Emeute étudiante à Laval au Québec – février 2010

Cirque médiatique à l’école Saint-Maxime

Courrierlaval.com

12 février 2010

par Nathalie Villeneuve
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Article mis en ligne le 12 février 201La tension qui a dégénéré, les 9 et 11 février, en affrontements entre la police et les étudiants de l’école secondaire Saint-Maxime, à Chomedey, était plutôt absente, à l’heure du midi, le 12 février. Qu’à cela ne tienne, caméras et journalistes étaient présents, prêts à croquer sur le vif un dérapage qui n’a jamais eu lieu.

Le seul événement digne de mention a été créé par les médias eux-mêmes. Des dizaines d’adolescents surexcités se sont agglutinés autour des appareils photo et des caméras de télévision. Plusieurs se prenaient en photo à l’aide de leur cellulaire, aux côtés du camion de LCN, stationné à côté de l’école.

Surveillance discrète

«On aurait aimé qu’il y ait moins de journalistes», admet Jean-Pierre Archambault, directeur des communications à la Commission scolaire de Laval. La présence médiatique elle-même peut créer une tension, voire un désir de provoquer une situation digne d’être rapportée par les journalistes, laisse-t-il entendre.

Le son de cloche est le même du côté de la police de Laval. Le lieutenant Daniel Guérin, du module des Affaires publiques, a indiqué que seules deux voitures de police banalisées étaient sur place à l’heure du midi, le 12. Il s’agissait d’une mesure préventive, assure-t-il.

La situation sera réévaluée afin d’établir s’il est pertinent de maintenir une surveillance policière autour de l’école, la semaine prochaine.

Bagarre et arrestation

Les affrontements des 9 et 11 février ne sont pas banals. Une bagarre entre deux groupes a provoqué un attroupement autour d’un véhicule de police, le 9.

Le même scénario s’est répété, en plus intense, le 11 février, après l’arrestation d’un jeune qui a flanqué un coup de pied dans une voiture de police. L’incident a dégénéré au point qu’une vingtaine de policiers casqués et armés de matraques ont été déployés.

«Le jeune qui a été arrêté n’est pas un jeune de l’école», note Jean-Pierre Archambault. Les jeunes qui voient des policiers et une arrestation, ça les énerve.»

La surveillance policière, déjà amorcée lorsque la situation a dégénéré le 9, avait été réclamée par la direction de l’école, confirme M. Archambault. «On avait des informations à l’effet que ça pouvait brasser. Dans ce temps-là, on met des moyens en place», dit-il.

Rumeurs

La machine à rumeurs s’est emballée, cette semaine, quant à l’origine des tensions à Saint-Maxime. Conflit racial, gangs de rue… «Ça n’a rien à voir, dit Larissa Buclaci, une élève interrogée sur le trottoir menant au boulevard Lévesque. Il n’y a pas de gangs de rue, pas de fusils, pas de guerre raciale. Il y a trop de rumeurs. Moi, ça me blesse, ça fait une mauvaise réputation à l’école.»

Ses deux amis ont hoché la tête en signe d’approbation, quand elle a affirmé que Saint-Maxime, «c’est pas la pire école. Les jeunes se font influencer, comme ailleurs».

La tension est encore élevée à l’école Saint-Maxime

Agence QMI

Stéphanie Saucier
12/02/2010
LAVAL – Une surveillance policière spéciale a de nouveau été mise en place vendredi aux abords de l’école secondaire Saint-Maxime, située dans le quartier Chomedey à Laval, qui a été le théâtre d’affrontements entre quelque 200 élèves et policiers en début d’après-midi, jeudi.

Selon le responsable des communications de la police de Laval, Daniel Guérin, des policiers demeurent aux aguets en réponse à la veille, mais également pour poursuivre la garde mise en place depuis mardi.

Les hostilités avaient été déclenchées lorsqu’un jeune a donné un coup de pied sur l’une des voitures des agents qui patrouillaient sur les lieux.

«Les policiers l’ont arrêté et d’autres jeunes se sont approchés de la voiture pour essayer d’intimider les policiers », avait raconté le porte-parole de la police de Laval, Franco Di Genova.

L’escouade anti-émeute avait même été appelée en renfort lorsque des élèves ont commencé à lancer des roches et des morceaux de glace sur les policiers présents.

Ce n’est qu’une heure plus tard que le conflit a pris fin, lorsque l’un des jeunes a été arrêté, puis relâché.

Depuis mardi, les policiers lavallois surveillent les environs, ayant eu vent d’un possible affrontement entre deux groupes de l’établissement, peut-être reliés aux gangs de rues.

«Nous avons été avisés qu’il y aurait une certaine friction entre deux groupes de jeunes de cette école. Nous avons décidé d’accorder une surveillance plus accrue à cet établissement en restant à proximité des lieux», avait expliqué, jeudi, l’agent Di Genova.

Environ 1600 étudiants fréquentent cette école du quartier Chomedey.

Affrontement entre des élèves et des policiers à Laval

cyberpresse.ca

11 février 2010

Un affrontement entre des dizaines d’élèves de l’école secondaire St-Maxime et les policiers de Laval a éclaté en début d’après-midi sur le terrain de la polyvalente, dans le quartier Chomedey.

Environ 200 jeunes ont défié des policiers, en plus de leur lancer des roches et des morceaux de glace.

Personne n’aurait été blessé.

Il faut remonter à mardi pour comprendre pourquoi la situation s’est envenimée à ce point.

Des rumeurs de bagarres entre deux groupes de jeunes de l’école avaient alors attiré les policiers à sur les lieux. Trois jeunes avaient alors été interrogés dans trois autopatrouilles. «Les véhicules avaient été un peu brassés par des jeunes qui les encerlaient», explique le sergent François Dumais, de la police de Laval.

Les policiers avaient été obligés d’appeler du renfort.

Depuis, les policiers exerçent une surveillance accrue autour de l’école.

Les choses ont dégénéré aujourd’hui, lorsqu’un jeune s’est approché d’un véhicule de surveillance pour lui asséner un coup de pied. Les policiers ont aussitôt procédé à son arrestation.

D’autres jeunes se sont alors atroupés pour protester. «Ils ont lancé des roches, des morceaux de glace, des policiers ont été atteints par ces projectiles», raconte le sergent Dumais.

Les élèves et les policiers se sont alors fait face devant l’école. Des dizaines de jeunes sur le terrain de l’école et autant de policiers de l’escouade anti-émeute, casqués et matraques en main, postés de l’autre côté du boulevard Lévesque.

La situation est rentrée dans l’ordre vers 14h15. Les jeunes se sont dispersés dans les rues avoisinantes, d’autres sont retournés à l’intérieur de l’école.

Selon plusieurs jeunes interrogés sur place, un conflit possiblement de nature raciale entre deux groupes de l’école est à l’origine de cette escalade de violence. Et la situation risque d’empirer selon eux. «Il y a une petite guerre à l’école St-Maxime entre les Québécois et les Arabes. Les semaines qui suivent seront dangereuses. La tension monte, il va y avoir de la grosse marde», explique un jeune, qui n’a pas voulu s’identifier.

Un autre prétend avoir été plaqué contre le sol par les policiers. «C’est un conflit entre des gangs de rue. Vous allez entendre parler très souvent de St-Maxime», croit l’adolescent, en exhibant des égratignures sur ses poignets.

Environ 1600 élèves sont inscrits à la polyvalente.

Laval : L’antiémeute intervient dans une école

Agence QMI

11/02/2010

LAVAL – Le stationnement de l’école secondaire Saint-Maxime, dans le quartier Chomedey à Laval, a été le théâtre d’un véritable affrontement entre des dizaines de jeunes et les policiers, jeudi, en début d’après-midi.

Quelques 200 élèves de l’école située au 3680, boul. Lévesque Ouest, ont profité de la fin de leur pause de dîner pour défier les agents présents, appelés sur place en raison de rumeurs voulant que deux gangs s’affrontent sur les terrains de l’école.

Projectiles de pierre et de glace

«C’est un jeune qui a donné un coup de pied à la voiture de police qui a déclenché le tout. Les policiers l’ont arrêté et d’autres jeunes se sont approchés de la voiture pour essayer d’intimider les policiers», raconte le porte-parole de la police de Laval, Franco Di Genova.

Et les jeunes n’ont pas lésiné sur les moyens pour manifester leur mécontentement envers les policiers à la suite de l’arrestation de leur confrère, leur lançant notamment des roches et des morceaux de glace. Un agent a d’ailleurs été atteint par l’un des projectiles mais n’a pas été blessé sérieusement.

Les policiers de Laval ont fait appel à l’escouade antiémeute pour venir leur prêter main forte.

L’affrontement se sera terminé avec l’arrestation de l’un des jeunes, une heure plus tard. Ce dernier a été relâché dans les minutes suivant son arrestation.

Affrontements fréquents?

L’animosité entre la police de Laval et les étudiants de l’établissement trouverait sa source dans un incident survenu en début de la semaine.

Des jeunes auraient été interrogés par la police afin d’en savoir et d’en comprendre davantage sur des rumeurs de bagarres entre des étudiants québécois et d’origine arabe.

«Nous avons été avisés qu’il y aurait une certaine friction entre deux groupes de jeunes de cette école. Comme nous sommes là pour assurer la sécurité des gens, nous avons décidé d’accorder une surveillance plus accrue à cet établissement en restant à proximité des lieux», explique l’agent Di Genova.

Malgré le brasse-camarade de jeudi, qui a bloqué la circulation pendant près d’une heure sur la 75e et la 80e rue à Laval, les policiers assurent qu’ils continueront de garder un œil sur cette polyvalente.

L’école Saint-Maxime serait celle présentant la population étudiante la plus multiethnique de la commission scolaire de Laval

~ par Alain Bertho sur 12 février 2010.

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