Affrontements en Iran – septembre 2009

IRAN: RIOTS IN TEHRAN AND OTHER CITIES
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(AGI) – Tehran, 18 Sept. – Not only in Tehran, also in other Iranian cities there have been clashes between demonstrators and the police, after the opposition had called on the people to demonstrate against the re-election of Mahmoud Ahmadinejad at the expense of the reformist Mir Hossein Moussavi in the controversial election on June 12. Eyewitnesses have reported riots in Tabriz, in the north of Iran and in Isfahan in the south. In both cases the militia of the ultra-Islamic ‘Baiji’ movement assisted the police in maintaining the order, beating demonstrators and arresting many of them. The official number of injured stands at two at the moment, and around ten people were reportedly arrested. Today Iran celebrated ‘Quds’ day, which means ‘Jerusalem’: each year marches are organised to support the Palestinian cause. Today is also the last Friday of Ramadan, the Muslims’ holy month.
Téhéran: affrontements entre opposants et forces de l’ordre
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CONTESTATION | Les opposants au régime ont lancé des slogans en faveur de leur chef Moussavi, à l’occasion d’une manifestation organisée par le pouvoir. Des affrontements ont déjà eu lieu.
AFP | 18.09.2009
Des affrontements ont opposé vendredi à Téhéran les forces de sécurité à des partisans du chef de file de l’opposition Mirhossein Moussavi, a rapporté un témoin. Ces derniers ont pris part à une manifestation organisée par le pouvoir en solidarité avec les Palestiniens.
«Les forces de sécurité viennent d’arrêter une dizaine de personnes», a-t-il précisé. «Ils repoussent et frappent les manifestants.»
Les gardiens de la Révolution avaient prévenu jeudi l’opposition iranienne que les autorités répliqueraient «fermement» à d’éventuelles manifestations antigouvernementales au cours des rassemblements nationaux devant marquer ce vendredi la «Journée de Jérusalem».
Des dizaines de milliers de manifestants scandaient vendredi à Téhéran des slogans à la gloire du chef de l’opposition Mir Hossein Moussavi. Au milieu d’un imposant dispositif policier, quelque 500 personnes rassemblées avenue Vali Asr (centre) ont crié en faveur de M. Moussavi, le candidat modéré à la présidentielle battu par Mahmoud Ahmadinejad, et réclamé la libération des détenus arrêtés après les protestations post-électorales.
« Ya Hossein! Mir Hossein! » ont scandé les groupes de jeunes hommes et femmes portant des bracelets verts, couleur de la campagne électorale de M. Moussavi. « Libérez les prisonniers politiques », ont-ils lancé en tapant dans les mains. « N’ayez pas peur, nous sommes tous ensemble ».
Plus loin, environ 1000 autres partisans de l’opposition défilaient parmi les autres manifestants en silence avenue Palestine, tout près de l’université de Téhéran, selon un témoin.
Face à eux, des dizaines de milliers de manifestants partisans du régime ont lancé lors des rassemblements les traditionnels « Mort à l’Amérique » et « Mort à Israël ».
Les partisans de l’opposition, qui conteste la réélection du président ultraconservateur Ahmadinejad en arguant de fraude massive, sont descendus dans la rue avec les manifestants appelés à se rassembler par le pouvoir pour la Journée annuelle de Qods (Jérusalem) en solidarité avec les Palestiniens.
Le scrutin présidentiel du 12 juin, qui a été suivi d’immenses manifestations d’opposants, a plongé l’Iran dans une crise politique et mis en évidence de profondes divisions dans la classe dirigeante. Les autorités nient que l’élection ait été truquée pour que soit réélu le président Mahmoud Ahmadinejad comme le soutiennent leurs adversaires.
Les Gardiens de la révolution (Pasdaran) et les miliciens islamistes des Bassidjis avaient joué un important rôle dans la répression des manifestations de contestation qui avaient suivi la victoire de M. Ahmadinejad le 12 juin.
Ce mouvement de contestation populaire avait plongé le pays dans une crise sans précédent depuis la révolution islamique de 1979. Au moins 4000 manifestants avaient été arrêtés, dont environ 150 restent détenus, et selon un bilan officiel 36 personnes – 72 selon l’opposition – ont péri dans les violences.
Selon les Gardiens de la révolution, les forces de sécurité, comprenant les Pasdaran, les Bassidjis et les policiers, feront face à tout « mouvement de division. Les ennemis du régime et de la révolution et ceux qui ont été défaits lors du récent scrutin tentent de se venger de ce qui s’est produit le jour de l’élection ».
C’est la première fois depuis le 9 juillet que les partisans du mouvement de contestation ont l’occasion de manifester.
Outre M. Moussavi, deux autres principales figures de l’opposition, l’ancien président réformateur Mohammad Khatami et le candidat malheureux réformateur à la présidentielle, Mehdi Karoubi, ont annoncé qu’ils participeraient au rassemblement.
La journée Qods (Jérusalem), qui correspond au dernier vendredi du mois musulman du ramadan, a été décrétée il y a 30 ans par l’imam Khomeiny, fondateur de la République islamique, qui avait demandé aux musulmans du monde de manifester en solidarité avec les Palestiniens et contre Israël.









