Emeutes à Tunis et Ettadhamoun – 11 janvier 2011

La colère gagne Tunis. La capitale tunisienne connaît ses premières émeutes

afrik.com

mardi 11 janvier 2011 / par Franck Salin

Les promesses formulées lundi par le président Zine el Abidine Ben Ali n’ont eu aucun effet sur les jeunes tunisiens en colère. Mardi, les émeutes se sont poursuivies dans plusieurs villes du pays, et ont même atteint Tunis, la capitale. Le soulèvement populaire aurait déjà fait 21 morts ces trois derniers jours, selon gouvernement, et une cinquantaine de source syndicale.

Maintenant Tunis. Mardi soir, de violents affrontements ont opposé manifestants et forces de l’ordre dans la cité populaire d’Ettadhamoun, située à 15 km à peine du centre de la capitale tunisienne. Des groupes de jeunes manifestants ont brûlé un autobus et saccagé des commerces, une banque, et la route qui conduit à Bizerte a été barrée à hauteur de la cité populaire, selon des habitants du quartier. Ils ont été dispersés par la police qui a fait usage de gaz lacrymogènes. Selon une femme interrogée par l’AFP, des coups de feu ont été tirés, mais elle n’a pas pu déterminer s’il s’agissait de balles réelles. Un journaliste de Reuters et plusieurs témoins ont vu les forces de l’ordre tirer en l’air dans un faubourg de Tunis en guise d’avertissement pour tenter de « disperser » la foule qui s’attaquait à des édifices publics.

Plus tôt dans la journée, d’autres manifestations, moins violentes, avaient été réprimées par la police. Parmi elles, celles d’artistes et d’opposants dont les comédiennes Raja Amari et Sana Daoud qui, selon l’AFP, ont été frappées par des policiers en uniforme et en civil. Ces manifestations, la presse nationale n’a pas eu l’autorisation de les couvrir. Une centaine de journalistes tunisiens avait d’ailleurs appelé mardi à protester pour « libérer la presse ». Mais ils n’ont pas pu mettre à exécution leur projet. « Nous avons été empêchés par la police de sortir dans une manifestation pacifique pour apporter notre soutien à nos compatriotes en proie à la répression », a déclaré à l’Associated Press Néji Bghouri, le président déchu du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT). Cantonnés dans les locaux du SNJT à Tunis, ils y ont improvisé un sit-in au cours duquel ils ont scandé des slogans revendiquant la liberté de la presse, la libération des personnes arrêtées et plaidé pour l’ouverture d’une « enquête indépendante pour déterminer les responsabilités des violences ». Lire la suite…

Tunisie : les affrontements se rapprochent de Tunis

lci.tf1.fr

11 janvier 2011

Les émeutes se sont poursuivies toute la journée mardi. Dans la soirée, des affrontements ont éclaté dans la cité Ettadhamoun, à 15 km à peine du centre de Tunis, entre des manifestants et des forces de l’ordre.

Lundi, le président tunisien Ben Ali avait tenté d’apaiser la colère contre le chômage en promettant la création de 300.000 emplois. Ca n’aura pas suffi. Les affrontements, sanglants et souvent meurtriers, se sont poursuivis toute la journée mardi, dans différentes villes où la contestation est forte. Pire, des affrontements ont éclaté mardi soir dans la cité Ettadhamoun, à 15 km à peine du centre de Tunis, entre des manifestants et des forces de l’ordre.

Des groupes de jeunes manifestants ont brûlé un autobus et saccagé des commerces et une banque, en criant « nous n’avons pas peur », a rapporté un habitant. De son côté, une femme a indiqué en outre que les manifestants à visage découverts ont barré la route qui conduit à Bizerte (nord) à hauteur de la cité populaire.  La police a tiré des gaz lacrymogènes et des tirs ont été entendus par cette femme, qui ne pouvait déterminer s’il s’agissait de balles réelles. Lire la suite…

 

 

~ par Alain Bertho sur 12 janvier 2011.

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