Affrontements en Grèce – 5 mars 2010

Violentes manifestations en Grèce

metro

05-03-2010

Des grèves et de violentes manifestations ont entraîné une quasi-paralysie de la Grèce alors que le Parlement s’apprête à adopter les mesures d’austérité destinées à rétablir les finances du pays.

Décidément, le plan d’austérité annoncé mercredi en Grèce ne passe pas. Ce vendredi, de nombreuses manifestations se sont tenues dans plusieurs villes, entraînant une quasi-paralysie du pays. En marge de ce mouvement, plusieurs actes de violence ont été commis. Jeudi soir, environ 10 000 personnes avaient déjà défilé à Athènes et Salonique.

Ce midi, plusieurs milliers de personnes ont répondu à l’appel des syndicats de fonctionnaires (Adedy) et du secteur privé (GSEE) pour un meeting organisé dans le centre d’Athènes. « Non aux mesures antipopulaires, aux taxes et aux coupes du 14ème mois », indiquait une banderole déployée en face du Parlement. Dans une série d’entreprises, dont un hôtel de luxe du centre de la capitale, une douzaine de piquets de grèves ont été installés par ce front syndical.

« Survie nationale »
La série de mesures prévoyant 4,8 milliards d’économies aura donc eu pour effet immédiat de provoquer de fortes perturbations des trafics aérien et ferroviaire, de gigantesques embouteillages et une paralysie de l’ensemble du secteur public. Y compris les médias étatiques, dont la chaîne de télévision Net et l’agence de presse Ana, qui ont cessé d’émettre pendant 24 heures. Une grève générale qui touche également les écoles, les transports en commun et les forces de police.

Cette journée de mobilisation a déjà donné lieu à de violents heurts. La manifestation dans le centre d’Athènes a vu plusieurs affrontements se dérouler entre des groupes de jeunes et des policiers, qui ont tiré des gaz lacrymogènes. Le chef du GSEE a aussi été pris à parti, puis roué de coups de poing par des manifestants alors qu’il donnait un discours devant le Parlement.

Le fameux plan d’austérité devrait tout de même être voté dans la journée, le gouvernement socialiste disposant d’une large majorité de 160 sièges sur 300 députés. Pendant les débats, le ministre des Finances a affirmé que ces mesures « sont une question de survie nationale ». Avant de promettre : « Nous appliquerons ce plan avec le soutien de toute la société grecque. »

Accrochages violents en Grèce

Agence France-Presse

05 mars 2010

Des accrochages entre manifestants et forces de l’ordre ont éclaté vendredi dans le centre d’Athènes devant le siège du Parlement qui se préparait à voter sur les nouvelles mesures d’austérité décidées par le gouvernement pour enrayer la massive crise budgétaire du pays.

Lors des heurts, les policiers ont fait usage de gaz lacrymogènes et de grenades paralysantes pour disperser des protestataires qui jetaient des pierres sur les forces de l’ordre alors que plusieurs milliers de manifestants se rassemblaient dans le centre de la capitale grecque.

Regardez une galerie de photo des affrontements

Le président de la Confédération générale des travailleurs grecs GSEE, Yannis Panagopoulos, a été légèrement blessé à coup de poings vendredi par un jeune homme, lors d’un discours devant le Parlement.

M. Panagopoulos a été contraint d’interrompre son discours prononcé lors d’un rassemblement organisé par les deux principales centrales syndicales du pays, la GSEE et la Fédération des fonctionnaires grecs (Adedy), a constaté une journaliste de l’AFP.

Une tasse de café et de l’eau ont été jetées sur M. Panagopoulos par un groupe de jeunes avant que l’un d’eux ne se jette sur lui pour le frapper à coup de poings, selon des images de la télévision Mega.

Le groupe de jeunes s’en est ensuite pris aux gardes en costume traditionnel en fonction devant le parlement, les Evzones, et à des policiers anti-émeutes qui ont tiré des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants.

Des escarmouches entre des groupes de jeunes, qui ont mis le feu à des poubelles, et des forces anti-émeutes se sont poursuivies pendant quelques minutes tandis qu’une personne a été interpellée, selon la même source.

Les personnes rassemblées ont toutefois continué à manifester et se sont dirigées vers l’Université d’Athènes, à deux cent mètres des lieux des incidents avant de se disperser vers 15H00 locales (8H00 HAE).

La manifestation des syndicats, qui a rassemblé quelques milliers des personnes, avait lieu sur la place centrale de Syntagma, devant le parlement où se tenait le débat sur les sévères mesures d’austérité que les députés devaient voter dans la journée.

«C’était une attaque inhumaine et cruelle», a indiqué le président du Parlement Philippos Petsalnikos, interrompant le débat pour dénoncer l’attaque contre le président de la GSEE.

Peu auparavant, les centrales syndicales, GSEE et Adedy, ont lancé un appel à une grève de 24 heures pour le 11 mars afin de protester contre les mesures d’austérité du gouvernement socialiste, visant à faire sortir le pays de la tourmente financière.

Les syndicats ont décidé d’accentuer leur mobilisation après un arrêt de travail de trois heures, observé vendredi et qui a paralysé principalement la capitale grecque.

Par ailleurs, des incidents a priori mineurs ont eu lieu à Salonique, dans le nord, où près de 3 000 personnes ont manifesté, selon une source policière locale.

Près de 1 000 personnes membres de partis de gauche ont déployé une banderole devant le ministère de Macédoine-Thrace, sur laquelle était inscrit «Non aux nouvelles mesures».

Avec l’AP


Grèce: accrochages entre manifestants et policiers devant le Parlement

THE ASSOCIATED PRESS

5 03 2010

ATHENES — Des manifestants se sont accrochés avec les forces de l’ordre et un leader syndical vendredi dans le centre d’Athènes devant le siège du Parlement, qui a adopté les nouvelles mesures d’austérité décidées par le gouvernement pour enrayer la massive crise budgétaire du pays.

Lors des heurts, les policiers ont fait usage de gaz lacrymogènes et de grenades paralysantes pour disperser des jeunes masqués qui jetaient des pierres sur les forces de l’ordre et ont chassé les Evzones, les Gardes républicains en costume traditionnel du XIXe siècle -tunique et sabots à pompon-, de la tombe du soldat inconnu place Syntagma, devant le Parlement.

Des jeunes ont également agressé le président de la plus grande centrale syndicale du pays, la GSEE, alors qu’il parlait à la foule. Yannis Panagopoulos a échangé des coups avec ses assaillants avant d’être évacué les vêtements déchirés et du sang sur lui.

La police a déclaré avoir arrêté six personnes. Au moins deux officiers ont pris de nombreux coups, selon des témoins.

Plus de 7.000 manifestants s’étaient rassemblés dans le centre d’Athènes pour protester contre les mesures d’austérité budgétaire. Une autre manifestation s’était déroulée sans incident un peu plus tôt, tandis que quelques heurts se sont produits dans deux autres rassemblements à Thessalonique, la deuxième ville du pays.

Flambée de violences à Athènes lors des manifestations

NOUVELOBS.COM

05.03.2010

Des grèves et manifestations paralysent la Grèce, contre l’adoption au Parlement d’un sévère plan de rigueur, qui a été entériné en fin d’après-midi. Le chef d’un des principaux syndicats a été blessé par de jeunes manifestants.

La Grèce était quasiment paralysée, vendredi 5 mars, par des grèves et des manifestations, qui ont tourné à l’affrontement violent dans le centre d’Athènes entre policiers et jeunes, contre l’adoption au Parlement d’un sévère plan de rigueur destiné à rétablir les finances du pays, entériné en fin d’après-midi.

« C’était une question de survie du pays »

Le projet de loi, intitulé « mesures d’urgence pour faire face à la crise financière » et comprenant vingt articles, a été adopté au cours d’une procédure parlementaire d’urgence, qui avait commencé vendredi matin et s’est terminée en fin d’après-midi.
Les députés du parti socialiste (Pasok) au pouvoir, détenant la majorité des sièges au parlement monocaméral (160 sur les 300), ont voté en faveur de ce plan d’austérité alors que le parti communiste ultra-orthodoxe (KKE) a quitté la salle de l’assemblée en dénonçant les nouvelles mesures de rigueur.
Le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, a réaffirmé au cours du débat parlementaire que la Grèce « menait une lutte contre la montre pour regagner la crédibilité des marchés dans un moment critique pour le pays ». « Evidemment il y a une spéculation contre l’euro mais il fallait prendre des décisions (…), c’était une question de survie du pays, notre devoir national », a-t-il déclaré.
Les nouvelles mesures de rigueur comprennent notamment des coupes salariales pour les fonctionnaires, le gel des retraites du secteur privé et public ainsi qu’une hausse des deux points de la TVA, à 21%.

Flambée de violences à Athènes

Pendant que se déroulaient les débats au Parlement, des heurts ont éclaté à Athènes entre un groupe de jeunes et des policiers qui ont tiré des gaz lacrymogènes. Le chef de la Confédération générale des travailleurs grecs GSEE, Yannis Panagopoulos, a été légèrement blessé par un groupe de jeunes manifestants alors qu’il tenait un discours devant le Parlement, lors d ‘un meeting organisé par les deux principales centrales syndicales du pays, la GSEE et la Fédération des fonctionnaires grecs (Adedy). Une tasse de café et de l’eau ont été jetées sur lui par un groupe de jeunes avant que l’un d’entre eux ne se précipite sur lui pour le frapper à coup de poings, selon des images de la télévision Mega.
Le groupe de jeunes s’en est ensuite pris aux gardes en costume traditionnel en fonction devant le Parlement, les Evzones, et à des policiers anti-émeutes qui ont lancé des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants, a précisé la journaliste de l’AFP, témoin des affrontements.

Grève générale le 11 mars

Pour les syndicats, cette journée constituait un test pour mesurer le degré de mobilisation des troupes. Les centrales GSEE et Adedy, ont lancé un nouvel appel à une grève de 24 heures pour le 11 mars.
« Non aux mesures antipopulaires, aux taxes et aux coupes du 14ème mois, nous poursuivons notre lutte », indiquait une banderole du Pame, émanation syndicale du parti communiste ultra orthodoxe KKE, déployée en face du Parlement. Ce front syndical avait installé dans la matinée une demi-douzaine de piquets de grève devant une série d’entreprises, dont un hôtel de luxe du centre. Quelques milliers de manifestants s’étaient rassemblés à son appel.
Les transports aériens et terrestres, ainsi que l’ensemble de l’activité économique, étaient fortement perturbés par ces actions, à l’appel des grands syndicats, en riposte à l’adoption du train de mesures par le Parlement prévoyant 4,8 milliards d’économies pour réduire le déficit public de 4 points à 8,7% du PIB cette année.
Athènes était livrée à de gigantesques embouteillages dans la matinée, sans aucun transport public pour toute la journée, tandis qu’à Salonique, deuxième ville du pays, les dessertes urbaines devaient être suspendues à la mi-journée.

Le trafic aérien touché

Le trafic aérien devait être interrompu de 12h à 16h locales (sur tous les aéroports du fait d’un arrêt de travail des contrôleurs aériens, en réponse au mot d’ordre lancé par l’Adedy (300.000 adhérents) qui devait également paralyser l’ensemble du secteur public à partir de midi.
Les deux compagnies aériennes grecques ont annulé des vols, 17 dont un sur l’étranger pour Olympic Air et 5 pour Aegean Airlines.
La GSEE (un million d’adhérents), s’est jointe à l’appel à un arrêt de travail, jusqu’à 15h locales, et appelé les syndicats le pouvant à observer des grèves de 24 heures.
Le Pame a, de son côté, aussi appelé ses organisations à une grève de 24 heures.
Une seule desserte ferroviaire était assurée par destination suite à une grève de 24 heures des personnels des chemins de fer.

Médias coupés

Les médias étatiques, dont la télévision Net et l’agence de presse Ana, ne diffusaient aucune nouvelle pour 24 heures depuis 6h locales (4h GMT) et les journalistes des médias privés ont pour leur part observé un arrêt de travail de 10h à 12h locales.
Les écoles étaient aussi affectées par une grève de 24 heures et les syndicats de police ont appelé leurs membres à se joindre à des rassemblements.
Environ 10.000 personnes avaient déjà manifesté jeudi soir à Athènes et Salonique (nord).

Rencontre Allemagne-Grèce

Le Premier ministre Georges Papandréou devait rencontrer en fin d’après-midi la chancelière allemande Angela Merkel à Berlin, après s’être entretenu au Luxembourg avec le chef de file des ministres des Finances de la zone euro, Jean-Claude Juncker. Ce dernier a déclaré, après cette entrevue, qu’un plan d’aide financière à la Grèce ne devrait pas être « nécessaire ». De son côté, le ministre allemand de l’Economie Rainer Brüderle a affirmé vendredi que Berlin ne donnerait « pas un cent » à la Grèce.
L’escale au Luxembourg, comme ses entretiens ultérieurs à Berlin puis dimanche à Paris avec le président Nicolas Sarkozy, n’ont qu’un seul but : « répéter que la Grèce a fait sa part et que c’est maintenant au tour de l’Europe de faire la sienne » pour aider le pays à surmonter sa débâcle financière, a indiqué à l’AFP une source officielle grecque…

~ par Alain Bertho sur 5 mars 2010.

Une Réponse to “Affrontements en Grèce – 5 mars 2010”

  1. en 2011/2012 ce sera la France, et l’élite en place nous enverra ses fils de chiens pour nous charger ! rien que si on supprimé les 60 mois de droits aux assedics des députés non réélus, la somme que perçoit chaque année ceux qui ont reçu la légion d’honneur, somme non déclarable aux impôts, si on foutait dehors ts les politiciens aux mains sales libre comme l’air grace à des juges pourris et des avocats véreux et qu’on saisissais tout ce qu’ils se sont accaparés, si on demandait à chirac de rembourser tt l’argent partis dans les emplois fictifs, idem Balkany et tte sa clique, etc etc etc, on pourrait en faire un inventaire pour l’élite de l’argent il y en a, si on supprimait ts les privilèges de merdes que s’octroient tout ceux qui ont un mandat politiques, si on arrêtait le cumul de fonctions et donc le cumul de salaires, rien qu’avec ça, il y aurait moyen d’ajouter des lits dans des hopitaux, des payer des pions au lieu de mettre des caméras, de créer des maisons de retraites médicalisées, d’ouvrir des crêches, de créer des postes. ils me font marrer ceux de l’ump avec travailler plus, faites des heures sups, bosser le dimanche (qui gardera les momes : carla !) vu les salaires de merde dont on rémunère le peuple, faut encore mieux rester sous sa couette à bouffer des pates, que d’essayer de gagner des clopinettes pour des cacahuettes en y laissant sa santé. partout c’est le même scénario, l’élite s’engraisse.

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