Affrontements au Caire – 3 février 2011

Les affrontements sont de plus en plus violents

nordeclair.fr

vendredi 04 février 2011

Des milliers de personnes continuent à se battre dans le centre du Caire, pour ou contre le président Moubarak. Au moins 8 personnes sont mortes et 830 ont été blessées depuis le début des affrontements.

Soupçonné, à cause de son bandage sur l’oeil, d’être un opposant à Hosni Moubarak fuyant la place Tahrir, un jeune homme est jeté à bas d’une moto et battu, à coups de poings, de pieds et de bâtons, par des dizaines de civils déchaînés.

Ils étaient trois cents, hier en fin d’après-midi, armés de matraques, de couteaux et certains de pistolets, à interdire l’entrée et filtrer les sorties du pont Al Gala, pour empêcher les opposants au régime retranchés sur la place devenue l’épicentre de la révolte dans le centre du Caire de recevoir renforts ou ravitaillement.

S’ils ressemblent à un groupe inorganisé d’hommes de tous âges, ils obéissent en fait à quatre chefs, la quarantaine bedonnante, véhéments et violents, qui donnent les ordres et galvanisent leur troupe. La crosse d’un pistolet dépasse du pull-over de l’un d’eux.

Quiconque tente de franchir leur barrage, constitué de barrières métalliques qu’ils déplacent, dans le sens menant à la place Tahrir est accueilli par des cris, des insultes. « C’est interdit ! On coupe la tête de celui qui va par là », hurle l’un d’eux. Il brandit un couteau de cuisine.

Vers 17 h, un jeune homme insiste pour passer, un sac de provisions rempli à la main. Le ton monte, on le bouscule. Il renonce après la première gifle. Deux hommes le prennent par l’épaule et l’éloignent.
Plus tôt dans la journée, un journaliste a vu, sur le même pont, les partisans du raïs égyptien jeter dans le Nil la nourriture que des piétons tentaient de faire traverser. Un seul policier en tenue, un jeune homme en pull-over et béret noir, sans arme, les mains dans les poches, fait le pied de grue sur la place Al Gala. À quelques mètres du barrage, assis sur leur char d’assaut à l’arrêt, six soldats surveillent les lieux sans intervenir.

Alors que le soleil descend, un officier de l’armée, en tenue camouflée, se présente devant le barrage dans une petite voiture. Refus. Il parlemente, le ton monte, doit faire demi-tour. Il reviendra trente minutes plus tard, accompagné de deux soldats dont les kalachnikov dépassent par les fenêtres et sera autorisé à passer. Lire la suite…

Les affrontements entre partisans et détracteurs du régime se poursuivent au Caire

leparisien.fr

Afp/miguel medina LIRE TOUT L’ARTICLE

Le Caire, 3 fevrier 2011.

En ce dixième jour de contestation, c’est le chaos le plus total en Egypte où des affrontements violents opposent depuis mercredi après-midi des pro et des anti-Moubarak. Des manifestants favorables au régime en place ont chargé à dos de chameaux ou à cheval les opposants rassemblés sur la place Tahrir.

La situation s’est encore durcie au cours de la nuit, avec de nouvelles victimes.

17h05. Le ministère de la santé fait état de 13 morts et 1 200 blessés.

16h25. Un hypermarché est en feu dans la banlieue du Caire.

16h20. Selon Al Arabiya, des partisans du régime égyptien font irruption dans les hôtels du Caire et pourchassent les journalistes. Arte est sans nouvelles d’un des envoyés spéciaux au Caire, arrêté un peu plus tôt. «Le Figaro» indique sur son site qu’un de ses journalistes a été arrêté à à Abou Hamous, à une cinquantaine de kilomètres d’Alexandrie.

16h06. Selon le ministre de la santé égyptien, les affrontements au Caire ont fait 8 morts et 890 blessés, dont neuf sont dans un état très critique.

15h50. Selon France 24, dans les affrontements place Tahrir au Caire, «les pro-Moubarak ont considérablement reculé. Depuis ce matin, les opposants ont gagné près de 300 mètres par rapport à leur position initiale».

15 heures. Sur France 24, Boutros Boutros-Ghali, ancien ministre égyptien des Affaires étrangères et ancien secrétaire général de l’ONU, estime que le président Moubarak ne devait pas partir tout de suite. «Nous ne sommes pas prêts, nous ne nous sommes pas encore mis d’accord. L’Egypte est divisée en deux camps. Un camp qui est très satisfait des solutions qu’a adoptées le président Moubarak, qui a dit qu’il ne se représentait pas. Et un autre camp, qui veut son départ immédiat.»

14h45. Le Premier ministre Ahmed Chafic s’excuse à la télévision publique pour les affrontements meurtriers aux cours des dernières heures entre pro et anti- Moubarak sur la place Tahrir. Il assure qu’une enquête sera menée, que des violences semblables ne se produiraient plus et que «le but de ceux qui ont attaqué la place Tahrir était de semer le trouble».

14h10. Les tirs nourris, entendus aux abords de la place Tahrir, ont commencé vers 13H30 sur le pont du 6 Octobre, qui surplombe une partie de la place Abdelmoneim Ryad, elle-même l’extension de la place Tahrir, lieu symbolique de la révolte égyptienne. Les tirs ont duré quelques minutes.

13h40. Des tirs nourris sont entendus aux abords de la place Tahrir au Caire, selon des journalistes de l’AFP.

12h35Des chars de l’armée font reculer les partisans de Moubarak pour éviter qu’ils atteignent les manifestants opposés au régime, selon l’AFP.

12h30. Des partisans du président Moubarak ont franchi peu avant midi jeudi le cordon formé par l’armée pour séparer opposants et partisans du régime, près de la place Tahrir. Les deux camps se sont jeté des pierres après une brève pause. La bataille s’est alors déplacée vers une ruelle voisine où les partisans du régime ont jeté des cocktail molotov alors que des coups de feu étaient entendus. Quelque 150 jeunes hommes ramassaient des pierres sur un terrain vague de la rue Mohammed Hagag pour les amener sur les lieux des affrontements, alors que les blessés étaient transportés vers les hôpitaux de campagne.

12h10. Selon Al-Jazeera, pro et anti-Moubarak s’affrontent en se jettant des pierres.

10h55. Selon l’AFP, les pro-Moubarak franchissent le cordon de l’armée séparant les deux camps. L’armée tenterait de les repousser, selon France 24.

10h15. C’est une scène étonnante que découvre notre envoyée spéciale à l’entrée de la bouche de Métro Saddat «des manifestants anti-Moubarak ont entassé des cartes du ministère de l’Intérieur, mais aussi des armes qu’ils ont saisi sur leurs adversaires, démontrant qu’il s’agit bien de policiers. Il y a là, pêle-mêle des machettes, couteaux, cutters, poignards…», décrit-elle.

8h45. Selon Al-Jazeera, des bus chargés de militants pro et anti Moubarak se dirigent vers le Caire.

8h10. Selon un médecin sur place, quatre personnes ont été tuées jeudi matin par des tirs visant des manifestants hostiles au président Hosni Moubarak sur la place Tahrir, dans le centre du Caire, portant à sept le nombre de morts au cours de ces dernières 24 heures.

8 heures. Le ministère de la santé livre un nouveau bilan, provisoire, des violences sur la place Tahrir : 5 morts et 836 blessés.

7h30. L’armée procéderait à des arrestations sur la place Tahrir. Selon le journaliste David Botti sur Twitter, «des groupes d’hommes entassent des pierres aux endroits stratégiques de la place Tahrir au Caire…Ils se préparent à de nouveaux affrontements aujourd’hui.»

7 heures. Le bilan des affrontements s’alourdit. Trois personnes auraient été tuées par des tirs visant des manifestants hostiles au président Hosni Moubarak sur la place Tahrir, portant à six le nombre de morts au cours de ces dernières 24 heures, a-t-on appris auprès d’un médecin.

5h30. Selon un photographe de l’AFP, des milliers de manifestants ont passé la nuit sur la place Tahrir. Beaucoup se préparent pour la première prière, alors que d’autres se réchauffaient autour de feux de bois.

5 heures. Des tirs en provenance du pont d’Octobre, où sont positionnés les partisans du président Hosni Moubarak, auraient fait de nombreux blessés. La mort de deux manifestants est confirmée. Selon des témoins, des policiers en civil se trouvent parmi les partisans du président égyptien.

4 heures. Deux personnes ont été tuées par des coups de feu tirés contre des manifestants hostiles au régime sur la place Tahrir du Caire. La secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, condamne une violence «choquante» en Egypte auprès du vice-président, Omar Souleiman.

3h50. Des coups de feu sont entendus sur la place Tahrir

 

~ par Alain Bertho sur 3 février 2011.

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