Emeutes en Iran juin 2009

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IENA-256

28 juin 2009

Affrontements entre policiers et quelque 3.000 manifestants à Téhéran

AP | 28.06.2009

Des affrontements ont éclaté dimanche à Téhéran entre police et quelque 3.000 manifestants près d’une mosquée du nord de la capitale iranienne, selon des témoins.

Les forces de sécurité ont fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser la foule, mais des manifestants ont répliqué, en scandant « où est ma voix? » Les affrontements autour de la mosquée Ghoba étaient violents et des manifestants ont déclaré à l’Associated Press souffrir de fractures des jambes ou des bras.

Selon ces témoins, de jeunes manifestants s’en sont pris à des policiers qui auraient frappé une vieille femme. Ces informations n’ont pas pu être confirmées de sources indépendantes, en raison des restrictions imposées par les autorités iraniennes aux journalistes, qui n’ont pas le droit de quitter leurs bureaux. AP

27 juin 2009

Affrontements et manifestations dans divers points de Téhéran

samedi, 27 juin 2009

CNRI – Cet après-midi, 27 juin, pour le 15 e jour du soulèvement populaire en Iran, un grand nombre de Téhéranais, en particulier des femmes et des jeunes filles, se sont regroupés pour honorer la mémoire des martyrs de ces derniers jours dans les rues et les environs du parc Laleh, dans la rue Towhid et le boulevard Kechavarz. Les forces de la répression qui avaient pris position dans cette zone ont chargé les manifestants pour les empêcher de se rassembler au parc Laleh. Jusqu’à 19h30, heure locale, on comptait au moins 5 manifestants blessés et de nombreux autres arrêtés.

Par ailleurs aujourd’hui, en signe de protestation contre la tuerie de la population sans défense, les bazaris de Téhéran ont fait grève et de grands secteurs du bazar de Téhéran, notamment celui des tapis, étaient fermés et une grande partie des échanges suspendue.

26 juin 2009

Iran: Protests and clashes in Tehran’s Janat-Abad District

Friday, 26 June 2009

Day 14 of nationwide uprising: Protests and clashes in Tehran’s Janat-Abad District

NCRI – On the 14th day of the nationwide uprising, on Friday at 11:00am local time, residents of Janat-Abad District, western Tehran, held a protest, chanting “Death to Khamenei”. There were continuous clashes with the regime’s suppressive forces until 2:00pm. The suppressive forces arrested at least 11 protestors and transferred them to an unknown location.

Relatives and friends of those martyred in the uprising and thousands of Tehran residents gathered on Friday afternoon in Behesht-e Zahra Cemetery in memory of the martyrs.

Despite a heavy police presence, hundreds of people on Thursday lit candles at the burial site of Neda Agha Soltan in her memory and in remembrance of all the martyrs.

The mullahs’ regime is preventing people from burying their loved ones in the family section of Behesht-e Zahra. It forces them to bury their relatives in a separate field.

Secretariat of the National Council of Resistance of Iran

June 26, 2009

24 juin 2009

24 juin

Nouveaux affrontements à Téhéran, selon des témoins

| 24.06.2009

Des affrontements entre manifestants et policiers anti-émeutes ont éclaté mercredi à Téhéran près du Parlement, selon trois témoins, quelques heures après un nouvel avertissement lancé par le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, qui a souligné que le régime « ne céderait pas aux pressions » en faveur de l’annulation de la présidentielle du 12 juin.

L’épouse de Mir Hossein Moussavi, le candidat qui récuse la réélection de Mahmoud Ahmadinejad, a dénoncé une situation s’apparentant à la loi martiale.

Trois témoins ont expliqué à l’Associated Press que des centaines de personnes s’étaient rassemblées sur la place Baharestan, proche du parlement. D’après eux, des policiers frappaient les contestataires à l’aide de matraques, lançant des gaz lacrymogènes et tirant en l’air. Certains manifestants ripostaient aux forces de l’ordre tandis que d’autres prenaient la fuite vers une autre place de Téhéran, à environ 1,6km plus au nord.

Une vidéo amateur mise en ligne dans la journée sur YouTube a montré des jeunes gens dans la rue, dont des femmes, lançant des pierres et repoussant des barrières, dont une en flammes. « Mort au dictateur! », criaient d’autres manifestants. L’heure et le lieu où ces images ont été tournées n’ont pu être vérifiées dans l’immédiat.

Un peu plus tôt, le site internet de Mir Hossein Moussavi avait fait état d’une manifestation prévue dans l’après-midi devant le Parlement. Il avait affirmé que ce rassemblement n’était pas organisé par Moussavi.

Un témoin ayant traversé la place Baharestan vers 19h locales, avait signalé à l’AP la présence de centaines de policiers anti-émeutes empêchant tout regroupement, même bref, alors qu’un hélicoptère survolait le centre de la capitale.

Sur l’un des sites web de Moussavi, son épouse Zahra Rahnavard, ex-doyenne d’une université féminine et qui a fait campagne à ses côtés, a défendue le droit constitutionnel à manifester de ses sympathisants, jugeant que le gouvernement ne devrait pas traiter les contestataires « comme si la loi martiale était imposée dans les rues ». Avant d’appeler à la libération de toutes les personnes interpellées depuis le début de la contestation, qui a fait selon les médias officiels, au moins 17 morts.

Une vidéo amateur, qui a circulé sur Internet, a contribué à élever au rang d’icône du mouvement une jeune femme de 27 ans, mortellement blessée par balle. Mercredi, des restes de bougies se consumaient au coin d’une rue du centre de la capitale, où une veillée funèbre s’était tenue la nuit précédente à la mémoire de celle qui est identifiée sous le nom de Neda Agha Soltan.

Mehdi Karroubi, candidat réformateur à l’élection du 12 juin, a appelé à un jour de deuil pour les victimes de la répression, qui pourrait avoir lieu jeudi, d’après certains réseaux sociaux.

Reste que le guide suprême a exclu tout compromis avec l’opposition. « A propos des derniers développements, j’ai insisté, j’insiste et je continuerai d’insister sur l’application de la loi. Je ne m’écarterai pas d’un pas de la loi, de la loi de notre pays, de la République islamique », a lancé mercredi Ali Khamenei lors d’une réunion avec des parlementaires. « Ni le système ni le peuple ne cédera aux pressions, quel qu’en soit le prix ». Les termes employés par le guide suprême indiquaient qu’il faisait référence aux pressions intérieures.

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L’ayatollah Khamenei a accusé d’ingérence les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et d’autres pays. Et le chef de la diplomatie iranienne Manouchehr Mottaki a fait savoir que Téhéran réfléchissait à une réduction des relations avec la Grande-Bretagne, accusée d’espionnage par le régime. « Nous étudions cela », a-t-il dit, selon la télévision d’Etat, au lendemain de l’expulsion de deux diplomates britanniques du pays, mesure à laquelle Londres a répondu par le renvoi à Téhéran de deux représentants iraniens chez eux.

Parallèlement, Mohsen Rezaie, ancien commandant des Gardiens de la révolution et candidat conservateur malheureux au scrutin du 12 juin, a annoncé qu’il retirait ses plaintes pour fraude électorale, selon la télévision d’Etat, laquelle a rapporté que l’investiture de Mahmoud Ahmadinejad aurait lieu entre le 26 juillet et le 19 août. AP

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«Ils tabassaient les gens comme s’ils voulaient qu’ils meurent»

24.06.09

17h10: Témoignage d’un iranien sur les affrontements supposés qui ont eu lieu aujourd’hui à Téhéran

CNN retransmet le témoignage d’une personne manifestant à Téhéran: «j’allais près de Baharestan avec mes amis. Il y avait tout le monde, pas seulement des supporters d’un candidat ou d’un autre. On était là pour exprimer notre opposition à tous ces meurtres et pour défendre notre liberté d’expression. Les policiers ont arrêté tout le monde. Nous sommes allés jusqu’à Ferdowsi quand, soudainement, 500 personnes avec des massues sortent de la mosquée, frappent tout le monde et les font basculer par-dessus le pont. Ils ont frappé si sauvagement une femme qu’elle était recouverte de sang. C’était un massacre. Ils tabassaient les gens comme s’ils voulaient qu’ils meurent. Ils maudissaient tout le monde et les insultaient. C’était vraiment un massacre… Je ne sais pas comment le décrire.»

15h52: La forte présence policière dissuade des centaines d’Iraniens de manifester
La présence de centaines de policiers antiémeutes et de miliciens islamiques mercredi dans le quartier du Parlement à Téhéran a dissuadé quelques centaines de personnes présentes de se rassembler pour protester contre les résultats de la présidentielle, selon des témoins.

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22 juin 2009

L’Iran se prépare à la grève

22/06/2009

La répression des manifestations est montée d’un cran samedi© DR

Plus d’une semaine après le début des manifestations anti-pouvoir en Iran, il apparaît que le pays est confronté à sa plus grave crise depuis la révolution de 1979. Décrié par une opposition virulente qui l’accuse de fraude aux dernières élections, ainsi que par l’Occident qui déplore la répression des manifestants, Mahmoud Ahmadinejad a reçu le soutien du guide suprême Ali Khamenei. De nombreuses personnalités politiques soutiennent en revanche l’opposition de Mir Hossein Moussavi.

La contestation continue d’enfler à Téhéran, en dépit de la répression accrue des autorités à l’endroit des manifestants.

L’opposition est soutenue dans sa lutte par l’ancien président Akbar Hachémi Rafsandjani, qui a déclaré, dimanche soir : « Protester contre le mensonge et la fraude est votre droit, tout en invitant son « cher peuple à la retenue ». Sa fille Faezeh Hachémi, et quatre autres membres de sa famille, ont alors été arrêtés samedi « pour leur sécurité » avant d’être libérés quelques heures plus tard, selon l’agence Fars.

Mir Hossein Moussavi a déclaré sur Internet qu’il était « prêt au martyr », et a encouragé les Iraniens à la grève générale s’il était arrêté. Ce week-end, il a adressé une virulente critique à l’ayatollah Kahmenei, qui s’est rangé du côté de Mahmoud Ahmadinejad.

Le calme semblait cependant être revenu dimanche dans la capitale, avant que le leader de l’opposition ne lance un nouvel appel à la mobilisation, malgré l’hécatombe de la veille.

Samedi en effet, au moins dix personnes ont été tuées et une centaine blessées, selon la télévision nationale. Le bilan des morts en une semaine atteint donc 17 personnes, mais il pourrait être largement supérieur.

Versions contradictoires

Il est en effet difficile de savoir avec exactitude ce qu’il se passe en Iran, les médias étrangers ne pouvant pas filmer les manifestations et les médias iraniens dissidents étant durement réprimés. Selon Reporters Sans Frontières, 23 journalistes auraient été arrêtés depuis le début de la contestation et trois depuis le rassemblement de samedi.

Selon la télévision officielle iranienne, des « agents terroristes » seraient responsables des pertes humaines. La police confirme l’arrestation de 457 personnes rien que dans la soirée de samedi. D’après les forces de l’odre, 40 policiers ont été blessés, et une trentaine de bâtiments du gouvernement ont subi des dommages.

Mais du côté des manifestants, la version des faits est toute autre. Selon des témoins, le dispositif mis en place par les forces de l’ordre était « disproportionné », et la police a tiré à balles réelles sur la foule.Des vidéos d’amateurs diffusées sur Internet montrent des scènes de violence et des corps ensanglantés, parfois sans vie, blessés par balles.

Selon la chaîne de télévision CNN, des sources hospitalières chiffrent à au moins 150 morts le bilan des manifestations.

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Appels à la « délation » pour identifier les « émeutiers »


22/06/2009

15 h 50 : la police passe à l’action

Environ un millier de manifestants d’opposition se trouvent sur les bords de la place Haft-é Tir dans le centre de Téhéran. La police tire des gaz lacrymogènes et arrête certains d’entre eux, selon des témoins sur place. Un groupe d’environ deux cents manifestants qui hurle « Dieu est grand », cri de ralliement des manifestants de l’opposition, a reçu au moins sept tirs de grenades lacrymogènes, raconte un témoin. Dix personnes auraient été attrapées et mises dans des véhicules. Le déploiement policier est de grande envergure, avec plusieurs centaines de policiers anti-émeute casqués et armés de matraques, ainsi que des unités de miliciens islamiques du Bassidj.

15 h 22 : nouvelles manifestations des partisans de Moussavi

Environ un millier de manifestants d’opposition se rassemblent sur les bords de la place Haft-é Tir dans le centre de Téhéran. La police s’apprête à les charger, selon des témoins sur place. Un appel au rassemblement à 16 heures locales sur cette place a été lancé entre autres sur Twitter en hommage à Neda, une manifestante, tuée samedi d’une balle dans la poitrine selon une vidéo circulant largement sur l’internet.

14 h 58 : des manifestants repoussés

Selon des témoins, environ 200 manifestants de l’opposition tentent de se rassembler sur la place Haft-é Tir dans le centre de Téhéran mais ils sont repoussés par la police.

13 h 58 : représailles ?

Les Gardiens de la révolution, le corps d’élite de la République islamique d’Iran, menacent les partisans de l’opposition. « Les Gardiens de la révolution, les bassidjis [milice islamique dépendant des Gardiens, ndlr] et les autres forces de l’ordre et sécuritaires sont prêts à mener une action décisive et révolutionnaire pour (…) mettre un terme au complot et aux émeutes », avertissent-ils dans un communiqué.

13 h 11 : la police veut arrêter les « émeutiers »

La police iranienne lance des appels à la délation pour identifier les « émeutiers » qui ont participé aux manifestations de l’opposition. « Les citoyens doivent fournir toute information et photos qu’ils détiennent à la police pour arrêter les émeutiers », selon le message diffusé sur la télévision d’État. Il fournit le numéro de téléphone des urgences de la police, ainsi que trois numéros spéciaux et une adresse e-mail à contacter. De son côté, l’agence d’information iranienne Fars, proche du gouvernement, a créé une rubrique spéciale intitulée : « Identifiez les émeutiers ».

5 h 52 : 457 interpellations

Près de 457 personnes auraient été arrêtées dans les affrontements de samedi soir autour de la place Azadi, à Téhéran. Selon les sources, entre 10 et 13 personnes ont été tuées et plus de 100 ont été blessées ce même jour. 40 policiers ont également été touchés et 34 bâtiments gouvernementaux saccagés.

0 h 21 : des résultats officiels « invraisemblables »

Les résultats officiels de l’élection présidentielle en Iran montrent des renversements de tendance « hautement invraisemblables » en faveur de Mahmoud Ahmadinadjad par rapport aux scrutins précédents, juge une étude réalisée par un institut britannique indépendant, Chatham House . Rendu public dimanche, le document explique que l’ultraconservateur n’aurait pas remporté une victoire aussi écrasante – 62,63 % au premier tour – sans un changement radical des comportements des ruraux et des électeurs réformateurs.

La nuit a été calme à Téhéran, selon la radio publique

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Par Reuters, publié le 22/06/2009 5

TEHERAN – La radio publique iranienne affirme lundi que la nuit a été calme dans les rues de Téhéran, où aucun trouble n’a éclaté pour la première fois depuis l’élection présidentielle contestée du 12 juin dernier.

La radio publique iranienne affirme lundi que la nuit a été calme dans les rues de Téhéran, où aucun trouble n’a éclaté pour la première fois depuis l’élection présidentielle contestée du 12 juin dernier. (Reuters/Morteza Nikoubazl)

« Téhéran a assisté la nuit dernière à la première nuit de calme et de paix depuis l’élection« , a déclaré la radio.

Dimanche soir, des témoins cités par l’agence Reuters avaient fait état de coups de feu entendus dans deux quartiers du nord de la capitale iranienne, bastion de Mirhossein Moussavi, qui conteste sa défaite face au président sortant Mahmoud Ahmadinejad.

Selon la télévision publique iranienne, dix personnes au moins ont été tuées samedi lors d’émeutes dans le centre de Téhéran.

D’après les résultats officiels du scrutin, Ahmadinejad a été réélu avec près de 63% des voix.

Mais en dénonçant des fraudes massives et en contestant ce résultat, Moussavi et ses partisans ont provoqué une crise sans précédent en Iran depuis la révolution islamique de 1979.

Dimanche, l’ancien Premier ministre a appelé ses partisans à poursuivre la contestation mais leur a demandé dans le même temps de faire preuve de retenue.

21 juin 2009

Les événements de dimanche

www.lejdd.fr

Dimanche 21 Juin 2009

Le camp Moussavi a décidé de braver l’interdiction de manifester formulée par le Guide suprême de la révolution. Les défilés ont été réprimés dans la violence par la police anti-émeute. Il y aurait plusieurs morts. A l’étranger, Barack Obama a adopté un ton plus ferme, exhortant les autorités iraniennes à ne pas s’en prendre à la population.

21h15: Moussavi invite son camp à poursuivre la lutte

Mirhossein Moussavi a invité dimanche ses partisans à continuer de manifester leur hostilité au pouvoir tout en faisant preuve de retenue: « Lors de vos protestations, continuez à faire preuve de modération. J’attends pour ma part des forces armées qu’elles s’abstiennent de tout acte dommageable », a-t-il dit dans une déclaration. « Je vous appelle à conserver votre calme », a-t-il ajouté dans une déclaration mise en ligne sur son site Internet.

20h05: Tirs dans le nord de Téhéran

Des fusillades répétées ont retenti dimanche dans deux quartiers du nord de Téhéran, ont rapporté des témoins iraniens. « J’ai entendu des tirs répétés alors que la population scandait ‘Allahu Akbar’ (Allah est le plus Grand) dans le quartier de Niavaran », a indiqué ce témoin qui, pour des raisons de sécurité, est resté anonyme. D’après un autre témoin, des fusillades ont éclaté dans le quartier de Zaferaniyeh. Le nord de Téhéran abrite des quartiers plutôt huppés, qui contrastent avec les quartiers Sud plus populaires.

16h10: Le correspondant de la BBC expulsé

L’Iran a décidé d’expulser le correspondant de la BBC à Téhéran, Jon Leyne, en lui reprochant la façon dont il a couvert l’élection présidentielle du 12 juin et ses suites, a rapporté dimanche un fonctionnaire du ministère iranien de la Culture et de l’Orientation islamique. Jon Leyne est accusé d’avoir « propagé de fausses nouvelles » et de « ne pas avoir tenu compte de la neutralité en matière d’information« , écrit l’agence Fars. Il est également accusé de « soutenir les émeutiers et de fouler aux pieds les droits de la nation iranienne« . Il a vingt-quatre heures pour quitter le pays, précise l’agence de presse iranienne semi-officielle Fars. La BBC a confirmé l’expulsion en ajoutant cependant que le bureau de la BBC restait ouvert.

14h55: L’ayatollah Montazeri appelle à 3 jours de deuil

Le grand ayatollah Hossein Ali Montazeri, entré depuis plusieurs années en dissidence, appelle le peuple iranien à observer trois jours de deuil à compter de mercredi en mémoire des victimes des violences qui ont suivi la réélection contestée du président Mahmoud Ahmadinejad. « Résister aux exigences du peuple est interdit par la religion » écrit l’un des architectes de la révolution islamique de 1979 aux côtés de l’ayatollah Khomeini.

11h08: Pas de mort dans l’incendie d’une mosquée

La télévision d’Etat iranienne a déclaré dimanche qu’aucune personne n’était morte dans une mosquée du sud-ouest de Téhéran incendiée lors de manifestations, après avoir parlé du décès de « plusieurs » personnes à l’intérieur de l’édifice. « Dans l’incendie de la mosquée Lolagar, aucun de nos concitoyens n’a été tué à l’intérieur de la mosquée« , a rapporté la télévision, présentant ses excuses pour son erreur.

10h11: Des Moudjahidine du peuple arrêtés

L’Iran a arrêté des membres de l’Organisation des moudjahidine du peuple (OMPI) qu’il accuse d' »activités terroristes« , rapporte dimanche la télévision nationale. Ces arrestations ont été annoncées au lendemain d’incidents à Téhéran entre les forces de police anti-émeute et des groupes de manifestants contestant le résultat officiel de l’élection présidentielle du 12 juin et la réélection du président sortant Mahmoud Ahmadinejad.

9h38: Des morts dans les manifestations

Selon CNN, au moins 19 personnes ont été tuées samedi lors des manifestations organisées en Iran pour dénoncer le résultat de l’élection.

9h35: Moussavi mis en garde par la police

Le chef de la police iranienne a adressé une lettre à Mir Hossein Moussavi pour l’avertir que les forces de l’ordre « se dresseront sans hésitation » face à toute nouvelle contestation du résultat de l’élection présidentielle, rapporte la presse dimanche. « J’annonce que si la situation actuelle perdure, la police, conformément à sa mission de préserver l’ordre et la sécurité de la société et du peuple, se dressera sans hésitation face à toute activité illégale« , écrit Ismail Ahmadi Moghaddam dans cette lettre que reproduit le quotidien Etemad-e Melli. Les manifestations de samedi ont été réprimées dans la violence.

Plusieurs morts samedi, de nouvelles manifestations attendues aujourd’hui

dimanche 21 juin 2009

Dix-neuf morts selon la chaîne américaine CNN, plus d’une centaine selon des sources hospitalières, dix selon la TV d’Etat, la journée de samedi a été terrible dans les rues de Téhéran. Les opposants au Président réélu qui ont osé défier l’interdiction de se rassembler l’ont fait avec un grand courage. Le régime accuse la Grande-Bretagne d’avoir comploté pour favoriser cette rébellion.

Rues barrées vers les lieux de rassemblement, milices à moto pour taper sur toute personne ayant l’air d’aller manifester, canons à eau et tirs à balles réelles, ce sont les informations qui sont parvenues samedi après-midi et samedi soir. Des coups de téléphone ou des mails pour témoigner, des photos et des vidéos transmises de la même manière. En Iran, le peuple est acteur et témoin de sa colère contre les résultats d’élections présidentielles, probablement truquées. Les journalistes étrangers n’ont plus le droit d’accéder librement sur le lieu des événements. D’où une information souvent parcellaire, parfois conditionnelle, mais jamais totalement muselée par le pouvoir en place.

Le défi de Moussavi

Ce dimanche, la contestation pourrait reprendre dans la rue à Téhéran après les violentes manifestations d’hier et, surtout, la critique sans précédent lancée par le leader du mouvement d’opposition, Mir Hossein Moussavi, contre Ali Khamenei, plus haute autorité de l’Etat.Il l’a accusée, sans la nommer, de mettre en danger le caractère républicain de la République islamique en ayant validé, dans un grand discours vendredi, la réélection du président Ahmadinejad. Le candidat malheureux qui conteste la régularité du scrutin du 12 juin a réfuté l’argument de M. Khamenei selon lequel aucune fraude ne pouvait expliquer une aussi large victoire de M. Ahmadinejad, élu avec 62,63% des voix, onze millions de plus que M. Moussavi.
« Si cette énorme taille de la fraude (…) est présentée comme la preuve d’une absence de fraude, alors l’aspect républicain du système sera massacré et cela prouverait que l’islam est incompatible avec la République », dit M. Moussavi.

« Agents terroristes »

Les rues du centre de la capitale sont calmes ce matin, comme elles l’étaient hier avant que les manifestants contestant la légalité de la réélection du président Mahmoud Ahmadinejad soient brutalement attaqués par les forces de l’ordre, selon des témoins.
Les autorités n’ont d’abord fourni aucun bilan sur les victimes éventuelles. Sauf pour dire et démentir qu’il y aurait eu des morts dans l’incendie d’une mosquée provoqué par les manifestants. Dans la matinée elles ont annoncé, par la TV d’Etat, que « dix personnes ont été tuées et plus de cent blessées samedi », faisant porter la responsabilité de ces morts sur des « agents terroristes » qu’elle n’a pas identifiés.

En revanche, il est confirmé qu’un homme s’est tué en faisant détoner samedi sa veste explosive au mausolée de l’imam Khomeiny, à Téhéran, blessant trois pèlerins.

Plusieurs personnes, dont des membres du corps médical, ont dit avoir reçu il y a quelques jours un message téléphonique pré-enregistré les avertissant que leur téléphone était sur écoute et que tout contact avec la presse étrangère est interdit, a appris l’AFP.

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20 juin 2009

Téhéran impute les violences à des « terroristes »

Par Reuters, publié le 21/06/2009

NOTE DE LA REDACTION – Les journalistes de Reuters et des autres médias étrangers sont soumis dans leur travail à des restrictions imposées par les autorités iraniennes.

par Parisa Hafezi et Fredrik Dahl

TEHERAN – Les autorités iraniennes ont imputé dimanche à des « terroristes » et à des émeutiers les violences qui ont fait au moins dix morts la veille à Téhéran, et le président Mahmoud Ahmadinejad a conseillé à Washington et à Londres de ne pas se mêler de la situation politique en Iran.

La télévision publique iranienne avance un bilan de dix tués et de plus de 100 blessés dans les manifestations de samedi dans la capitale, qui se sont déroulées malgré le déploiement des forces de sécurité. Selon un autre bilan, le nombre de morts s’élèverait à 13.

La télévision nationale a indiqué qu’une mosquée avait été incendiée et que des « émeutiers » en étaient responsables. En outre, un kamikaze s’est fait exploser au mausolée de l’ayatollah Khomeini, se tuant et blessant trois personnes.

« La présence de terroristes dans les événements d’hier, sur les avenues Enghelab et Azadi, était tangible« , a affirmé la télévision iranienne.

Cela fait huit jours que la rue iranienne conteste le résultat officiel de la présidentielle du 12 juin, d’après lequel le chef de l’Etat sortant Mahmoud Ahmadinejad a été largement réélu, avec plus de 62% dès le premier tour, aux dépens du principal opposant Mirhossein Moussavi, deuxième avec plus de 30%.

Ce dernier estime que l’élection a été entachée de fraude et doit être annulée. Selon son site internet, il a écrit au Conseil des gardiens de la Constitution pour réitérer sa demande d’annulation en affirmant que le truquage du scrutin avait été planifié « des mois à l’avance« .

La dureté de ton des médias officiels au cours des dernières heures laisse penser que les autorités préparent peut-être une vaste répression. Dimanche, on ne signalait pas de rassemblements d’opposants dans la capitale.

Les voix de deux personnalités en butte au pouvoir des conservateurs se sont fait entendre dimanche.

Le grand ayatollah Hossein Ali Montazeri, entré depuis plusieurs années en dissidence, a appelé le peuple iranien à observer trois jours de deuil à compter de mercredi en mémoire des victimes des violences.

Il estime en outre justifiées, y compris du point de vue religieux, les demandes des manifestants. Placé en résidence surveillée de 1997 à 2003, Montazeri vit dans la ville sainte de Qom.

L’ancien président réformateur Mohammad Khatami a averti dimanche les autorités des conséquences « dangereuses » qu’il y a à interdire les manifestations de soutien à Moussavi.

« Empêcher les gens d’exprimer leurs revendications par des moyens civiques aura des conséquences dangereuses (pour le pays)« , a-t-il dit dans un communiqué diffusé par l’agence de presse semi-officielle Mehr.

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Les évènements des dernières 24 heures

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21.06.2009

Voici les événements des dernières 24 heures en Iran, où le président sortant Mahmoud Ahmadinejad est confronté, depuis sa réélection le 12 juin, à une vague de contestation des partisans de son principal rival, Mir Hossein Moussavi.

Samedi 20 juin

- Les autorités annoncent qu’aucune autorisation n’a été donnée pour de nouvelles manifestations et avertissent qu’elles seront le cas échéant fermement réprimées.

- L’Association iranienne des religieux combattants renonce à sa marche de l’après-midi à Téhéran, mais les partisans de Moussavi ne donnent aucun ordre d’annulation.

- Le Conseil des gardiens, chargé d’examiner les plaintes de fraude, se dit prêt à un recompte de 10% des urnes, choisies au hasard.

- Plusieurs centaines de policiers anti-émeute, déployés sur la place Enqelab, tirent des balles et des gaz lacrymogènes et ont recours aux canons à eau et aux matraques pour disperser les milliers de manifestants qui ont défié l’interdiction de se rassembler.

- Au moins un homme est blessé par balle, d’après un témoin. Les médias étrangers ne sont toujours pas autorisés à couvrir les manifestations interdites.

- Un «terroriste» se tue en faisant détoner sa veste explosive au mausolée de l’imam Khomeiny à Téhéran, blessant jusqu’à trois pèlerins, selon des médias locaux.

- Hussein Moussavi lance sur son site internet une critique sans précédent du guide suprême Ali Khamenei, qui a validé la veille la réélection du président Mahmoud Ahmadinejad.

- Le président américain Barack Obama appelle le gouvernement iranien à mettre fin aux violences et le prévient que «le monde le regarde».

Dimanche 21 juin

- Le ministère iranien des Renseignements a arrêté des membres du groupe d’opposition en exil des Moudjahidine du peuple (Ompi) à la suite des manifestations, rapporte l’agence officielle Irna.

- Un participant aux protestations de samedi affirme à l’AFP que les manifestants envisagent de nouveaux rassemblements dans l’après-midi.

- La chaîne de télévision Press-TV rapporte que 13 personnes sont mortes samedi dans les affrontements entre policiers et «terroristes» à Téhéran. Un peu plus tard, la télévision d’Etat parle de 10 morts et plus de 100 blessés, et incrimine des «agents terroristes» non identifiés.

- La TV d’Etat dément que des civils soient morts samedi dans l’incendie d’une mosquée au cours des manifestations, contrairement à ce qu’elle avait précédemment affirmé.

- Le ministre iranien des Affaires étrangères Manouchehr Mottaki, cité par Press-TV, accuse la Grande-Bretagne d’avoir comploté depuis plus de deux ans contre le scrutin présidentiel du 12 juin.

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Téhéran : au moins 13 morts dans les manifestations de samedi

http://www.leparisien.fr

21.06.2009

L’affrontement tant redouté entre les manifestants qui dénoncent la réélection du président Mahmoud Ahmadinejad et les forces de l’ordre iraniennes a bien eu lieu samedi. A Téhéran, où des milliers d’opposants se sont rassemblés lors d’une manifestation interdite, au moins 13 personnes sont mortes, selon la chaîne de télévision iranienne Press-TV.

La chaîne américaine CNN fait quant à elle état de 19 morts, s’appuyant sur les chiffres d’un hôpital de la capitale iranienne, et ajoute que des sources non vérifiables évoquent plus de 150 morts.

Au 8e jour de la pire crise en Iran depuis la révolution islamique de 1979, la police anti-émeute a usé de tirs à balles réelles, de gaz lacrymogènes, de canons à eau et de matraques pour disperser les manifestants qui avaient défié l’appel du guide suprême Ali Khamenei à cesser la contestation dans la rue.

«La police a interdit aux gens d’approcher» de la place Enqelab et «bloqué les gens sur les trottoirs, les poussant sur la chaussée et les frappant», racontait un témoin. Devant l’Université de Téhéran, la police a utilisé des canons à eau et des gaz lacrymogènes pour disperser un à deux milliers de manifestants, indiquait un autre témoin.

Selon un témoin, des milliers de manifestants se sont rassemblés près de la place Azadi en groupes généralement silencieux. Mais on entendait des slogans comme «Mort au dictateur», en référence à Mahmoud Ahmadinejad.

Rumeurs sur l’incendie d’une mosquée

Par ailleurs, la télévision d’Etat a démenti que l’incendie d’une mosquée, attribué à «des émeutiers», ait fait des victimes. Les images du bâtiment brûlé qu’a montrées la télévision, alors qu’il faisait encore jour, semblent indiquer que le sinistre est survenu bien avant la prière du soir. En revanche, un homme s’est tué en faisant détoner sa veste explosive au mausolée de l’imam Khomeiny, père de la révolution islamique, à Téhéran, blessant jusqu’à trois pèlerins.

Des membres du groupe d’opposition en exil des Moudjahidine du peuple (OMPI), fondé en 1965 pour renverser le régime du Shah avant de se retourner contre le régime de la République islamique, ont été arrêtés par le ministère iranien des Renseignements.

«Ceux qui ont été arrêtés ont avoué qu’après avoir été entraînés en Irak ils sont entrés en Iran et qu’ils étaient commandés et soutenus par les hypocrites en Grande-Bretagne», en référence aux membres de l’organisation basés au Royaume-Uni, a assuré l’agence officiel Irna.

Face à cette escalade, le président américain Barack Obama, haussant le ton par rapport à ses précédentes déclarations, a appelé le gouvernement iranien «à mettre fin à tous les actes de violence et d’injustice contre sa propre population».

Moussavi se dit prêt au «martyre»

Principal rival d’Ahmadinejad à la présidentielle, Mir Hossein Moussavi se dit prêt au «martyre». Alors qu’aucun personnage politique iranien n’avait osé émettre de critique envers l’ayatollah Khamenei, le conservateur modéré a dénoncé «un projet qui va au delà de l’imposition au peuple d’un gouvernement non voulu, l’imposition d’une nouvelle vie politique au pays».

Evoquant l’argument du guide suprême Khamenei selon lequel aucune fraude ne pouvait expliquer une aussi large victoire d’Ahmadinejad (62,63% des voix), Moussavi a rétorqué: «Si cette énorme taille de la fraude (…) est présentée comme la preuve d’une absence de fraude alors l’aspect républicain du système sera massacré et cela prouverait que l’islam est incompatible avec la République». Le Conseil des Gardiens, qui s’est dit prêt à un recomptage de 10% des urnes, choisies au hasard, rendra sa décision d’ici mercredi.

L’ensemble des médias étrangers ne sont pas autorisés à couvrir les manifestations interdites.

La télévision d’Etat a diffusé des images sur les «émeutiers», où l’on voit des civils sur un trottoir frappés à coups de matraques par des policiers et un manifestant embarqué dans un véhicule.

19 juin 2009

Iran : scènes de résistance et de violences à Téhéran

Par Pierre Haski | Rue89 | 20/06/2009 |

Les journalistes étant empêchés d’informer, photos et vidéos sortent du pays sans qu’il soit toujours possible de les contextualiser.

Après les menaces du Guide suprême iranien, Ali Khamenei, vendredi, la journée de samedi s’annonçait tendue. Les leaders de l’opposition de facto, à commencer par le principal candidat débouté par les résultats officiels du vote présidentiel, Mir Hossein Moussavi, ont annulé leurs appels à manifester, mais cela n’a pas empêché des milliers de personnes de descendre dans la rue à Téhéran et dans d’autres villes, et de s’affronter parfois durement avec les forces de sécurité.

Dans ce contexte, dans lequel les journalistes ne peuvent pas faire normalement leur travail, l’information est de plus en plus difficile à recouper. La video ci-dessus est présentée comme ayant été filmée ce samedi, et correspond aux informations envoyées par l’agence Reuters qui, citant des témoins, parle de l’attaque d’un bâtiment abritant des partisans du président Mahmoud Ahmadinejad, et d’un coup de feu blessant un étudiant.

Cette difficulté à authentifier ces témoignages qui sortent d’Iran a poussé Jeff Jarvis, commentateur réputé sur les médias aux Etats-Unis (et contributeur de Rue89), à lancer un appel à YouTube pour que l’hébergeur de vidéos fasse lui-même le travail de vérification. Il écrit sur son blog :

« YouTube est seul à pouvoir déterminer si la vidéo vient bien d’Iran, si elle n’est pas la duplication d’une ancienne vidéo. YouTube a une responsabilité dans le nouvel écosystème. »

D’autres témoignages plus directs sont parvenus à Rue89. Les photos ci-dessous ont été prises dans la nuit de jeudi à vendredi, et montrent les confrontations violentes qui peuvent se produire dans les rues de Téhéran. Un interlocuteur dans la capitale iranienne nous a communiqué :

« La violence monte d’un cran la nuit. Des mini-batailles ont lieu dans les quartiers nord de Téhéran. Sur cette photo, des manifestants bloquent l’accès des voitures sur une grande voie de circulation, avec des incendies. » (voir ci-dessous)

Notre interlocuteur nous a adressé une autre photo, prise dans un autre cadre :

« Un policier anti-émeute frappe un jeune homme isolé, à moins de deux mètre d’une mère et de sa fille. Sur le mur est encore inscrit en graffiti vert, le nom de Mir Hossein Moussav

Des témoignages plus anciens surgissent. Ainsi, ces photos prises en début de semaine à l’Université de Téhéran, et qui montrent la résistance des étudiants barricadés, l’assaut des miliciens Bassidj armés de bâtons et de pierres…

nuit 19 juin 2009

Iran : les manifestants se heurtent à la police

Samuel Laurent (lefigaro.fr) avec agences
20/06/2009

MINUTE PAR MINUTE – Malgré les menaces du pouvoir, les iraniens qui contestent la victoire de Mahmoud Ahmadinejad manifestent samedi et affrontent la police anti-émeutes. Un attentat-suicide a été commis contre le mausolée de l’ayatollah Khomeiny.

15h55. La police iranienne bloque les manifestants. «La police anti-émeutes interdit aux gens d’approcher» de la place Enqelab où était prévue la manifestation, et «bloque les gens sur les trottoirs, les pousse sur la chaussée et les frappe», selon des témoins interrogés par l’AFP. Les policiers utiliseraient gaz lacrymogè nes et canons à eau pour bloquer la manifestation, que les médias étrangers n’ont pas le droit de couvrir.

15h50 : PC et PS craignent une «répression massive»en Iran. Le Parti socialiste et le Parti communiste français ont mis en garde contre une «répression massive en Iran» et dénoncé la «volonté affichée du régime iranien» de «réprimer dans le sang» les manifestations «non-violentes» en Iran. «Le Parti socialiste dénonce cette volonté affichée d’imposer par l’intimidation et la force un candidat dont l’élection est contestée», affirme dans un communiqué Jean-Christophe Cambadélis, secrétaire national PS aux relations internationales.

15h42 : Attentat-suicide contre le mausolée de Khomeiny. Un homme, qualifié de «terroriste», s’est fait exploser au mausolée de l’imam Khomeiny, à Téhéran, blessant un pélerin sur place, selon deux agences iraniennes.

15h30 : La manifestation maintenue, premiers heurts. Après une matinée confuse, où les opposants qui contestent la réélection d’Ahmadinejad à la tête du pays hésitaient à appeler le peuple à manifester de crainte de représailles, une marche a commencé à Téhéran. Comme depuis une semaine, les opposants réclament l’annulation de l’élection de Mahmoud Ahmadinejad. Vendredi, le guide suprême de l’Iran, Ali Khamenei, a soutenu le dirigeant ultraconservateur, ajoutant qu’il «ne céderait pas à la rue».

16 juin 2009

Iran : la révolte anti-Ahmadinejad touche aussi la province


16 juin 2009

TEHERAN (AFP) — Plusieurs villes de province d’Iran, notamment Machhad, Ispahan, Shiraz, sont touchées par le mouvement de protestation contre la réélection du président Mahmoud Ahmadinejad, ont rapporté mardi des témoins et des médias.

La protestation prend généralement une forme pacifique mais des incidents se sont également produits par endroits et le mouvement est gêné par un fort déploiement de forces de sécurité dans les petites localités, a-t-on ajouté.

Des habitants scandent Allah Akbar (Dieu est grand) vers 21H00 heures, comme le font des habitants de Téhéran, selon ces informations.

Cet acte remonte à l’époque pré-révolutionnaire quand l’ayatollah Khomeiny avait engagé les citoyens à monter sur leur toit chaque soir et pousser ce cri contre le régime impérial du Chah.

De même, des concerts de klaxons sont entendus tous les soirs et après-midi dans des quartiers de plusieurs villes du pays en signe de soutien au candidat Mir Hossein Moussavi, qui a contesté la réélection de Mahmoud Ahmadinejad.

A Shiraz (sud), des incidents ont eu lieu et plusieurs « perturbateurs de l’ordre public » ont été arrêtés, selon le procureur de la ville, cité lundi par l’agence Isna qui ne donne pas son nom.

« Lors des récents troubles, un certain nombre de gens ont été arrêtés. Ils sont accusés de trouble de l’ordre public, destruction de biens publics et privés », a-t-il ajouté. Il n’a pas précisé leur nombre, mais a affirmé qu’une « enquête a été ouverte ».

« Ils ont cassé des vitres de magasins, détruit des banques et distributeurs de billets. L’université a été aussi le théâtre de troubles mais la situation est redevenue calme », a-t-il affirmé, ajoutant qu’il y avait eu également « des blessés légers ».

Un commandant des forces de l’ordre a annoncé mardi l’arrestation de « cent personnes dans les récents troubles », selon l’agence Isna.

A Machhad (nord-est), la deuxième ville du pays, un appel avait été lancé pour une manifestation mais la présence massive de la police anti-émeute et des bassidjis (milice islamique) a dissuadé les gens d’y aller, a déclaré à l’AFP un témoin par téléphone.

« J’ai vu environ quinze personnes arrêtées après qu’elles aient crié et appeler à manifester », a-t-il ajouté.

Selon un autre témoin interrogé par l’AFP, dans plusieurs quartiers de la ville, « les gens crient Allah Akbar le soir vers neuf heures » pour protester contre les résultats des élections.

« Les gens vont aussi dans la rue pour klaxonner. Mais il n’y a pas eu de manifestations », selon ce dernier.

D’autres villes du pays ont également connu des mouvements de protestation.

A Ispahan (centre) des manifestants pro-Moussavi sont descendus dans la rue lundi soir. Certains ont brûlé des motos de la police et des véhicules devant le batiment de la télévision d’Etat.

La police anti-émeutes a utilisé des gaz lacrymogènes et matraques contre les manifestants, selon des témoins joints par l’AFP.

Dans les petites villes du nord, les manifestations sont plus difficiles à tenir à cause d’une très forte présence policière sur les places et avenues principales, plus faciles à contrôler compte tenu de la taille des localités.

Iran: sept civils tués en marge de la manifestation pro-Moussavi

16 juin 2009

TEHERAN (AFP) — Sept civils ont été tués lundi à Téhéran, en marge de la manifestation pro-Moussavi, après s’en être pris à une unité militaire, a dit mardi matin la radio officielle d’information Radio Payam.

« Plusieurs voyous voulaient attaquer un poste militaire et vandaliser les équipements publics près de la place Azadi. Malheureusement sept personnes ont été tuées et de nombreuses autres blessées », a dit la radio.

Un photographe iranien avait vu au moins un mort, lundi soir, après que des manifestants s’en sont pris à une base de la milice islamique du bassidj, et que ses occupants ont ouvert le feu sur eux à l’arme automatique.

Une source avait dit ensuite à l’AFP que, selon un des services d’urgence de la capitale, il y avait au moins huit morts.

Contacté par l’AFP le service de médecine médico-légale, qui dépend du ministère de la Justice, avait démenti et affirmé n’avoir enregistré aucun décès.

La manifestation monstre en soutien à Mir Hossein Moussavi, le candidat modéré à la présidentielle iranienne qui conteste la régularité de la réélection de Mahmoud Ahmadinejad, s’était déroulée dans un calme absolu toute l’après-midi, sur l’avenue Azadi.

L’incident mortel qui l’a suivie s’est produit avant que la nuit ne tombe, dans une rue adjacente.

Le photographe iranien, qui avait refusé de donner son nom, avait vu le corps d’un homme tué d’une balle dans la tête, devant une base de la milice islamique du bassidj, laquelle était en feu.

Les images du photographe, que l’AFP a vues, montraient un groupe de manifestants s’en prenant à une base du bassidj.

Sur le toit d’un de ces bâtiment, se tenaient au moins trois hommes en chemise blanche, portant des casques, et pointant pour l’un d’eux un fusil d’assaut Kalachnikov en direction des manifestants.

Les tirs qui ont tué l’homme et en ont blessé d’autres venaient du toit, selon ce photographe.

De son côté, un correspondant de l’AFP présent dans la manifestation avait entendu plusieurs coups de feu.

Le correspondant de l’AFP a rapporté lundi soir que des affrontements avaient éclaté entre des policiers et des manifestants, aux abords de la place Azadi, dans le centre-ville, à la fin du parcours de la manifestation, et que des dizaines de personnes fuyaient les lieux.

15 juin 2009

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12 students reportedkilled in crackdown after violent clashes

Monday 15 June 2009

A protestor holds up a bloodied hand in Tehran where thousands gathered to support Mir Hossein Mousavi. Photograph: Getty Images

At least 12 people may have died in violent clashes with Iran‘s security forces following President Mahmoud Ahmadinejad’s disputed re-election, ­according to reports from the country.

The reported fatalities have come amid a brutal crackdown on students, apparently aimed at quelling a wave of campus rebellions that authorities fear could spill over to the wider population.

A Farsi website, Balatarin, carried an unconfirmed report that seven people had been killed in the southern city of Shiraz following confrontations with riot police at the local university. Five busloads of plainclothes officers had been sent to confront the demonstrators during Sunday’s protests, but were said to have been unable to prevent them from being joined by members of the public and marching to one of the city’s main squares. It is unclear whether all those said to have died were students.

The Guardian understands that five students may also have died in clashes at Tehran University early on Sunday. The students – named as Fatemeh Barati, Kasra Sharafi, Mobina Ehterami, Kambiz Shoaee and Mohsen Imani – are believed to have been buried today in Behesht-e-Zahra, a famous cemetery in Tehran, reportedly without their families being informed.

Autnews, a student website, claimed that plain clothes officers used firearms against students after forcing their way onto the campus. Students were said to have sought refuge in toilets after police raided halls of residence, where rooms were ransacked and beds set on fire.

Tonight Ali Larijani, the speaker of Iran’s parliament, appointed a committee of MPs to investigate the reports.

The reported fatalities appeared to be backed up by one witness, who said a force of around 300 plainclothes and riot police joined basij forces (militia volunteers) to attack the students.

711918« We had nowhere to hide but the toilets and bathrooms, and they shouted: ‘You traitors to the Islamic republic, you bastards, leave the building or we’ll shoot you all.’ Many students were severely wounded – we could hear injured students groaning and shouting for help, » the witness said.

« At 3am they announced on loudspeakers: ‘If you evacuate the building we won’t harm you. Otherwise, you’ll all be injured or killed.’ All the students then came out of the building in lines, with their hands on their heads. The police hit them with batons and some started to shout that they had conquered the dorms. Eventually they let us go back to our rooms but at least 10 had been shot, some appeared to have been killed and hundreds were injured. »

Another witness, Majidreza Sobhani, 21, a mechanical engineering student, said police smashed locks to force their way into students’ rooms. « I can’t describe what they did to me and friends. Just go to our dorms and see what our rooms look like, » he said.

Violent incidents were reported at Isfahan University, where 60 students were taken into custody following clashes that left halls of residence badly damaged. Some students were said to have been injured after being thrown from upstairs windows.

Protests also took place at Hamedan University and Babol University in Mazandaran province on the Caspian Sea, where demonstrations are said to have spread to four towns after police attacked students.

Riot police surrounded the campus of Tabriz University, which has historically been a hotbed of radical protest.

Anger was apparent too at Amir Kabir University in Tehran, where Ahmadinejad was forced to flee the campus after angry protests more than two years ago. Some 150 lecturers and around 500 students staged a sit-in at the campus mosque, mirroring an action by academics at another Tehran institution,

Un manifestant tué lors de la manifestation pro-Moussavi

15 juin 2009

TEHERAN (AFP) — Un manifestant iranien a été tué par balle lundi et plusieurs autres ont été blessés à la fin de la manifestation qui a rassemblé à Téhéran plusieurs centaines de milliers de personnes contestant la réélection du président Mahmoud Ahmadinejad.

Des affrontements ont éclaté lundi soir entre policiers et manifestants et des dizaines de personnes fuyaient les lieux.

Des manifestants ont mis le feu à des pneus et des poubelles non loin de la place Azadi, à la fin du parcours de la manifestation dans le centre-ville.

Au moins trois motos ont été brûlées.

De la fumée était visible dans la zone, alors que les manifestants se dispersaient en courant.

Les forces de l’ordre ont également repandu du gaz lacrymogène pour disperser les manifestants.

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Des affrontements éclatent en marge d’une manifestation géante

lundi 15 juin 2009

Des affrontements ont éclaté, ce soir à Téhéran, entre policiers et manifestants. Ceux-ci participaient à un rassemblement de contestation, contre la réélection du président Mahmoud Ahmadinejad. Celui-ci a battu Mir Hossein Moussavi dans des élections contestées.

A 18h47, l’Agence France Presse (AFP) a d’ailleurs fait été de la mort d’un manifestant pro-Moussavi et de plusieurs blessés. Plusieurs dizaines de personnes tentent, elles, de fuir les lieux.

Des tirs ont également été entendus à la fin de la manifestation, qui a rassemblé des centaines de milliers de partisans de Mir Hossein Moussavi, certains avançant le chiffre de deux millions. On ignorait s’il s’agissait de balles réelles ou en caoutchouc.

Des manifestants ont mis le feu à des pneus et des poubelles non loin de la place Azadi, à la fin du parcours de la manifestation dans le centre-ville. Au moins trois motos ont été brûlées.

De la fumée était visible dans la zone, alors que les manifestants se dispersaient en courant. Les forces de l’ordre ont également repandu du gaz lacrymogène pour disperser les manifestants.

Iran: Un manifestant tué à Téhéran

http://www.lejdd.fr

15/06/2009

Après qu’un reporter a fait état de coups de feu tirés, c’est un photographe qui rapporte lundi la mort par balle d’un participant à la grande manifestation des partisans de l’opposant Mir Hossein Moussavi, à Téhéran. Plusieurs autres ont été blessés à la fin de la manifestation, selon le photographe de l’Associated Press.

Iran : six morts à Téhéran et deux à Ispahan

lundi, 15 juin 2009

Iran – Les manifestations se poursuivent avec autant de vigueur en Iran. Bien que le régime ait mobilisé toutes ses forces de sécurité et de renseignement, en civil et en uniforme, tout ce qu’il compte de voyous et de matraqueurs, il n’a pas réussi à éteindre la flamme. A Téhéran, Ispahan, Chiraz, Machad, Qazvine, Bandar-Abbas, Ahwaz, Tabriz, Oroumieh, Arak, Karadj, Zahedan, Babol, Sari, Hamedan, Ardebil, Racht et Khorramabad, et dans de très nombreuses autres villes.

Partout le cri de la jeunesse en colère retentit, et des affrontements éclatent avec les agents de sécurité et des incendies embrasent les bâtiments et les véhicules officiels. « Mort au Dictateur » résonne dans les rues d’Iran. « Allah-o-Akabar, les Iraniens préfèrent la mort à l’humiliation », « liberté, liberté, nous sommes des hommes et des femmes de combat, venez vous battre et nous vous combattrons », « Ahmadi massacre, le guide le soutien », « Khamenei honte à toi, abandonne le pouvoir ».

D’après les informations reçues, à Téhéran 6 personnes ont été tués et à Ispahan 2 personnes.

Dans la nuit de lundi, les miliciens avec le soutien de la garde spéciale, ont attaqué la Cité universitaire, ne faisant aucune pitié. Selon les informations reçues de l’université trois étudiants, dont une jeune fille, ont été tués et 16 autres gravement blessés. Lors de ce raid dont la violence rappelle celle de 1999, les miliciens ont brisé les portes et mis à sac chaque chambre.

Armés de chaines, de bâtons, de matraques et de gaz lacrymogène, ils se sont rués sur les étudiants, les ont éjectés de leurs chambres et sauvagement tabassés et arrosés de lacrymogène. Ils se sont mis à piller tout ce qu’ils trouvaient. Les membres de la garde spéciale armés de fusil de chasse Winchester ont blessé de nombreux étudiants à la tête.

Les jeunes ont tenté de fuir en sautant par-dessus les barrières et les murs de la cité et ont atteint l’autoroute de Chamran. De 2h00 jusqu’au petit matin, les étudiants qui avaient réussi à fuir se sont réfugiés dans les autres Cités U de la capitale. Des courses poursuites se sont engagées. De nombreux étudiants, avec des sacs de couchage et des sacs à dos, se sont rassemblés à Pardis

Affrontements et coups de feu à Téhéran : un mort

15.06.2009

Des affrontements ont éclaté à la fin de la manifestation, qui a rassemblé plusieurs centaines de milliers de personnes sur l’avenue Azadi au troisième jour de protestation contre la réélection du président Mahmoud Ahmadinejad.

Des coups de feu ont retenti lundi 15 juin à la fin de la manifestation, qui a rassemblé plusieurs centaines de milliers de manifestants, des partisans de Mir Hossein Moussavi à Téhéran. Il y aurait un mort, selon un photographe de l’agence Associated Press, alors que des affrontements éclataient entre policiers et manifestants.

Les tirs ont été entendus alors que les manifestants ont mis le feu à des pneus et des poubelles non loin de la place Azadi, à la fin du parcours de la manifestation dans le centre-ville. Au moins trois motos ont été brûlées. De la fumée était visible dans la zone, alors que les manifestants se dispersaient en courant. Les forces de l’ordre ont également répandu du gaz lacrymogène pour disperser les manifestants.

Malgré l’interdiction du ministère de l’Intérieur, une foule monstre est descendue lundi après-midi sur l’avenue Azadi, qui s’étend sur un peu plus de quatre kilomètres de long et une cinquantaine de mètres de large. Selon deux policiers les manifestants étaient « au moins un million et demi », voire « jusqu’à deux millions ».

« Moussavi et moi, nous irons jusqu’au bout« , a commenté à l’AFP l’épouse de Mir Hossein Moussavi, Zahra Rahnevard, qui a fait campagne aux cotés de son époux pour l’élection du 12 juin.

Selon un correspondant de Reuters, des heurts ont éclaté dans le centre de Téhéran, opposant des partisans de Mir Hossein Moussavi à des fidèles de Mahmoud Ahmadinejad, munis de bâtons.

Les manifestants criaient « mort au dictateur », à l’adresse du président Mahmoud Ahmadinejad, mais aussi « les Iraniens préfèrent la mort à l’humiliation » ainsi que « Moussavi nous te soutenons ».

Réseau téléphonique coupé

Présente aux abords de la manifestation, une centaine de policiers anti-émeute n’ont pas bougé, pour le moment, tandis que le réseau des téléphones mobiles dans la zone de la manifestation a été coupé.

La télévision d’Etat, qui est un monopole, se gardait de diffuser une seule image de la manifestation ou de simplement mentionner qu’elle se déroulait, tout comme les agences de presse iraniennes, qu’elles soient publiques ou pas.

A la vue des véhicules de police, le ton des slogans se faisait plus agressif, mais certains manifestants encourageaient ses occupants à les rejoindre.

Les manifestants crient sur les toits

Depuis samedi les manifestations se poursuivent. Après avoir affronté la police tout le week-end, certains manifestants du « mouvement vert » sont montés sur les toits dimanche pour crier leur mécontentement. Le président sortant, Mahmoud Ahmadinejad, a comparé l’incident à « la passion (qui s’exprime) après un match de football ». Les cris de « mort au dictateur » se répondaient dans tout Téhéran. Cette action symbolique rappelait les cris de « Dieu est grand », « Allah Akbar » que proféraient les opposants à la démocratie à l’occidentale avant la révolution islamique de 1979.

Des députés défendent les étudiants

Lundi, un autre événement est survenu dont les médias officiels n’ont pas parlé : des parlementaires iraniens, dont le vice-président du Parlement, le conservateur Mohammad Hassan Aboutorabi-Fard, ont demandé l’arrestation des responsables d’une attaque dimanche contre les dortoirs de l’université de Téhéran, où des étudants protestaient contre la réelction de Mahmoud Ahmadinejad. L’information a été rapportée par l’agence Isna.

« Les députés ont informé le président du Parlement Ali Larijani de la situation et ont demandé que les dégâts soient réparés, que les étudiants soient réconfortés, que les étudiants arrêtés soient libérés et que les responsables de ces événements malheureux soient arrêtés », a rapporté Isna.

Selon des sites internet estudiantins, les dortoirs ont été la cible dimanche soir d’une violente attaque de la part d’hommes en civil réputés appartenir à la milice islamique du bassidj, qui aurait fait plusieurs morts.

Les bassidji dépendent du corps des Gardiens de la révolution, l’armée idéologique du régime.

(Nouvelobs.com avec AP, Reuters et AFP)

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Des centaines de milliers d’Iraniens manifestent leur soutien à Moussavi

De Hiedeh FARMANI –

15 juin 2009

TEHERAN (AFP) — Juché sur le toit d’une voiture, porte-voix à la main, Mir Hossein Moussavi lance à la foule compacte d’Iraniens rassemblés pour une manifestation interdite lundi à Téhéran: « nous sommes prêts à participer de nouveau à une élection présidentielle ».

Plusieurs centaines de milliers de personnes ont envahi lundi l’avenue Azadi, l’une des principales artères de la capitale, pour protester contre la réélection du président ultraconservateur sortant, Mahmoud Ahmadinejad, vendredi avec près de 63% des voix.

La foule s’étend en masse compacte sur l’avenue, lieu traditionnel des manifestations de commémoration de la révolution islamique de 1979, qui avait renversé le régime impérial du Shah, malgré l’interdiction de rassemblement décrétée par le ministère de l’Intérieur.

Selon des policiers sur place, ils sont « au moins un million et demi de personnes » à réclamer la « mort » du dictateur » avant d’adopter un ton plus calme et de reprendre à l’unisson: « Se-shanbé, Se-shanbé, etessab, etessab » (mardi, mardi, grève, grève).

« Si Dieu le veut, nous reprendrons nos droits », dit M. Moussavi, le principal rival du président sortant et ancien Premier ministre à la foule. « Nous sommes prêts à participer de nouveau à une élection présidentielle », poursuit ce conservateur modéré, du haut de la voiture.

M. Moussavi avait d’abord décidé de repousser l’organisation de la manifestation avant d’expliquer qu’il s’y rendrait pour appeler ses partisans au calme.

Sa venue constitue un véritable défi au guide suprême de la République islamique, l’ayatollah Ali Khamenei, qui a engagé M. Moussavi à poursuivre sa contestation par les seuls moyens légaux. Le candidat malheureux a demandé au Conseil des gardiens de la Constitution l’annulation du scrutin pour irrégularités.

Le long du cortège, la police, avec des unités anti-émeutes, garde ses distances alors que que la couverture des téléphones mobiles dans la zone est coupée.

La télévision d’Etat, qui constitue un monopole, se garde de diffuser la moindre image de la manifestation tandis qu’elle est également tue par les agences de presse iraniennes, publiques ou pas.

Quand la foule repère un véhicule de la police, elle encourage ses occupants à venir la rejoindre: « vous devez nous soutenir », crient des manifestants.

De très nombreux badauds observent la scène avant de grossir les rangs des manifestants, où l’on compte des jeunes hommes et femmes mais aussi des moins jeunes.

Mehdi, un ingénieur de 40 ans, déclare: « c’est un affront à mon vote ».

Malgré un taux de participation record de presque 85%, censé bénéficier à M. Moussavi, ce dernier n’a obtenu officiellement qu’un peu moins de 34% des voix.

« Ce n’est pas la première fois que je proteste », poursuit Mehdi, en « espérant que Moussavi résistera jusqu’au bout ».

Hussein, 56 ans, salue pour sa part les qualités de M. Moussavi, qualifié d' »homme honnête, travailleur » tandis que de nombreux manifestants arborent sur le dos une étoffe verte, couleur de la campagne électorale de l’ancien Premier ministre, sur laquelle on peut lire « Où est mon vote? ».

« Je connais très bien cette avenue depuis les manifestations de la révolution, et je viens y défendre mes droits », explique un homme de 50 ans, accompagné de sa fille de 24 ans.

Fahar, étudiante de 21 ans, espère, elle, que la police et la milice islamique des bassidjis « se comporteront de façon civilisée ».

Les affrontements entre manifestants et forces de sécurité ont été parfois très violents samedi et dimanche.

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La manifestation de l’opposition tourne mal

15 juin 2009

De nouveaux affrontements ont éclaté lundi après-midi à Téhéran, après l’élection du président iranien Mahmoud Ahmadinejad. Des partisans de ce dernier, à moto et munis de bâtons, ont attaqué des manifestants qui défilent en faveur de l’opposant Mir Hossein Moussavi dans le centre de la capitale. Ils sont des dizaines de milliers à se diriger vers la place de la Révolution alors que le candidat, ancien Premier ministre est présent, protégé dans une voiture. Il devrait prendre la parole pour appeler au calme.

Iran : la protestation continue, l’Europe demande des comptes

lundi 15 juin 2009

Malgré l’interdiction, les manifestations continuent. Photo : Reuters

Plusieurs dizaines de milliers de partisans de Mirhossein Moussavi se sont rassemblés aujourd’hui dans le centre de Téhéran, malgré l’interdiction prise par le ministère de l’Intérieur. « Les rues sont bondées à craquer », raconte un témoin.

L’ancien Premier ministre et candidat malheureux à l’élection présidentielle, pourrait lui aussi braver l’interdiction de manifester. Au cours de cette manifestation, des partisans du président Ahmadinejad, à moto et munis de bâtons, ont attaqué des manifestants.

Dans le même temps, l’Union Européenne a demandé à l’Iran d’enquêter sur la conduite de cette élection et a déploré « l’utilisation de la force contre des manifestants pacifiques », accentuant d’un cran la pression sur Téhéran. La France, de son côté, a convoqué l’ambassadeur d’Iran en France. « Nous espérons que l’ambassadeur apportera des explications au sujet des événements en Iran et entendra nos inquiétudes », explique le Quai d’Orsay.

Par ailleurs, la Corée du Nord a transmis ses félicitations au président iraninien Mahmoud Ahmadinejad pour sa réélection, estimant que cela reflétait le soutien et la confiance du peuple iranien.

Une importante foule pro-Moussavi défile à Téhéran

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15/06/09

La manifestation de soutien au candidat à la présidentielle Mir Hossein Moussavi lundi à Téhéran a attiré une foule monstre de plusieurs centaines de milliers de personnes au moins,

Deux jours après la réélection de Mahmoud Ahmadinejad à la tête de l’Iran, les opposants au pouvoir ne baissent pas les bras. Ils sont plusieurs dizaines de milliers à braver l’interdiction de manifester, rassemblés dans le centre de Téhéran et criant des slogans hostiles à Ahmadinejad, tels que « mort au dictateur » ou « Moussavi nous te soutenons ». Des heurts ont éclaté entre opposants et partisans du président iranien.

Mir Hossein Moussavi, qui conteste la victoire du dirigeant ultraconservateur, a participé à cette manifestation. Il s’est dit « prêt à participer de nouveau à une élection ». L’ex-président réformateur Mohammad Khatami devrait lui aussi se joindre au cortège. Moussavi, dont le journal a été suspendu, a reçu dimanche un avertissement du guide suprême Ali Khamenei l’invitant à poursuivre sa contestation par la seule voie légale.

Le gouvernement iranien a également sommé une équipe de journalistes de la télévision publique espagnole de quitter le pays après sa couverture des manifestations de protestation qui ont accompagné les résultats du scrutin. Mahmoud Ahmadinejad a également repoussé à mardi une visite prévue lundi à Ekaterinbourg en Russie pour un sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS).

Mahmoud Ahmadinejad a lancé dimanche la contre-offensive en défendant la légitimité de sa réélection. Il a été acclamé par des dizaines de milliers de personnes.

Les partisans de Mirhossein Moussavi manifestent à Téhéran

Par Reuters, publié le 15/06/2009

TEHERAN – Plusieurs dizaines de milliers de partisans de Mirhossein Moussavi se sont rassemblés lundi dans le centre de Téhéran malgré l’interdiction du ministère de l’Intérieur.

« Les rues sont noires de monde« , a raconté un témoin, ajoutant que la foule attendait la venue de l’ancien Premier ministre et candidat malheureux à l’élection présidentielle de vendredi remportée dès le premier tour par le sortant, l’ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad.

Arborant la couleur verte de leur champion et brandissant son portrait, des manifestants scandaient aussi «  »Moussavi, reprends-nous nos voix ! »

Selon le témoin, le cortège s’étalait sur plusieurs kilomètres d’un boulevard du centre de la capitale.

« Où sont les 63% qui ont voté pour Ahmadinejad ? » scandait la foule, allusion au résultat officiel de l’élection.

« Si Ahmadinejad reste président, nous protesterons tous les jours« , criaient encore les manifestants. « Nous lutterons, nous mourrons, nous n’accepterons pas cette fraude« , pouvait-on entendre comme autre slogan.

Un hélicoptère de la police a survolé la foule, qui l’a hué.

Ahmadinejad et le ministère de l’Intérieur ont démenti toute accusation de fraude. Le président sortant a qualifié l’élection de « libre et saine« .

14 juin 2009

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Les heurts se poursuivent à Téhéran, des dizaines d’opposants arrêtés

14/06/2009

Criant « dictature, dictature », les partisans de Mir Hossein Moussavi, largement battu à la présidentielle en Iran, manifestent leur colère © AFP PHOTO / OLIVIER LABAN-MATTEI

De nouveaux heurts ont éclaté dimanche à Téhéran entre quelque 200 partisans de Mir Hossein Moussavi et la police, qui a fait usage de gaz lacrymogène. Les manifestants, qui protestent place Vali Asr contre la réélection du président Mahmoud Ahmadinejad, ont à nouveau scandé « Mort au dictateur! », et lancé des pierres en direction de la police. Les forces de l’ordre ont alors riposté à l’aide de bombes lacrymogènes, dans le but de disperser les manifestants. La présence policière est massive dimanche dans les rues de Téhéran, autour du ministère de l’Intérieur.

Au moins 50 « organisateurs » des émeutes survenues samedi à Téhéran ont été arrêtés, a par ailleurs déclaré dimanche le chef-adjoint de la police, Ahmed Reza Radan. Par ailleurs « dix personnes considérées comme les cerveaux des émeutes récentes ont été interpellées (…). Quelques autres seront arrêtées bientôt », a-t-il ajouté, cité par l’agence officielle Irna. De fait, des responsables réformateurs avaient annoncé plus tôt qu’au moins neuf de leurs homologues ont été interpellés samedi après-midi. Il s’agit de Mohsen Mirdamadi, chef du Front de la participation et proche de l’ancien président réformateur Mohammad Khatami, Mostapha Tadjadeh (ancien vice-ministre de l’Intérieur), Mohsen Aminzadeh (ancien vice-ministre des Affaires étrangères), Abdollah Ramezanzadeh (porte-parole du gouvernement de M. Khatami), Saïd Shariati, Zohreh Aghajari et Behzad Nabavi. Mohammad Reza Khatami, frère de l’ancien Président, a également été arrêté, a ajouté Mohammad Ali Abtahi, ancien conseiller du président Khatami. Au moins trois dissidents membres du mouvement des nationaux religieux, Taghi Rahmani, Hoda Saber et Reza Alijani, et deux journalistes réformateurs, Ahmad Zeidabadi et Kayvan Samimi, ont aussi été arrêtés. Les trois premiers étaient des partisans du candidat réformateur Mehdi Karoubi, laminé à l’élection (0,8 %) et qui a dénoncé des résultats « inacceptables » publiés par le ministère de l’Intérieur.

C’est lorsque la victoire haut la main du président sortant Mahmoud Ahmadinejad à la présidentielle iranienne, d’après les résultats officiels , a été annoncé samedi qu’ont éclaté les violences. Le vainqueur a qualifié sa réélection au premier tour pour un mandat de quatre ans de « grande victoire », affirmant que le scrutin avait été « totalement libre ». Une manifestation de ses partisans, en sa présence, est prévue dimanche en fin d’après-midi dans un quartier du centre, après une conférence de presse du Président prévue à 13 h 30, heure locale.

Le réformateur Mehdi Karoubi, qui était candidat, a affirmé que les résultats étaient « illégitimes » et « inacceptables ». M. Moussavi a dénoncé « vigoureusement les irrégularités visibles et nombreuses », affirmant que cela ne pouvait que « fragiliser le régime islamique et instaurer le mensonge et la tyrannie ». « Les gens ne sont pas dupes et ne plieront pas face à ceux qui arrivent au pouvoir en trichant », a dit M. Moussavi, qui a toutefois appelé ses partisans au calme. « Je vous demande fermement de n’agresser aucun individu et groupe, de ne pas perdre votre sang-froid et de vous abstenir de toute action violente. »

Des milliers de partisans de Mir Hossein Moussavi sont en effet descendus dans les rues du centre de Téhéran samedi pour dénoncer des tricheries. Les affrontements avec la police se sont transformés en scènes d’émeutes dans certains quartiers, malgré les appels au calme, comme le prouvent des vidéos amateurs postées sur Internet . La capitale n’a pas connu de telles violences depuis les émeutes estudiantines de juillet 1999.

Des responsables réformateurs arrêtés

Criant « dictature, dictature » ou encore « démission du gouvernement de coup d’État », les manifestants ont bloqué plusieurs artères de la capitale, notamment l’avenue Vali-e-Asr et des rues avoisinantes. Le réseau de téléphonie portable, coupé samedi soir, a été rétabli dimanche matin.

Alors que la réélection de Mahmoud Ahmadinejad devrait compliquer les efforts du président américain Barack Obama pour surmonter 30 ans d’hostilité entre les États-Unis et l’Iran, la secrétaire d’État Hillary Clinton a dit espérer que le résultat du vote reflète « la véritable volonté et le désir de la population ». En Israël, ennemi juré de l’Iran, le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, a appelé la communauté internationale à agir « sans concession » contre l’Iran, notamment contre son programme nucléaire controversé. En revanche, l’allié régional de l’Iran, le président syrien Bachar al-Assad, a félicité Mahmoud Ahmadinejad pour sa victoire, de même que le mouvement islamiste palestinien Hamas.

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13 juin 2009

Iran’s post-election street battles

14 juin 2009

Opponents of Mahmoud Ahmadinejad have clashed with police in the heart of Iran’s capital, pelting them with rocks and setting fires in the worst unrest in Tehran in a decade.

They accused the hardline president of using fraud to steal election victory from his reformist rival.

The angry confrontations included stunning scenes of masked rioters tangling with black-clad police.

It pushed the self-styled reformist movement closer to a possible moment of truth – whether to continue defying Iran’s powerful security forces or, as they often have before, retreat into quiet dismay and frustration over losing more ground to the Islamic establishment.

But for at least one day, the tone and tactics were more combative than at any time since authorities put down student-led protests in 1999. Young men hurled stones and bottles at anti-riot units and mocked Mr Ahmadinejad as an illegitimate leader.

The reformists’ new hero, Mir Hossein Mousavi, declared himself the true winner of Friday’s presidential race and urged backers to resist a government based on « lies and dictatorship ».

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The authorities, too, pushed back with ominous measures apparently seeking to undercut liberal voices: jamming text messages, blocking pro-Mousavi websites and Facebook and cutting off mobile phones in Tehran.

The extent of possible casualties and detentions was not immediately clear. Police stormed the headquarters of Iran’s largest reformist party, the Islamic Iran Participation Front, and arrested several top reformist leaders, said political activists close to the party.

Mr Mousavi did not appear in public, but warned in a web message: « People won’t respect those who take power through fraud. »

Many backers took this call to the streets and thousands of protesters — mostly young men — roamed Tehran looking for a fight with police and setting rubbish bins and tyres ablaze.

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Mideast Iran Presidential Elections

Bataille rangée dans les rues de Téhéran

AP | 14.06.2009

Les opposants au président Mahmoud Ahmadinejad ont affronté la police dans le centre de la capitale iranienne samedi, jetant des pierres et mettant le feu, causant les pires troubles vus à Téhéran depuis une décennie. Ils accusent le président sortant de se maintenir grâce à la fraude, en volant la victoire à son rival réformiste.

Les affrontements violents entre des manifestants masqués et des policiers en uniformes noirs conduise le mouvement réformiste à un choix décisif. Soit il défie les forces de sécurité puissante du régime, soit il se retire silencieusement, comme cela s’est déjà produit, en laissant la place aux piliers du régime des mollahs.

Mais pendant la journée de samedi, le ton et la tactique ont été plus combatifs que jamais depuis les émeutes étudiantes de 1999. Des jeunes gens ont lancé des pierres et des bouteilles aux unités anti-émeutes, moquant Ahmadinejad, présenté comme un dirigeant illégitime.

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Le héros du jour, le réformateur Mir Hossein Moussavi, s’est déclaré vainqueur des élections, et il a encouragé ses supporters à résister aux « mensonges et à la dictature » du gouvernement actuel.

Les autorités ont aussi appliqué des tactiques destinées à museler les voix libérales, coupant les messageries personnelles, bloquant les sites Web favorables à Moussavi et Facebook, et bloquant les portables dans la capitale.

La police a pris d’assaut le quartier général du parti réformateur, le Front de la participation à l’Iran islamique, et arrêté quantité de dirigeants de ce groupe, selon des militants tenus à la discrétion dans ce contexte.

Moussavi n’est pas apparu en public, mais a prévenu sur son site Web que « le peuple ne respectera pas ceux qui prennent le pouvoir par la force ». Ces supporters ont porté cet appel dans la rue, allant jusqu’à incendier des bus. La police a riposté à coup de matraques et envoyé des unités motocyclistes contre les manifestants du parti vert.

Les autorités ont aussi avisé les journalistes étrangers venus ouvrir le scrutin qu’ils devaient quitter le pays.

Le calme était retombé sur le centre de Téhéran après minuit, mais la tension restait palpable, avec des unités de sécurité patrouillant dans les rues, et contrôlant les automobilistes manifestant leur mauvaise humeur en klaxonnant.

Le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, qui dispose d’un pouvoir quasiment sans limites, aurait pu intervenir. Il a appelé dans une allocution diffusée par la télévision publique la population à s’unir derrière Ahmadinejad. AP

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Emeutes à Téhéran après la réélection de Mahmoud Ahmadinejad


13.06.2009

IRAN – Des milliers de partisans de Moussavi, principal opposant, dénoncent des irrégularités dans le scrutin présidentiel…

«Dictature, dictature!» Des milliers de partisans en colère de Mir Hossein Moussavi, battu à la présidentielle, ont provoqué des émeutes ce samedi dans le centre de Téhéran, lançant des pierres contre des policiers qui répliquaient à coup de gaz lacrymogène.

La capitale n’avait pas connu de telles violences depuis les émeutes estudiantines de juillet 1999. «A bas le dictateur! Moussavi, récupère nos votes!», scandaient les partisans de l’ancien Premier ministre, qui n’a obtenu que 33,75% des voix au premier tour de l’élection vendredi, contre 62,63% des voix pour le président sortant, Mahmoud Ahmadinejad.

Lancers de pierres et coups de matraque

Les manifestants se sont rassemblés spontanément dans le centre de la capitale après les accusations d’«irrégularités» lancées par Hossein Moussavi. Ils ont incendié plusieurs motos de la police et allumé des feux sur la chaussée en arrachant des branches des arbres, alors que la police faisait largement usage de gaz lacrymogène. Les vitres de nombreuses voitures étaient brisées.

Place Vanak, une foule furieuse lançait des pierres sur les policiers, qui répliquaient à coups de matraque et de pierres. Au carrefour Jahan Koudak, d’autres manifestants lançaient des pierres sur la police et mettaient le feu à des poubelles. La police, qui avait ordre d’empêcher toute manifestation, a chargé plusieurs fois les manifestants à la matraque sans toutefois réussir à les disperser.

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«Le temps des danses et des chants est terminé»

Des manifestants, parmi lesquels des femmes, ont également été frappés à coups de matraque rue Vali Asr tandis que des policiers à moto tentaient de disperser des protestataires réunis devant le quartier général de Hossein Moussavi. Un policier, frappé par les manifestants, le visage ensanglanté, a tenté de se réfugier dans une maison mais ses habitants l’ont repoussé au dehors. Des manifestants fuyant les gaz lacrymogènes et les charges des policiers ont en revanche pu trouver refuge chez des habitants. D’autres ont été rattrapés par les policiers et frappés.

Sur la grande artère, l’ambiance est tendue et la police a demandé aux gérants de magasins des environs de fermer boutique. «Le temps des danses et des chants est terminé, il vont vous casser les jambes si vous restez là», a dit aux manifestants un responsable de la police.

«Révolution de velours»

Les Gardiens de la révolution, l’armée idéologique du régime qui a apporté son soutien à l’ultraconservateur Ahmadinejad, ont averti qu’ils ne permettraient pas l’avènement d’une «révolution de velours», en allusion aux thèses de campagne de Hossein Moussavi, partisan d’une ouverture vers l’Occident.

Une fois la nuit tombée, les violences se poursuivaient et de nombreux curieux se joignaient de plus ou moins loin aux manifestants.

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Affrontements à Téhéran entre les partisans du candidat réformateur et la police

13.06.2009

Des affrontements ont éclaté samedi à Téhéran entre la police anti-émeute et les candidats du principal candidat réformateur, Mir Hossein Moussavi, qui contestaient les résultats de la présidentielle iranienne donnant la victoire au président sortant Mahmoud Ahmadinejad.

Des manifestants portant la couleur verte devenue le symbole de la campagne de Mir Hossein Moussavi ont scandé des slogans dénonçant les résultats officiels et incendié des pneus devant le ministère de l’Intérieur. La police anti-émeute a chargé les protestataires, les frappant à coups de matraque.

Un photographe de l’Associated Press a vu un policier en civil frapper une manifestante à coup de matraque.

Ces incidents sont les plus sérieux survenus dans la capitale depuis une décennie. AP

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Affrontements épars entre partisans de Moussavi et la police à Téhéran

13 juin 2009

TEHERAN – Des jeunes partisans de Mir Hossein Moussavi, donné perdant à la présidentielle en Iran, affrontaient samedi après-midi la police dans plusieurs endroits de Téhéran, selon des correspondants de l’AFP sur place et des témoins.

Avenue Africa et Place Vanak, une centaine de jeunes ont scandé des slogans en faveur de Mir Hossein Moussavi et crié « Mort au dictateur ».

Au carrefour Jahan Koudak, plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblés pour soutenir M. Moussavi, lançant des pierres contre la police.

« Moussavi, Moussavi, récupère nos votes », scandaient les manifestants, pour la plupart des jeunes.

Les protestataires ont mis le feu à des poubelles.

La police a, à plusieurs reprises, chargé les manifestants à la matraque sans toutefois pouvoir réussir à les disperser.

Un peu plus tard, sur l’avenue Vali-Asr des hommes habillés en civil se déplaçant à moto s’en sont pris à de jeunes manifestants pro-Moussavi, les frappant à coup de matraques, a raconté un témoin à l’AFP.

Dans la matinée, la police a dispersé au même endroit des manifestants qui s’étaient rassemblés devant le quartier général de M. Moussavi.

Le président sortant Mahmoud Ahmadinejad devrait emporter l’élection avec 63,3% des voix selon le ministère de l’Intérieur, mais M. Moussavi conteste ce résultat en dénonçant des « irrégularités ».

M. Moussavi a affirmé dans un communiqué qu’il ne se « pliera pas à cette mise en scène dangereuse » créée par le scrutin de vendredi.

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L’opposition dans la rue pour dénoncer une fraude massive

13/06/2009

« Dictature, dictature »! « Démission du gouvernement de coup d’Etat »! Les partisans en colère de Mir Hossein Moussavi, largement battu à la présidentielle, ont protesté samedi par milliers dans le centre-ville de Téhéran où ils affrontaient la police. Les partisans de l’ancien Premier ministre, qui n’a obtenu que 33,75% des voix au premier tour de l’élection vendredi, se sont rassemblés spontanément dans le centre de la capitale après les accusations d' »irrégularités » dans le vote lancées par M. Moussavi, selon une correspondante de l’AFP sur place. D’autres ont bloqué l’avenue Vali Asr, l’une des plus grandes de la capitale.

Les manifestants se sont en fait déployés dans tout le quartier, non loin du ministère de l’Intérieur, protégé par les forces de l’ordre. Un bus a été brûlé par des manifestants avenue Motahari qui donne sur Vali Asr. Les manifestants ont incendié plusieurs motos de la police et allumé des feux sur la chaussée en arrachant des branches des arbres, alors que la police utilisait largement du gaz lacrymogène. Les vitres de nombreuses voitures étaient brisées, a constaté une journaliste de l’AFP. Plus au sud, quelques centaines de jeunes qui manifestaient près du ministère de l’Intérieur étaient dispersés brutalement par la police et des hommes en civil.

« Ils ont ruiné le pays et ils veulent le ruiner encore plus »

Avenue Africa, une centaine de jeunes scandaient des slogans en faveur de M. Moussavi et criaient « Mort au dictateur ». Au carrefour Jahan Koudak, d’autres manifestants ont lancé des pierres sur la police et mis le feu à des poubelles, aux cris de « Moussavi, Moussavi, récupère nos votes ». La police, qui avait ordre d’empêcher toute manifestation, a chargé plusieurs fois les manifestants à la matraque sans toutefois réussir à les disperser. Avenue Vali Asr, des hommes en civil à moto s’en sont pris à de jeunes manifestants pro-Moussavi, les frappant à coup de matraques, selon un témoin. Plus tôt, les supporteurs de M. Moussavi se sont rassemblés devant le QG de leur candidat aux cris de « Nous resterons ici, nous mourrons ici ».

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« Ils ont ruiné le pays et ils veulent le ruiner encore plus pendant les quatre ans qui viennent », ont-ils lancé à l’adresse des partisans du président sortant, Mahmoud Ahmadinejad, réélu avec une confortable avance. Un groupe de jeunes furieux a lancé des pierres en direction de la police, qui a répliqué en lançant aussi des pierres. Les policiers sont également entrés dans plusieurs immeubles pour frapper les manifestants qui y étaient réfugiés. Sur la grande artère, l’ambiance est tendue et la police a demandé aux gérants de magasins des environs de fermer boutique. « Le temps des danses et des chants est terminé, il vont vous casser les jambes si vous restez là », dit aux manifestants un responsable de la police.

Un homme étendu sur le pavé, habillé de vert, couleur de campagne de M. Moussavi, assure à l’AFP avoir été frappé sans qu’il ait quelque chose à se reprocher. « J’étais juste là, je regardais ». Les partisans de M. Moussavi évoquent leur désarroi. « Je ne comprends pas ce qui s’est passé », dit une jeune femme qui refuse d’être identifiée. « S’ils doivent tricher, ils le font, et nous ne pouvons rien faire pour les en empêcher. » Un peu plus loin, les partisans du président exultent. « Où sont les Verts? Dans une souricière! » scandent un groupe de jeunes hommes roulant en voiture. Tout près du QG de M. Moussavi, deux employés de la municipalité repeignent le trottoir pour recouvrir les slogans « A bas le nain! A bas le dictateur! » Les Gardiens de la révolution, l’armée idéologique du régime qui a apporté son soutien à l’ultraconservateur Ahmadinejad, ont averti qu’ils ne permettraient pas l’avènement d’une « révolution de velours », en allusion aux thèses de campagne de M. Moussavi, partisan d’une ouverture vers l’Occident.

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~ par Alain Bertho le 13 juin 2009.

Une Réponse to “Emeutes en Iran juin 2009”

  1. Formidable. Bravo ! Merci.

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