Emeute à Lahore mars 2009
Affrontements opposants-policiers à Lahore au Pakistan
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Reuters, publié le 15/03/2009 à 15:02
LAHORE, Pakistan – Des centaines d’opposants laïques et islamistes ont affronté la police anti-émeutes dimanche à Lahore, dans l’est du Pakistan.
Des centaines d’opposants laïques et islamistes ont affronté la police anti-émeutes dimanche à Lahore, dans l’est du Pakistan. Auparavant, l’ancien Premier ministre Nawaz Sharif, avait bravé une assignation à résidence temporaire et invité ses partisans à manifester contre l' »Etat policier ». (Reuters/Faisal Mahmood)
Les affrontements se sont déroulés devant le bâtiment de la Haute Cour, où des avocats et des militants du Jamaat-e-Islami ont lapidé des policiers, qui ont riposté à coups de grenades lacrymogènes et de charges à la matraque.
Peu auparavant, l’ancien Premier ministre Nawaz Sharif, avait bravé une assignation à résidence temporaire et invité ses partisans à manifester contre l' »Etat policier« .
« Vous voyez que tout le pays est devenu un Etat policier. Ils bloquent les routes, ils utilisent tous les moyens au mépris de la loi (…) Nous poursuivrons notre marche (…) Le temps est venu de descendre dans les rues« , a-t-il lancé.
Avocats et opposants pakistanais ont entrepris jeudi une « longue marche » en direction d’Islamabad, la capitale, pour défendre l’indépendance du pouvoir judiciaire et dénoncer l’attitude du gouvernement.
Ils ont l’intention d’organiser un sit-in lundi devant le Parlement à Islamabad.
La police a procédé ces derniers jours à l’interpellation de centaines d’avocats et de membres de l’opposition pour prévenir cette manifestation itinérante qui a débuté dans le sud du pays.
LES USA INQUIETS
Les manifestants réclament le rétablissement dans ses fonctions de l’ancien président de la Cour suprême, Iftikhar Chaudhry, révoqué par le président Pervez Musharraf en 2007.
Le président Zardari a refusé de rappeler Chaudhry craignant que ce dernier annule un décret d’amnistie signé par Musharraf en sa faveur.
Samedi, le chef de l’Etat avait annoncé son intention de demander la révision d’une décision prise le mois dernier par la Cour suprême d’exclure Sharif et son frère de toute fonction élective.
« Le gouvernement fédéral va déposer à la Cour suprême une demande de révision du verdict« , avait déclaré un porte-parole du président Zardari, dans un geste qui ressemblait à une réconciliation avec Sharif.
Pour le secrétaire général du parti de Sharif, cette proposition n’est que de la « poudre aux yeux » destinée à détourner l’attention de l’opinion publique.
Cette agitation politique ne laisse pas d’inquiéter les Etats-Unis qui souhaitent que les autorités pakistanaises se concentrent sur la lutte contre les islamistes, retranchés près de la frontière afghane.
« Notre principale préoccupation est, évidemment, que la situation ne prenne pas un tour violent et n’entre pas dans une spirale négative« , a déclaré un responsable américain. « Nous essayons d’éviter qu’un tel scénario se produise.«

Pakistan: affrontements entre policiers et manifestants de l’opposition à Lahore
De violents heurts ont opposé dimanche à Lahore, dans l’est du Pakistan, la police anti-émeute à des manifestants de l’opposition. Bombardées de pierres, les forces de l’ordre ont riposté par des jets de gaz lacrymogènes.
Un journaliste de l’Associated Press a vu un policier quitter les lieux de la confrontation avec une blessure à la tête.
Le gouvernement a mis sur pied une vaste opération de sécurité destinée à empêcher les militants de l’opposition et les avocats en colère d’organiser un grand rassemblement lundi dans la capitale Islamabad. AP











