Affrontement universitaire à Bouaké – septembre 2009-

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Affrontements entre étudiants à Bouaké : Plusieurs blessés, des portés disparus


26/09/09

Les étudiants de la Fédération estudiantine de Côte d’Ivoire (Fesci) et leurs camarades du Comités des élèves et étudiants de Côte d’Ivoire (Ceeci) se sont violemment affrontés hier à l’Université de Bouaké.

L’Université de Bouaké a été le théâtre d’un sanglant affrontement hier entre les étudiants. Le bilan est triste d’autant qu’on déplore un blessé grave à la tête qui est dans un état critique. 7 autres blessés légers à la machette, des étudiants portés disparus. On note également des dégâts matériels avec des vitres brisées, des potables volés… L’altercation qui a eu lieu entre des éléments de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (Fesci) et du Comité des élèves et étudiants (Ceeci) a créé un désordre à l’université de Bouake. Konan Patrice, la tête bandée et ensanglantée n’a eu la vie sauve que grâce à la promptitude des éléments du Centre de commandement intégré (Cci) venus à son secours. Les éléments de Nicolas Kouakou ont pu le conduire vers un centre de santé pour recevoir les soins appropriés. Le responsable régional de la Fesci Koné Gueu Hervé, avait entre temps pu trouver refuge à la salle des professeurs du Lycée municipal Djibo Sounkalo où des enseignants du Synesci étaient en conclave. Pourquoi cette montée de fièvre ? En effet les élèves et étudiants étaient invités, ce jour par la Fesci à suivre une conférence de presse sur « la situation socio académique de l’université de Bouaké». Aux dires de Gueu Hervé, «cette université ouverte depuis mars 2006 est en réalité pratiquement fermée. Aucun cours ne s’y déroule. Il est difficile pour les étudiants qui ont pu valider leurs années, de retirer les diplômes. Les bourses sont également bloquées et non payées. ». C’était pour dénoncer cet état de fait que son mouvement a organisé cette conférence. Contre toute attente, alors que ses hommes faisaient la mise en place, déplore le leader estudiantin, « nous avons été attaqués avec des gourdins, des machettes, des armes blanches et des Moutchakou (ndlr arme utilisée par les karateka) par des camarades militants du Ceeci que nous avons pourtant informés de la tenue de la manifestation.». Le secrétaire général adjoint du Ceeci Sylla Vassiriki dit  »National Blindé » s’insurge contre les accusations portées par le leader du mouvement fesciste. Selon lui, c’est plutôt les militants de la Fesci qui ont empêchés «ceux du Ceeci, qu’ils ont régulièrement invités, à avoir accès à la salle  »Casanova  » où se tenait la réunion. ». La situation ayant dégénérée a provoqué ce triste bilan qu’il dit regretter. Il dit ne pas comprendre la tenue de cette rencontre. Car le 17 septembre dernier, les étudiants ont eu une assemblée générale au campus pour discuter de leurs difficultés. Suite aux résolutions arrêtées, Konaté Moussa au nom des élèves et étudiants, séjourne actuellement à Abidjan. Sylla comprend donc mal que pendant que leurs représentants sont à Abidjan d’autres organisent des rencontres sur le même sujet à Bouaké. «Nous ne pouvons accepter cette façon de faire. C’est du sabotage», a confié un proche de Konaté Moussa qui a présenté des excuses aux élèves et parents d’élèves.

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Enseignement supérieur public Des camps rivaux d’étudiants se découpent à Bouaké

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26 09 2009

Plusieurs blessés graves Le CCI met de l’ordre
C’était hier vendredi 25 septembre dans l’enceinte du lycée Djibo Sounkalo de Bouaké où la Fesci avait projeté de faire une conférence de presse sur « la situation socio-académique de l’université de Bouaké. » Ce matin-là, rien ne présageait la transformation de ce lycée de la capitale du Centre, en un champ de bataille entre étudiants. Les parents d’élèvent y affluaient pour régulariser l’inscription de leurs enfants. Et pourtant,aux environs de 08 h 30, ce climat bon enfant fait de retrouvailles entre élèves après les vacances, va se détériorer suite à des jets de pierres, de coup de gourdins, de ceinturons et d’armes blanches. Mais pourquoi ces locataires du temple du savoir se sont-ils laissés dominer par leur muscle, là où la force de leur intelligence devrait prévaloir ? Selon Sylla Vassiriky, secrétaire général adjoint du CEECI, l’université de Bouaké à Bouaké connaît un grand dysfonctionnement. Pour y remédier une délégation de sa structure séjourne à Abidjan pour rencontrer leur ministre de tutelle, le Premier ministre et le corps enseignant. Pour lui, il était question de suspendre toute action de revendication en attendant le compte rendu de leurs camarades en mission. Proposition que les responsables de la Fesci ont acceptée. « Mais contre toute attente, nous avons appris que la Fesci organisait une conférence de presse sur la question. J’ai constitué une délégation pour venir écouter ce qui sera dit. Dès que nos camarades sont arrivés, ils ont été interceptés et bloqués », a-t-il indiqué pour justifier les causes de cet affrontement sanglant. Pour sa part, le premier responsable de la Fesci au niveau des zones de l’ex-rébellion, Koné Gueu Hervé, a mentionné que leur point de presse visait à informer l’opinion sur les arrêts de cours à l’université de Bouaké depuis plus de trois mois .Et pour ce faire, le campus leur ayant été interdit, ils ont obtenu une salle au lycée Djibo pour leur réunion. « La conférence était prévue pour 10 heures, et entre 08 heures 30 mn et 09 heures, nous avons été surpris par une forte délégation de nos camarades du comité (ndlr : CEECI) armés de gourdins, de bois de machettes et de tout ce qui est armes et ont commencé à nous battre simplement » a t-il souligné avant de révéler que « depuis le 10 février 2009, date à laquelle le colonel Bamba Sinima a autorisé les activités de la Fesci , le CEECI a toujours été hostile à nos manifestations à Bouaké ». Dans cette lutte de positionnement qui a été déplacée au lycée de Djibo, le proviseur a été pris en partie pour avoir ouvert ses locaux à la Fesci pour cette conférence de presse. Il a fallu l’intervention des éléments du Centre de commandement intégré (CCI), qui a procédé à l’évacuation des blessés dans son infirmerie, pour faire revenir le calme dans ce lycée.

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~ par Alain Bertho sur 27 septembre 2009.

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