ministère de l’Intérieur a conclu des conventions avec des transporteurs privés pour reconduire ces immigrants clandestins aux frontières de leurs pays, sous haute surveillance des éléments de la police des frontières. Ce budget a été revu à la hausse, alors qu’il ne dépassait pas les 6 milliards de dinars en 2007.

Cette hausse est justifiée par la prise en charge totale des immigrés clandestins jusqu’à leur arrivée dans leurs pays et par l’ampleur prise par ce phénomène ces dernières années. En effet, l’année dernière, les services de la Sûreté nationale ont arrêté plus de 12.000 immigrants clandestins, dont 7.000 Maliens et 3 000 Nigériens.

Saïd Farhi – La Voix de L’Oranie

Algérie: un projet de loi pénalise l’émigration clandestine

2 septembre 2008

ALGER (AFP) — Les « passeurs » organisant l’émigration clandestine en Algérie seront bientôt passibles d’une peine pouvant aller jusqu’à 10 ans de prison ferme, selon un projet de loi gouvernemental adopté dans le cadre d’une révision du code pénal qui vise aussi les « harraga ».

Ce projet de loi, adopté dimanche et qui devrait être mis au vote au cours de la prochaine session parlementaire en automne, remplit un vide juridique en sanctionnant toute sortie illégale du territoire algérien d’une peine emprisonnement de six mois ferme.

Jusqu’à présent, les candidats algériens à l’émigration clandestine (harraga) ne pouvaient être poursuivis pour ce qui sera à l’avenir un délit.

Le projet a été rendu public au moment où plus d’une centaine d’Algériens ou étrangers d’Afrique noire ont été interpellés en moins d’une semaine sur les côtes algériennes et particulièrement à Annaba (600 km à l’Est d’Alger), d’où partent une majorité de candidats à l’émigration clandestine. De là, ils tentent de naviguer à quelques milles nautiques des côtes d’Algérie puis de la Tunisie avant de « piquer » sur l’Italie via la Sardaigne.

D’autes choisissent la côte à Ouest d’Alger pour essayer de rejoindre l’Espagne. Mais tous paient des fortunes pour tenter l’aventure, jusqu’à 700.000 dinars (7.000 euros) selon un jeune homme récemment arrêté sur une plage d’Annaba avec ses compagnons d’inforture.

Interceptés en mer, souvent après avoir été signalés aux garde-côtes comme étant en détresse sur des embarcations artisanales, ou arrêtés sur les plages avant même leur tentative, ces harraga (littéralement « ceux qui brûlent la frontière ») sont systématiquement transférés à la ville la plus proche et présentés à un magistrat.

Jusqu’à présent, le juge peut prendre toute décision qu’il juge nécessaire en fonction des circonstances, sans pouvoir sanctionner la sortie illégale du territoire en tant que délit.

Le projet de loi met fin à ce vide juridique et se montre sévère surtout à l’encontre du passeur, qui encoure jusqu’à dix ans de prison ferme. Une peine aggravée s’il a profité de ses fonctions pour favoriser ce délit ou s’il a agi en « groupe organisé ou avec port d’armes ».

Si plus de 700 arrestations ont été comptabilisées par les garde-côtes durant les huit premiers mois de l’année – et plus de 1.500 durant l’année 2007 -, le nombre de harraga est inconnu par nature, tout comme celui des disparus en mer.

Cette incertitude pèse lourd sur les familles qui, avides de toute information, regardent toutes les photos publiées par la presse, avec l’espoir de retrouver un des leurs. « J’étais pourtant sûr d’avoir reconnu mon frère » dit tristement à l’AFP un habitant d’une ville de l’est, en apprenant qu’une de ces photos a été prise sur un quai de l’île italienne de Lampedusa bien avant le départ de son proche.

Cette pénalisation de l’émigration clandestine « ne résoudra rien quant au fond », estime un avocat algérois, qui, sous couvert d’anonymat, met en avant les « conditions socio-économiques très défavorables comme le chômage ou la pauvreté » qui poussent certains Algériens de tous âges à émigrer, même au péril de leur vie.

Dès juillet 2007, la Commission européenne avait demandé à la Tunisie, l’Algérie et le Maroc de participer aux patrouilles aériennes et maritimes de l’agence européenne de contrôle aux frontières (Frontex) contre les flux de migrants clandestins.

Mais ces pays, ainsi que la Libye, sont réticents à l’idée de devenir les gardes-frontières de l’Europe et prônent le « développement et la solidarité » pour juguler ces flux migratoires.

13 clandestins morts dans une embarcation aux Canaries

AFP

03.09.08

Treize immigrants clandestins africains ont été retrouvés morts mercredi matin dans leur embarcation de fortune arrivée au port d’Arguineguin dans l’archipel espagnol des Canaries, avec 46 autres clandestins vivants, a-t-on appris auprès de la sous-préfecture.

« Le cayuco (embarcation de pêche africaine) a été repéré ce matin par une patrouille de la garde civile. Il y a treize morts et 46 survivants », a déclaré à l’AFP un porte-parole de la sous-préfecture.

« Ils ont eu une traversée assez difficile, avec entre huit et douze jours de navigation, ils se sont perdus plusieurs fois et ont subi des avaries de moteur et ont passé beaucoup de temps à la dérive (…) beaucoup sont morts d’hypothermie », a expliqué le chef de la Croix-Rouge à Las Palmas, José Antonio Corujo, sur la radio espagnole.

Les arrivées de clandestins africains se multiplient depuis environ trois mois sur l’archipel des Canaries et sur la côte sud de l’Espagne. Ces traversées périlleuses sur des embarcations de fortune se transforment souvent en drame.

Au début de juillet, quatre cadavres ont été découverts à bord d’une embarcation transportant 55 personnes très affaiblies sur l’île de La Gomera, aux Canaries. Deux d’entre elles décèderont peu après.

Peu avant, une trentaine d’immigrants africains, dont neuf enfants en bas âge voyageant avec leur mère, sont morts en Méditerranée à cause du mauvais temps alors qu’ils tentaient de gagner la Costa del Sol depuis le Maroc.

Fin août, une vingtaine de clandestins seraient morts en mer à bord d’une embarcation en méditerranée, selon les témoignages de rescapés.

Maroc: arrestation près de Melilla de 59 clandestins d’Afrique subsaharienne

RABAT (AFP) — Un groupe de 59 clandestins originaires d’Afrique subsaharienne a été arrêté lundi par la police du Maroc, alors qu’il s’apprêtait à entrer sur le territoire de l’enclave espagnole de Melilla (nord), a rapporté l’agence de presse marocaine Map.

Ces clandestins, dont les nationalités n’ont pas été communiquées, ont été arrêtés peu avant d’arriver à la porte de Barrio Chino, l’un des quatre accès au territoire espagnol depuis le Maroc, précise la Map.

Ces arrestations surviennent un mois et demi après des assauts lancés fin juin par plusieurs dizaines de ressortissants originaires d’Afrique subsaharienne contre des points de passage entre le Maroc et l’enclave de Melilla, qui avaient été repoussés par les polices marocaine et espagnole.

Il s’agissait des premiers assauts massifs d’immigrants d’Afrique subsaharienne sur Melilla depuis 2006.

Au mois de juillet de cette année là, l’un d’entre eux était mort lorsqu’il avait tenté d’entrer en territoire espagnol en compagnie de plusieurs dizaines d’autres Africains.

En 2005, quatorze immigrants étaient morts dans des tentatives similaires, dont certains tués par balles par les forces marocaines et espagnoles de sécurité, lors d’assauts sur les grillages-frontières de Melilla et de Ceuta, la seconde enclave espagnole au Maroc.

Espagne: nouvelle vague d’immigration clandestine par mer dans le sud

MADRID (AFP) — L’Espagne a connu mardi une nouvelle vague d’immigration clandestine par mer, avec l’arrivée d’une centaine d’Africains au total, sur cinq embarcations en différents points du sud du pays et aux Canaries, a-t-on appris auprès des préfectures concernées.

Sur l’île canarienne El Hierro, dans l’Atlantique à l’ouest du Maroc, une embarcation avec 56 immigrés d’Afrique subsaharienne a accosté mardi matin et trois des occupants ont dû être hospitalisés pour hypothermie, selon une porte-parole de la préfecture des Canaries.

Près de Cadix (sud), une embarcation avec une trentaine d’immigrés à bord a été repérée par la garde civile alors qu’elle accostait, selon la sous-préfecture. Trois clandestins ont été interpellés par des gardes civils et les autres ont réussi à prendre la fuite. Un dispositif de recherche a été mis en place.

Par ailleurs, 22 immigrés d’origine algérienne ont été interpellés près du port de Carthagène (sud-est) après être arrivés à bord de plusieurs petites embarcations, a indiqué la préfecture de Murcie après voir fait état dans un premier temps de l’interception de 15 clandestins.

En outre, un cadavre repêché à quelques milles de la côte, près d’Almeria (sud), pourrait provenir d’une embarcation d’immigrés clandestins.

Les arrivées de clandestins africains se multiplient depuis quelques semaines sur l’archipel des Canaries et sur la côte sud de l’Espagne. Ces traversées périlleuses sur des embarcations de fortune se transforment souvent en drame.

Au début du mois, quatre cadavres ont été découverts à bord d’une embarcation transportant 55 personnes très affaiblies sur l’île de La Gomera, aux Canaries. Deux d’entre elles décèderont peu après.

Peu avant, une trentaine d’immigrants africains, dont neuf enfants en bas âge voyageant avec leur mère, sont morts en Méditerranée à cause du mauvais temps alors qu’ils tentaient de gagner la Costa del Sol depuis le Maroc.

Les systèmes sophistiqués de détection et de surveillance en mer des bateaux d’immigrés mis en place par l’Espagne et l’Union européenne, paraissent impuissants à éviter ces drames, même s’ils ont permis de réduire considérablement le flux de clandestins après un pic enregistré en 2006.

Il meurt en ralliant les Canaries

Source : AFP

25/07/2008

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Un immigrant clandestin africain est mort dans l’embarcation de fortune où il avait pris place avec près de 80 autres clandestins pour rallier l’archipel espagnol des Canaries, a-t-on appris aujourd’hui auprès de la préfecture des Canaries.

« Un cayuco (barque de pêche africaine) avec 80 personnes, dont un mort, et neuf mineurs » est arrivé sur les côtes de l’île de la Gomera, dans cet archipel de l’océan Atlantique au large des côtes marocaines, a déclaré un porte-parole de la préfecture.

L’archipel des Canaries voit régulièrement arriver des immigrés clandestins sur ses côtes. Ces traversées périlleuses se transforment souvent en drame, comme au début du mois lorsqu’une quatre cadavres ont été découverts sur une embarcation avec 55 clandestins, dont deux, très affaiblis, sont morts peu après.

Des migrants clandestins remis aux autorités sénégalaises


23 juillet 2008

La gendarmerie sénégalaise a entrepris, mardi, l’audition de 64 migrants arrêtés dans la nuit de lundi à mardi au large de la Mauritanie, indique lemonde.fr. Ils ont été interceptés par un bateau du dispositif européen de lutte contre l’immigration clandestine, Frontex, qui collabore avec le Sénégal. Ils venaient de Guinée et avaient passé déjà trois semaines en mer, en tentant de gagner les côtes espagnoles. (Mercredi 23 Juillet – 11:29)

Mauritanie – Après leur arrestation lundi en mer : 64 candidats remis à la Gendarmerie

23 juillet 2008

64 individus dont dix Sénégalais, qui tentaient de rejoindre clandestinement l’Espagne à bord d’un bateau, ont été arrêtés lundi soir au large des côtes mauritaniennes et remis hier à la Gendarmerie sénégalaise section environnement, a déclaré à l’Aps le Commandant Daouda Diop.

«Ce sont exactement 64 personnes qui ont été arrêtées par le navire hôpital espagnol, Esperanza Del Mar dans la nuit de lundi à mardi», a expliqué le chargé de communication de la Gendarmerie nationale.

Dans le détail, ils sont 38 Guinéens, 16 Gambiens et dix Sénégalais, a-t-il ajouté soulignant que les candidats au voyage en Espagne ont eux-mêmes avoué avoir embarqué depuis la Guinée, il y a de cela trois semaines.

«A cause du dispositif Frontex, ils s’éloignent des côtes sénégalaises pour prendre départ plus bas. Mais cet éloignement fait qu’ils mettent plus de temps avant d’atteindre leur objectif» et ainsi «ils arrivent fatigués sur nos côtes», a estimé le commandant Daouda Diop.

4 clandestins meurent dans leur traversée vers les Canaries

11/07/08

Quatre immigrés clandestins sont morts vendredi à bord d’une embarcation pendant leur traversée vers l’archipel espagnol des Canaries, a-t-on appris auprès de la préfecture des Canaries. Cinquante-cinq autres ont été secourus en vie sur la même embarcation.

« Toutes les personnes décédées sont des adultes. Des 55 passagers secourus, trois sont dans un état très faible », a précisé la porte-parole de la préfecture.

L’embarcation, avec les quatre morts à bord et les 55 survivants, a été interceptée près de l’île de La Gomera, sur l’archipel des Canaries (Atlantique, au large du Maroc), a précisé la porte-parole. Ils sont tous d’origine subsaharienne, a-t-elle ajouté.

Cette découverte intervient quelques heures après le décès d’au moins 15 clandestins africains, dont neuf jeunes enfants, lors de la traversée de leur embarcation du Maroc vers Almeria (sud de l’Espagne).

Une tragédie similaire s’était produite en début de semaine au large de la Costa del Sol (sud), avec la disparition de quatorze clandestins d’origine nigériane après le chavirement de leur embarcation.

MAURITANIE/Immigration clandestine: coopération renforcée entre Espagne et Mauritanie

NOUAKCHOTT, 09/07 – L`Espagne et la Mauritanie vont renforcer ensemble la lutte contre l`immigration clandestine, dans ses aspects répressifs et dans les conditions d`accueil des clandestins, a indiqué le ministre espagnol des Affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos.

« En plus de la coopération déjà intense entre nous, dont des patrouilles en mer, nous allons mettre en place des équipes conjointes d`investigation entre polices et consentir un nouvel effort de formation et de renforcement de capacités de la police mauritanienne » a affirmé mardi soir le diplomate espagnol.

M. Moratinos, arrivé mardi à Nouakchott dans le cadre d`une tournée au Maghreb, a ajouté que son pays aiderait les autorités mauritaniennes à « améliorer le centre d`accueil des migrants clandestins de Nouadhibou, objet de critiques d`ONGs telles qu`Amnesty International ».

Amnesty International (AI) avait dénoncé, dans un rapport publié le 1er juillet, le sort réservé en Mauritanie aux candidats à l`immigration vers l`Europe, jugeant qu`il était dicté par la « pression » qu`exerce l`Union européenne, et notamment l`Espagne, sur ce pays.

Lors d`une mission en mars 2008 en Mauritanie, devenue ces dernières années un important point de départ et de transit de clandestins africains vers les Canaries, AI avait constaté des « violations de certains droits essentiels des migrants ».

Le chef de la diplomatie espagnole a promis d` »essayer de garantir, avec la partie mauritanienne, les meilleures conditions de protection et de transit des ressortissants de passage dans ce centre, et de faciliter leur retour dans leur pays ». Pour ce faire, une mission espagnole « est attendue dans les jours qui viennent », a-t-il encore précisé. Nouveau drame de l’immigration clandestine au Gabon : quinze cadavres rejetés par la mer sur les plages de Libreville

mercredi 2 juillet 2008

La population de Libreville a assisté à un spectacle macabre, mardi dernier, sur les plages de la capitale gabonaise, théâtre d’un nouveau drame de l’immigration clandestine

La population s’affole, accoure et prend d’assaut le bord de mer. La circulation est perturbée et tout le monde s’arrête. 15 corps sans vie et quelques effets personnels dont une Bible écrite en anglais, des babouches, quelques vêtements entassés et un passeport ghanéen ont été retrouvés sur la plage, en face de la bibliothèque nationale. Il s’agit certainement d’immigrés clandestins ouest-africains qui voulaient rallier Libreville par la mer.

Une pirogue retrouvée sur les lieux accrédite la thèse d’un naufrage. Cette pirogue, selon certaines sources, serait partie du Nigeria et aurait transité par le Cameroun et la Guinée Equatoriale avant d’atteindre les côtes gabonaises.

Les habitants de Libreville, très choquées par ce drame, expriment leur émotion. « C’est triste de voir les corps humains éparpillés de cette manière comme s’il s’agissait de poisson ou de gibier. Cela me touche beaucoup, et je crois que ce drame doit interpeler les gouvernants africains qui sont responsables de la gestion chaotique de nos économies », déclare un fonctionnaire gabonais avant d’ajouter : « Quand on souffre, on pense toujours que le soleil est à la porte. Il faudra que les chefs d’Etat africains qui se réunissent en ce moment en Egypte fassent une lecture objective de cette catastrophe. »

« C’est très émouvant. J’ai été très choquée de voir le corps d’un adolescent sortir de l’eau. Je n’ai jamais autant vu de cadavres dans ma vie », dit pour sa part la jeune Annie M., membre de la Croix rouge gabonaise.

Le Gabon très attractif

Les enquêtes sont en cours. Elles permettront, selon les autorités gabonaises, d’identifier les corps pour une éventuelle évacuation dans leurs pays d’origine. Le ministère de l’Intérieur estime à 400 000 le nombre d’immigrés clandestins vivant en terre gabonaise.

Le Gabon attire de nombreux immigrés africains à cause de sa relative prospérité économique. La plupart des clandestins vivant au Gabon passaient autrefois par le Cameroun. Mais à cause des nombreux contrôles routiers qui jonchent la route du nord, ils prennent de plus en plus nombreux la voie suicidaire de la mer pour échapper à la vigilance de la police d’immigration.

En décembre de l’année dernière, on avait enregistré un autre drame de l’immigration à Libreville, 12 corps sans vie ont été retrouvés alors à la plage de la Sablière. Rappelons que ce nouveau drame se produit alors que le gouvernement gabonais a expulsé, il y a quelques jours seulement, 84 immigrés clandestins.

Les peuples africains souffrent. L’intégration africaine avance à pas de tortue. Le népotisme, les dictatures et la délinquance économique ne laissent aucune chance de survie aux populations. Les plus riches sont toujours riches et les pauvres s’appauvrissent davantage. Les jeunes menacés par les conditions de vie insoutenables et plus qu’abjectes rêvent d’aventures et de vie meilleure sous d’autres cieux. Mais ces rêves de la jeunesse africaine affamée, malheureusement se transforment vite en drame…

Immigration clandestine : la Mauritanie, nouvel épouvantail de l’Europe

mercredi 2 juillet 2008, par Hanan Ben Rhouma

Amnesty dénonce les conditions de rétention des migrants clandestins dans ce pays

Les violations des droits de l’Homme envers les migrants africains se multiplient en Mauritanie, devenue en quelques années le point de transit favori des clandestins en partance pour l’Europe. Amnesty International dénonce les autorités locales et l’Union européenne. Elle exerce une pression accrue sur les pays africains dans sa lutte contre l’immigration clandestine, transformant de fait ces pays en « gendarmes de l’Europe ».

« À l’époque, quand les Blancs venaient en Afrique par la mer, on ne les traitait pas de clandestins. Pourquoi aujourd’hui, quand nous essayons d’aller par la mer en Europe, on nous traite de clandestins ? ». Ce message, écrit par un migrant au centre de rétention de Nouadhibou au nord de la Mauritanie, traduit la frustration de milliers d’Africains qui, comme lui, n’ont pas pu gagner l’Europe. Baptisé « Guantanamito » (« Petit Guantanamo ») par certains détenus, c’est là qu’échouent temporairement les migrants avant d’être expulsés hors du pays. Près de 3 300 d’entre eux sont passés par le centre en 2007. Nouadhibou est aujourd’hui pointé du doigt par Amnesty International pour ses conditions de détention, « de surpopulation et d’hygiène ne répondant pas aux normes internationales relatives aux personnes privées de liberté ».

Touts ces constats sont le résultat d’une mission effectuée par Amnesty en mars dernier. Au-delà des accusations portées envers le centre de rétention de Nouadhibou, c’est toute la politique de lutte contre l’immigration clandestine en Mauritanie qui est mise en cause. Dans un rapport rendu public mardi, l’organisation de défense des droits de l’Homme dénonce le sort réservé aux candidats à l’immigration vers le continent européen. Intitulé Mauritanie : « Personne ne veut de nous », Amnesty accuse les autorités locales de « violations de certains droits essentiels des migrants » interdits d’Europe.

L’UE est aussi responsable que la Mauritanie dans les violations commises

Amnesty estime aujourd’hui que ces manquements au droit sont dictés par les « pressions » qu’exercent l’Union européenne (UE) et ses Etats membres, et en particulier l’Espagne, sur ce pays. « Pour obtenir la collaboration de pays africains à la lutte contre l’immigration clandestine », certains d’entre eux, dont la Mauritanie, ont donc dû se transformer en « gendarmes de l’Europe ».

L’organisation dénonce ainsi les effets pervers générés par la politique européenne de l’immigration que l’UE « externalise » vers l’Afrique. L’accord de coopération signé en 2003 entre la Mauritanie et l’Espagne oblige depuis les autorités locales à réadmettre sur son sol ses citoyens mais aussi tous les ressortissants des pays tiers qui ont tenté la traversée de l’Atlantique à partir de ses côtes. Une pression qui donne lieu à des arrestations arbitraires et brutales de personnes en situation irrégulière et régulière sur simple soupçon de planifier une traversée vers les îles espagnoles des Canaries. Autre conséquence de cette politique : les expulsions collectives vers le Sénégal et le Mali, quelle que soit la nationalité et le pays d’origine des migrants. Ainsi, 7 100 personnes ont été expulsées en 2007 selon les chiffres officiels. L’absence de recours juridique ne laisse aucun choix à ces derniers qui ne peuvent contester ces décisions arbitraires.

Des migrants toujours déterminés à gagner l’Europe…

Malgré une armada de mesures dissuassives, nombreux sont les migrants qui pensent que l’Europe, n’est qu’à quelques encablures de Nouadhibou. La Mauritanie est en effet devenue, depuis quelques années, le point de départ et de transit privilégié de migrants, venus le plus souvent d’Afrique de l’Ouest et « contraints d’emprunter d’autres routes plus périlleuses car beaucoup plus longues » selon le rapport. Le renforcement des contrôles au nord du Maroc, et plus particulièrement au large du détroit de Gibraltar, ainsi que les murs de barbelés à Ceuta et Melilla (deux enclaves espagnoles en terre marocaine), en a dissuadé plus d’un.

Embarqués à bord de bateaux de fortune, ils sont des centaines à vouloir tenter l’aventure de la traversée maritime vers les Canaries. Les statistiques officielles disent qu’ils ont été 700 à le faire l’an dernier. Mais beaucoup meurent en cours de route. Pour la seule année 2007, plus de 900 migrants ont ainsi été retrouvés morts selon l’Organisation pour les droits de l’Homme d’Andalousie (ONG espagnole). Ceux qui ont la chance de s’en sortir se font vite repérés par les garde-côtes espagnols pour être expulsés quelques jours plus tard. Pourtant, quelques uns réussissent. Le rapport souligne « le rôle moteur joué par les migrants qui sont parvenus à rejoindre l’Europe et qui appellent tout de suite leurs familles pour leur annoncer » leur réussite. Ces cas restent pourtant exceptionnels.

…qui veut briser leur détermination à tout prix

Face à la pression migratoire à laquelle l’Europe fait face et aux drames liés à l’immigration clandestine, l’UE, qui présente sa politique comme une opération sécuritaire et humanitaire, serre donc la vis. L’immigration reste un dossier toujours aussi épineux pour l’UE qui souhaite mettre en place une politique commune en la matière. Nicolas Sarkozy en a d’ailleurs fait son cheval de bataille. Le chef de l’Etat français, qui assure la présidence de l’Union depuis mardi, présentera prochainement, à Cannes (sud de la France), un « pacte européen sur l’immigration et l’asile ». Après la directive retour qui fixe des normes communes au renvoi des sans-papiers, le pacte vient confirmer le durcissement de la politique européenne en matière d’immigration.

La Mauritanie : garde-barrière de l’immigration vers l’Europe

le 01/07/2008

A l’instar de la frontière américano-mexicaine, les eaux séparant l’Union européenne du continent africain font office de tombeau à ciel ouvert. Amnesty international, dans un rapport publié mardi 1er juillet, braque les projecteurs sur la manière dont la Mauritanie traite les migrants en route vers le Nord. Renvoyés d’Espagne après avoir atteint les îles Canaries ou arrêtés avant d’embarquer, ils sont expulsés vers le Mali ou le Sénégal quelle que soit leur nationalité, le plus souvent au mépris des normes internationales.

Outre les conditions de rétention qui leur sont réservées, l’ONG souligne la responsabilité de l’Espagne mais aussi de l’UE, qui «repousse ses frontières extérieures vers le Sud» en exigeant des pays de transit qu’ils deviennent les «gendarmes» de l’Europe. Ses observations se fondent sur une mission de recherche effectuée en Mauritanie en mars 2008, au cours de laquelle des délégués de l’organisation se sont entretenus avec des personnes détenues dans le centre de rétention de Nouadhibou dans le Nord-Ouest, avec les autorités du pays chargées de la «sûreté nationale» et avec des migrants et des réfugiés venus pour la plupart de pays d’Afrique de l’Ouest.

L’actualité de ce document nourri de témoignages est brûlante : sur fond d’adoption par le Parlement européen de la « directive retour » portant sur l’expulsion des clandestins, les drames liés à l’émigration se multiplient dans cette région. Près de 700 migrants sont arrivés, ces derniers jours, sur les îles espagnoles des Canaries, situées dans l’Atlantique au large du Maroc, après plusieurs jours de traversées périlleuses ; certains d’entre eux sont morts dans les hôpitaux de l’archipel ; des corps ont été retrouvés en décomposition sur une plage près de Nouadhibou, où plus d’une centaine de personnes, supposées vouloir prendre la mer, ont été arrêtées. Une association estime à 900 le nombre d’Africains morts en chemin en 2007. Les arrivées aux Canaries, après un record en 2006 (31.600), seraient néanmoins en baisse, selon le gouvernement espagnol, en raison de l’effet dissuasif du dispositif de surveillance des côtes par l’agence européenne Frontex et des accords de rapatriement signés avec plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest.

Des trajectoires migratoires mouvantes

Intitulé «Mauritanie : ‘ »personne ne veut de nous »», le rapport rappelle qu’au cours des dix dernières années, les trajectoires migratoires se sont modifiées au gré des politiques et des pratiques policières des pays du Nord. Le renforcement des contrôles autour du détroit de Gibraltar (large de 15 kilomètres) a détourné les migrants vers Ceuta et Melilla, les enclaves espagnoles au Maroc. Puis, à l’automne 2005, des personnes sont mortes en tentant de franchir ces barbelés. L’intensification des contrôles à cet endroit ainsi qu’à la frontière Sud du Maroc ont repoussé les départs plus au Sud, de la Mauritanie (à 800 kilomètres des îles espagnoles) au Sénégal (jusqu’à 2.000 kilomètres), multipliant les risques pour les migrants.

L’ouverture, fin 2005, de la nouvelle route reliant la capitale mauritanienne Nouakchott à Nouadhibou a aussi contribué à faire de cette ville un point de ralliement. «J’ai quitté le Liberia pour la Côte d’Ivoire en 2004. J’ai rencontré sur la route un chauffeur de camion qui m’a conseillé d’aller en Mauritanie car ce n’est pas loin de l’Europe et on peut y trouver du travail pour réunir l’argent nécessaire à la traversée», témoigne un migrant libérien. «On pleurait durant la traversée, raconte un Ghanéen, les vagues de plus de quatre mètre nous faisaient peur. On priait Dieu tout le temps. Au bout du quatrième jour, il n’y avait presque plus rien à manger, ni à boire. Nous avions épuisé toutes nos provisions, certains d’entre nous ont bu des petites quantités d’eau salée. Plusieurs personnes dont les dix femmes sont tombées malades. Au bout de neuf jours de voyage, nous sommes arrivés à Tenerife, la police espagnole nous attendait et nous a arrêtés.»

Quand ils séjournent en Mauritanie, les candidats au départ, pour la plupart des ressortissants de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) sont le plus souvent «en règle» car ils peuvent entrer dans ce pays sans visa s’ils sont munis de documents d’identité. Pour embarquer à bord de cayucos, ces embarcations longues de 14 à 18 mètres utilisées par les pêcheurs de Nouadhibou, ils doivent débourser «jusqu’à plusieurs milliers d’euros» et comprendre les liens complexes entre le «passeur» chargé de l’ensemble de l’opération, les rabatteurs ou «coxeurs», parfois eux-mêmes des migrants, et les «capitaines» des bateaux.

Racket, Trahison, corruption, «surbooking» : les formes d’escroqueries sont multiples et n’épargnent pas les fonctionnaires de police, qui peuvent soit «fermer les yeux» en échange d’argent soit fournir du matériel (moteurs, essence, etc.), comme l’affirme Amnesty international.

Les droits de migrants bafoués

Sous la pression des politiques européennes visant à lutter contre l’immigration irrégulière, la Mauritanie tente de dissuader les migrants de partir. Un accord avec l’Espagne a été signé en 2003. Il contraint la Mauritanie à réadmettre sur son territoire non seulement ses citoyens mais aussi les ressortissants de pays tiers, dont il est «vérifié» ou «présumé» qu’ils ont tenté de rejoindre l’Espagne à partir de ses côtes. «Cette coopération, note l’ONG, a entraîné en Mauritanie la violation de certains des droits essentiels des migrants.»

Lors des arrestations, les témoignages font état d’insultes, de brutalité, de papiers d’identité confisqués, voire déchirés par les forces de sécurité. Le fait de vouloir rejoindre l’Europe, y compris de manière illégale, n’est «ni un crime, ni un délit au regard du code pénal national» et, à ce titre, ne devrait pas donner lieu à une arrestation et une détention, note Amnesty international, qui rappelle que le fait de sanctionner une personne pour un délit qui n’est pas prévu par la loi constitue une violation d’un des principes essentiels du droit national et international.

Les conditions de rétention sont sommaires. Régi par la Sûreté nationale en dehors de tout contrôle légal des autorités judiciaires, le centre de Nouadhibou «accueillait» 62 personnes lors de la visite de l’ONG : «Tous les hommes se trouvaient dans deux anciennes salles de classes devenues de facto des cellules et ils étaient retenus dans des conditions de surpopulation et d’hygiène ne répondant pas aux normes internationales relatives aux personnes privées de liberté. En outre, plusieurs mineurs étaient présents dans cette salle, mêlés aux adultes.»

Les informations recueillies montrent que les migrants n’ont, «à aucun moment», la possibilité de contester la légalité de leur enfermement ni de faire appel des décisions d’expulsions collectives prises à leur encontre, des droits pourtant reconnus par la Convention des Nations unies sur la protection des droits des travailleurs migrants et des membres de leur famille, ratifiée par la Mauritanie en janvier 2007. Aucune limite relative à la durée de rétention n’est définie. Un migrant témoigne : «Nous sommes comme dans une prison, ce n’est pas normal, nous ne sommes pas des criminels, tu dois tenter ta chance. Parfois tu échoues, il faut nous laisser partir, il y a des aventuriers partout dans le monde. Les portes de notre salle sont tout le temps fermées à clé, il fait chaud, certains y fument. La Croix-Rouge apporte à manger, c’est tout, nous mangeons sur les lits ; on urine dans un grand seau, caché dans l’ancien placard de la maîtresse. On ne nous dit rien, ils vont nous refouler.»

Selon les statistiques officielles, 3.257 personnes ont été enfermées dans ce centre surnommé Guantanimito, dont 1.381 Sénégalais et 1.229 Maliens. En 2007, 7.100 migrants auraient été reconduits à la frontière, contre 11.600 en 2006. Deux destinations : Gogui, au Mali, et Rosso, sur le fleuve Sénégal. «Dans certains cas, note Amnesty international, ces expulsions collectives ont créé des conflits entre les autorités sénégalaises et mauritaniennes locales, chacune des deux parties cherchant à se débarrasser de ces migrants.» Un Ghanéen raconte : «Les Mauritaniens nous ont conduits à Rosso, nous sommes montés dans le bac pour traverser le fleuve accompagnés par des policiers mauritaniens. À notre arrivée sur la rive sénégalaise, les militaires sénégalais n’ont pas accepté de nous recevoir et on nous a renvoyés au point de départ. Nous avons fait quatre allers/retours entre la Mauritanie et le Sénégal. Personne ne voulait de nous. À la fin, les Sénégalais ont accepté de nous prendre. Au bout d’une semaine au Sénégal, je suis revenu en Mauritanie et je cherche à repartir vers l’Espagne.»

Plus au nord, plusieurs migrants ont signalé avoir été expulsés par le Maroc vers une zone désertique située entre le sud du Sahara occidental et la Mauritanie. Considérée comme un no man’s land, cet endroit est appelé Kandahar, en raison des mines qui y ont été posées lors du conflit entre la Mauritanie et le Front Polisario.

L’UE et la politique de la «carotte»

Les recommandations de l’ONG s’adressent aussi bien au gouvernement mauritanien qu’aux autorités espagnoles et européennes, jugées en partie responsables de la situation dans la mesure où elles se défausseraient de leurs obligations sur les pays du Sud. Avec un certain cynisme, Franco Frattini, en mars 2006, alors commissaire européen chargé de la justice et des affaires intérieures décrivait l’état d’esprit de l’UE dans le cadre des négociations de réadmission : «Il est clair qu’en pratique [ces accords] servent essentiellement les intérêts de la Communauté. Tel est notamment le cas des dispositions relatives à la réadmission de ressortissants de pays tiers et d’apatrides – condition sine qua non de tous nos accords de réadmission, mais qui est très difficile à accepter pour les pays tiers. La bonne fin des négociations dépend donc beaucoup des ‘leviers’, ou devrais-je dire des ‘carottes’, dont la Commission dispose, c’est-à-dire d’incitations suffisamment puissantes pour obtenir la coopération du pays tiers concerné.»

Or, les négociations avec le Maroc patinent depuis plusieurs années. Signe que l’UE n’a pas encore su proposer de «carotte» financière suffisamment alléchante.

L’autre immigration africaine, par Philippe Bernard

25.06.08 |

Les Africains en quête de travail, ceux qui fuient la misère ou la guerre, ne convergent pas tous vers l’Europe. Loin de là. Tandis que l’Afrique subsaharienne compte 17 millions de migrants internes au continent, les trente pays riches de l’OCDE en accueillent moins de 4 millions. En Afrique de l’Ouest, 7,5 millions de personnes vivent dans un pays différent de celui où elles sont nées, soit dix fois plus que le nombre d’Africains de l’Ouest établis en Europe. Plus lourdement qu’aux portes de l’espace Schengen, plus discrètement aussi, les défis de l’immigration se jouent, souvent dans la violence, aux frontières internes de l’Afrique.

Cette réalité met à mal les beaux discours sur l’unité africaine, secoue l’idéal panafricaniste et relativise les critiques sur la gestion occidentale de l’immigration. Elle vient d’être illustrée par les violences xénophobes qui ont ensanglanté l’Afrique du Sud. Les immigrés venus du Zimbabwe ont été pris pour cibles. Depuis quelques années, ces réfugiés économiques fuient un pays où l’inflation dépasse 160 000 % et où se nourrir relève du tour de force. Souvent mieux formés que les Sud-Africains, contraints de travailler à n’importe quelles conditions, les Zimbabwéens ont provoqué chez leurs hôtes involontaires des réactions de haine.

L’arrivée illégale en Afrique du Sud, au cours de la dernière décennie, de 3 millions de Zimbabwéens – près d’un habitant sur quatre de l’ex-Rhodésie du Sud – résulte d’une logique d’attraction aussi vieille que les migrations humaines : la dégringolade économique du Zimbabwe et la violence ont mis des populations sur la route du pays voisin, en pleine expansion. L’Afrique du Sud multiraciale (48 millions d’habitants) est un vieux pays d’immigration. Sa politique en la matière a longtemps été mise au service du renforcement de la suprématie blanche. Depuis la fin de l’apartheid, l’instauration d’une citoyenneté non raciale et le relâchement des contrôles aux frontières ont « produit » massivement des illégaux. De repoussoir pour les Noirs, l’Afrique du Sud est devenue eldorado.

Les migrants africains du Mozambique et du Lesotho, tolérés par le régime raciste dans les enclaves intérieures réservées aux Noirs, se sont retrouvés en situation irrégulière dans le pays libéré au début des années 1990. L’ouverture du pays et ses succès économiques n’ont fait qu’exacerber la tendance en aggravant les tensions sociales. Nul n’explique les massacres de Johannesburg, Pretoria, Durban et Le Cap par des facteurs ethniques : ils résultent de l’arrivée massive d’immigrés dans un pays où le taux de chômage est estimé à 40 % par les syndicats (27,5 % officiellement), et où il n’y a pas de structures d’accueil pour ces migrants livrés à eux-mêmes. Cette impéritie résulte du refus du président Mbeki, au nom de la solidarité africaine, de reconnaître la dérive du pays voisin et d’user de son influence pour tenter d’y remédier. Solidaire de Robert Mugabe, héros de l’indépendance de son pays, le successeur de Nelson Mandela a répété, contre toute évidence, qu’il n’y avait « pas de crise » au Zimbabwe. M. Mbeki, qui se veut le chantre d’une « renaissance africaine », a tardivement évoqué « la honte » que lui inspiraient les agressions.

Les violences entre Noirs ne sont pas une nouveauté en Afrique du Sud, où la lutte entre les mouvements zoulous et le Congrès national africain (ANC) a souvent entaché la lutte contre l’apartheid. Mais le spectacle de Noirs pauvres massacrant leurs semblables dans le pays qui a su renverser pacifiquement le régime raciste a saisi d’effroi tout le continent. « Les Sud-Africains ont-ils oublié le soutien de leurs voisins dans la lutte contre l’apartheid ? », ont déploré en substance nombre d’observateurs. Exclus du statut de réfugiés, les migrants font l’objet d’une vigoureuse politique de reconduite à la frontière par Pretoria. Chaque année, 150 000 étrangers sont éloignés de force, en train, vers le Zimbabwe. Nombre d’entre eux repassent la frontière dans les jours qui suivent.

BOUCS ÉMISSAIRES

A l’autre extrémité du continent, la Libye de Kadhafi est passée maîtresse dans l’art d’instrumentaliser l’afflux d’immigrés (20 % de la population contre 8 % en France), qui tiennent des secteurs entiers de l’économie. L’immigration, facilitée dans les années 1990, lorsque le « guide » a troqué le panarabisme pour le panafricanisme, est sévèrement contrôlée depuis les années 2000 et la normalisation des relations avec les pays occidentaux. Des rafles de grande ampleur sont organisées régulièrement, comme en janvier, suivies d’expulsions massives vers le sud avec le soutien financier de l’UE. Depuis les émeutes racistes de 2000 – une centaine de morts -, les Noirs servent de boucs émissaires aux difficultés économiques.

Sans parler des réfugiés chassés de leur pays par les guerres, l’histoire récente de l’Afrique est parsemée d’épisodes de ce genre. A chaque fois, la xénophobie exacerbée par des rivalités économiques ou foncières est exploitée et aboutit à des expulsions massives. Dans les principaux pays d’accueil – Cameroun, Gabon, Angola et surtout Nigeria et Côte d’Ivoire -, le retournement de la conjoncture économique s’est traduit par une chasse aux immigrés. D’autres Etats, comme le Sénégal ou le Niger, sont devenus des pays de transit vers l’Europe. Ces dernières années, la fin de nombreux conflits a entraîné une baisse spectaculaire du nombre des réfugiés (2,3 millions en 2007 contre 5,4 en 1990, selon le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés HCR). A l’inverse, la paix mais aussi la pauvreté rurale, l’instabilité économique et la dilapidation des richesses ne cessent d’encourager les migrations économiques, vecteurs de considérables transferts de fonds vers les pays d’origine.

Les migrations illégales intracontinentales ont pris une telle ampleur que l’Union africaine prône depuis 2006 « une prise en charge concertée, organisée et efficace » du phénomène. Un voeu pieux pour l’heure. Un état civil lacunaire, des trafics de faux papiers à grande échelle, des frontières immenses et souvent artificielles rendent les contrôles presque impossibles. D’autant que les pays africains sont regroupés dans des unions régionales qui, sur le papier, prônent en leur sein la libre circulation des hommes et des biens. L’Afrique, secouée par une croissance démographique souvent supérieure à la croissance économique, est en pleine effervescence migratoire. Déjà, en dépit des obstacles, de la xénophobie et des expulsions, les Africains, toutes formes de migration confondues, sont les habitants les plus mobiles de la planète.

Arrivée de 179 clandestins africains aux Canaries

LOS CRISTIANOS (AFP) — Un groupe de 179 immigrants clandestins africains est arrivé dimanche à bord d’une barque dans l’archipel espagnol des Canaries, a rapporté une photographe de l’AFP sur place.

26 mineurs faisaient partie de ce groupe d’immigrants de plusieurs nationalités, ont précisé les secouristes du port de Los Cristianos, sur l’île de Tenerife.

Les clandestins étaient entassés à l’étroit à bord d’une barque de pêche artisanale de fabrication sénégalaise, ont-ils précisé.

La détection d’éventuelles autres barques de sans-papiers africains au large de Tenerife était rendue pratiquement impossible en raison d’une tempête de sable en provenance du Sahara qui rendait la visibilité presque nulle.

Une vague d’environ 500 clandestins avait débarqué aux Canaries à bord de plusieurs embarcations il y a environ une semaine.

Quatre d’entre deux, très affaiblis par les difficile conditions de leur périlleuse traversée, étaient décédés dans des hôpitaux de l’archipel.

Les Canaries, situées dans l’Atlantique au large des côtes du Maroc, sont une destination privilégiée pour de nombreux candidats africains à l’immigration illégale.

Une ONG espagnole a estimé à 900 le nombre d’Africains morts en mer en 2007 dans leur tentative de rejoindre les Canaries.

Le nombre d’arrivées aux Canaries a nettement diminué depuis l’an dernier après un record de 31.678 arrivées en 2006.

Cette baisse s’explique par l’effet dissuasif du dispositif de surveillance des côtes ouest-africaines de l’agence européenne Frontex et des accords de rapatriement signés entre l’Espagne et plusieurs pays ouest-africains, selon le gouvernement espagnol.

Espagne :| Immigration clandestine : trois morts et quatre dans un état grave

27 mai 2008

Une embarcation clandestine qui se dirigeait vers l’île espagnole de Gran Canaria avec à son bord 67 personnes a accosté dans la tragédie d’après le journal El País du 26 mai 2008. La pirogue a rejoint la terre ferme avec deux cadavres et cinq sans papiers dans un état de déshydratation et d’hypothermie des plus graves. L’un d’entre eux a rendu l’âme après son transfert vers un hôpital, toujours selon le journal. Les images montrées à la télévision parlent d’elles même. Des corps inertes et des sans papiers qui, à peine, tiennent sur leurs pieds.

Espagne : 68 clandestins africains débarquent aux Canaries, 3 morts

LeVif.be

25/05/2008 15:05

Trois immigrants clandestins originaires d’Afrique subsaharienne sont morts, sur un total de 68 recueillis au large de l’archipel espagnol des Canaries.

Leur embarcation de fortune a été repérée vers 05H30 heure locale (06H30 HB) non loin des côtes de l’île de Grande-Canarie. A son bord se trouvaient 68 hommes, dont deux morts, selon la société de secours en mer. Trois clandestins ont dû être hospitalisés, et l’un d’entre eux est mort dans un centre médical, a-t-on appris auprès de la préfecture des Canaries. « Une quinzaine d’entre eux seraient mineurs », ont précisé les secours en mer. L’archipel des Canaries est une destination privilégiée par de nombreux candidats à l’immigration illégale, dont certains meurent pendant la périlleuse traversée. Le nombre des arrivées aux Canaries a toutefois nettement diminué depuis l’an dernier après un record de 31.678 en 2006. (GFR)

L’Etat veut repousser les boat people au large de Mayotte

20minutes

« Encore hier, nous avons intercepté une ?kwassa? avec quarante personnes à bord, des chèvres, des moutons, des nourrissons », raconte un agent de la police aux frontières (PAF) sous le soleil paradisiaque de Mayotte, petite île française au nord de Madagascar. Les « kwassas », ce sont ces barques de pêcheurs qui déchargent sur les plages mahoraises leur cargaison de Comoriens désespérés.

L’an dernier, la PAF a intercepté 110 embarcations et elles sont déjà 79 à avoir été stoppées depuis janvier. Officieusement, deux cents à trois cents Comoriens affluent chaque jour sur l’île. C’est notamment pour limiter cette pression migratoire devenue insoutenable que le secrétaire d’Etat à l’Outre-mer, Yves Jégo, a rencontré hier soir le président de l’Union des Comores. Soit un mois et demi après les émeutes intercommunautaires qui ont secoué Mayotte. Objectif : stopper les flux à la source, via la coopération. Un accord bilatéral pourrait être bientôt signé. Ce serait une première depuis l’indépendance de l’archipel, en 1975. Il permettrait de restructurer l’hôpital d’Anjouan, l’île la plus pauvre des Comores. Mais dissuadera-t-il les femmes enceintes de risquer leur vie pour accoucher à Mayotte, où leur enfant pourra acquérir, à 13 ans, la nationalité française en vertu du droit du sol ?

La reprise de la coopération viserait aussi à créer une zone de libre-échange de marchandises entre les îles, de sorte que le kilo de tomates ne soit plus vendu 16 euros à Mayotte et 50 centimes dans le reste des Comores. L’autre levier envisagé pour essayer d’enrayer l’afflux de boat people, c’est l’intensification des expulsions. Plus de quatre mille Comoriens ont déjà été renvoyés depuis le début de l’année. La PAF a fait passer sa flotte de deux à quatre bateaux en mai, un troisième radar sera installé fin juillet pour surveiller les côtes et un nouveau centre de rétention administrative de cent vingt places, certes annoncé depuis dix ans, doit ouvrir en 2010.

La Libye expulse plus de 300 Nigérians de son territoire

APA

13 ami 2008 APA – Lagos (Nigeria) Le ministre nigérian des affaires étrangères, Chief Ojo Maduekwe, a annoncé lundi que les quelques 314 immigrants clandestins nigérians devant être déportés de Libye arriveront au Nigeria jeudi prochain. Maduekwe a confié aux journalistes à Abuja que « la mission nigériane à Tripoli a procédé à la sélection des immigrants clandestins et leur a remis des documents de voyage provisoires, tout en poursuivant les tractations pour permettre à l’avion libyen devant les emmener d’atterrir au Nigeria. Il a aussi noté que la première vague d’immigrants arrivera le 14 mais, tandis que la deuxième le lendemain.

Il a par ailleurs expliqué que cette décision fait suite à une réunion interministérielle tenue par le gouvernement nigérian pour étudier les cas de déportation d’immigrants Nigérians de la Libye. «La rencontre a regroupé des personnels du ministère de l’intérieur, des prisons et du service de l’immigration, précisément ceux du ministère des affaires étrangères », a-t-il ajouté.

«Maduekwe a aussi indiqué qu’il est possible que certains d’entre eux soient en train de purger des peines de prison, d’où donc l’implication des services pénitentiaires du Nigeria. «Bien que nous ne pouvons pas affirmé avec certitude le nombre, nous voulons seulement rassurer le peuple nigérian que nous sommes en train de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour que les Nigérians concernés soient évacués », a-t-il affirmé. Selon lui, une commission avait été mise en place par le ministère pour l’émission de passeports diplomatiques à des avocats nigérians. La commission, a-t-il poursuivi, fera des recommandations sur l’éligibilité ou le mérite avant l’octroi d’un passeport diplomatique. Si beaucoup de nos concitoyens détiennent maintenant des passeports diplomatiques, cela n’aura plus de valeur », a-t-il noté

Maduekwe, qui a mis l’accent sur la nécessité pour les Nigérians d’être fiers de leur identité, a déclaré que les Nigérians, quelle que soit leur vocation ou leur statut, doivent commencer à s’habituer et à être fiers de leur passeport vert.

Côte d`Ivoire: près de 600.000 sans-papiers identifiés en huit mois

ABIDJAN, 16/05 – L`opération d`identification des sans-papiers ivoiriens baptisée lancée il y a huit mois a permis de délivrer près de 600.00 jugements supplétifs tenant lieu d`actes de naissance, a annoncé le gouvernement dans un communiqué diffusé vendredi.

« Ces opérations (appelées audiences foraines, NDLR) ont mobilisé 111 équipes et permis de délivrer à ce jour 586.755 jugements supplétif sur 617.420 requêtes reçues », souligne le texte publié à l`issue d`un conseil des ministres jeudi à Abidjan. Mardi, Le ministre de la Justice, Mamadou Koné, maître-d`oeuvre de ces opérations, avait annoncé la fin des audiences foraines jeudi.

Selon le programme initial, ces audiences foraines lancées le 25 septembre 2007 devaient durer trois mois. Elles ont été prolongées en raison du manque de « moyens financiers et logistiques » qui a empêché, selon le gouvernement, le déploiement dans les temps des 111 équipes de magistrats prévues pour couvrir le territoire national.

Les « audiences foraines » constituent l`un des volets importants du processus d`identification des populations prévu par l`accord de paix de Ouagadougou signé en mars 2007 entre l`ex-rébellion des Forces nouvelles (FN) et le président Laurent Gbagbo.

Elles doivent permettre de réviser les listes électorales en incluant notamment les Ivoiriens sans papiers, un sujet très sensible dans le pays. Avant leur lancement, les partisans de M. Gabgbo ont estimé que le nombre d`Ivoiriens à identifier ne devrait pas dépasser les 300.000 alors que l`opposition a évoqué un potentiel de 3 millions de nouveaux électeurs.

Grâce à ces jugements, les Ivoiriens et étrangers sans papiers identifiés pourront à terme obtenir une carte nationale d`identité pour les premiers ou un titre de séjour pour les seconds.

Maroc : arrestation de 34 immigrants clandestins dans le nord du pays


Trente quatre immigrants clandestins ont été interpellés mardi par les forces auxiliaires marocaines, opérant le long des côtes de Ouled Amghar, dans le nord du Maroc, selon l’agence MAP.

Les personnes arrêtées, originaires de divers pays d’Afrique subsaharienne, ont été appréhendées par les forces auxiliaires au moment où elles s’apprêtaient à prendre le large à bord d’un zodiac à destination des côtes sud de l’Espagne, précise la source.

Ces candidats à l’émigration clandestine ont été mis à la disposition des services de la gendarmerie royale marocaine pour complément d’enquête.

130 clandestins échouent aux Canaries


4 mai 2008

Une embarcation de fortune avec à son bord 57 immigrants clandestins, dont 12 mineurs, a accosté dimanche sur l’île de Ténérife dans l’archipel espagnol des Canaries et une autre, avec 77 clandestins à bord, a été repérée au large, a-t-on appris de source officielle.

Les clandestins sont arrivés à 17h30 (16h30 GMT) au port de Los Cristianos, dans le sud de l’île de Ténérife, à bord d’une embarcation de fortune et ont été pris en charge par les services d’urgence, selon des sources officielles.

Ils sont en bonne santé à l’exception de l’un d’entre eux qui a dû être transféré à l’hôpital après avoir commencé à faire des convulsions.

Une autre embarcation avec 77 personnes à bord a été repérée à 125 milles marins (231 km) au sud de l’île de El Hierro, et doit arriver lundi matin au port de La Estaca accompagnée par un navire de sauvetage maritime.

Source: AFP

Cameroun – Côte d’Ivoire : Cinq Ivoiriens interpellés au port de Douala

28 avril 2008

Ces voyageurs clandestins ont été débarqués d’un bateau à bord duquel ils ont frauduleusement embarqué.

Cinq ressortissants ivoirien : Gpalé Sidiki, 27 ans, Oubda Dieudonné Mohamed, 29 ans, Konan Kouassi, 22 ans Jonathan Ameijibor, 23 ans et Kouadjo Nianké 32 ans, sont détenus depuis le 17 avril dernier dans la cellule de la division provinciale de la police judiciaire pour le Littoral à Bonanjo.

Ils ont été mis à la disposition de la police par le capitaine du navire battant pavillon brésilien à bord duquel ils ont frauduleusement embarqué au port d’Abidjan en Côte d’Ivoire, pour se rendre, croyaient-ils, en Allemagne. La police judiciaire procède à leur audition afin de s’assurer de leur véritable nationalité, avant de les rapatrier vers leur pays d’origine. De neuf au départ, ils ne sont plus que cinq en cellule, quatre d’entre eux ont été rapatriés vendredi dernier.

Les faits remontent au 14 avril 2008, les neufs compères qui préparaient leur coup depuis plusieurs jours racontent qu’ils ont emprunté une pirogue et pris en chasse le navire. En mer profonde et loin des regards, ils ont hissé une échelle faite en bambou au bout de laquelle ils avaient fixé des crochets. Se servant des crochets, ils ont accroché l’échelle sur la bordure arrière du bateau et se sont discrètement dissimulés dans la calle. Ils ne disent pas le sort qui a été réservé à la pirogue et à l’échelle. Mais tout porte à croire qu’ils étaient accompagnés d’une personne qui leur a facilité la manœuvre.

Ce plan aurait pu être parfait s’ils n’avaient pas oublié des détails importants. Après quatre jours passés dans la calle du bateau, les jeunes immigrants clandestins n’avaient ni eau ni nourriture et ont été obligés de sortir de leur cachette au port de Malabo en Guinée Equatoriale. Certains d’entre eux étaient malades. Ils ont été pris en charge et nourris par l’équipage du bateau qui, en fait, était parti du port d’Abidjan pour se rendre au Cameroun. Leur rapatriement est financé par le Capitaine du bateau qui assure par ailleurs leur alimentation quotidienne pendant leur séjour en cellule. Le dernier groupe sera rapatrié ce soir.

© Le Jour : Patient Ebwele

Paru le 28-04-2008 10:19:21

Un conteneur avec 155 immigrés clandestins intercepté au Mozambique.

HNS info

16 avril 2008-

La Police mozambicaine a intercepté un camion transportant un conteneur dans lequel se trouvaient 155 étrangers originaires d’Ethiopie et de la Somalie, rapporte la presse locale.

Selon l’édition de mercredi du quotidien de Maputo « Noticias », l’un des immigrés clandestins était déjà mort d’asphyxie et 50 autres étaient très affaiblis et avaient besoin de soins médicaux au moment où le camion a été intercepté.

Le camion était entré au Mozambique par le Malawi et traversait la province de Tete pour se rendre à la ville portuaire de Beira, où les immigrés auraient été débarqués.

La Police a arrêté le camion au niveau d’un poste de contrôle à Matambo, dans le district de Changara, à quelque 20 kilomètres de la ville de Tete. Ils pouvaient entendre les passagers entassés dans le conteneur hurler, manifestement à cause de leurs difficultés à respirer. Quand le chauffeur du camion a réalisé que la Police s’est rendu compte de la nature de la « marchandise » qu’il transportait, il s’est enfui avec la Police à ses trousses.

Après une course de 20 kilomètres, le chauffeur a abandonné le camion. La Police a ouvert le conteneur et trouvé 68 jeunes Somaliens et 87 Ethiopiens à l’intérieur. Elle a fait venir une équipe de secours pour assister les malades. Les passagers, en provenance d’un camp de réfugiés au Malawi, avaient voyagé pendant plusieurs heures à l’intérieur du conteneur métallique dépourvu de dispositif d’aération, sans eau ni nourriture.

La Police de Tete a déclaré à la presse qu’elle va expulser le groupe d’immigrés vers le Malawi. Il s’agira du second groupe de clandestins à être rapatrié au Malawi en moins d’une semaine. Un autre groupe de 98 personnes avait été intercepté vendredi à la frontière à Zobue, également à Tete, dans un autre camion.

Dans les deux cas, la Police a confirmé que les chauffeurs, tous deux de nationalité malawite, ont réussi à s’enfuir, mais les compagnies pour lesquelles ils travaillent ont fourni les informations nécessaires pour les faire arrêter.

Les propriétaires de ces compagnies nient toutefois toute implication dans ce business de transport d’immigrés clandestins.

Source/auteur : RESF
Mis en ligne le mercredi 16 avril 2008, par jesusparis

Gabon : La DGDI fait le ménage dans la capitale


Après la province du Woleu-Ntem, la Direction Générale de la Documentation et de l’Immigration (DGDI) a initié le 12 avril dernier à Libreville, en collaboration avec la Police de l’air et des frontières (PAF), une opération de contrôle des entreprises qui a permis d’appréhender 81 employés clandestins dont 56 ont été rapatriés le même jour.

81 travailleurs étrangers en situations irrégulières ont été épinglés le 12 avril dernier à Libreville par la Direction Générale de la Documentation et de l’Immigration. Avec le soutien de la police de l’air et des frontières (PAF), les agents de la DGDI ont procédé au contrôle de plusieurs types d’entreprises réputées pour employer des travailleurs clandestins, notamment les stations service, les établissements des ressortissants Libanais, les garages ou encore les diverses commerces des ressortissants Ouest africains.

L’opération initiée par le directeur de la DGDI, Michel Andjambé, a permis d’épingler 81 étrangers travaillants clandestinement dans la capitale gabonaise, dont 56 ont été rapatriés le même jour à bord d’un navire battant pavillon ghanéen. 13 autres sont encore en garde à vue dans l’attente de leur rapatriement par voie terrestre tandis que les 12 derniers, qui possédaient pour la plupart des cartes de séjour périmées, ont été mis en demeure de régulariser leur situation.

Par ces opérations, la DGDI entend responsabiliser les entreprises sur les lois en vigueur en matière d’immigration pour les inciter à régulariser la situation de leurs employés. Il s’agit également de décourager les employeurs sur le recrutement des travailleurs clandestins qui entraîne des violations des droits des travailleurs et va à l’encontre de la politique nationale de lutte contre le chômage et la précarité.

La DGDI a mis en garde les entreprises sujettes à ce genre de pratique en rappelant qu’elles s’exposent à des amendes et au rapatriement direct des employés irréguliers. Initiée une première fois dans la province du Woleu-Ntem, en novembre 2007, ce genre d’opération avait permis l’arrestation à Oyem d’une dizaine de clandestins qui s’apprêtaient à rallier Libreville.

Publié le 18-04-2008 Source : Gaboneco.com Auteur : gaboneco

Gabon : 17 clandestins arrêtés par les forces de l’ordre à l’entrée de Libreville

Plus d’une dizaine de clandestins essayant de s’infiltrer au Gabon ont été appréhendés le 6 avril dernier par les éléments de la Direction générale de la documentation et de l’immigration (DGDI) en collaboration avec la police judiciaire. Partis du Cameroun, certains d’entre eux ont déboursé jusqu’à 600.000 FCFA pour franchir la frontière gabonaise.

Les éléments de la Direction générale de la documentation et de l’immigration (DGDI) ont mis la main sur un réseau de clandestins le 6 avril dernier. De sources proches de la DGDI, c’est un indicateur qui a appelé la Direction générale de la documentation et de l’immigration depuis le Cameroun  » pour l’informer du départ d’un long cortège de véhicules transportant des passagers clandestins  », affirme le journal.

Bien informés, les agents de la DGDI ont tendu une souricière aux passeurs et à leurs clients à l’entrée de Libreville où le cortège malheureux a été arrêté sans difficulté, à l’exception du chauffeur d’un des véhicules qui, pressentant le piège, s’est envolé dans la nature.

Quatre des cinq passeurs de nationalité camerounaise et gabonaise ont été pris également dans les mailles de la DGDI. Le cinquième a pris la poudre d’escampette, abandonnant son véhicule et les passagers à bord.

Conduits à la DGDI, la plupart des chauffeurs ont reconnu les faits qui leurs sont reprochés même si d’autres affirment seulement avoir transporté les clients qui leur ont été proposés à Bitam (nord).

Mais selon des sources concordantes, ces chauffeurs travaillent en complicité avec les passeurs car, avouent-ils,  »certains sont allés nous prendre depuis le Cameroun, moyennant des sommes allant de 100 à 600 mille F CFA par passager pour nous transporter de Bitam jusqu’à Libreville  ».

Parmi les dix sept immigrants clandestins interpellés, il y a deux femmes et 15 hommes. Ces clandestins sont de nationalités, camerounaise, guinéenne, nigérienne, ghanéenne, malienne et coréenne. Selon le journal l’Union, ils seront présentés devant le parquet avant d’être reconduits dans leurs pays d’origine.

Selon toujours ce quotidien, 25 % de la population gabonaise est d’origine étrangère et la plupart vivent clandestinement dans ce pays qui est considéré par beaucoup comme le  »l’eldorado  » de l’Afrique centrale.

Espagne: plus de 260 clandestins débarquent aux Canaries en trois jours

TENERIFE (AFP) — Un total de 261 immigrants illégaux africains ont débarqué en trois jours sur différentes îles de l’archipel espagnol des Canaries, a-t-on appris lundi auprès des services régionaux de secours.

Ces immigrants, dont de nombreux mineurs, voyageaient sur huit embarcations de fortune, et ont débarqué sur les îles de Lanzarote, la Gomera, Grande-Canarie, El Hierro et Tenerife, selon les secours.

Huit clandestins sont arrivés samedi, 85 dimanche et 168 lundi, bravant des conditions maritimes particulièrement adverses en cette saison au large des Canaries, avec en particulier des vents forts.

L’une des dernières embarcations arrivées lundi sur l’île de Tenerife, transportait 60 clandestins, dont 14 mineurs. L’un de ses occupants, très affaibli par la traversée, a été immédiatement transporté à l’hôpital.

Le nombre d’arrivées d’immigrés clandestins aux Canaries a nettement diminué depuis l’an dernier après un record de 31.678 arrivées en 2006.

Cette baisse s’explique notamment par l’effet dissuasif du dispositif aérien et maritime de surveillance des côtes ouest-africaines de l’agence européenne Frontex et des accords de rapatriement signés par le gouvernement espagnol et plusieurs pays africains.

Des centaines de clandestins africains sont morts ces dernières années dans ces périlleuses traversées, le plus souvent de façon ignorée.

Plus de 900 émigrants seraient ainsi décédés pour la seule année 2007, selon un rapport d’une ONG espagnole, l’Organisation pour les droits de l’Homme d’Andalousie (APDH-A), publiée le 13 mars dernier

La police d’Egypte arrête 13 clandestins africains à la frontière avec Israël


APA-Caire (Egypte) La police égyptienne a arrêté dimanche 13 immigrants clandestins africains qui tentaient d’entrer en Israël par la frontière internationale des deux pays, a appris APA au Caire.

Les immigrants sont interrogés au Caire, indique la police, qui a pu identifier les 13 immigrants, dont 5 sont originaires de l’Erythrée, 3 du Soudan, 3 de la Côte d’ivoire et 2 du Ghana.

Les candidats à l’immigration avaient indiqué, lors du premier interrogatoire, qu’ils voulaient entrer en Israël pour chercher du travail après avoir payé de grosses sommes d’argent aux passeurs qui les avaient aidés à traverser la frontière, selon la police

AFSUD: Les clandestins zimbabwéens, proies faciles de l`exploitation

WATERPOORT (Afrique du Sud), 26/03 – Tereerai Molambo vacille sur ses béquilles: elle a eu la jambe brisée par un tracteur et son patron, un fermier sud-africain, a voulu se débarrasser d`elle en tentant de la faire renvoyer au Zimbabwe.

Hébergée depuis dans une ferme voisine, près de Waterpoort (province du Limpopo, nord), où elle surveille les enfants des ouvrières aux champs, cette femme est tombée d`une remorque où elle ensachait des pommes de terres.

« Le tracteur a roulé sur ma jambe, me cassant le fémur. J`ai été hospitalisée. Le patron m`a abandonnée. » Il a même appelé la police pour la dénoncer et tenter de la faire expulser.

Tereerai Molambo est arrivée en Afrique du Sud il y a un an, franchissant illégalement le fleuve Limpopo, qui grouille de crocodiles, et rampant sous les barbelés pour fuir un pays où 80% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté. S`ils échappent aux douaniers, les clandestins sont encore loin de trouver l`eldorado sur le sol de la première puissance économique du continent.

La ville frontalière de Musina fourmille de trafi- quants ou « maguma-guma » qui volent leurs économies sous prétexte de les aider, de transporteurs réclamant des tarifs astronomiques pour les emmener à Johannesburg, à 540 km au sud, et de propriétaires agricoles tirant avantage de leur désespoir pour les recru

La police d’Egypte arrête 13 clandestins africains à la frontière avec Israël

23-03-2008

APA-Caire (Egypte) La police égyptienne a arrêté dimanche 13 immigrants clandestins africains qui tentaient d’entrer en Israël par la frontière internationale des deux pays, a appris APA au Caire.

Les immigrants sont interrogés au Caire, indique la police, qui a pu identifier les 13 immigrants, dont 5 sont originaires de l’Erythrée, 3 du Soudan, 3 de la Côte d’ivoire et 2 du Ghana.

Les candidats à l’immigration avaient indiqué, lors du premier interrogatoire, qu’ils voulaient entrer en Israël pour chercher du travail après avoir payé de grosses sommes d’argent aux passeurs qui les avaient aidés à traverser la frontière, selon la police

ter à bas prix

~ par Alain Bertho sur 18 avril 2008.

 
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