Emeute de l’électricité à Kamsar en Guinée – août 2009

Affrontements à Kamsar: 1 mort et plusieurs blessés!

http://www.africaguinée.com

25 août 2009

De violents affrontements ont éclatés lundi à Kamsar(350 km au nord-ouest de Conakry)entre forces de l’ordre et manifestants qui protestaient contre les coupures d’électricité dans leur localité.Selon un dernier bilan, au moins une personne a perdu la vie lors des ces affrontements qui ont fait plusieurs blessés parmi les manifestants.

Selon plusieurs témoignages, les manifestants ont saccagé le domicile du sous-préfet M. Jean Bosco,qui avait auparavant pris la fuite. Les manifestants accusent les autorités locales dont le sous-préfet de détournement de fonds destinés à l’électrification de leur localité.

Suite à ses violences, le premier ministre Kabinet Komara s’est rendu sur les lieux avec le ministre des Mines, Mahmoud Thiam pour calmer les manifestants.

A noter que la ville de Kamsar, abrite la Compagnie des bauxites de Guinée(CBG) qui verse chaque année 500.000 dollars pour le développement de la localité de Kamsar centre et 40.000 dollars pour toutes les communautés riveraines.

Actuellement seule la « cité minière » accueillant les employés de la CBG et quelques quartiers du centre-ville disposent de l’eau et de l’électricité.

One dead after riot in Guinea mining town

Mon Aug 24, 2009

CONKARY (Reuters) – Riots over water and electricity shortages in the Guinea mining town of Kamsar on Monday left at least one person dead and two seriously wounded, police and medical sources told Reuters.

Kamsar is the centre of the bauxite industry in Guinea, the world’s top exporter of the aluminium ore. Witnesses said shots were fired when soldiers were called in to quell a disturbance by local youths.

« We were handed the body of a young man. We are checking how he died, » a doctor at Kamsar hospital said by telephone.

A senior police official, who also requested anonymity, confirmed a youth had died and said at least two others were seriously wounded.

Compagnie des Bauxites de Guinee (CBG), 51-percent-owned by a venture between Alcoa and Rio Tinto Alcan, produced a record 13.7 million tonnes of bauxite in 2008.

There have been local tensions related to CBG’s presence. Residents have in the past sought to block access to the CBG plant by putting obstacles on the railway track leading to it.

Selon des témoins, au moins trois personnes ont été tuées et d’ autres blessées quand la police a tiré sur les membres de la foule qui tentaient de mettre le feu aux maisons des chrétiens. Les médias ont rapporté que deux officiers de police ont également été blessés dans les affrontements.

Les témoins ont déclaré qu’au moins cinq personnes ont été blessées dans une fusillade entre les deux groupes, mais ces chiffres n’ont pas encore été confirmés.

Sajid Ishaq, président de la Ligue inter-religion, s’est dit inquiet des violences contre les minorités chrétiennes.

Les chrétiens dans le sud du Pakistan ont manifesté dimanche dernier contre une attaque dans laquelle quatre personnes ont été blessées, selon les médias.

L’attaque s’est produite un mois à peine après qu’une foule a attaqué 100 maisons appartenant à des chrétiens dans le district de Kasur dans le Penjab, détruisant plusieurs maisons et blessant de nombreux chrétiens accusés de blasphèmes.

Grogne à Kamsar, un mort et plusieurs blessés.

http://www.radio-kankan.com

24 août 2009

Auteur : I. N’diaye

Tôt ce matin dans la cité les populations et les ouvriers de la sous – préfecture de Kamsar se sont réveillez avec la grogne des jeunes de Kasongony, Bagataye et Kaleyiré, une manière pour eux de protester contre l’obscurité qu’ils vivent depuis belle lurette. Vous vous souviendrez que cette histoire ne date pas d’aujourd’hui, elle a toujours existé, mais la plus recette en date est environs 18 mois que certains jeunes de Kayinguissa et de Filima manifestaient pour cette même cause,

qui à même donné mort d’hommes et beaucoup de blessés qui continuent toujours de clamer haut et fort la justice sur leur cas, nous disons que cet acte était l’œuvre du capitaine Ousmane Conté (le fils du feu président Lansana Conté) et sa garde qui avait une base dans cette localité. Faut – il occulter le fait que ce capitaine à l’époque très fort avec une garde prêt à tuer ont ouvert le feu  sur ces jeunes qui pourtant lutter pour une cause commune (le droit à l’électricité à l’eau potable).

Tout récemment un meeting fut organisé à Kamsar dans la maison des jeunes n’avons-nous pas appris de source sûre   que le commissaire de police du commissaire spéciale de la sous – préfecture  a affirmé publiquement que si « ‘’le ministre Thiam aime  la Guinée, mais n’aime pas la sous préfecture de Kamsar’’ ‘’pour la simple raison que ce monsieur en qualité du président du conseil d’administration (PCA) ait refusé de donner son accord pour l’obtention du carburant à fin d’alimenter les groupes qui ont été offert par la compagnie des bauxites de Guinée’’, qui pourtant a demandé (la CBG) à l’Etat de trouver un partenaire pour la gestion et la fourniture de l’électricité il  y a plus d’un an  à ces localités qui font toujours des agissements.

Au lendemain de ce meeting un groupe de médiation composé de certains jeunes leaders et de certains responsables de la sous – préfecture  ainsi que ceux  de la CRD  ont été dépêché et reçu par le secrétaire général Aboubacar Koly Kourouma et certains cadres du département des mines, de l’énergie et de l’hydraulique pour la recherche de solutions immédiates. Au jour d’aujourd’hui nous ignorons ce qui serait conclu entre les deux partis.

Ce lundi 24 Août 2009 aux environs de 08 heures les jeunes manifestant avaient reçus à bloquer et arrêter tout dans la cité qui est la principale source de revenu en Devise. Cette manifestation a pour cause l’électrification des différentes localités notamment Kasongony, Bagataye, et Kaléta.

Après une heure  nous avons joins au téléphone certains de ces jeunes manifestants qui nous ont dit « que le commandant de la zone militaire de Boké ‘’commandant Baldé’’ avec un bataillon se serait passer faire le nettoyage, et dans ce nettoyage malheureusement il y a eu un mort  par balle et trois blessés graves qui ont et admis d’urgence à l’hôpital de Kamsar du côté des jeunes manifestant. Les mêmes sources nous ont laissés croire que la maison du sous – préfet a été  saccagé. Pour la manifestation de la vérité nous avons également eu la confirmation par une source médicale.

Par ailleurs, il faut retenir que le capitaine Moussa Camara  très soucieux de la sauvegarde des vies humaines et allergique aux remous sociaux a dépêché une mission conduite par le premier ministre Kabinet Komara, le ministre Thiam Mahmoud et le ministre de la sécurité présidentielle Le capitaine Claude Pivi avec pour moins de transport ‘’l’hélico’’ présidentiel,  a fin de trouver une solution très rapide   à cet épineux problème. Pour l’instant les choses  se sont calmées du côté de la compagnie des bauxites de Guinée et les négociations se poursuivent entre les associations, l’administration de la CBG et les membres du gouvernement.

Il faut signaler que le lieutenant colonel Maturin Bangoura qui est un des fils de cette sous-préfecture  est aussi attendu.

A suivre…I. N’diaye Journaliste.

Kamsar : 2 morts dans une manifestation contre le délestage

www.lejourguinee.com

24-08-2009

Deux personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées, ce lundi dans une manifestation à Kamsar, sous préfecture située à un peu plus de 300 km au nord de Conakry.

Les manifestants exprimaient leur ras-le-bol contre le délestage intempestif de l’électricité dans cette cité industrielle.

L’identité des victimes n’est pas connue. Selon une source proche du ministère des Mines, de l’Energie et de l’Hydraulique, la 2è victime a été tuée dans cet après-midi. La première en revanche a été abattue par les forces de l’ordre qui tiraient à balles réelles dans la matinée.

Tôt ce matin, les mécontents se sont pris à la résidence du sous-préfet qu’il ont saccagé à coups de bâtons. Ils accusaient le sous-préfet de complicité avec les autorités  de la compagnie de Bauxite de Guinée (CBG), société évoluant dans la localité.

En 2008, une autre manifestation contre le délestage de l’eau et le courant avait fait un mort, plusieurs blessés et d’importants dégâts matériels.

Manifestations contre les coupures d’électricité en Guinée: 1 mort

24 août 2009

CONAKRY — Au moins une personne a été tuée et plusieurs blessées, lundi à Kamsar (350 km au nord-ouest de Conakry), dans des affrontements entre forces de l’ordre et manifestants qui protestaient contre les coupures d’électricité, a-t-on appris de source policière.

Plusieurs centaines de manifestants, des jeunes pour la plupart, selon la même source, étaient sortis dans les rues, dès 5H00 et jusqu’à 12H00 (locales et GMT) pour dénoncer « les délestages intempestifs » dans leur localité, alors que la cite abrite l?usine de la Compagnie des bauxites de Guinée (CBG).

Les manifestants ont saccagé le domicile du sous-préfet qui avait auparavant pris la fuite. Ils accusaient ce représentant de l’Etat de détournement de fonds destinés à l?électrification de leur localité, selon des habitants joints par téléphone.

Le Premier ministre Kabiné Komara et le ministre des Mines, Mahmoud Thiam, se sont rendus sur place pour tenter de calmer la situation.

A Kamsar, port minéralier de Guinée, seule la « cité minière » accueillant les employés de la CBG et quelques quartiers du centre-ville disposent de l’eau et de l’électricité. Et le sentiment d’être les « oubliés de la bauxite » suscite régulièrement la colère chez les jeunes.

Des habitants de Kamsar, interrogés par téléphone depuis Conakry, ont affirmé à l’AFP que la CBG, la plus grosse société d?exploitation de bauxite en Guinée (51% de capitaux étrangers), verse chaque année 500.000 dollars pour le développement de la localité de Kamsar centre et 40.000 dollars pour toutes les communautés riveraines.

« La CBG a même demandé l?année dernière à l?Etat guinéen de trouver des partenaires pour la gestions de groupes électrogènes qu?elle allait installer dans les périphéries de la ville », a-t-on indiqué de même source.

La Guinée est dirigée depuis le 23 décembre 2008 par des officiers qui ont pris le pouvoir au lendemain du décès du général-président Lansana Conté, à la tête du pays pendant 24 ans.

En octobre 2008, dans la région, des manifestations et pillages avaient déjà fait un mort.

Les manifestants exigeaient alors le rétablissement de la desserte en eau potable, la fourniture d’électricité et la réhabilitation de routes dégradées.

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Kamsar: Les populations donnent un ultimatum aux autorités pour la fourniture du courant

http://www.africatime.com

(Info Guinée 06/08/2009)

Les populations de Kamsar ne démordent face aux anciennes pratiques persistantes de la cité des Bauxites, où l’électricité et l’eau sont l’exclusivité des travailleurs de la compagnie.

En début de semaine, à travers les associations de jeunes, une rencontre a été organisée avec les autorités locales pour débattre des question de fourniture d’électricité des quartiers environnants de la cité de CBK.

Au cours des débats, selon un des participants joints au téléphone par notre rédaction, l’initiative de rencontrer le ministère des mines, de la géologie et de l’énergie a été retenue comme solution, face à la pression des jeunes qui ont lancé leur ultimatum de déclencher un mouvement jusqu’à l’arrêt de l’usine, s’ils n’ont pas le courant.

Le sous-préfet et la CRD, les principales cibles des grognards sont particulièrement préoccupés par la situation. Puisque si rien n’est fait pour sortir le bagatay de l’obscurité, les populations seraient unanimes à descendre dans la rue, dès la semaine prochaine.

Cette menace à prendre au sérieux, pourrait faire mousse à défaut, le pire est à craindre face des jeunes désoeuvrés et révoltés contre ce qu’ils considèrent comme étant la « pire injustice dans leur localité ».

Du côté du département des mines et de l’énergie, les responsables devraient mesurer l’impatience des Guinéens et trouver les solutions qu’il faut avant que les révoltent ne se multiplient dans le pays et notamment à Conakry et dans les zones minières, pour exiger la fourniture du courant électrique.

Mohamoud Thiam, le ministre des mines et de l’énergie, lors de la rencontre avec le Chef de l’Etat au Palais du peuple en juin dernier, avait indiqué qu’aucune solution ne pouvait permettre l’amélioration de cette situation avant trois mois. Ce mois d’août pourrait donc marquer la période de grâce accordée à son département. C’est du moins l’avis de plus d’un Guinéen.

Information : Kamsar

Guinée: à Kamsar, les « oubliés de la bauxite »

27.10.08 à 10:33
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Un enfant à côté d’une décharge à Kamsar le 24 octobre 2008

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UNe mine de bauxite à Kamsar le 23 octobre 2008

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Un train rempli de bauxite à Kamsar le 23 octobre 2008

A Kamsar, port minéralier de Guinée, Ahmed, Mandioulla, Moussa et Denab voient chaque jour passer le train transportant dans plus d’une centaine de wagons la bauxite de leur pays pour alimenter les usines du monde entier. Mais ils sont toujours aussi .

« La vie est difficile, il n’y a pas d’électricité, pas d’eau », se plaint Ahmed Barry, qui vend des cartes de téléphone, assis dans une petite cabane en bois qui fait face à la voie de chemin de fer, reliant les mines de bauxite de Sangaredi au port de Kamsar (nord-est).

« Je suis arrivé il y a deux ans. Je m’attendais à trouver beaucoup de travail, mais il n’y en a pas », poursuit-il.

Entourée par les mangroves, la ville s’est rapidement développée autour de la voie ferrée et de la route goudronnée reliant les installations portuaires et l’usine de broyage du minerai au reste du pays.

Seule la « cité minière » accueillant les employés de la Compagnie des bauxites de Guinée (CBG, 51% de capitaux étrangers) et quelques quartiers du centre-ville disposent de l’eau et de l’électricité.

« On voit passer l’argent (de la bauxite) mais on ne sait pas où il va », se lamente Moussa Camara, qui tient un garage informel.

« On a beaucoup prié pour avoir l’eau et l’électricité, mais ce n’est toujours pas fait. Pourtant les poteaux sont là! », lance-t-il en montrant des pylônes en ciment, installé par la CBG il y a plusieurs mois.

Une centrale thermique, financée également par la société minière, a été inaugurée mi-octobre. Mais toujours pas d’électricité dans les quartiers populaires.

La sensation d’être les « oubliés de la bauxite » se transforme régulièrement en colère populaire. Des jeunes bloquent alors la voie de chemin de fer avec des pierres ou leur propre corps, quelques heures, voire un ou deux jours.

« Kamsar devait avoir de belles maisons avec un hôpital très bien. Mais au centre de santé, il n’y a pas de médicaments et pas d’électricité. Et pourtant, il y a de bons docteurs », explique le garagiste au milieu de carcasses de voitures rouillées.

« Quand on voit la bauxite partir, on se dit qu’on aimerait bien avoir un peu d’argent aussi », renchérit Aboubacar Camara, 33 ans, qui récupère des ferrailles qu’il vend ensuite à des « Indiens » à Conakry, la capitale.

Le train repart de Kamsar, les wagons vides, passant près d’un marché informel et d’un tas de détritus. A quelques mètres de la voie, Denab Diallo, une adolescente maigre et à la peau déjà fripée, étale sur un plastique le charbon de bois qu’elle va vendre pour survivre.

A côté d’elle, Mandioulla Diaby, 41 ans, vend des beignets, relevés avec une sauce pimentée, à l’ombre d’un parasol. « Le bruit du train nous dérange et je n’ai aucune retombée. Mais je ne peux pas changer les choses », souligne-t-elle avec lassitude.

Son petit commerce lui procure, selon elle, un bénéfice de 1.500 francs guinéens (0,25 euro) par jour, illustrant parfaitement le « paradoxe guinéen »: un pays riche de son sous-sol (bauxite, fer, or, diamants) et une population très pauvre, en raison d’une gestion calamiteuse des autorités.

Dans la mine à ciel ouvert de Sangaredi (135 km à l’est), l’extraction se fait jour et nuit, 24 heures sur 24. Trente ans d’activité ont transformé le village éponyme en « ville champignon » de 30.000 habitants. L’Etat étant absent, la CBG assure l’alimentation en eau, en électricité et en carburant.

Mais les habitants se font exigeants. Lors d’un match de football, une coupure d’électricité inopportune a provoqué la colère de jeunes qui ont voulu s’en prendre aux installations de la société minière.

Pour éviter ce genre d’incidents lors de la dernière Coupe d’Afrique des nations (CAN) au Ghana, la société a ainsi acheté un nouveau groupe électrogène à 200.000 dollars.

Reportage. Kamsar, grand réservoir de bauxite et de misère

http://www.aminata.com

Friday, 31 October 2008

29 septembre 2008. le Venetico B, battant pavillon panaméen, est en rade pour charger 63.000 tonnes de bauxite au compte d’une société espagnole. Alors qu’un autre navire a bougé la veille pour les Etats-Unis, c’est le Grand Georges, capable de transporter 68.000 tonnes, qui attend à 17 kilomètres du rivage.

C’est dire que l’activité minière est des plus intenses à Kamsar : entre quatre et six trains minéraliers par jour, lesquels peuvent tirer jusqu’à 720 wagons. Ce qui porte à un peu moins de 59.000 tonnes la quantité journalière de bauxite exportée.

La compagnie des bauxites de Guinée, qui a pignon sur rue à Boké, la plus grande compagnie minière du pays, exporte plus de 14 millions de tonnes de bauxite par an, sur une production annuelle de 17 millions de tonnes, d’une teneur avoisinant 55%, largement au-dessus de la moyenne mondiale (37% en Jamaïque et 36.5% en Australie, respectivement deuxième et troisième exportateur mondial après la Guinée).

Qu’importe ! Les Kamsarois, et encore moins le pays tout entier, n’en profitent pas ou peu. De 20 à 24 dollars seulement, la tonne de bauxite est vendue au vil prix. Alors qu’une tonne de bauxite de type CBG fournit plus de 200 kg d’aluminium, vendus entre 270 et 372 dollars US, l’on comprend aisément que la Guinée tire peu de bénéfices de son potentiel. Faut-il rappeler que le prix de la bauxite se négocie de gré à gré, et n’est jamais publié de façon officielle ? Ce qui fait place au doute, à d’énormes possibilités de corruption…

Aux collectivités, la CBG octroie plus d’un million de dollars par an, au titre des 0.4% de contribution au développement local, – immédiatement mis en coupe réglée par les déprédateurs. Et à l’Etat elle paie toutes les taxes et impôts (soient 80% des recettes en devises de l’Etat), force est de reconnaître que son succès économique reste encore une affaire véreuse, au seul bénéfice de nos dirigeants qui tirent bénéfice des pots-de-vin et des actionnaires de la compagnie. Lesquels se démènent comme de beaux diables pour reléguer le pays au seul rang de producteur.

A Kamsar, seuls les hauts cadres de la compagnie jouissent des retombées économiques. Ces derniers sont vraiment à l’abri du besoin : résidences huppées, salaires et primes enviables, ravitaillement permanent, avantages considérables pour eux et leurs familles.

Alors qu’en face, les quartiers périphériques sont sans lumière. Et la misère à son paroxysme. Une promiscuité très frappante. A côté d’une race d’investisseurs qui s’évertuent à vider cette caverne d’Ali Baba, en raison de la naïveté de nos gouvernants, des guinéens dits « bénis », -minoritaires-, jouissant d’un bien-être immérité, ou encore de fonctionnaires qui y ont leurs tentacules, s’exposent une majorité qui tirent le diable par la queue.

« Pour la première fois, on a l’impression de visiter une multitude de chaumières perdues au bord de la mer, qui choquent de par leur manque d’électricité récursif, le quotidien impossible de ces occupants et la disparité entre ces deux  »Guinées » encore plus perceptible », explique un reporter de Radio Canada, à Kamsar depuis la mi-septembre. Tel est le paradoxe d’un pays dotée d’immenses richesses dans son sous-sol, -les deux tiers de réserves mondiales de bauxite (40 milliards de tonnes exploitables pendant 660 ans au rythme actuel)- et d’une effroyable misère sur le sol…

Sambegou Diallo, Aminata.com, envoyé spécial.

~ par Alain Bertho sur 25 août 2009.

Une Réponse to “Emeute de l’électricité à Kamsar en Guinée – août 2009”

  1. Un demi siècle deux présidents,le troisième aussi dirigera le pays jusq’à sa mort.Commant un tel pays va voir de l’avant c’est vraiment pitoyable.

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