Attaque d’un village au Nigeria – mars 2010
Au moins douze morts dans des combats dans le centre du Nigeria
THE ASSOCIATED PRESS
17 mars 2010
JOS — Au moins 12 personnes ont été tuées dans de nouveaux combats dans la nuit de mardi à mercredi dans un petit village chrétien du centre du Nigeria, ont rapporté les témoins. Des personnes ont eu la langue coupée, dans une région en proie aux violences religieuses.
Les assaillants sont entrés dans le village de Bye vers deux heures du matin, ont mis le feu aux maisons et blessé les villageois à coups de manchette, a rapporté Mark Lipdo, responsable d’une organisation humanitaire chrétienne. Dix adultes et deux enfants ont été tués, selon lui.
Trois autres personnes ont été blessées et emmenées à l’hôpital local, a précisé Mark Lipdo. Une quinzaine de maisons ont été brûlées.
Plus de 200 personnes, principalement des Chrétiens, ont trouvé la mort dans des villages autour de Jos après des violences entre chrétiens et musulmans la semaine dernière. En janvier, ce sont plus de 300 personnes, en majorité musulmanes, qui avaient trouvé la mort dans la même région.

Treize morts dans l’attaque d’un village au Nigeria
Reuters
17/03/2010
JOS, Nigeria – Treize personnes, dont des femmes et des enfants, ont été tuées la nuit dernière dans l’attaque d’un village près de Jos, dans le centre de Nigeria, théâtre de violences récurrentes entre chrétiens et musulmans, rapporte la radio d’Etat mercredi.
La plupart des victimes ont été tuées à coups de machette et trois cabanes ont été incendiées.
L’attaque qui s’est produite vers 01h30 (00h30 GMT) visait le village de Byei, dans la région de Riyom, à 30 kilomètres au sud de Jos, la capitale de l’Etat du Plateau, a précisé la radio citant le président de la municipalité de Riyom.
« Nous avons entendu dire qu’un village a été attaqué la nuit dernière« , a dit à Reuters un porte-parole de la Croix-Rouge à Jos, précisant qu’une équipe de volontaires avait été envoyée sur place.
L’Etat du Plateau est situé à la frontière entre la partie nord du pays dominée par les musulmans et la partie sud chrétienne. L’enjeu de ces affrontements réguliers depuis une dizaine d’années est le contrôle de terres fertiles.
Au mois de janvier, des affrontements ont opposé pendant quatre jours des musulmans et des chrétiens faisant plus de 400 morts dans les environs de Jos.
Des violences ont éclaté il y a dix jours avec l’attaque de trois villages chrétiens, Dogo Nahawa, Zot et Ratsat, au sud de la capitale régionale. Plusieurs centaines de personnes auraient été tuées dans ces affrontements.
Les violences ont été condamnées par le pape Benoît XVI, par les Etats-Unis et les Nations unies qui ont appelé les autorités nigérianes à trouver une solution au conflit.
Shuaibu Mohammed et Nick Tattersall; Pierre Sérisier et Guy Kerivel pour le service français

Nigeria : Nouvelles violences près de Jos
foncier.mobi
jeudi 18 mars 2010,
De nouvelles violences intercommunautaires ont été signalées dans l’Etat du Plateau, dans le centre du Nigéria, près de la ville de Jos. La zone en question a été récemment été le théâtre de violences interconfessionnelles.
Selon des témoins, les assaillants, qui étaient déguisés en soldats, ont lancé un raid à l’aube contre le village de Riyom, à une trentaine de kilomètres au sud de Jos. Ils ont tué au moins onze membres d’une ethnie en majorité chrétienne, des femmes et des enfants pour la plupart. Les forces de sécurité ont été averties du raid, mais sont arrivées trop tard.
Des violences similaires dans Jos et ses environs ont déjà coûté la vie à plusieurs milliers de personnes. Rien que la semaine dernière, plus de 200 Nigérians, en majorité des chrétiens, ont été massacrés dans trois villages de la région. En janvier, plus de 300 personnes, surtout des musulmans, avaient péri dans des affrontements dans Jos et sa banlieue.
Le Nigéria, le pays le plus peuplé d’Afrique, est essentiellement divisé entre le Nord, à majorité musulman, et le sud, surtout chrétien. Les activistes en faveur des droits humains et de la paix poursuivent leurs efforts pour réduire les tensions entre les différentes communautés.
« Notre position, c’est qu’il devrait y avoir la paix entre les tribus, les religions et les cultures du Nigeria. La violence ethno-religieuse n’a rien apporté à notre pays » explique Shehu Sani, qui dirige une campagne visant à faire cesser les tueries.
« Depuis plus de 30 ans, des milliers de musulmans et de chrétiens sont morts et les efforts de paix entre musulmans et les chrétiens ont toujours été poursuivis au niveau des élites. Les gens ordinaires, comme moi, n’ont pas été impliqués » déplore M. Sani, ajoutant que les activistes estiment qu’il est temps pour eux de prendre l’avant, histoire de prouver que le temps des affrontements est révolu.
De l’avis des analystes, cette nouvelle flambée de violence va compliquer le processus de paix, les protagonistes parlant maintenant surtout de revanche et frappes préventives. Pour certains, ces affrontements intercommunautaires sont également un bras de fer entre des groupes ethniques qui convoitent les même terres fertiles et le pouvoir politique dans le centre du Nigéria.










