Enseignement

MASTER
Nouvelles questions urbaines : Villes globales et villes mondes (2005-2009)
La ville est aujourd’hui devenu l’horizon général des relations sociales à l’échelle de la planète. Et si le monde urbanisé n’est pas unifié, l’urbanité de la mondialisation contemporaine recompose les rapports aux territoires, aux temporalités, aux pouvoirs et aux altérités. Lieu fondamental de la production de richesse moderne, la ville est aussi au centre des recompositions de l’espace public, prise entre l’ouverture à un espace économique transnational et des logiques de privatisation des micro territoires, une citoyenneté avant tout nationale et une ville monde populaire de plus en plus cosmopolite. « Banlieue » a été longtemps le nom français donné à ce télescopage brutal. Les banlieues sont-elles devenues monde ? La ville industrielle a été le cadre, et le moteur, d’une mise en ordre fondamentale de la vie et des rapports humains : séparation du travail productif et de la vie sociale, parachèvement de la séparation, de l’espace public et de l’espace privé, sur rationalisation d’un urbanisme pris entre le vertige de la démiurgie sociale et la puissance de la réglementation étatique. Cette figure de la ville principalement européenne est à la fois le cadre et l’objet de luttes politiques et sociales qui à leur tour s’inscrivent dans l’espace urbain. Institutionnellement cette ville industrielle a aussi été l’adossement d’un face à face social et politique de la localité et de l’Etat national, lieu d’enracinement d’une citoyenneté avant tout nationale. Cette figure de la ville a été profondément ébranlée avec la mondialisation. C’est cet ébranlement qu’il convient d’identifier pour identifier la figure contemporaine de la ville monde qui devient la nouvelle centralité des conflits culturels et sociaux. BIBLIOGRAPHIE
Ville espace culturel et territoire productif (2005-2009)
Le cours reprend, pour les développer, les problématiques esquissée dans le cours sur les nouvelles problématiques urbaines. La mondialisation s’enracine d’abord dans une mutation des territoires urbains, une métropolisation de ces territoires et leur inscription dans une « économie d’archipel ». Du point de vue du travail productif et des échanges, la mondialisation est une déterritorialisation-reterritorialisation qui n’uniformise pas mais recompose sans cesse les singularités et différences dans un espace socio-politique de plus en plus vaste. La « ville globale » métropolisée est une ville dynamise par l’accumulation des sevices et du travail immatériel. La logique de mobilisation collective de ce travail immatériel s’impose progressivement à toutes les formes du travail productif, y compris classiquement industriel. Cette logique qui est celle d’une mobilisation subjective et de coopérations dépasse largement le rôle traditionnel des entreprises. Du « district industriel » du nord de l’Italie au « bassin de travail immatériel en Région Parisienne » c’est l’espace urbain qui devient l’espace productif, c’est la ville qui tend à devenir le nouveau collectif de travail. Même les espaces les plus stigmatisés par le reflux de la ville industrielle apparaissent alors comme de possibles gisements de créativité. Les capacités collectives, culturelles, sociales d’une population urbaine deviennent la matière vivante des « externalités positives » recherchées par les grandes entreprises. Elles deviennent aussi la matière vivante et consciente d’une production de richesse immatérielle qui de fait excède les capacités du marché. De tels bouleversements ont des conséquences de fond sur l’urbain et ses logiques de gestion. BIBLIOGRAPHIE
Société civile européenne et mondialisation : mobilisations, organisations, nouvelles cultures politiques 2003-2009
Après Paris- Saint-Denis en novembre 2003, la troisième édition du Forum social européen (FSE) a eu lieu à Londres en 2004 et la quatrième aura lieu à Athénes en mai 2006. Nouvel espace public en émergence et en extension, les forums sociaux mondiaux (depuis 2001), continentaux (depuis 2002), voire locaux, sont devenus des événements majeurs ’échange, de mise en réseau et d’élaboration des différents acteurs de la société civile : syndicats, associations, ONG… Ce Qu’on appelle le mouvement altermondialiste donne ainsi depuis 3 ans une dimension nouvelle, sociale et populaire, à la construction européenne. Une nouvelle culture politique est-elle en train de naître ? Le cours propose une présentation générale du processus des forums initié il y a maintenant trois ans à Porte Alegre (Brésil) ainsi que la lecture et l’analyse collective des événements européens à partir de plusieurs entrées : les nouvelles formes d’organisation collective, les thématiques transversales, la mobilisation des organisations nationales, une culture politique polyglote en construction, le lien avec les réseaux de municipalités mondiales et européennes. Le travail engagé dans le cours peut être le point de départ d’un mémoire de maîtrise ou de DEA. BIBLIOGRAPHIE
Licence
Sociologie et anthropologie à l’épreuve du contemporain : mondialisation, ordre, désordre et altérité. (2006-7)
Le cours examine comment les deux disciplines sont amenées à se redisposer à l’épreuve des questions contemporaines nommées mondialisation ou globalisation. La sociologie peut-elle survivre à la mise en extinction de l’Etat nation ? L’anthropologie est-elle un moyen de réinscrire la question de l’altérité dans le monde post colonial ? Le cours s’appuiera notamment sur les travaux de Ardjun Appadurai, Marc Augé, Marc Abelès, Ulrich Beck, Zygmunt Bauman, Jean- Pierre Warnier, Jean François Gaillard, Constantin von Barloewen… BIBLIOGRAPHIE









