Attaque du commissariat de Saint-Gilles (Bruxelles) – avril 2010

30 personnes arrêtées dont 5 mineurs à Saint-Gilles

Rtbf.be

13.04.10

De nouvelles échauffourées ont éclaté, lundi soir, dans la commune bruxelloise de Saint-Gilles. Un commissariat et une voiture de police ont été la cible de jets de pierre. Des voitures ont été incendiées. Plusieurs personnes ont été arrêtées.

Les affrontements ont opposé des groupes de jeunes, au moins une vingtaine selon la bourgmestre faisant fonction de Saint-Gilles, Martine Wille, aux forces de l’ordre. La police à dû charger à plusieurs reprises et a reçu des renforts des zones voisines et de la police fédérale. Un hélicoptère a également survolé la zone pendant plusieurs heures. Le calme est finalement revenu dans le courant de la nuit.

Une trentaine de personnes ont été arrêtées administrativement. Cinq d’entre elles sont mineures. Quatorze proviennent de Saint-Gilles, trois des deux autres communes de la zone de police (Forest et Anderlecht), sept de la Région Bruxelloise et une personne de Tubize. Cinq personnes n’ont pas encore été identifiées. La police a procédé a deux arrestations judiciaires. Une personne a été mise à la disposition du parquet de Bruxelles, et l’autre relâchée.

Un lien avec le fusillade sur le ring

Ces incidents pourraient être liés à la course-poursuite de lundi matin sur le ring de Bruxelles, une course poursuite au cours de laquelle la police a abattu un fuyard, et grièvement blessé un deuxième homme, Soupçonnés tous deux de faits de grand banditisme.

Le fuyard abattu habitait ce quartier du parvis saint-Gilles, Rue Dethy. Le décès a suscité l’émoi dans le quartier. Lundi, pendant toute l’après-midi, la présence policière y était importante pour maintenir le calme autour du parvis et de la porte de Hal.

Une trentaine de jeunes ont attaqué le commissariat de police de Saint-Gilles

Levif.be

12 avril 2010

Une trentaine de jeunes ont attaqué le commissariat situé au Parvis de Saint-Gilles lundi après-midi. Les faits ont débuté vers 12h30, avec le jet de projectiles par quelques jeunes en direction d’une patrouille motorisée de la police de la zone de Bruxelles-Midi, rue Dethy. Plus tard, une trentaine de jeunes ont brisé les vitres du commissariat du Parvis de Saint-Gilles en lançant des pierres. La police de Bruxelles-Midi a reçu le renfort de policiers locaux d’autres zones, ainsi que de policiers fédéraux. Plusieurs fourgons de la police se sont rendus sur place, de même qu’un véhicule autopompe. L’hélicoptère de la police fédérale a survolé la commune de Saint-Gilles. L’affrontement entre les forces de l’ordre et les émeutiers n’a pas eu lieu. « Il n’y a pas eu de blessés et aucune interpellation n’a été effectuée pour l’instant », a indiqué la porte-parole, une heure après les faits. Le calme est revenu vers 16 heures. (FDB)

Troubles à Saint-Gilles en lien avec Wauthier-Braine ?

Rtbf.be

12.04.10 – 15:55

Ce lundi après-midi une bande de jeunes s’est rassemblée aux abords du parvis de Saint-Gilles. Ils ont jeté des pierres sur une voiture de police et le commissariat tout proche, brisant quelques vitres. Tout est à présent rentré dans l’ordre.

Des jeunes ont brisé les vitres d’un commissariat et s’en sont pris à une voiture de police dans le commune bruxelloise de Saint-Gilles lundi après-midi. Le calme est revenu vers 16 heures, selon la porte-parole de la zone Midi Fanny Wellens.

Une trentaine de jeunes ont attaqué le commissariat situé au Parvis de Saint-Gilles lundi après-midi. Les faits ont débuté vers 12h30, avec le jet de projectiles par quelques jeunes en direction d’une patrouille motorisée de la police de la zone de Bruxelles-Midi, rue Dethy. Plus tard, une trentaine de jeunes ont brisé les vitres du commissariat du Parvis en lançant des pierres. La police de Bruxelles-Midi a reçu le renfort de policiers locaux d’autres zones, ainsi que fédéraux. Plusieurs combis et fourgons se sont rendus sur place, de même qu’une autopompe et un hélicoptère de la police fédérale. L’affrontement entre les forces de l’ordre et les émeutiers n’a pas eu lieu. « Il n’y a pas eu de blessés et aucune interpellation n’a été effectuée pour l’instant« , a indiqué la porte-parole, une heure après les faits.

Mais les forces de police restent sur place. Un dispositif a été mis en place avec les travailleurs sociaux pour ramener le calme dans la commune.

Ce mouvement d’humeur ferait suite à la course-poursuite de ce lundi matin sur le ring de Bruxelles, course-poursuite qui s’est soldée par la mort d’un malfrat recherché dans le cadre d’un dossier de grand banditisme, un homme d’origine saint-gilloise précisément.

Nuit d’émeute à Bruxelles

Lexpress.fr

Par Olivier Faure, publié le 13/04/2010

Des affrontements entre des jeunes de la commune bruxelloise de Saint-Gilles et les forces de l’ordre ont émaillé l’après midi de lundi ainsi qu’une partie de la nuit. A l’origine de ces échauffourées, sans doute la mort d’un truand originaire du quartier, abattu dans la matinée par la police lors d’une course poursuite.

Tout a commencé dans la matinée sur le périphérique de Bruxelles. Recherché depuis longtemps dans un dossier de grand banditisme, un homme originaire de la commune bruxelloise de Saint-Gilles était abattu par un policier alors qu’il tentait de fuir.

Quelques heures plus tard, une trentaine de jeunes, pour la plupart d’origine marocaine selon une source interne à la police de la zone Bruxelles-Midi, a vivement réagi à l’annonce du décès. Selon cette même source, ils se disaient « en deuil », ce qui corrobore la version selon laquelle un lien direct existe entre cette émeute et le décès du truand sur le périphérique. Vers 12 heures 30, ils ont jeté des projectiles sur une patrouille de police motorisée, puis caillassé  les vitres du commissariat du parvis de Saint-Gilles. La police locale a été obligée d’appeler des renforts. Un hélicoptère, des policiers d’autres zones et un canon à eau ont été envoyés sur place. La situation est rentrée dans l’ordre vers 16 heures, sans qu’il y ait eu d’affrontements.

Toutefois, les forces de l’ordre sont restées sur le qui-vive. Et bien leur en a pris puisque peu après 20 heures, les troubles ont repris de plus belle. Les émeutiers, qui avaient eux aussi reçu des renforts, et étaient alors une centaine, ont brûlé des voitures, endommagé six véhicules de police, allumé des feux et déversé de l’huile dans les rues. Ils ont également lancé des cocktails Molotov, et un responsable municipal chargé de la prévention a été blessé. Vers minuit, la tension était encore vive dans les rues de la ville, et le dispositif policier toujours en place pour tenter de contenir une situation « extrêmement brutale », selon les mots d’un responsable des forces de l’ordre. Au total, la police a réalisé 70 interpellations. Le calme n’est revenu que vers 1 heure 30. Depuis 1991 et les violentes émeutes qui avaient placé la commune sous les feux des projecteurs, Saint-Gilles ne fait pourtant pas partie des zones les plus sensibles de l’agglomération de Bruxelles.

Ces débordements  s’inscrivent dans un contexte de violence dans la capitale belge. Il y a quelques semaines, une mère de famille avait été abattue lors du cambriolage d’une bijouterie, ce qui avait suscité un vif émoi. Et ce lundi, deux attaques de bijouteries faisaient deux morts dans deux autres communes de la capitale.

Les événements de Saint-Gilles risquent donc de raviver le débat sur la sécurité à Bruxelles. Depuis plusieurs semaines, le président PS de la région Charles Picqué exige de nouveaux moyens policiers pour mener des actions de prévention dans les quartiers les plus difficiles. Quant au président du Sénat et maire d’Uccle – une autre commune de Bruxelles -, le libéral Armand De Decker, il réclame l’ouverture de centres avec encadrement militaire pour les jeunes délinquants.

~ par Alain Bertho sur 13 avril 2010.

Laisser un commentaire