Affrontements sur l’esplanade des mosquées à Jerusalem – février 2010
Riots spread to Jerusalem as police attack Temple Mount
emgonline.co.uk
Mon, Mar 01, 2010
Eight rioters have been arrested and four policemen injured after Arab riots broke out on Temple Mount, then spreading to Jerusalem’s Old City. Stormy weather then intervened with the riots then seeming to calm down, it is believed that up to fourteen people were injured, maybe more on the Jewish holiday of Purim. This is the first form of rioting or unrest in Jerusalem in five months.
There had been a declaration that two Jewish shrines, in Palestine would become Israeli heritage sites. Police claim that stones were thrown at a group of visiting tourists as youths believed they were Jewish radicals who are set to reclaim the compound. The holy place is called Temple Mount by the Jews and Haram al-Sharif by the Muslims.

Jérusalem : affrontements entre la police israélienne et des dizaines de Palestiniens
lavoixdunord.f
lundi 01.03.2010
Dix-huit manifestants blessés, sept autres arrêtés et une dizaine de policiers emmenés à l’hôpital. …
Tel est le bilan des échauffourées qui ont opposé hier de jeunes musulmans de Jérusalem aux forces de l’ordre de l’État hébreu.
Les incidents se sont produits sur l’esplanade des mosquées (le troisième lieu saint de l’Islam), dans le dédale de ruelles qui l’entourent mais également dans des quartiers arabes comme Ras-el-Amoud où des colons juifs multiplient les implantations depuis l’accession de Binyamin Netanyahou à la tête du gouvernement de Jérusalem.
Menace d’attentats
La tension entre Israéliens et Palestiniens est en tout cas montée de plusieurs crans le 22 février lorsque Netanyahou a annoncé que le caveau des patriarches d’Hébron (un lieu sain fréquenté par les juifs et par les musulmans), ainsi que le tombeau de la matriarche Rachel (Bethléem), seraient inscrits sur la liste du patrimoine historique d’Israël. Or, ces sites se situent dans les territoires palestiniens.
Dés l’annonce de la décision israélienne, de violentes manifestations ont éclaté à Hébron et à Naplouse. À Gaza-city, le Hamas a appelé ses « frères de Cisjordanie à un soulèvement général ». Quant au Jihad islamique, il a menacé de reprendre ses campagnes d’attentats suicide.
Certes, pour calmer le jeu, Netanyahou a évoqué un « malentendu » et le président de l’État hébreu Shimon Peres à promis que son pays « n’annexera pas » les sites litigieux. Mais les Palestiniens n’y croient guère, ce qui explique cette nouvelle poussée de fièvre. •
Incidents près de la mosquée Al Aksa à Jérusalem
Reuters
28/02/2010
La police israélienne a pénétré dimanche dans le complexe abritant la mosquée Al Aksa, à Jérusalem, à la suite du jet, par des Palestiniens, de pierres sur des touristes visitant le site, ont rapporté des témoins.
Cet incident intervient une semaine après l’annonce par le gouvernement israélien de son intention d’ajouter deux lieux saints de Cisjordanie occupée à une liste de 150 sites du patrimoine archéologique d’Israël à restaurer, une décision qui a suscité de vives tensions.
Un responsable de l’Autorité palestinienne, Adnan al Husseini, a expliqué que de jeunes Palestiniens s’étaient rassemblés sur l’esplanade à la suite de rumeurs selon lesquelles des extrémistes juifs allaient pénétrer dans le complexe.
La mosquée Al Aksa se trouve sur un site que les Juifs nomment Mont du Temple et les Arabes Esplanade des mosquées ou al Haram al Charif. Cette esplanade comprend aussi le Dôme du Rocher, aussi appelé mosquée d’Omar, édifice du VIIe siècle.
La mosquée Al Aksa, qui date du VIIIe siècle, surplombe le Mur des Lamentations, principal lieu saint du judaïsme, qui serait une partie de l’ancienne muraille du second temple de Jérusalem, rasé par les Romains en 70 après Jésus Christ.
La police israélienne a arrêté sept Palestiniens et quatre policiers ont été blessés par des pierres, a déclaré Micky Rosenfeld, porte-parole de la police.
Selon des sources médicales palestiniennes, trois Palestiniens ont été hospitalisés pour des blessures causées par des balles en caoutchouc. D’autres ont été soignés pour inhalation de gaz lacrymogènes.
RESPONSABILITÉ
Nabil Abou Rdainah, collaborateur du président palestinien Mahmoud Abbas, a accusé Israël de faire monter les tensions pour saper les tentatives américaines de relance des discussions de paix.
Israël et les Etats-Unis ont exhorté Abbas à entamer des discussions immédiatement, mais Abbas veut au préalable un gel de l’expansion des colonies juives. Il étudie une proposition américaine de négociations indirectes et en discutera cette semaine lors d’une réunion de la Ligue arabe, au Caire.
Mohammad Hussein, mufti de Jérusalem, a déclaré qu’Israël porterait la responsabilité des conséquences de ce qu’il a appelé l’assaut du site par des groupes extrémistes.
Selon la police israélienne, un millier de touristes ont visité le Mont du temple dans la matinée.
Adnan al Husseini, gouverneur de Jérusalem nommé par l’Autorité palestinienne, a expliqué que de jeunes Palestiniens avaient passé la nuit à al Aksa parce qu’ils craignaient que des juifs religieux tentent de pénétrer dans le site.
Un porte-parole de la police israélienne a déclaré que cette dernière, qui ne pénètre habituellement pas dans le site, y était intervenue lorsqu’une vingtaine de Palestiniens ont jeté des pierres. Ils sont ensuite réfugiés dans la mosquée où la police israélienne ne pénètre pas, a-t-il ajouté.
La seconde intifada a éclaté en 2000 après une visite au Mont du temple d’Ariel Sharon, alors chef de l’opposition israélienne.
Allyn Fischer-Ilan et Tom Perry avec Ali Sawafta à Ramallah, version française Nicole Dupont

La police israélienne disperse des Palestiniens sur l’Esplanade des mosquées
AP
28.02.2010
La police israélienne a dispersé des Palestiniens qui jetaient des pierres sur des touristes dimanche sur l’Esplanade des mosquées à Jérusalem, selon le porte-parole de la police, Micky Rosenfeld.
L’Esplanade des mosquées (Haram el-Sharif, noble sanctuaire en arabe) est un lieu saint à la fois pour les musulmans et pour les juifs, qui l’appellent le Mont du Temple. Ce site considéré comme le troisième lieu saint de l’islam abrite la mosquée Al-Aqsa et le Dôme du Rocher.
Quatre policiers ont été légèrement blessés au cours de l’intervention, et sept Palestiniens ont été arrêtés parmi les 20 à 30 manifestants masqués, qui avaient passé la nuit dans la mosquée Al-Aqsa avant de s’en prendre aux visiteurs dès le début de la matinée, a précisé Micky Rosenfeld.
Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a dénoncé une « attaque » israélienne contre un site sacré de l’islam. Selon lui, les événements de dimanche et la récente décision de l’Etat hébreu d’ajouter à son patrimoine deux sites de Cisjordanie montrent qu’Israël cherche à « déclencher une guerre de religions dans la région ».
« La communauté internationale doit arrêter Israël, et l’Amérique ne doit pas seulement condamner, mais également exiger d’Israël l’arrêt de ces attaques contre les sites sacrés », a déclaré M. Abbas depuis Amman, en Jordanie, selon l’agence officielle palestinienne Wafa.
D’après des responsables palestiniens, les jeunes pensaient que ces visiteurs n’étaient pas des touristes mais des juifs extrémistes qui tentaient de prendre possession de l’Esplanade des mosquées.
A la mi-journée, les affrontements avaient cessé, mais une quinzaine de Palestiniens étaient toujours retranchés à l’intérieur du complexe.
En revanche, des affrontements opposaient toujours de petits groupes de Palestiniens masqués à la police dans d’autres secteurs de la Vieille Ville de Jérusalem, ainsi que dans un quartier voisin, hors les murs.
Les tensions sont fortes depuis que le gouvernement israélien a annoncé son intention d’inscrire au patrimoine historique de l’Etat hébreu deux lieux saints de Cisjordanie -le Caveau des patriarches à Hébron, sacré pour les juifs et musulmans, et le Tombeau de Rachel à Bethléem, sacré pour les juifs.
Les Palestiniens ont qualifié cette décision de provocation, le président Mahmoud Abbas disant craindre le déclenchement d’une « guerre de religion ».
Selon Micky Rosenfeld, si la raison du déclenchement des violences de dimanche n’était pas claire, l’affaire des lieux saints de Cisjordanie est de toute évidence « à l’arrière-plan ».
Selon le Waqf, l’organisme religieux en charge de la gestion du site, des jeunes Palestiniens se sont précipités vers l’Esplanade des Mosquées à cause d’une rumeur selon laquelle des juifs ultra-religieux avaient l’intention d’investir le lieu saint. « La police provoquait les gens. Peut-être que les jeunes ont jeté des chaussures, mais ils n’ont pas jeté de pierres », a affirmé le chef du Waqf, Abdul Azim Samhadana.
De son côté, le ministre Hamas des affaires religieuses, Taleb Abu Shaar, a appelé les Palestiniens à se soulever contre Israël et à « protéger nos lieux saints musulmans du risque de judaïsation ». Avant d’appeler l’ONU à sanctionner l’Etat hébreu « pour ses crimes ». AP










