Mexique : une guerre intérieure ? avril 2010
Vivimos un conflicto armado?
informador.com.mx
Domingo, 18 de Abril de 2010
Referirse a que hay una guerra en México es cada vez más frecuente
Referirse a que hay una guerra en México es cada vez más frecuente. La afirmación proviene de la misma autoridad. Por lo delicado del asunto, vale la pena analizar si vivimos un conflicto armado, y cuáles son las consecuencias de ello. En términos estrictos un conflicto armado puede ser internacional, cuando se desarrolla entre países diversos; no internacional, cuando se desarrolla en el interior de una nación.
Como una tercera especie de conflictos armados el derecho internacional considera los disturbios interiores que se caracterizan por una profunda perturbación del orden interno debida a actos de violencia que no tienen las particularidades de un conflicto armado (por ejemplo, motines, lucha de facciones entre ellas o contra las autoridades en el poder…). parece claro que México vive una era de disturbios interiores; un tipo conflicto armado, que se caracteriza por actos de rebelión y de violencia cometidos por facciones más o menos organizadas contra las autoridades, o entre las propias facciones. Para poner fin a esos enfrentamientos y restablecer el orden perturbado, las autoridades se sirven, con frecuencia de considerables efectivos policiales e, incluso, de las fuerzas armadas, como sucede ahora mismo.
Esto da necesariamente lugar a una alteración del estado de derecho, caracterizada por violaciones a los derechos humanos, que causan sufrimientos generalizados entre la población. Esta es nuestra realidad. Este conflicto nos resta libertad.
Es un hecho generalmente aceptado que los estados pueden declarar el estado de emergencia pública y tomar, en la estricta medida de lo necesario, disposiciones derogatorias del derecho internacional de los derechos humanos que suspendan el ejercicio de algunos de esos derechos.
Hay, en efecto, derechos fundamentales inherentes a la dignidad humana, denominados intangibles, que no pueden ser suspendidos bajo ningún concepto. Hoy, las garantías que estos derechos ofrecen a las personas afectadas por las tensiones interiores parecen insuficientes. Se están tomando iniciativas en el plano internacional para subsanar las deficiencias de la normativa internacional sobre derechos humanos aplicable en situaciones de tensiones interiores, durante las cuales se siguen cometiendo atrocidades, y garantizar una mejor protección de las personas. Esa es la razón por la cual se debate ahora mismo una nueva normativa en materia de seguridad nacional, que no es otra cosa que establecer una normativa para el estado de emergencia pública que vivimos.
Para resolver una situación de emergencia hay que reconocerla. Si vivimos un conflicto armado producido por disturbios internos, México está obligado a aplicar el derecho Internacional Humanitario. Parece que el Gobierno ha dado el primer paso para reconocer que estamos en esta situación, al proponer las reformas que regulan el estado de excepción. La realidad por otra parte hace evidente el hecho de que los disturbios internos han provocado una situación en la que la aplicación de ciertas normas del derecho está alterada, y suspendida de facto en algunas regiones del país. Si admitimos que vivimos un conflicto es lícita la intervención de la Cruz Roja Internacional para la asistencia de la población afectada, como en el caso de Acapulco y Tamaulipas. Los siguientes pasos en el conflicto armado que vivimos, son el reconocimiento de la situación, establecer normas para regular un estado de excepción y establecer mecanismos para proteger a la población. En el caso de los abusos podríamos ver la intervención de instituciones internacionales.

Depuis décembre 2006, la violence liée au crime organisé et au trafic de drogue a fait 22.700 morts au Mexique
AP
Mercredi 14 avril, 05h01
La violence liée au crime organisée et au trafic de drogue a causé la mort de 22.700 personnes au Mexique depuis décembre 2006, date à laquelle le président Felipe Calderón a lancé une vaste offensive contre les cartels, selon un rapport confidentiel qu’a pu consulter l’Associated Press mercredi. Lire la suite l’article
Dans ce rapport destiné aux parlementaires, le gouvernement de Calderón reconnaît que lors du premier trimestre 2010, 3.365 assassinats ont eu lieu. L’année 2009 a été particulièrement sanglante avec 9.635 meurtres.
Les violences ont essentiellement lieu dans le nord du Mexique, l’Etat de Chihuahua, où se trouve la ville de Ciudad Juarez, étant la région la plus violente.
Ainsi, 6.757 crimes se sont déroulés dans l’Etat de Chihuahua, dont 4.324 pour la seule ville de Ciudad Juarez.
Le rapport souligne que, toujours depuis décembre 2006, 121.199 personnes liées au crime organisé ont été placées sous les verrous au Mexique, les cartels del Golfo et Los Zetas étant les plus touchés.
Le président Calderón, dont la lutte contre le trafic de drogue est la priorité, n’a pas hésité à déployer 45.000 soldats pour combattre les « narcos », en plus des policiers déjà présents. AP
Des violences dans le nord du Mexique font au moins 15 morts
AP
04 04 2010
MEXICO — Au moins quinze personnes sont mortes vendredi et samedi dans l’Etat de Tamaupilas (nord-est) au cours de différentes fusillades dans cette région ravagée par les règlements de compte entre bandes rivales pour le contrôle du trafic de drogue, ont annoncé les autorités mexicaines.
La semaine a été particulièrement sanglante dans cet Etat frontalier avec le Texas, où des cartels de la drogue n’ont pas hésité à attaquer des casernes de l’armée mexicaine.
Ainsi, dans la nuit de vendredi à samedi, des hommes armés ont fait irruption dans la prison de Reynosa – ville frontière avec McAllen au Texas – et ont abattu trois prisonniers, selon le bilan donné par le gouvernement mexicain.
Des tueurs à gages sont arrivés dans dix voitures et ont également ouvert le feu contre les gardiens de la prison.
Par ailleurs, au sud d’Acapulco, trois corps ont été retrouvés criblés de balles au bord d’une route entre les villages de San José et Caridad, ont informé des autorités locales.
Près de 18.000 personnes ont été tuées au Mexique depuis que le président Felipe Calderon a lancé une offensive contre les trafiquants de drogue en décembre 2006. AP
Les cartels sèment la terreur au Mexique
Agence France-Presse
14 03 2010
Une nouvelle flambée de violence au Mexique, attribuée aux cartels de la drogue, a fait plus de 60 morts au cours de la fin de semaine, dont un couple d’Américains à Ciudad Juárez (Nord) et une quarantaine dans le Sud, en particulier dans la célèbre station balnéaire d’Acapulco.
Au Mexique, la guerre entre les cartels pour le contrôle du trafic de drogue et de l’approvisionnement de l’énorme marché des États-Unis a fait plus de 15 000 morts dans les trois dernières années, en dépit du déploiement de plus de 50 000 militaires pour appuyer la police.
Washington a accusé les cartels d’avoir assassiné samedi à Ciudad Juárez, ville de 1,3 million d’habitants à la frontière du Texas où se sont produits plus de 2600 meurtres en 2009, une employée de son consulat et son mari, tous deux américains, et le mari mexicain d’une autre collaboratrice du consulat.
Le département d’État a aussitôt autorisé le départ, pour des raisons de sécurité, de tous les membres de famille américaine du personnel consulaire le long de la frontière commune, faisant plus de 3000 km de la Californie au Texas.
Les États-Unis conseillent également à leurs ressortissants de reporter tout déplacement non impératif dans cette région du nord du Mexique.
«Les cartels de la drogue et les éléments criminels qui leur sont associés s’en prennent violemment à tous ceux qui les critiquent ouvertement ou qu’ils considèrent être une menace pour leurs activités», a souligné le département d’État.
«Des membres présumés des cartels de la drogue ont ouvert le feu sur des employés du consulat général de Juárez», a expliqué un responsable américain à Washington. Toutes les victimes circulaient en voiture, et il reste encore à «déterminer si les victimes ont été délibérément visées», a-t-il ajouté.
Le président Barack Obama «est profondément attristé et scandalisé», a déclaré un porte-parole de la Maison-Blanche, tandis que Mexico s’engageait à «traîner en justice» les responsables.
Washington et Mexico ont intensifié leur coopération dans la lutte contre le trafic de drogue, d’armes et d’argent liquide entre les deux pays.
Acapulco
À l’autre bout du Mexique, un échange de tirs entre deux groupes rivaux de trafiquants a fait 10 morts hier à l’aube dans la célèbre station balnéaire d’Acapulco (Sud), selon la police de la région, où 38 meurtres attribués aux cartels avaient déjà été enregistrés la veille.
«Neuf hommes sont morts, apparemment des hommes de main, ainsi qu’une femme atteinte par des balles perdues à bord d’un taxi», a précisé la police à l’AFP.
La passagère du taxi, une jeune femme de 23 ans, a été tuée d’une balle dans la tête, a-t-on ajouté.
Cette flambée meurtrière a éclaté à Acapulco et dans sa région au moment où des milliers de touristes y affluaient pour un week-end prolongé.
Mexique: plus de 60 morts par violence dont deux Américains
rtbf.be
15.03.10
Une nouvelle flambée de violence a fait plus de 60 morts dans tout le pays ce week-end, dont une quarantaine dans le sud, dans la célèbre station balnéaire d’Acapulco et ses environs.
Au Mexique, la guerre entre les cartels pour le contrôle du trafic de drogue et de l’approvisionnement de l’énorme marché des Etats-Unis a fait plus de 15 000 morts ces trois dernières années, en dépit du déploiement de plus de 50 000 militaires pour appuyer la police.
Washington a accusé les cartels d’avoir assassiné samedi à Ciudad Juarez une employée de son consulat et son mari, tous deux Américains, et le mari mexicain d’une autre collaboratrice du consulat.
Le département d’Etat a aussitôt autorisé le départ, pour raisons de sécurité, de tous les membres de famille américains du personnel consulaire le long de la frontière commune, soit plus de 3000 km de la Californie au Texas.
A Ciudad Juárez, Mexique, la violence n’a presque plus de limite
La-croix.com
22/02/2010
La ville mexicaine sombre dans la violence des gangs formés autour du trafic de cocaïne, mais les autorités tentent de reprendre pied par un vaste plan d’investissement
Le 31 janvier 2010, un commando de tueurs a fait irruption dans une fête d’écoliers à Ciudad Juárez, ville frontière tout au nord du Mexique. Une quinzaine d’hommes masqués, vêtus de noir, ont surgi de quatre camionnettes et tiré à la mitraillette sur une soixantaine de jeunes gens de 13 à 19 ans, faisant 15 morts et de nombreux blessés. Ce massacre d’adolescents a révolté le Mexique, car il a mis une nouvelle fois en exergue l’incapacité des autorités à assurer la sécurité de la population. Les forces de police et l’armée sont pourtant ici trois fois plus nombreuses que la moyenne nationale.
Ciudad Juáarez, un million d’habitants, abrite de nombreuses usines de montage, les maquiladoras, mais c’est aussi l’une des plaques tournantes du trafic de cocaïne vers les États-Unis. Selon le département d’État américain, chaque kilo de drogue qui passe la frontière rapporte 95 000 dollars (70 000 €) aux cartels mexicains, maîtres du marché.
Or, les États-Unis reçoivent en moyenne 450 tonnes de cocaïne par an. Ce trafic emploie environ 500 000 personnes et génère un chiffre d’affaires supérieur à 25 milliards de dollars (18,5 milliards d’euros). De ce fait, Ciudad Juárez, séparée d’El Paso, aux États-Unis, par le Rio Bravo, est devenue une place forte où s’affrontent les barons de la drogue et leurs organisations.
Environ 20 millions d’euros débloqués pour construire trois lycées
Délinquance, trafics en tous genres et corruption ont gangrené la ville. Au moins 14 000 adolescents de 13 à 17 ans font partie des 500 bandes qui opèrent à Ciudad Juárez, offrant une main-d’œuvre bon marché et inépuisable aux trafiquants. Depuis janvier 2008, les rivalités entre bandes ont fait 4 500 morts. Un tiers des victimes sont des jeunes gens de moins de 20 ans.
Mais les cartels ne se contentent plus de passer la cocaïne aux États-Unis, ils se transforment en mafias locales qui terrorisent la population pour intimider ceux qui ne veulent pas payer les rançons ou les protections. C’est l’une des hypothèses qui permettrait d’expliquer le massacre des écoliers. L’autre hypothèse serait l’apparition d’escadrons de la mort protégés par les forces militaires, comme il y en a eu en Colombie : il s’agirait d’éliminer certains cartels et d’en protéger d’autres en toute impunité et pour cela il faut faire régner la terreur dans toute la population civile.
Le président Felipe Calderon a pris de nouvelles mesures pour tenter de stopper cette violence devenue endémique et de raccommoder le tissu social de cette ville considérée comme la plus violente du monde. Cinq cents millions de pesos (environ 20 millions d’euros) ont été débloqués pour financer la construction de trois lycées et le nettoyage de tous les espaces publics de Ciudad Juárez.
La ville, encerclée par 2 500 policiers
Plusieurs centres de santé et des cliniques de désintoxication seront construits dans les quartiers populaires. La sécurité sociale sera accordée à 36 000 laissés-pour-compte, pour la plupart des veuves et des orphelins dont les proches se sont fait assassiner.
D’ores et déjà, 2 500 policiers supplémentaires encerclent la ville pour en interdire l’accès aux individus armés. Toutes les voitures aux allures suspectes, aux vitres teintées, aux pneus trop larges, sont systématiquement inspectées. Des agents spéciaux, par groupes de cinq, patrouillent les zones commerciales pour éviter extorsions, vols et enlèvements.
Des brigades financières et les services secrets travaillent au démantèlement des structures financières des cartels de la drogue. Le gouvernement espère des résultats immédiats dans cette ville où 2 000 personnes ont été exécutées en 2009.










