Générations et cultures politiques

séminaire du Laboratoire d’anthropologie mémoire identité et cognition sociale (LAMIC) Université de Nice Sophia Antipolis,20 février 2004

Intervention d’Alain Bertho

La question posée, génération et culture politique, mobilise d’abord en moi la culture de l’historien que je suis au départ.

C’est d’abord le temps long des cultures politiques qui me vient à l’esprit, la régularité des cartes électorales qui, de la déchristianisation des campagnes au vote pour les démoc soc au printemps 1849 nous mène à la carte récurrente de l’opposition gauche droite en France dans la seconde moitié du 19 ° siècle. Une telle régularité ne peut que mobiliser une problématique de la transmission d’une culture dont la politique ne serait sans doute qu’une facette. Viennent ensuite les questions des situations de genèse de ces cartes durables, ces situations d’origine « avant tout dignes d’étude » disait Renan. Nous en verrons tous les pièges

Mais la question, par l’entrée des générations mobilise aussi le sociologue qui connaît les travaux classiques sur les générations sociales, les générations ouvrières. Générations comme chaînes de transmission, générations comme ruptures…

L’énigme du temps long des cultures politiques

Jeune étudiant en histoire, passionné d’histoire politique et élève de Maurice Agulhon, j’ai commencé comme tant d’autres mon apprentissage par le monumental « Tableau politique de la France de L’Ouest » d’André Siegfried.[1]

Par en 1913, l’ouvrage a presque un siècle. IL reste pourtant une référence de réflexion, un point de départ obligé tant les permanences de comportements politiques et civiques qu’il mettait en évidence dans la France occidentale se sont confirmés depuis[2].

Une référence aussi car il pose plus de questions qu’il n’apporte de réponses. Il est bon de se poser des questions disait le maître Seignobos, mais il est toujours dangereux d’y répondre.

Toujours est-l que « l’esprit du granit » qui conduit au vote conservateur continue de nous laisser perplexe et incite à aller chercher ailleurs l’explication de ces frontières politiques apparemment infranchissables que posent la géographie physique du massif armoricain.

C’est un peut la même problématique qu’ont repris plus récemment Emmanuel Todd et Hervé Lebras dans leur « invention de la France » [3] ou les trois France [4]. La thèse fondamentale de ces travaux est la permanence de comportements culturels qui transcendent générations et situations historiques. Le vote communiste par exemple serait plus en connexion avec d’anciennes coutumes familiales et pratiques successorales séculaires qu’avec la carte plus récente de l’industrialisation et de la classe ouvrière au XX° siècle. La combinatoire des traditions familiales (larges ou nucléaires) et des mouvements de la religiosité, dessinerait ainsi des « tempéraments culturels » relativement stable, sorte de « cultures souches sur lesquelles se grefferaient des comportements sectoriels comme les comportements politiques[5]

L’historien reste toujours tout à la fois curieux et un peu sceptique face à cette vision d’une humanité anthropologiquement immobile.

Les situations historiques : fondations ou révélateurs

« Pour le vocabulaire courant, les origines sont un commencement qui explique. Pis encore : qui sufit à expliquer. Là est l’ambiguïté, là est tout le danger » (Bloch page 54)

Même si l’historiographie française est très sensible à une problématique de l’identité culturelle et notamment de l’identité politique nationale comme l’atteste le travail de Braudel[6], l’historien tend à chercher le mouvement ou du moins les situations ou les consciences se cristallisent en culture.

C’est ainsi que dès les années 1950, l’historien Jacques Bouillon est allé aux origines de la cartographie électorale de la gauche française en scrutant les élections de 1849.[7] et c’est avec l’hypothèse que cette « renaissance de la république au milieu du XIX avait quelque chose de fondateur que Maurice Agulhon nous livra sa remarquable « république au village »[8] sur son midi varois.

Période fondatrice, la seconde république en fut bien une mais en lien insécable avec la première, avec cette collective « découverte de la politique » dont nous parle Michel Vovelle[9]

C’est sans doute Paul bois avec ses « paysans de l’Ouest » qui a le plus apporté à cette problématique fondatrice de la politique moderne[10] en montrant la force de l’événement en travail sur les structures culturel et sociétal durable. C’est l ‘événement révolutionnaire, les enjeux proprement politiques qu’il fait émerger, qui fondent une géographie électorale durable et dévoile enfin le mystère du granit et du bocage qui faisait dire à Siegfried qu’il devait faire « un aveu de défaite ».

Chouans du Morbihan

C’est sur ces questions que je butais dès 1974 dans mes travaux d’apprenti historien. Le télescopage de la terre conservatrice de mon Morbihan familial avec la résurrection de la République en 1848 avait stimulé le jeune disciple de Maurice Agulhon que j’étais. Un peu comme « la royauté au village du temps de la République ». Je m’engageais dans une analyse historique fort classique de la presse légitimiste qui émergeait alors dans le département et une élucidation des processus électoraux pour les années 1848 et 1849, de la constitution des listes aux résultats communes par commune[11]. Ainsi conçu, mon travail aurait pu pour l’essentiel resté un exercice de style classique de maîtrise. De « Village » point : la presse vannetaise et lorientaise ne m’ouvrait qu’à quelques cercles restreints de personnalités urbaines. Le passage du légitimiste réactionnaire et flamboyant à une force électorale cléricale et conservatrice semblait ancrée dans les nécessités du nouvel espace public institutionnel.

Le hasard des archives départementales en voulu autrement. En 1850, le journal légitimiste vannetais la Bretagne, dirigé par Georges de Cadoudal, neveu du chef chouan, relaie localement la souscription ouverte « pour offrir deux chevaux bretons au comte de Chambord ». Cette souscription est un incontestable succès : 17 000 souscripteurs annoncés. L’intérêt principal, pour l’historien vient du fait que le journal en publie la liste détaillée, par commune, parfois par hameau, avec le montant de la donation, la plupart du temps une indication socioprofessionnelle (dans 75% des cas) et souvent une phrase ou quelques mots expliquant le geste du donateur. La politique royaliste débordait ainsi d’un coup le cercle étroit des lecteurs d’une feuille polémique et d’un espace public pour l’essentiel citadin. Des silhouettes émergeaient des villages (96 au total), l’écho, assourdi et médiatisé certes, mais quand même, d’une parole populaire se faisait entendre. L’analyse rigoureuse de cette liste esquissa un peu mieux l’épaisseur de la politisation populaire de ce coin de Bretagne, la structure possible des réseaux, la diversité géographique de leur influence et surtout, peut-être plus que je ne l’avais vu à l’époque, les mots de cette politisation.

Sur les plus de 140 courts commentaires différents portés sur les listes comme « explication individuelle de souscription », pas un seul n’avait trait à la religion ou à l’église, trois faisaient référence à l’ordre social, six faisaient explicitement référence à l’hostilité envers « les rouges ». L’immense majorité mobilisaient en fait les symboles ou les souvenirs des différentes insurrections royalistes que la région avaient connues, de 1793 à 1830. Il ne s’agit certes pas de la projection dans le futur dont parle Durkheim à propos du socialisme[12]. Il s’agit pourtant bien des traces de représentations politiques en débordement de l’espace public en constitution.

Néanmoins, la formation d’une droite cléricale et conservatrice sur cette terre de chouannerie, formation en bonne voie en 1852 lorsque s’achève la séquence républicaine, se fait au prix du silence imposé durablement à ce royalisme rural. D’où venait cette subjectivité politique là ? Qu’est-elle devenue une fois que ce nouveau parti de l’ordre départemental eut rallié Louis-Napoléon et que les électeurs, notamment dans le cœur chouan du département, se soient massivement abstenus au plébiscite de 1852 ? Un autre scénario aurait-il été possible ?

Si ce travail déjà ancien revient régulièrement à ma réflexion c’est qu’il complexifie à mes yeux la question.

L’événement dont il s’agit est un événement en subjectivité. IL mobilise, dans une conjoncture historique donnée et ses enjeux (la seconde république, l’écho d’une subjectivité vieille d’un demi siècle : celle de la chouannerie. Comme disait Marc Bloch, un des problèmes des historiens est que « ce n’est pas parce que les hommes changent de mœurs, qu’ils changent de vocabulaire ». Les échos en question marquent-ils la continuité d’une subjectivité et d’une culture, ou simplement la continuité d’un vocabulaire ? Et que dire du fait qu’elle débouche sur la fixation durable de la carte électorale d’une droite cléricale qui euphémise les racines subversives de cette chouannerie morbihannaise ?

Au fond, la question que soulève cette fausse évidence de la période « originelle » ou fondatrice est la suivante : lorsqu’on constate de la continuité de « culture politique » quelle est exactement la nature de ce dont on constate la continuité ? Est-ce une forme de subjectivité, ou simplement le cadre institutionnel durable de l’expression de subjectivités variables. J’y reviendrai.

Générations

De la fondation à la perpétuation : quelles médiations ?? la socialisation

Tout un courant de la sociologie politique s’est intéressé l y a plus de 20 ans à la socialisation politique des jeunes voire des enfants.[13] C’est sans doute ces travaux au centre desquels se trouvent ceux d’Annick Percheron, qui a le mieux formalisé les contours de ce que pourrait être une « culture politique » objet d’une transmission familiale comme un élément parmi d’autre de la socialisation et de la construction du sujet : formation des préférences idéologiques, identification partisane…[14]

Annick Percheron qui travaille à partir de la sociologie américaine[15], revendique la paternité de Durkheim et de la socialisation comme apprentissage de règles et de normes sociales. Elle y intègre au passage l’apport Bourdieusien de l’habitus et celui de Piaget sur les étapes du développement de l’enfant. Mais elle tente de se libérer de la pente autoritaire de la socialisation des maîtres par une entrée interactionniste laissant la possibilité à l’individu de se construire lui-même des représentations….

IL reste que ce qui est ici objet de socialisation et d’apprentissage voire de reconstruction par le sujet en formation est de l’ordre du système de représentation, de règles, de normes, de valeurs et de symboles qui construise son « ordre du monde » en subjectivité. Jamais son rapport dynamique au monde. La politique dont il est question, et la culture qui la porte est de l’ordre de l’ordre et non de l’action.

C’est d’autant plus vari que son apprentissage peut être autant implicite qu’explicite. L’étude sur la socialisation politique, le type de famille et les modèles d’éducation que nous livre Annick Percheron en 1985[16] est assez éclairante de ce point de vue. Elle met en valeur la corrélation entre choix politiques des familles et types de systèmes éducatifs familiaux pour en inférer une conséquence en sens inverse sur les préférences idéologiques des enfants. Une famille de droite éduquant sur un modèle « traditionaliste inquisiteur » socialisera donc ses enfants à droite etc. Un tel modèle donne bien sûr une prime considérable à la continuité dans une conception culturelle assez proche de celle de Emmanuel Todd et Hervé Lebras.

Rapports de générations

Comment, dans ces conditions penser les changements, les ruptures voire les rapports de génération comme des rapports sociaux, tel que nous le suggère par exemple Jean Pierre Terrail ?[17]

L’approche sociologique en terme de génération[18] est selon lui la fille de l’approche biographique et donc d’une certaine fréquentation disciplinaire avec la psychologie. IL reste qu’elle st d’abord une façon d’historiciser le social grâce notamment aux travaux de Thélot[19].

En matière de culture politique c’est sans doute l’analyse de l’effet générationnel sur les classes sociales et notamment sur la classe ouvrière qui nous apporte le plus avec Gérard Noiriel[20], Paul Bouffartigue[21] et Jean Pierre Terrail[22].

La notion de génération sociale adoptée par ce dernier et qui est en fait centrée sur la génération de classe articule en effet la conjoncture sociale historique, l’expérience politique collective de mobilisation et la formation d’une génération dans la conjonction de l’entrée dans la vie adulte. Une génération se date ainsi de la conjoncture de son entrée en vie active, en vie maritale et en syndicalisme….

Très marquée par un certain déterminisme sociologique, cette approche laisse néanmoins une place à la subjectivité non seulement des contraintes historiques mais aussi des possibles, réels, rêvés ou « refusés »

Ce qui se fonde dans une telle génération dure le temps d’une biographie politique collective. Les enquêtes d’opinion montrent ainsi le devenir vieillissant mais toujours assez politiquement marqué de la « génération de Mai68 » qui dans sa masse reste beaucoup plus fidèle à la gauche traditionnelle que les dits événements pouvaient le laisser prévoir.

Ces générations là ne sont pas celle d‘Annick Percheron : elles rompent quelque part avec la précédente et ne lèguent rien en propre à la suivante. Elle est chaque fois singulière. Elle ne dure pas dans le temps long de l’histoire anonyme, mais dans le temps court des vies en débat avec le réel.

Elles rappellent ce mot de Marc Bloch, encore qui, dans Apologie pour l’Histoire, citait de mémoire un proverbe arabe : « les hommes ressemblent plus à leur temps qu’à leurs pères ».

Ainsi cette notion de génération ciselée pour « historiciser le social » et tenter de donner une épaisseur biographique sur une « production du social » butte sur sa propre force au travers des générations de « de classe » : la singularité incompressible de la subjectivité politique qui lui donne sa puissance.

Continuité, génération, rupture

Entre la continuité séculaire des cultures mesurables et la singularité séquentielle des générations, il n’est pas question de choisir. Car ce qui fait ici et là « culture » n’est pas de même nature.

Continuité de l’Etat

Ce qui se perpétue, ce qui est à la fois matière à socialisation et objet de transmission concerne l’identification de l’espace public. Ce qui se prolonge c’est l’institutionnalisation d la subjectivité, son inscription matérielle ou symbolique dans le champ du pouvoir et de l’Etat, dans le champ des normes. Ce dont nous parle Paul bois à propos des paysans de l’Ouest, Agulhon à propos des villages Varois, voire Michel Vovelle dans sa découverte de la politique dans la période révolutionnaire, c’est la mise en place d’un langage commun de l’Etat au sein des gens : Nation, Laïcité, République, élection, Partis, Gauche et Droite.

Cette continuité est celle de l’Etat en subjectivité, celle de l’ordre et des règles, celle d’une culture politique objectivée, « constituée » et non « constituante »[23].

Continuité n’est pas immobilité et cet outillage culturel peut-être l’objet d’une histoire non séquentielle, d’accumulations ou de transformation. Gauche et droite se recomposent dans leurs références, les partis changent de nom et d’alliance. Mais les cartes électorales perdurent.

Singularité de la politique

On a longtemps cru que la maîtrise de cet appareillage culturel et symbolique ouvrait à la connaissance de la politique. Comme les sociologues de l’entreprise et du travail ont longtemps confondu le travail prescrit dans l’usine et la réalité du travail ouvrier. C’est lorsqu’il a fallu changer les modes de prescription, passer à la robotisation et au flux tendus que les difficultés managériales ont fait apparaître cette réalité cachée du travail qu’est l’engagement subjectif du travailleur, sa créativité, sa capacité d’initiative, sans lesquels le travail prescrit n’est pas réalisé.

Il en est de même, d’une certaine façon de l’Etat et de la politique.

La thèse que je veux en effet proposer ici c’est que c’est la clôture d’une séquence longue de l’Etat, celle ouverte il y a deux siècles qui rend visible l’irruption, pour reprendre le mot d’Henri Lefebvre à propos de 1968, de la politique comme prescription ,normative subjective et singulière.

Ce n’est pas parce que les hommes changent de mœurs qu’ils changent de vocabulaire, disait Marc Bloch. La continuité de la culture instituée a été le cadre public reconnu de subjectivités politiques successives. Mais il est des situations où, justement on change de vocabulaire et de forts indices convergents nous indiquent que nous vivons une de ces situations.

Rupture

La désaffection civique et électorale (y compris sur les votes professionnels), l’errance des préférences électorales et partisanes, la diminution de la pertinence perçue du clivage Gauche Droite, l’émergence de comportement perturbateur des cartes séculaires du vote (le FN en France, la Lega en Italie par exemple manifestent de façon diverse ce déclin opératoire.

Le cadre national, parlementaire et classiste construit durant les deux derniers siècle n’est plus une langue d’usage aujourd’hui alors que, contrairement à ce qui est souvent soutenu, il pouvait encore l’être en 1968.

Dans ces situations de rupture, le vocabulaire, faute de tomber en déshérence risque de se mettre lui-même en errance symbolique. Comme le fait remarquer Antonio Negri dans Empire[24] , ce sont les mêmes mots et les mêmes arguments qui sont passés sans vergogne de l’antiracisme républicain de la période coloniale au racisme culturel des années 2000. L’ouvrier, sans la classe est un symbole identitaire en souffrance qui passe aujourd’hui d’une culture de libération à une culture de ressentiment et à son expression électorale[25]. La laïcité comme institution de la tolérance et tolérance de l’institution devient le nom d’une nouvelle discrimination et de nouvelles intolérance. L’injonction de République n’a plus guère d’autre signification que répressive.

Culture, Etat, politique

On voit que cette réflexion sur la transmission générationnelle des cultures politiques m’amène au-delà de la question posée. Le problème n’étant au fond ni celui des générations, ni de la transmission ni peut-être de la culture mais tout simplement de la politique et de son identification.

C’est le problème auquel m’ont toujours ramené tous mes travaux d’enquête depuis vingt ans. On ne peut penser les processus contemporains qu’en admettant que la politique, et singulièrement la politique populaire, déborde toujours l’espace public et institutionnel. C’est avec cette part insaisissable, non institutionnalisée de la politique que la sociologie a le plus souvent des difficultés. Comment en effet identifier cette subjectivité prescriptive comme fait social déterminé alors même qu’elle se donne comme l’énoncé d’un autre possible ? A-t-on assez lu et réfléchi cette thèse de Weber :

La politique consiste en un effort tenace et énergique pour tarauder des planches de bois dur. Cet effort exige à la fois de la passion et du coup d’œil. Il est parfaitement exact de dire que l’on aurait jamais pu atteindre le possible si dans le monde on ne s’était pas toujours et sans cesse attaqué à l’impossible. [26]

L’identifier c’est d’abord la distinguer de la politique « mise en institution », de l’Etat pour aller vite, y compris de l’Etat bien au-delà de « ce que fait le gouvernement ». C’est ensuite accepter sa singularité générationnelle et situationnelle.


[1] André Siegfried, Tableau politique de la France de l’Ouest sous la troisième République, 1913

[2] François Goguel, Géographie des élections françaises de 1870 à 1951, Cahiers de la fondation nationale de Sciences politiques, n°60, Paris 1954

[3] Hervé Le Bras et Emmanuel Todd, l’Invention de la France, 1981

[4] Hervé Le Bras, Les trois France, 1986

[5] 3parisien ou central, familial et catholique

[6] Fernand Braudel, L’identité de la France, 1986, 3 vol

[7] Jacques Bouillon, « les démocrates socialistes aux élections de 1849 », revue française de sciences politiques, janvier mars 1956.

[8] Maurice Agulhon, La république au village, les populations du Var de la révolution à la Seconde République, Plon 1970

[9] Michel Vovelle, La découverte de la politique, géopolitique de la révolution française, La découvertte1993

[10] Paul Bois, Paysans de l’Ouest 1960.

[11]: L’opinion légitimiste dans le département du Morbihan 1848-52, Maîtrise d’Histoire sous la direction de Maurice Agulhon (Université de Paris 1), 1974, 348 pages, mention très bien.

[12] Durkheim (Emile), le socialisme (1928), Paris, PUF, 1992.

[13] Roig (C.) et Billon Grand (F.), La socialisation politique des enfants, PFNSP, 1968 ; Annick Percheron, l’Univers politique des enfants, PFNSP, 1975 ; Annick Percheron, Françoise Bonnat, Daniel Boy, Nadia Dehan, Gérard Grunberg, Françoise Subileau, Les 10-16 ans et la politique, PFNSP, 1978.

[14] Annick Percheron, l&a socialisation politique, Colin, 1993, textes réunis pas Anne Muxel en Nonna Mayer

[15] Henry Hyman, Political socialization, 1959

[16] Annick Percheron, « le domestique et le politique » in Revue française de Sciences Politiques, N°5 vol 35, octobre 1985.

[17] Jean pierre Terrail, La dynamique des générations, activité individuelle et changement social, L’Harmattan, 1995

[18] C. Attias Donfut, sociologie des générations, 1988

[19] Claude Thélot, Tel père, tel fils, position sociale et origine familiale, Paris, Dunod, 1982.

[20] Gérard Noiriel, les ouvriers dans la société française, 1986

[21] Paul Bouffartigue, Francis Godard, D’une génération ouvrière à l’autre, Syros, 1988

[22] Jean Pierre Terrail, Destins ouvriers, la fin d’une classe, PUF, 1990

[23] Antonio Negri, Le Pouvoir constituant, PUF,1992

[24] Antonio Negri, Mickael Hardt, Empire, 2001

[25] Jean Viard, Pourquoi les travailleurs votent FN et comment les reconquérir, Seuil, 1997

[26]. Max Weber, « Le métier et la vocation d’homme politique » (1919), Le savant et le politique , Paris, 10/18, 1959, page 185.

~ par Alain Bertho sur 21 février 2004.

 
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